Bonjour à tous et à toutes!

Ceci n'est pas un chapitre. Le chapitre suivant est en cours d'écriture (quatorze pages non corrigées, il en reste environs dix, oui il sera trèèèès long) et je crains de ne pas pouvoir avancer plus vite. Et j'ai une excellente raison (pour une fois!). Le pire fléau de tous les temps c'est abattu sur mon existence, détruisant toute joie et anéantissant tout espoir. Plus destructeur que le Léviathan, plus monstrueux que Béhémoth, le cinquième cavalier de l'apocalypse (oui j'aime les métaphores), j'appelle à la barre... LE BAC BLANC DE SCIENCES!

...Bon ok, c'est un chaouilla exagéré (quoique, pas tant que ça!) mais vous avez saisi l'idée. Dejà qu'à la base, j'étais pas franchement régulière dans mes publications, ça ne va pas s'arranger avec mes examens en approche!

Merci à ceux et à celles qui continuent de lire mon histoire malgré la publication hasardeuse. Je vous aimes les gens. Quand bien même vous seriez de dangereux criminels.

Quant au texte qui suit... Bizarrement ce personnage (pourtant bien allumé) est sans doute le plus inspirant de tous. Pour ce qui est de mon prochain chapitre... la longueur et mon emploi du temps oblige, il mettra du temps à arriver. Mais le jeu en vaudra la chandelle, croyez moi. Attendez vous à de grandes révélations, à du sang et à des larmes. Beaucoup de larmes. Et au retour d'un personnage un peu délaissé par notre chère Thunia (tu vois très bien de qui je parles, n'est ce pas Anorienne?). Ca va faire maaaaal!

Bref, bravo à vous si vous n'avez pas sauté tout ce blabla pas franchement utile. Comment vérifier qu'on lit mes intros? Je sais!

Si tu as lu tout le message en entier, dit ''aubergine'' dans ton review.

Re-Bref. Je vous conseil d'écoutez la chanson qui a donné son titre à ce modeste texte: How do you love someone de Ashley Tisdall (mais la version de Porcelain Black correspond mieux au personnage).

Bonne lecture!


It's hard to talk,
See whats deep inside,
It's hard to tell the truth,
When youve always lied

Personne n'avait rien vu venir. Le noble, un humain d'une quarantaine d'années, s'était effondré d'un seul coup. De violentes convulsions avaient traversées son corps, ses yeux s'étaient révulsés et le temps qu'on aille chercher un médecin, il était déjà mort.

Dans le feu de l'action, personne ne vit la magnifique Elfe de Sang, drapée dans son grand manteau pourpre aux délicates broderies, glisser dans les plis de sa robe une minuscule fiole contenant un liquide noir. Ni quitter la salle en arborant un sourire satisfait. Une simple goutte, versée le plus discrètement du monde dans le verre de l'homme avait suffit à l'envoyer dans l'autre monde.

Un jeu d'enfant pour une assassin comme Mérissa Valse-les-Ombres.

Elle ne rencontra personne dans les couloirs du manoir, tous les invités s'étant rués dans la grande salle à l'annonce de l'agonie du maître des lieux. Elle avait quitté la scène du crime aussi furtivement qu'elle y était entrée.

Son cocher l'attendait silencieusement. Ils partirent aussitôt, laissant derrière eux des invités choqués et une fête gâchée, pour rejoindre la demeure luxueuse où Mérissa avait posé ses bagages.

-Dame Valse-les-Ombres, la salua son complice en s'inclinant alors qu'elle se dirigeait vers ses appartements.

Elle ne lui rendit pas la politesse et il ne s'en offusqua pas. Même au sein de son propre clan, Mérissa était crainte.

Aussitôt entrée dans sa chambre, la meurtrière se débarrassa de son lourd manteau, qu'elle laissa glisser au sol, tel un tas de guenilles. Avec des gestes secs, elle arracha de ses cheveux, de son cou, de ses bras, de ses doigts, toutes les parures de perle et les bijoux scintillants.

-Quel gâchis, tu étais si belle… Une vrai princesse !

L'assassin jeta un regard au miroir, qui ne la reflétait pas. C'était le visage d'une autre femme qui se dessinait. Une Haute-Elfe, plus âgée que Mérissa, aux longs cheveux bruns ornés d'une couronne d'or. Ses vêtements, agrémentés d'arabesque élégants et de gemmes étincelants, n'étaient pas ceux d'une aristocrate, mais ceux d'une femme d'un rang bien plus élevé.

Elle n'était pas réelle bien sûr. Ce n'était que l'écho d'un passé oublié, un passé que Mérissa avait enfoui au plus profond de sa mémoire, une illusion créée par la folie qui l'habitait.

Elle le savait, pourtant elle ne put s'empêcher de lui répondre.

-Qu'est-ce-que tu fais ici ?

-N'est-il pas normal pour une mère de s'inquiéter de sa fille ? répondit l'apparition d'une voix douce.

-Cela fait bien longtemps que je ne te considère plus comme ma mère, rétorqua sèchement la jeune femme.

Une profonde tristesse envahit les traits de la revenante.

-Je le suis pourtant, Edwi…

-NE PRONONCE PAS CE NOM !

Mérissa essaya de se calmer. Elle ne voulait plus entendre cette voix qui lui rappelait les jours heureux tombés en poussière, ce nom qui la raccrochait à ses souvenirs les plus douloureux.

-Je suis Mérissa, articula-t-elle.

-Peu importe le nom que tu te donnes, Edwira, tu restes ma fille.

-Tais-toi ! Quel genre de mère condamnerait à mort l'homme que sa fille aime ? siffla l'assassin.

-Je me devais de te protéger, c'était la seule solution !

D'un mouvement rageur, Mérissa envoya valser tout ce qui se trouvait sur sa coiffeuse et les flacons de parfums et d'onguents se brisèrent au sol.

-Me protéger ? Et comment ? En laissant mon père le tuer !

Face au silence du fantôme, sa colère n'en fut que décuplée.

- Tu as tué le seul homme que j'ai jamais aimé ! Tu as tué ton propre fils !

-Si je n'avais pas agit en ta faveur, vous seriez morts tous les deux.

-Non, tu n'as rien fait, cracha sa fille, ne prétend pas le contraire ! Tu t'es contentée d'accepter le jugement de père, et de regarder Elwing mourir ! Maintenant, va t'en ! Tu es morte !

-Je ne serai jamais morte en toi Edwira et peu importe si tu me hais, mon amour t'accompagneras pour toujours.

Un rire s'échappa de la gorge de Mérissa. Un rire froid, tranchant comme une lame de poignard, un rire dépourvu de toute joie.

-Ton amour ? Ne me mens pas ! Je sais très bien ce que tu penses de moi ! Tu penses que je suis un monstre, même toi tu me crains !

-Non, répondit sa mère, je t'aime Edwira. De tout mon cœur.

Les doigts de Mérissa se refermèrent autour de bouteille de poison. Dans un hurlement rageur, elle le jeta de toute ses forces contre le miroir qui se brisa. L'apparition disparut dans les éclats.

Haletante, elle sentit monter en elle une envie prise viscérale de tuer.

Sans prendre le temps de remettre son manteau, elle se saisit de ses dagues et se glissa au dehors. La nuit était tombée et la lune n'éclairait que faiblement les rues de la cité. Elle repéra un groupe de trois mercenaires qui sortaient d'une taverne. Suffisamment forts pour constituer des proies intéressantes, pas assez importants pour qu'on se plaigne de leur disparition.

Elle n'eut aucun mal à les attirer dans une ruelle étroite. Ils ne comprirent leur erreur que lorsqu'il fut trop tard.

Ses lames scintillèrent à la lumière des étoiles. Aucun ne survécu.

Taillant, tranchant, esquivant pour mieux frapper, riant aux éclats, elle ne pensait plus à sa mère ou à son frère, seulement à la douleur qu'elle infligeait.

Au milieu des cadavres, maculée du sang de ses victimes, elle exultait : elle n'était plus Edwira.

Elle n'était que fureur et destruction. Elle était la mort en personne.

Elle était Mérissa Valse-les-Ombres.

How do you love someone, without getting hurt,
How do you love someone without crawling in the dirt
So far in my life clouds have blocked the sun
How do you love, How do you love someone