Mesdames, messieurs, mesdemoiselles...
Ceci n'est toujours pas un chapitre...**siffle de manière peu rassurée** mais c'est important pour la suite de l'intrigue.
Et ça me donne une escuse pour retarder encore plus le chapitre suivant U_U
Non, sérieusement il est bientôt fini de corriger, c'est cool.
Reponse au Review vite fait bien fait, il est 10h34, je suis fatiguée faut que j'aille me coucher.
Anorienne: Vivement que tu revienne de vacance et de ton stage lugubre, j'ai hâte de recommencer nos passionnantes discussions...
Shemi: Toujours au rendez vous, merci encore. J'espère que la suite te plaira encore et encore.
Chaussange: Merci de m'avoir remonté le moral pour le restant des vacances, ça fait plaisir qu'une de mes auteurs préférée de fanfiction laisse un commentaire positif sur mon histoire ^^
Voila, tout est dit. Bonne nuit à vous, moi je vais me coucher et j'ai la flemme de faire le disclaimer (d'ailleur je le fais jamais hum...) mais le coeur y est...
Larmes, de nouveau des larmes
Unique réponse
Impuissante devant cette vie
Sublimement transcendante
Avatar de femme préparée à l'infini.
Quael'Thallass
Des années avant le début de cette histoire
-Jalil ! Jalil ! Où es-tu bon sang ? Jalil !
La Haute Elfe releva son nez du livre dans lequel elle était plongée et fit face sa mère, Serena Ambrelune. Celle çi les fixait, elle et son ventre arrondi, avec condescendance. Invidia, la sœur de Jalil, se tenait en retrait et elle jeta à Jalil un regard haineux. Elerinna Ambrelune, la tante de Serena, une vieille femme Haute Elfe et doyenne de la famille avait pris place près de sa petite fille enceinte.
Par réflexe, Jalil agrippa les plis de sa robe, comme pour protéger son bébé.
-Que voulez-vous Mère ? Demanda-t-elle avec un respect peu convaincant.
Depuis le début de sa grossesse, les deux femmes n'éprouvaient plus qu'un profond mépris l'une pour l'autre. De toute la famille, seule Elerinna avait soutenue Jalil quand elle avait découvert qu'elle attendait un enfant.
-Nous avons retrouvé ton mari, il …
-Ce n'est pas mon mari, la coupa Jalil d'une voix glaciale.
L'ambiance, déjà tendue, devint encore plus pesante. Un duel de regards noirs s'établit entre la mère et la fille. La vieille femme y mit fin d'un raclement de gorge et toutes deux détournèrent les yeux. Serena choisit d'ignorer la remarque de Jalil et continua :
-Il est à la Taverne et il a encore fait un scandale. Une rixe avec un client à propos d'une fille je crois
-Ce n'est pas mon problème. Vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-même de m'avoir choisi un ivrogne comme mari.
Les traits de Serena se crispèrent et derrière elle, Invidia s'étrangla d'indignation.
-Va le chercher Jalil. Vos dettes s'accumulent et l'honneur de la famille Ambrelune commence à en pâtir.
Cette fois, ce fût Jalil qui s'étrangla mais de rage. Elle se leva brusquement et fit face à sa mère, qui ne broncha pas.
- L'honneur de la famille? Mais de quoi parlez vous ? Quel genre d'honneur défendiez vous en m'obligeant à épouser cet abruti ? En me demandant de choisir entre mon amour, ma liberté et mon enfant ? Vous avez perdu tous vos droits sur moi quand je suis tombée enceinte et que vous avez oublié vos responsabilités de mère ! Si vous saviez comme je me fiche que cet ivrogne vous fasse honte ! Au contraire, j'en suis ravie !
-Arrête Jalil, intervint Invidia. Ce n'est bon ni pour toi ni pour le bébé de te mettre en colère. Nous avons fait ça pour...
-Toi, tais toi ! rugit Jalil. Depuis quand te préoccupes-tu de ma santé ? Je sais pertinemment que ton rêve le plus cher serait que je meurs en couche pour mettre la main sur mon enfant !
-Jalil, tu vas trop loin, s'exclama Elerinna alors que le visage d'Invidia pâlissait à vue d'oeil.
Mais Jalil avait toujours été ainsi : fière, orgueilleuse et téméraire. Mais aussi odieuse et rancunière avec tous ceux qui l'avait blessée ou déçue. Jamais elle ne pardonnerait à sa soeur d'avoir pris le parti de leur mère et à sa mère d'avoir choisi de sauver les apparences plutôt que le bonheur de sa fille. Chaque jour qui passait, elle mettait un point d'honneur à leur montrer l'étendue de sa colère.
Elerinna posa la main sur l'épaule de sa petite fille qui bouillait de rage et décida de calmer le jeu avant que les deux sœurs n'en viennent aux mains.
La vieille femme réalisait à quel point elles étaient bien trop différents pour pouvoir s'entendre.
Physiquement déjà elles étaient à l'opposé. Invidia ressemblait comme deux goûtes d'eau à sa mère, alors que Jalil ressemblait trait pour trait à Elerinna.
Jalil était aussi blonde qu'Invidia était brune. Ses cheveux bouclés tombaient en cascade sur ses épaules alors que sa soeur les avaient raides. Jalil avait un tempérament volcanique, elle adorait s'amuser mais aussi se bagarrer. Invidia, elle, avait choisi de rentrer dans le moule façonné par sa mère : elle était digne, élégante et discrète.
Autrefois, la soeur jumelle de Jalil réussissait tant bien que mal à maintenir un peu d'harmonie entre elles. Mais à présent qu'elle n'était plus, rien ne pouvait apaiser leurs animosités réciproques.
-J'irais le chercher quand il aura fini de cuver, lâcha finalement Jalil.
Préférant ne pas contrarier davantage sa fille, Serena acquiesça et se détourna pour sortir. Elle interrompit son geste et contre toute attente demanda à Jalil :
-Comment se prénommera ta fille ?
Jalil caressa tendrement son ventre, elle sentait le bébé bouger :
-Elle portera le prénom de ma sœur qui s'est sacrifiée pour la sauver mais aussi le prénom que son père lui avait choisi, lui qui ne la connaîtra jamais : elle répondra au nom de Thunia Cornéliane Ambrelune.
-Qu'il en soit ainsi, approuva sobrement Serena.
Équation
Encore une fois j'ai souffert
Encore une fois j'ai pénétré l'éclipse
Encore une fois j'ai respiré l'absence
Réveillée dans ma torpeur matinale
J'ai vu mes rêves d'enfance s'éloigner
Ma carapace se briser
Mes joues se couvrir
de larmes,
de nouveau de larmes.
Sybille Rembard, 2009
