Nyaaaaaaaaah! Mes lecteurs! Voilà un nouveau chapitre!
Je suis désolée de ne pas avoir publiée plus tôt. J'ai passer de mauvais moments ces dernières semaines. Avis à mes lectrices (et mes lecteurs): ne tombez jamais amoureuse. C'est chiant les rateaux.
Bon j'arrête de chouiner, ca ne servira à rien. J'espère juste que ce chapitre vous plaira, même si j'étais pas franchement productive durant ses derniers jours.
Remerciement à:
Anorienne, tu es géniale. Je te le dis et le re-dis, mais je le pense toujours autant. Je ne me lasse pas de nos conversations par messages. Tu as du talent, vraiment.
Shémi, ma chère Shémi, j'espère que ce chapitre te plaira autant que les derniers. On revera bientôt Haruka et sa soeur, promis.
Et merci à toi, Daladya qui nous a rejoint en cours de route ^^ contente que tu aime ma fic, moi j'aime bien ton pseudo =D
kathlerria, bienvenue dans la grande aventure de Vie et Mort, prépare ta bouée de sauvetage, ça va tanguer =D non je rigole, j'espère te revoir pour ce chapitre
Kyrie j'adore ton pseudo , je sais pas pourquoi. Ton souhait a été exaucé, j'espère que tu aimeras ce chapitre!
Ce chapitre est dédiée à toutes les filles qui se sont faites larguer.
Ne pleurez pas les filles. Ils n'en valent pas la peine.
Enjoy!
L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement.
Tahar Ben Jellou
A poil dans la forêt
ou
Les joies d'une promenade en pleine nature
-Donc tu es censée me kidnapper ?
-T'as tout compris, dis je en empalant un bout de saucisse sur une pique en bois.
-Je vois... murmura Lorna. Et qu'est ce qui t'en empêche ?
Je fis lentement tourner mon bout de bois au dessus du feu. Bizkin était roulé en boule sur les genoux de Lorna, qui le trouvait absolument adorable et lui grattait la tête depuis une bonne demi-heure sans se lasser.
-Bah... Cette guerre entre les Réprouvés et les Worgens, ça ne me concerne absolument pas. Je veux dire...tu te bas pour ton pays, c'est tout à ton honneur. Les Réprouvés se battent aussi pour récupérer ce qu'ils croient leur appartenir, très bien pour eux. Mais moi ? Je ne suis pas née ici, je n'ai aucun compte à rendre à la Horde et je n'ai aucune envie de mourir dans un conflit qui ne signifie rien pour moi. Et aussi j'ai pas envie de mourir tout court.
Elle me jeta un regard perçant.
-Mais tu n'as pas des amis qui combattent ici ?
Il n'y avait aucun reproche dans sa voix, aucun jugement. Elle voulait juste en savoir plus sur moi, me comprendre. Ca me faisait vraiment bizarre d'avoir une discussion avec quelqu'un qui cherchait simplement à me connaître, sans calcul ni arrière pensée.
-Oui, j'en ai un, répondis je en pensant à Belore. Mais sinon...Je n'ai pas beaucoup d'amis à Lune-d'Argent, et pas plus parmi la Horde.
-Je comprends..
Je lui lança un regard en coin et je vis qu'elle était sincère.
-Durant la Révolte de mon père, beaucoup de nos proches nous ont tournés le dos, m'expliqua-t-elle. Et quand il a été emprisonné, la plupart des amis qui me restait ont préférés lécher les bottes des Royaliste plutôt que de rester à mes côtes. Les autres ont été, eux aussi, envoyés en prison. Je n'ai pas d'autre famille que mon père, ma mère est morte quand j'étais enfant. Je me suis sentie très seule pendant longtemps...
Je retirais mon morceau de viande du feu et Lorna fit de même. Les bruits de la nuit encerclaient la petite grotte dans laquelle nous nous étions installés. Tobias Mantebrûme, son copain Worgen, montait la garde dehors.
Je ne savais pas pourquoi elle se confiait à moi, ni pourquoi je faisais de même.
J'étais songeuse, je connaissais à peine cette fille et pourtant j'avais l'impression du contraire. Je ne savais pas pourquoi elle se confiait à moi, ni pourquoi je faisais de même mais ça se faisait comme ça, tout naturellement.
-Tu as un très joli nom, fit-elle remarquer. Pas commun du tout. Cornéliane...c'est un nom humain tu sais ?
-Oui je sais. Ma mère était une originale. Je crois qu'elle m'a appelée comme ça juste pour contrarier sa famille, une sacrée bande de coincés...
-Tu es de famille noble ?
-Mouais on peut dire ça...Parle moi plutôt de toi !
-Oh oh ! Dois-je comprendre que je pose trop de questions ou est-ce une tentative d'extorsion d'informations ?
Elle éclata de rire et je l'imitais. Lorna avait un charme certain et aussi un véritable don pour gagner la confiance d'autrui..
-Je plaisantais évidemment ! Mais tu sais, il n'y a pas grand chose à dire. La vie n'est pas toujours facile au Front pourtant je n'ai pas à m'en plaindre. En fait Thunia, c'est toi qui m'intéresse !
-Je ne suis pas très intéressante comme personne.
-Bien sur que si ! Je ne suis jamais sortie de Gilnéas, alors dis moi comment c'est la vie à Lune-d'Argent.
J'hésitais à peine une seconde avant de céder.
-Bon d'accord, vas y ! Pose tes questions !
-Et bien... où vis tu à Lune-d'Argent ?
-Chez un ami d'enfance, mon seul et unique ami d'ailleurs. Dans une maison située entre le Marché et l'Allée du Crime. C'est pas vraiment tranquile comme endroit et il y a souvent des bagarres, mais je n'ai nulle part d'autre où aller depuis que ma famille m'a virée.
-Pourquoi ta famille t'a virée ?
-Eh bien.. disons c'est, euh.. personnel.
-Je m'en doute bien. Mais tu as dit que je pouvais poser toutes les questions que je voulais me rappela t-elle d'une voix douce qui acheva tout à fait de me désarmer.
-...Depuis que ma mère a eu.. son .. accident, c'est ma tante qui s'occupait de moi. Elle était jalouse d'elle parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant et son amertume s'est reportée sur moi. Je m'occupais de toutes les taches ingrates et elle me traitait comme un déchet. J'ai toujours été considérée comme le vilain petit canard de la famille et elle ne manquait jamais une occasion de me rappeler que j'étais un poids pour eux. Un jour, nous nous sommes disputées plus que d'habitude et je lui ai dit tout ce que j'avais sur le coeur. Ca ne lui a pas plu du tout et elle m'a mise à la porte.
-Ho... Tu n'as pas eu une vie facile...
-Non pas vraiment. Je ne me suis jamais entendue avec les miens. Va savoir pourquoi, mais je ne me suis jamais sentie à ma place parmi eux.. Et je ressens la même chose auprès de ceux que j'aime... Tant de choses me différencient d'eux.
-Que veux tu dire ?
-Je ne sais pas... ou peut être que si : les Elfes de Sang sont obsédés par la vengeance, moi pas..
-Tu n'en veux pas aux humains d'avoir provoqué votre départ de l'Alliance ?
-Si c'était le cas je ne t'aurais pas sauvée, répliquais je en souriant. Pour répondre à ta question, non je ne leur en veux pas. Pourquoi leur en voudrais-je ?. Je...je n'ai perdu personne dans le massacre de Quael'thalass, quand les humains ont refusés de nous porter secours. La plupart des membres de ma famille vivent à Dalaran et sont resté du côté de l'Alliance. D'autres vivent en Outreterre, mais ça fait des années que je n'ai plus de contact avec eux. Mon ami d'enfance a perdu toute sa famille par la faute des humains et il les hait plus que tout.. Nous nous sommes souvent disputés à ce sujet. Mais je te l'ai dit c'est mon seul ami, alors je l'ai suivi dans la Horde... Même si je le regrette parfois, tu comprends ?
-Je crois que oui, Thunia, parle moi de lui, tu as l'air de beaucoup y tenir.
-Oui c'est vrais. Mais pas comme tu pourrais le penser. Comme mon frêre : il ressemble à rien, dit je en rigolant, mais c'est un génie de la stratégie et des coups tordus... A ton tour, Lorna. J'aimerais bien t'écouter, moi aussi.
-Ma vie n'est pas très captivante, vraiment, mais c'est donnant-donnant, dit-elle en souriant. A ton tour de me questionner !
-Mmmh... Quel est ton endroit préféré à Gilnéas ?
-Il y a un grand bosquet de roses près de notre demeure ! Il est absolument magnifique, j'y allais souvent me promener avec ma mère quand j'étais enfant, j'adore cet endroit. Et puis j'aime bien le quartier commerçant, surtout l'échoppe de Snooze, la vendeuse de cookie ! (private joke ^^)
Elle entreprit de me décrire à quoi ressemblait la vie à Gilnéas. Les sons de la rue qu'elle entendait de chez elle, l'odeur alléchante de l'étal du pâtissier où elle avait de nombreuses fois chaparder des friandises quand elle était petite, la couleur grise de la mer qu'elle comparait à l'acier d'une lame.. Tous ces petits détails qui avaient nourris son quotidien avant la Guerre contre les Réprouvés. Elle me parla aussi des jours de beau temps et des parties de cache-cache avec les jumeaux Onyx et Archibald (si, si, ceux qui m'ont coursé il y a quelques chapitres ! Les mêmes !) qu'elle connaissait depuis l'enfance. Elle dut faire de grands gestes pour me donner une idée de la taille impressionnante du clocher de Gilnéas et de l'immensité de la Forêt qui bordait le Domaine des Crowley. Elle me parla aussi de son père.
Je m'étais imaginé un homme sans pitié et, d'après Lorna, c'était plus ou moins le cas. Mais c'était aussi un genre de papa-poule et un seigneur qui respectait ses citoyens (même s'il écrasait ses ennemis sans état d'âme).
Elle me parla aussi du Prince Liam Grisetête, avec qui elle jouait dans les jardins du palais, qui avait été son meilleur ami. Et il l'était resté, même après la Rébellion de la Porte, et sans doute qu'ils étaient bien plus que des amis l'un pour l'autre. Mais Liam avait été tué par Sylvanas, et ce fut pour cette raison qu'elle resta à Gilnéas combattre auprès de son père.
Elle me parla aussi de l'amour qu'elle portait à son pays et de sa détermination à gagner cette guerre.
Enfin, elle me parla de sa mère, morte quand elle était enfant et dont elle ne gardait
que très peu de souvenirs.
La discussion se poursuivit jusqu'à tard dans la nuit. Je lui confessais mes origines peu reluisantes et lui avouais à quel point j'étais malheureuse à Lune-d'Argent. Je lui racontais tout ce que je gardais depuis si longtemps pour moi, tout ce que je n'avais jamais dit à Belore ni à Marike.
Elle m'écouta. Elle fit quelques remarques, me posa quelques questions, mais surtout elle m'écouta.
Et vous savez quoi ?
C'était la première amie que j'ai eu de toute ma vie. Bien sur, il y avait Belore. Sauf qu'il y avait trop de non-dits entre nous pour que nous soyons vraiment intimes. Quand à Marike, c'était mon ex donc ça ne comptait pas. Il y a bien Bizkin, mais Bizkin c'est pas pareil.
Bref, je me rendis compte que j'avais une amie.
Et croyez moi, quand on a passé sa vie dans la solitude la plus totale, ça fait du bien de se sentir en phase avec quelqu'un d'autre..
-BORDEL DE LAMA SOUS PROZAC !
-Mais encore... ?
-QUOI ''MAIS ENCORE ?''
-Bah... Où est le problème ? Tu es juste …
-...A POIL DANS LA FORET !
-Heu... ouais.
Peut être seriez vous tenté par quelques explications ?
Ce matin, dès l'aube, à l'heure où blanchie la campagne, j'étais aller prendre un bain dans la rivière pas loin. Alors que je me toilettais, je vis avec horreur qu'on m'observait.
En effet, un malandrin se tenait sur la berge, et non content de farfouiller dans mes affaires, me reluquait sans aucune gêne ! Ni une ni deux, je bondis hors de l'eau pour...
-J'VAIS TE FAIRE MANGER TES BIJOUX DE FAMILLE AVEC DE LA SAUCE TANDOORI ESPECE DE SALE PERVERS!
Voilà chers lecteurs, comment je me retrouvais à poil dans la Forêt.
Enfin, à poil, à poil, faut pas non plus imaginer des choses hein ! J'avais tout de même réussi à me confectionner, grâce à mes doigts de fée et un sens pratique hors du commun, une tenue de feuilles et de fougères (très saillante au demeurant). Mais le petit souci, c'était que j'étais complètement paumée. A cavaler comme ça dans la nature, furax et sans boussole, j'avais perdue Lorna. Et c'était d'autant plus dommage qu'elle était mon seul espoir de survie dans cette Forêt infestée de Worgen.
Voilà.
Et sinon vous reprendrez bien une tasse de thé?
-Je crois que j'ai touché le fond là...
-Je ne veux pas médire mais je crois aussi...
-Hé Archi' ! T'as pas entendu quelque chose ?
-Si ! Ca venait de par là !
Bizkin et moi nous jetâmes un regard effaré et nous nous planquâmes derrière le premier rocher venu.
Hors de question de mourir dans cette tenue !
Et même dans l'absolu, comme je l'ai déjà dit, hors de question de mourir tout court.
-C'est l'Elfe ! C'est son odeur, rugit le Worgen derrière moi. Par là !
Heu... Il fallait que je trouve un truc là, sinon c'est eux qui allaient me trouver... Réfléchis, réfléchis, vite vite VITE !
-BOOYAKASHA, hurlais je en me propulsant par dessus le rocher.
Ahuris, les Worgens n'eurent pas le temps de réagir, probablement trop sidérés par mon apparition (ou ma tenue) et je les assommais. Ou plutôt, Bizkin les assomma à grands coups de boule. C'est qu'il a le crâne solide le diablotin !
-C'est comme ça que tu réfléchis toi ?
-hé, hé ! Le talent ça se joue à l'instinct, p'tit gars !
Soudain j'entendis un hurlement de loup tout proche.
Et je me mis à paniquer. D'un coup.
Grossière erreur.
Dans ma panique, je ne vis pas la corde tendue au ras du sol.
Je m'écrasais lourdement dans la poussière, assommant Bizkin avec mon coude par la même occasion.
D'abord sonnée, je me secouais et vis un pied.
Ou plutôt une pâte. De loup.
Puis je vis un tabard du Front de Libération de Gilnéas.
Puis je vis un cache œil. Oh putain.
-C...Crowley ?
-En personne chère petite ! J'espère que tu cours vite, Elfe de Sang !
-H...Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Je me relevais et vis avec rage et désespoir que Archibald et Onyx m'avaient encerclés. La seule réaction que j'eus face à cette situation dramatique fut de leur balancer la première chose que j'avais sous la main. Ce fut donc Bizkin. Qui alla s'écraser contre le museau d'Onyx.
Vous vous souvenez du coup de la combustion spontanée ? Quand Bizkin se met à brûler par réflexe d'auto-défense ? Et bien c'est ce qu'il fit. La Worgen se mit à hurler et à trépigner, et elle balança la patate chaude à son frère, qui se mit lui aussi à hurler et à trépigner.
-THUNIA ! Espèce de...hurla Bizkin dans mon esprit en s'accrochant à Archibald. ATTENTION !
Béni soit ce diablotin ! Je me baissais in-extremis pour éviter le coup de griffe de Crowley.
Désolée mon Bizkin, pensais je en piquant un sprint, téléporte toi très loin d'ici !
Thunia ! Je te jure que la prochaine fois que je te vois, je te chanterais du Michel Sardou en boucle pour me venger !
Tu m'en veux tant que ça?
Rhoo ! Rien de bien grave ! Tu m'as juste balancé sur deux Worgens malodorants et sans éducation ! T'oublie que je suis immortel, banane, c'est pas deux cabots qui vont me faire peur ! Dépêche toi de fuir!
Ce que je fis, honteuse de ma lâcheté, mais heureuse d'être en vie.
COURS THUNIA ! CROWLEY S'EST LANCE A TA POURSUITE ! COURS !
J'entendais déjà le Worgen derrière moi. J'avais l'impression que chaque seconde durait une éternité, que chacun de mes pas allait être le dernier.
Il se rapprochait. Il était maintenant tout près de moi, j'entendais le bruit de sa respiration dans mon dos.
Je tins encore trois minutes à ce rythme puis je trébuchais.
Mon pied dérapa sur l'herbe et la seconde que je mis à me relever me fut fatale.
-Pas...dans cette tenue...
Puis je fis une chose fortement déconseillée dans ce genre de situation : je m'évanouie.
