Hier j'ai été piquée par une guêpe. C'est ma punition divine pour avoir publiée ce chapitre avec autant de retard.

Pardon. Je suis sincèrement desolée, mais je n'avais aucune inspiration pour ce chapitre. j'ai franchement honte de moi. Je vous demande donc d'escuser la qualité médiocre de ce chapitre et du retard monstrueux. je me rattraperais promis.

Réponse aux review:

Clairaice: Ravis de t'avoir mise de bonne humeur XD oui Thunia est le nom de mon tout premier perso, mais ca fait des siécles que je n'y ai pas touchée. Mais un jour je m'y remetrais, un jour...

Kyrie: Hinhin... Tu verras bien! Et Bizkin est un très mauvais chanteur, il a une petite voix niasarde de diablotin. En tout cas j'espère que ce chapitre te plaira

Anorienne; j'aime tes commentaires. Toi aussi tu es trop forte, je te l'ai déjà dis, mais je te le redis. T'es une big boss.

Kathlerria: Ouiiiiii Thunia au pouvoir!

Daladya: Attention de ne pas tomber de ta chaise ^^

Aurore-Raidershade : le mélange que ca doit être! Préviens moi si tu publis cette fic, je veux la lire

Je vous souhaite à tous une bonne lecture et vous souhaite humblement pardon.

"Quel est ton film d'horreur préféré ?"

Scream

La descente

ou

Ca pouvait difficilement plus mal tourner...

Je toooooooooooooooooooooooommmmmmbe !

Heu...oui, tout le monde s'en doute... Jusqu'au moment où je ne tombe plus.
BOUM !

Et là, ça fait mal. Très mal.

-CROWLEY ! JE VOUS HAIS ! Que les Naarus vous broutent la moumoute !

-Et sinon, toujours en vie ?

-Bah oui.

-Ouf, quel soulagement ! Bon, on t'envoie le matos !

-Quel matos ?

-Celui qui va te tomber sur la tête si tu bouges pas de là !

Schling, schling, bafe, bouuurf, bing bame BOUM !

-Haaa oui, trop aimable d'avoir prévenu ! Alors, alors : dynamite, chouette ! Torches, cordes, ça m'a l'air tout bon ! J'vous retrouve quand j'ai fais péter la barrière ! A toute !

-Sois prudente, on sait pas sur quoi tu peux tomber.

-Hooooooo, trop mignon ! Vous inquiétez pour moi !

-Grumph.

C'est avec le sourire aux lèvres mais la trouille au ventre que je m'avançais dans les ténèbres.

Petit à petit, l'odeur caractéristique de la chair en décomposition agressa mes narines. Pas franchement une odeur qui suggère une promenade de santé. D'autant plus alarmant que les jumeaux avaient disparus depuis plusieurs jours maintenant.

-Onyx ? Archi ?

Seul le silence me répondit. Un peu trop de silence même, le genre qui annonce de gros ennuis en perspective.

Je continuais de progresser dans une obscurité de plus en plus poisseuse, jusqu'à ce que j'arrive devant une sphère posée sur un petit monticule. Il émanait d'elle la même lueur violette que la barrière qui bloquait l'entrée aux Worgen. J'étais arrivée au bon endroit, à moi de jouer !


Pendant ce temps là, du côté des Worgens, Crowley faisait les cent pas devant le trou où Thunia avait disparue.

-Ca fait combien de temps maintenant ?

-Cinq minutes de plus qu'il y a cinq minutes, chef, répondit Evelyn d'un air blasé.

Il allait lui répondre vertement quand une violente déflagration se fit entendre. Immédiatement, le machin violet disparut.

Crowley poussa un soupir de soulagement qui n'échappa à personne.

Il était déjà prêt à descendre quand Bizkin l'interpella :

-Vous allez où comme ça ?

-Bah, rejoindre Thunia ?!

-Mais vous savez où la trouver ?

-Bah...non.

-Haaaaaaaa, les mortels et leur sens pratique... Mon petit doigt me dit que vous auriez bien besoin d'un diablotin !

-Un point pour toi Bizkin, mais n'abuse pas trop de la situation tu veux ?

-Loin de moi cette idée, répondit-il avec un sourire désarmant.

-Tu peux la localiser ?

-Nope, il y a trop d'interférences mais je peux la contacter par télépathie.


« Thunia ? T'es là ma Tutu? »

D'après toi ? T'as regardé dans ton...

« Haaaaaa c'est toujours un régal d'avoir une conversation civilisée avec toi ! »

Désolé mon Bizkin mais je suis un peu tendue. Il se passe des trucs ici qui me mettent vraiment mal à l'aise.

« Comme quoi ? »

J'saurais pas dire. Rien de précis, mais tu sais, un truc...

«Oppressant? »

Ouais c'est ça. J'ai désactivé la barrière, vous me rejoignez ?

« On s'en est aperçu oui, mais j'arrive pas à te repérer. Il va falloir que tu nous aides. »

C'est justement ça qui est bizarre, Bizkin. J'ai aucun point de repère, on n'y voit rien et je suis obligée de progresser à l'aveuglette ! Je crois que je flippe, Bizkin.

« Houla, ça ne te ressemble pas... Écoute, laisse moi un instant je vais aviser le chef ! »

Ok ma poule mais magnez vous le popotin.


-On a un code rouge, Crowley ! Thunia est paumée et plus inquiétant, elle a peur.

-C'est grave ?

-Ca ne peut pas être plus grave. C'est une guerrière : aucun sens du danger mais de l'intuition à revendre.

-Alors il n'y a pas de temps à perdre. Allons y.


D'un geste de la main, je chassais de mon épaule une araignée qui s'y baladait, avant de me rendre compte qu'une de ses congénère grimpait le long de la jambe. Et une autre encore.

Gloups. C'est officiel : je déteste les grottes humides, sombres et putrides. En même temps je ne vois pas à qui ça pourrait faire envie.

Une stalactite heurta mon front et je grognais. Même avec une torche à la main, j'étais encerclée par les ténèbres.

Je priais intérieurement pour que Bizkin se dépêche. J'aurais pu m'asseoir dans un coin et l'attendre, mais un étrange pressentiment m'en empêchait. J'avais l'impression que si je m'arrêtais, l'obscurité allait m'engloutir. Littéralement.

Un mouvement derrière moi me fit stopper net. Prudemment, je me retournais. Rien, évidemment.

-Allez cocotte, reprend toi, marmonnais je en reprenant ma marche. Ce ne sont que des souris, des araignées ou... je ne veux pas le savoir.

Un bruit atroce de chose gluante se fit en entendre, devant moi cette fois. Je reculais précipitamment en brandissant ma torche. Un instant, éclairée par la lumière, une forme indéterminée se matérialisa avant de disparaître.

-Y'a quelqu'un ? Onyx ? Archi ?

Rien ne bougea. Une voix en moi me hurlait de faire demi tour. Je m'apprêtais à lui obéir, quand je sentis un...truc non identifié s'emparer de mon pied. Je voulus me dégager mais le machin restait fermement agrippé. Je l'éclairais et de terreur je faillis lâcher ma torche.

-Ho Lumière !

C'était un cadavre, comme en témoignait la chaire en décomposition sur son faciès aux orbites vides et à la mâchoire béante. Mais un cadavre visiblement pas très mort, puisqu'il se raccrochait très vigoureusement à ma jambe et refusait de me lâcher. La panique me submergea, c'était exactement un truc de ce genre que je redoutais de rencontrer depuis que Crowley m'avait si charitablement balancé par dessus bord. Je me mis à hurler sans discontinuer, incapable de contrôler mon mojo.

Quand tout à coup des cris d'hystériques me firent prendre conscience que je n'étais pas tout seule embarquée dans cette galère.

Mon sang froid me revint d'un coup, lorsque je réalisais que tout ce raffut ne pouvait venir que de deux cages thoraciques.

-Les jumeaux !

En deux temps-trois mouvements je piétinais l'autre rigolo plein de bave et je me précipitais à leur secours.

-Tenez bon ! J'arrrriiiiivvvveeee !

Je me mis à courir en direction des voix et au détour d'un virage, je me retrouvais le nez contre le museau d'Onyx qui manqua de m'arracher la tête. Elle arrêta son mouvement à l'instant où ses griffes allaient me lacérer.

-Thunia ? C'est bien toi ? demanda-t-elle d'une voix tremblante

-Évidemment que c'est moi ! Mais qu'est-ce-qui se passe ?

Son manteau était en loques et sa fourrure était maculée de terre et de sang. Elle soutenait son frère, qui était encore plus amoché et dont la jambe gauche était visiblement hors d'usage.

-Thunia, tu dois la sortir de là, gémit Archibald. Il y en a d'autres qui arrivent !

-T'inquiète on va s'en tirer maintenant que Thunia est là, répliqua sa sœur d'un ton qu'elle aurait sans doute voulu plus assuré. Je ne te laisserais pas mourir ici!

Il secoua la tête.

-Je ne peux pas marcher Onyx, et tu dois... ATTENTION!

Je compris une demi seconde trop tard que c'était à moi qu'était destiné cet avertissement. Deux mains gangrenées agrippèrent mes épaules et je hurlais en me débattant sans parvenir à garder l'équilibre. Entraînée par le poids du cadavre ambulant, je m'écrasais par terre.

Ses dents claquèrent tout près de moi sans parvenir à me boulotter, comme bloquées dans leur élan. L'instant d'après, sa carcasse s'écrasa violemment contre la paroi de la grotte et tomba inanimée.
Je clignais des yeux.

-Ca va ? me demanda Crowley en essuyant nonchalamment un bout de cervelle qui avait giclé sur son armure.

-Heu...je crois que oui, bredouillais je.

Il tendit la main pour m'aider à me relever. Nos regards se croisèrent et nous échangeâmes un sourire complice.

-On est content de vous retrouver Chef, dit Onyx.

-Je pensais pas dire ça un jour, mais moi aussi, répondit Crowley en leur mettant à chacun un taquet derrière la tête.

-Aïe !gémit Archi.

-Désolé mon petit gars, t'es vraiment amoché. Mais t'inquiète, on va vous sortir de là.

-Mon Bizkin, t'es là toi aussi ? m'exclamais-je en serrant ma bestiole dans mes bras.

Un bruit de cavalcade et des grognements de plus en plus rapprochés stoppèrent net nos effusion.

-C'est peut être le moment d'y aller, suggéra Crowley en passant son bras sous l'épaule d'Archi qui serra les dents.

-Je vais pas tenir, Chef. Laissez moi là.

-C'est hors de question ! répliquais-je. Jamais je ne laisse un ami derrière moi,

-J'allais dire la même chose, dit Crowley.

Nous échangeâmes de nouveau un sourire.

-Voilà comment ça ce passe : Crowley, vous partez devant avec les jumeaux et moi j'assure nos arrières avec Bizkin. On va les recevoir en beauté, ces tas d'os ! Déclarais je en hissant Bizkin sur mon épaule.

-Oui Chef ! acquiesça le Worgen d'un ton amusé. Et compte sur moi : je reviens vite, ajouta-t-il en m'ébouriffant les cheveux.

Bien malgré moi, je sentis mes joues s'empourprer. Je ne sais pas si ce fut ce geste affectueux ou une hypothétique mort atroce qui me galvanisèrent mais lorsque les premiers morts vivants firent leur apparition je me déchaînais.

-Alors les Tas d'Os ? Un p'tit barbecue, ça vous tente ?

J'entendis Bizkin ricaner avant que ses premières boules de feu ne pleuvent sur eux. Lumière, que j'aime ce diablotin ! Pendant que Bizkin les tenait en respect, j'extirpais une fiole de mon sac et l'agitait. Quand elle changea de couleur, je sortis rapidement un autre ingrédient à mélanger.

-Hé, Thunia ?

-Mmmh ? Oui mon diablotin d'amour ?

-Les autres Elfes te traitaient vraiment de lâche et de minable ?

Une fumée noirâtre s'échappa de ma fiole en provoquant un sifflement extrêmement désagréable. Je refermais rapidement la bouteille et l'agitait.

-Je ne suis pas courageuse Bizkin, crois moi. Si tu veux tout savoir, je suis morte de peur. Et puis, quitte à sacrifier quelqu'un, autant que ce soit moi.

Il s'apprêtait à répliquer mais je ne lui en laissais pas le temps. Je lançais ma fiole dans le tas de zombis, l'attrapa au vol et me jetais à terre. L'effet ne se fit pas attendre : une explosion assourdissante atomisa le premier rang.

-Whaou ! Comment t'as fait ça ?

-Quand j'étais gamine, je passais mon temps dans l'atelier de ma mère, dis je me relevant. Mais bon, je suis pas spécialement douée.
Une autre fiole vola à travers les airs et anéantit un nouveau groupe de zombis.

-Et si tu arrêtais de te rabaisser tout le temps ? Bon sang, tu les as pulvérisé !

Je continuais de balancer une fiole après l'autre sur la bande de macchabées, mais il en arrivait toujours plus, à croire qu'ils se reproduisaient comme des lapins.

Sauf que les lapins n'essayent pas de vous grignoter quand ils ont faim.

J'avais de plus en plus de mal à les tenir à distance, l'écart entre eux et nous commença à se réduire dangereusement. J'étais à court de carburant et Bizkin, lui aussi, ne suivait plus le rythme.

Bientôt ils furent assez près pour qu'on puisse distinguer les asticots qui grouillaient dans leurs orbites vides et pour que l'odeur de putréfaction nous fasse suffoquer. Mon pied envoya valser l'un de ces hideux pas beaux qui avait des intentions discutables, et quand un de ses potes me sauta dessus, je l'évitais de justesse. Bientôt nous nous retrouvâmes acculés et, Bizkin cramponné à mes cheveux sur le haut de mon crâne, je finis par heurter un mur.

Mais que faisait Crowley ?

Tout à coup, une douleur aiguë me traversa la jambe. Un zombi y avait planté ses dents avariées. Je hurlais et tentais de le faire dégager.

J'ai pensé « C'est la fin, putain de putain ! Je veux pas crever comme ça ! Lumière, vite ! Un miracle ! »

A cet instant précis un vacarme assourdissant retentit et comme un seul homme (si je peux me permettre) la bande de macchabées fit volte face, oubliant qu'ils étaient prêt à passer à table, ce que je me gardais bien de leur rappeler.

En l'espace de quelques minutes,ce fut le chaos total. A la cacophonie ambiante, s'ajouta un branles bas de combat tout azimut. Les zombies déguerpissaient à toute allure et dans tous les sens, en poussant des cris stridents de mecs virils qui s'épilent le torse à la cire chaude.

Quand enfin le silence se fit, d'un nuage de poussière émergea (au ralenti comme dans un film de mecs puissamment testostéronés ) mon héros. Avant même de voir son visage, je savais que c'était lui.

Crowley me fit un petit salut, sourire aux lèvres : « un peu envahissant tes nouveaux amis, non ? »

Je me laissais glisser contre la paroi, sans savoir si ma jambe était incapable de me porter ou si c'était l'émotion qui m'avait terrassée.

« C'est le moins qu'on puisse dire ! Envahissants, très mal élevés et avec de sérieux problèmes d'hygiène ».

« Je te ramène à la maison, poulette, mais pas avant d'avoir trouver un moyen de faire barrage à ces saletés. Il ne va pas leur falloir longtemps avant de contre attaquer ».

D'un rapide coup d'œil j'évaluais l' état du plafond. Je repérais une fissure qui courait d'un bout à l'autre de la grotte.

Le tombeau datait et même si c'était du solide, j'avais une chance de réussir mon coup.

« Il me reste une dernière fiole, je vais tenter un truc. Restez près de moi les garçons, ça va péter ! »

Sans même discuter, Crowley vint s'accroupir à mes côtés, Bizkin blotti entre nous deux.

« Banzaïïïïïï ! »

La fiole explosa pile sur la fissure et un craquement sinistre se fit entendre. L'instant d'après des blocs de pierre se mirent à pleuvoir. La poussière soulevée par l'explosion nous fit tousser.

-Bravo l'artiste ! Dit Crowley en se bouchant le nez (pauvre petit worgen aux narines fragiles!)

-M...keuf keuf, merci !

Une fois la poussières retombée, nous pûmes constater que l'éboulement avait complètement bloqué l'accès à la grotte. Il ne restait plus que l'étroit corridor par lequel j'étais arrivée.

-Bon, je propose qu'on ne s'éternise pas ici, déclara le borgne.

Il jeta un regard à ma jambe en compote et...me souleva de terre.

-Crowley, reposez moi tout de suite, ordonnais je.

-Ta jambe est salement amochée, répliqua celui ci. Alors à moins que tu ne veuilles ramper jusqu'à la sortie...

-Humph...

-Puissant contre-argument ! rigola le Worgen. Et puis, c'est quoi cette manie de vous amocher les guibolles et de vous faire porter? Ceci dit, j'ai plutôt la carrure pour, pas vrais Thunia?

Je me murais dans un silence boudeur, pendant qu'il se marrait cette andouille. Ce qu'il pouvait m'exaspérer celui là... Et pourtant..

Ca n'empêche pas que tu l'aimes bien mefit remarquer Bizkin.

Je jetais un regard noir à mon démon, qui souriait de toutes ses petites dents pointues.

N'importe quoi, lui répondis je.

Vraiment? Pourtant tu le penses tellement fort que ça s'entend!

Rhooooo mais ta gue..

Plaît-il ?! D'ailleurs lui aussi, il t'aime bien tu sais !

Je m'étranglais de surprise, ce qui ne passa pas inaperçu auprès de Mister Crowley, qui me gratifia d'un regard interloqué.

-Tout va bien?

-Heu...je...heu...bah...c'est à dire que... Oui, oui,oui...

POURQUOI? Pourquoi est ce que j'agissais comme une collégienne décervelée à chaque fois qu'il m'adressait la parole ?

Peut être parce que tu l'aimes bi...

Bizkin n'eut pas le temps de finir sa phrase : je le saisis par la queue et le balançait par dessus l'épaule du rouquin.

-Thuniaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

-Vous inquiétez pas, il s'en sortira, dis je à Crowley qui me regardait d'un air atterré alors que mon diablotin disparaissait dans les abîmes de la grotte.

Effectivement, il ne lui fallu pas plus de quelques secondes pour réapparaître à nos côtés. Hilare, il alla s'installer sur l'épaule de Crowley.

Arrête de vivre dans le déni. Je sais qu'il te plaît.

-C'est pas vrai, marmonnais je.

-Si.

-Nan.

-Si.

-Nan.

-Vous avez fini tous les deux?

A suivre...