Voilà le chapitre 10!

Je me suis vraiment marrée en l'écrivant. C'est du Thunia dans toute sa splendeur, vraiment.

Shémi:La façon de penser de Mérissa est très simple, et c'est pour ça que je l'aime ^^

Kyrie: Mérissa est cool, mais on prefere Thunia. Parce que on a tous une Elfe un peu débile au fond de soit même =D

Daladya: Ca me fait très plaisir ce que tu me dis là ^^

Azuleys: Pas besoin de commentaire constructif, l'important c'est la joie que m'apporte le mail ou il est écrit ''new review" et la joie de savoir que quelqu'un aime mon boulot =D j'espère que tu continuera d'aimer Vie et Mort!

Ano: ma chère Ano, mais que ferais je sans toi?

Sinon, je viens de me découvrir un nouveau bonheur tout simple de la vie; jouer à Left 4 dead 2 en écoutant Leather Rebel de Judas Priest. J'ADORE CETTE CHANSON! Avant, je détestais les Zombis, mais depuis ce jeu, je sais pas... je vais de la charcuterie de mort vivant à grand coup de katana dans la face!

Et sinon, la saison quatre de Game of Thrones est bientôt là! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Sandor Clegane power!

Bref, je vous raconte allègrement ma vie, sans aucune forme de pitié. De toute façon j'ai plus grand chose à dire, appart que d'ici quelque chapitres, l'histoire va prendre une dimension beaucoup plus intéressante... Et oui, Thunia n'en a pas encore fini avec son passé, ni avec sa famille... Enfin, vous verrez bien.

Bonne lecture, et enjoy!


Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'éternel quand sur toi, s'abattra la vengeance du Tout-Puissant.

Pulp Fiction

Thunia VS Rouquinatueur

ou

Comment se faire des amis sellons Thunia Corneliane Ambrelune

La vengeance de Crowley fût terrible.

En même temps, j'aurais du me douter que j'allais payer au centuple le plus minuscule chaton, la plus microscopique licorne. J'aurais dû le savoir : ce mec n'a au-cun humour. Oeuil pour oeuil, griffe pour griffe.

Il attendit patiemment, tapis dans l'ombre, que je baisse ma garde. Bon, j'admets que j'avais pas vraiment prévu qu'il riposte, après tout il était sensé avoir une certaine maturité et autre chose à faire de sa vie, non?

Bah non. Le sa...saumon, va.

J'étais allé prendre un bain à la rivière et je chantonnais gaiement en barbotant avec délice. La journée tirait à sa fin et l'eau commençait à se rafraîchir. Il était temps de sortir de là et je tendis la main pour récupérer mes vêtements que j'avais laissés, soigneusement pliés n'importe comment, sur un rocher à proximité. Sauf que ma main se referma sur.. rien.

J'eus beau chercher en tâtonnant et en écarquillant les yeux, impossible de dénicher mes habits.

-Que...Qui est le crétin qui m'a piqué mes vet...

J'en vois qui rigolent, qui ont déjà tout compris, sauf que moi, les neurones aussi vifs que ceux d'un poisson rouge amnésique, j'ai rien rien vu venir.

-Besoin d'aide? me répondit d'une voix suave Mister Crowley.

Je plongeais entièrement sous l'eau, horrifiée et choquée dans ma chasteté de jeune fille en fleur. Il fallu bien que je remonte à la surface, mourir de honte ou mourir noyée j'avais fait mon choix. Ma tête émergea hors de l'eau, entre les algues.

-C...Crowley? Nan mais vous...Vous vous croyez où, vous voulez que j'vous aide?!

Adossé à un arbre, les bras croisés, il m'observait un sourire narquois aux babines. Rhaaaaaaaaa ce qu'il m'énerve cet espèce de...de...truc!

-J'ai cru comprendre que tu étais dans une situation, disons.. délicate ?

-Vous êtes un voyeur, un pervers, je vais crier au viol !

-Oh vraiment ? ricana-t-il. Et qui crois tu convaincre ? Penses tu vraiment que je puisses être intéressés par tes.. attraits ?

Le sal...salsifi. Il marquait un point et bizarrement, venant de lui, ça me foutait vraiment les nerfs en pelote. Son ton moqueur était VRAIMENT VRAIMENT vexant.

-Que vas tu imaginer ? J'ai simplement accouru en reconnaissant le doux son de ta voix mélodieuse, continua le Worgen toujours plus ironique, et en parfait gentleman que je suis, j'ai accouru pour te porter secours.

Je le déteste. VRAIMENT.

-Donc très chère, que puis je pour toi ? Besoin d'aide ?

Je donnerais n'importe quoi (sauf mes vêtements) pour lui balancer une bonne tonne d'algues dans sa face.

-Où sont mes vêtements?

-Tu veux parler de ceux qui sont posés sur le tronc de l'arbre, de l'autre côté du chemin, très fréquenté à cette heure ci soit dit en passant, à je dirais... environ 50 mètres de la rivière ? Va falloir piquer un sprint, ma jolie, si tu veux passée inaperçue et pas choper un rhume !

Effectivement, ils étaient bien là, posés sur le tronc de l'arbre, de l'autre côté du chemin, à environ 50 mètres de la rivière. Et ouais ça circulait. Et ouais ça caillait. A mort. Et j'avais pas d'habits, pas de serviette.

-Espèce de...de... SALAUD!

Crowley évita habilement le tas d'algues avec lequel je le bombardais et s'éloigna, mort de rire, en me faisant un signe de la main.

-REVENEZ ICI! OU JE VOUS JURE QUE VOUS ALLEZ FINIR EN CARPETTE ET QUE JE M'ESSUIERAIS LES PIEDS SUR VOTRE CARCASSE POILUE !

Mes menaces ne furent d'aucune utilité et seul son rire railleur me répondit..

Je restais quatre heures et vingt minutes dans l'eau gelée, avant que Lorna ne remarque mon absence prolongée et ne me sorte de là.

Voilà pourquoi j'ai maintenant une crève monumentale, que je parle du nez avec la voix d'un ex-métalleux, et que je passe mes journée à boire de la tisane et à sucer des bonbons au miel.

Je. Vais. Le. Tuer.

Bon, vous pourriez me dire que finalement je m'en sortais pas si mal et que mis à part cette risible pneumonie (ha! ha ! keuf keuf, crache, crache), j'étais toujours intacte. Pas faux, mais ça n'allait peut être pas durer. Parce que Crowley m'avait sous estimée.

Et sous estimer une pire ennemie telle que moi, c'était une grossière erreur. Je n'étais peut être pas très forte, mais j'avais un cerveau. Et surtout, je savais m'en servir.

Mesdames et messieurs ! Laissez moi vous présenter l'arme la plus terrible et la plus dévastatrice qui soit, car to-ta-lement in-contrôlable ! Celle qui façonne et détruit les réputations, celle qui peut élever au rang de cobra royal le plus misérable des vermisseaux et peut anéantir, écrabouiller, pulvériser, en un instant même les plus puissants.

J'ai nommé : La rumeur.

Et au petit jeu de la comédie, croyez moi, c'est une experte qui vous parle...

-Hé Papa !

-Oui, Lorn...

-Je suis si heureuse que tu ais choisi de t'accepter tel que tu es vraiment ! Que tu ais enfin trouvé ta voie après toutes ces années de célibat!

-Heu...Plait-il?

-Ouiiii! Ne t'inquiète pas du quand-dira-t'on ! Tu seras toujours mon papa à moi, quoique tu fasses!

-Merci...mais...

-Bon, j'y vais! Et passe le bonjour à Ivar de ma part, dis lui que je suis ravie de l'avoir comme beau-père!

-...PARDON?

Héhéhé...Bon, le problème c'est que j'avais négligé la capacité de réaction de l'ennemi.

-Rhoooo, t'es pas au courant pour Thunia?

-Ben non ! Vas y, raconte?

-Il parait qu'elle est passée sous le bureau du chef des necrotraqueurs pour garder sa place chez les Hordeux!

-Noooooooon ?!

Grrr... Si bien que dans les jours qui suivirent, les Worgens eurent leur quota de ragots pour une bonne décennie : entre mon fantasme secret de folâtrer avec un cochon, la préférence notoire de Crowley pour les moutons, la révélation sur mon changement de sexe et ma décision d'enlever mes implants mammaires, le stock de viagra tombé malencontreusement de la poche de Crowley en même temps qu'une brochure sur « comment allonger naturellement et sans danger votre pénis »... j'en passe et des meilleures, ils étaient servis.

L'autre problème, c'est que la consommation sans modération de ce genre de méthode, pouvait s'avérer à double tranchant. Et en effet, un matin...

-Si ça se trouve,Thunia et Crowley ne peuvent pas se saquer parce qu'il y a trop de tension sexuelle inassouvie entre eux.

Argh ! Alors ça c'était pousser le bouchon trop loin ! Comment Crowley pouvait-il avoir eu une idée aussi... tordue ?! Je cavalais jusqu'à sa tente et poussais une maxi gueulante. Sauf qu'il n'y était pour rien et qu'il était aussi furax que moi. Nous n'étions, ni l'un ni l'autre, à l'origine de cette rumeur : mais alors qui ?

Une fois n'est pas coutume, nous décidâmes d'une trêve et après une enquête minutieuse, il s'avéra que c'était tout simplement Lorna, qui avait suggéré ça « sans penser à mal, juste pour rire » lors d'une conversation anodine.

Du coup, Crowley et moi on se faisait un peu oublier et ça faisait bien deux ou trois semaines qu'on s'ignorait royalement. Ce qui ne m'empêchait pas de méditer sur une vengeance plus discrète.

Mais finalement, ce fut lui qui trouva en premier, et le pire c'est je m'étais jetée toute seule dans la gueule du loup.. ou plutôt du roux.

Voila comment ça c'est passé. J'en garde un souvenir tellement précis que ce moment est gravé, comme qui dirait, à tout jamais dans ma mémoire. Genre le truc qui t'humilie pour le restant detes jours...

J'étais en train de papoter à la cool avec Whal, quand soudain un splendide mâle est entré dans la cuisine.

Un roux. Nan mais allô?! Un ROUX quoi ! Et vous n'êtes pas sans ignorez que j'adôôôre les roux.

Bref quand j'ai vu ce beau gosse, les traits taillés au couteau, pas très bien rasé, viril et tout à fait charmant, j'avoue, j'ai perdu les pédales. Sa crinière fauve étincelait et on pouvait deviner sous sa tunique des abdos à en damner un Naaru! Mes hormones avaient pris le pas sur mon cerveau et la probabilité que je l'agresse sexuellement s'aggravait de seconde en seconde.

Grand maman se mit à imiter un poisson rouge (amnésique) en me faisant des signes et je réalisais que j'avais gardée la bouche ouverte pendant tout ce temps. Le beau gosse m'observait, impassible.

Je refermais fissa le bec et émit un petit rire de gorge, aussi pitoyable que pathétique, qui se voulait absolument irrésistible, en lui décochant un regard de braise (ou pas).

-On se serait pas déjà croisé, bel inconnu ? Dis je en lui collant mon décolleté pigeonnant (ou pas) sous le nez.

-Si, si, on peut dire ça comme ça. Et c'était mémorable.

Oh putain. Je m'en souviens pas. Merde merde merde. C'est forcément une mauvaise nouvelle. Je devais être totalement ivre, je vois pas d'autre alternative. Merdeuuh ! Comment récupérer le coup ?

-Hé, hé.. Inoubliable, c'est le mot ! Bredouillais je en tentant de masquer mon malaise.

-Difficile d'oublier la vision d'une elfe à moitié nue, s'ébattant dans la nature...

(Oh putainputainputainputain ! Je devais en tenir une chargée..) Je minaudais en gloussant.

-Ou batifolant à poil dans l'eau claire..

(Ah ouais quand même ? Et tout ça le même jour ?) Je pris un air de petite fille honteuse.

-Alors forcément j'ai un peu de mal à t'imaginer avant ton changement de sexe, quand tu avais encore tes implants mammaires et que tu étais mariée avec un cochon.

QUOI ?! Mais de quoi y parle ?

Et là un horrible soupçon me tordit les entrailles, et que n'est qu'à ce moment que je remarquais le cache œil et le rictus moqueur si caractéristique de...

-CROWLEY !

Je tombais littéralement à la renverse de mon siège et me retrouvait sur les fesses. Il éclata d'un rire tonitruant, pendant que grand-mère Wahl me jetait des regards consternés.

Je ne tentais même pas de me relever, ma honte ne pouvait pas être plus cuisante.

-Me dîtes pas que je vous ais...

-Dragué ? Si, si !

Ah bah si, elle pouvait.

-Jamais de la vie ! C'était une feinte, espèce d'obsédé sexuel ! Et arrêtez de vous marrez ! C'est vraiment pas drôle !

-Pas drôle ? Je te garantis que si ! T'aurais dû te voir me faire du rentre dedans ! C'était absolument épique ! Du grand art !

-N'importe quoi ! Je testais votre aptitude à résister à la gente féminine !

-C'est cela oui ! Et bien tu pourras constater que je m'en suis plutôt bien sorti non ?

-Euh.. Non, pas du tout ! J'ai bien noté votre regard concupiscent. Vous étiez à deux doigts de vous jeter sur moi !

Crowley rigolait tellement qu'il manquait de s'étouffer et finalement je me demande si c'est pas ça qui me vexa le plus. Je me relevais aussi dignement que ma fierté en lambeaux le permettait, et me dirigeais vers la porte.

-A plus tard, Grand Maman. Je vais..

-...me terrer au fond d'un trou jusqu'à la fin des temps ! compléta Crowley en pleurant de rire.

Mais comment l'a t-il deviné ce bellâtre lobotomisé ?

Je ne pris même pas la peine de répondre et fis une sortie fracassante. Je rentrais à ma tente, la tête basse, le moral plombé. Je m'étais fait la-mi-née. Un point pour lui, je devais bien le reconnaître.

Je ruminais un bon moment, puis le naturel revenant au galop, je me mis à échafauder des plans diaboliques. Je n'avais pas dit mon dernier mot.

Pendant ce temps, dans les cuisines

-Sacrée gamine, souffla Crowley en s'essuyant l'œil et en se resservant une tasse de thé. Ou elle est complètement à côté de la plaque... ou c'est un génie, au choix !

Un sourire étira les lèvres du Worgen. C'est sûr qu'à Gilnéas, les occasions de rire étaient rares, et peu de gens pouvaient se vanter de lui avoir tenu tête (et d'y avoir survécu). Alors il n'allait pas bouder son plaisir et se priver de la taquiner, surtout qu'elle réagissait systématiquement au quart de tour.

Et puis, quelque part, Darius était flatté de l'intérêt, même si elle avait essayé de le nier, que lui portait l'Elfe, qui n'était pas vilaine, loin de là.

Ben quoi ? C'est pas parce qu'il était un père de famille respectable (hum hum) et un gentleman (HUM HUM) qu'il ne se servait pas de ses yeux, et qu'il ne savait pas reconnaître une jolie fille quand il en voyait une. Mais elle restait tout de même une Elfe. Et une gamine insupportable. Évidemment.

-On dirait bien que mon charme est toujours aussi efficace, ricana-t-il. Même si cette peste refuse de l'admettre, je lui ai tapé dans l'oeil...

Whal lui lança un regard en coin.

-Rira bien qui rira le dernier, marmonna la mamie Worgen.

Sans se préoccuper du regard interrogateur de Crowley, elle se resservit pour la énième fois une tasse de thé.

S'il avait la moindre idée de ce qui l'attend, il ferait moins le malin, songea la grand-mère avec amusement.

Parce que Thunia est loin d'en avoir fini avec lui. Ho, ça non...


A suivre...