Bonjour

voici le chapitre d'aujourd'hui

la fin des vacances approches...


La journée arrivait à sa fin et AJ n'y arrivait toujours pas. Il se dirigeait vers le campement lorsqu'il aperçut Enya assise toute seule sur un rocher au bord du lac. Il se rapprocha et s'assit à ses côtés.

_ Coucou !

_ Coucou.

_ Enya, je… je dois te dire quelque chose.

_ Qu'est-ce que c'est ?

_ Je vais partir pendant quelques temps.

_ Partir ? Mais pourquoi ? Tu ne veux plus me voir ?

_ Non, ce n'est pas ça, je vais partir étudier à l'étranger.

_ En France ?

_ Euh oui…comment tu le sais ?

_ C'est pour être avec elle ?

_ Euh…non pas du tout, ça fait un moment que je me suis inscrit au programme d'échange, je… ce n'est qu'une coïncidence.

_ Je suis triste.

_ Enya, je reviendrais.

_ Tu dis ça mais ce n'est pas vrai.

_ Mais bien sûr que si.

_ Non, je te déteste.

Enya se leva les larmes aux yeux et partit en courant vers sa tente. Mac avait assisté de loin à la scène et se dirigea vers son filleul.

_ Ne t'en fait pas, je lui parlerais.

_ Tante Mac, elle me déteste.

_ Non, elle ne te déteste pas, elle a mal et elle a voulu te faire mal aussi.

_ Je ne sais pas si c'est une bonne idée que…

_ AJ ! C'est ton choix et je pense que c'est le bon. Enya n'a que neuf ans et elle découvre que tu ne seras pas toujours auprès d'elle. Je crois que nous avons fait une erreur en la laissant trop s'attacher à toi et ça risque d'être difficile les premiers temps. Mais il est temps qu'elle s'ouvre aux autres et se fasse des amis de son âge.

_ Ça ne change rien au fait qu'elle me déteste.

_ AJ, ce sont des mots prononcés sous le coup de la colère. Et si tu veux vous pourrez communiquer sur Internet, je suis sûre que ça lui fera plaisir.

_ Je l'espère. Bon je vais aller voir les parents maintenant.

_ Bon courage.

_ Merci.

AJ parla à ses parents qui haussèrent un peu le ton en apprenant la nouvelle, mais connaissant la détermination de leur fils, ils savaient très bien que ça ne servait à rien de l'en dissuader.

Une semaine plus tard, AJ montait dans l'avion en faisant un dernier signe de la main à ses proches.


Un mois s'était écoulé depuis le départ d'AJ. Les Roberts ressentaient un vide dans la maison. Il n'y avait plus chaque soir le son de la guitare qui provenait de la chambre de leur aîné. Il n'y avait plus non plus les chamailleries entre les deux frères qui avaient le chic d'énerver Harriet. Non, à la place il y avait un silence trop grand, même les jumeaux s'étaient apaisés. Pourquoi ce changement aussi important, personne n'aurait su le dire.

Bud Roberts regardait sa famille de son fauteuil et pensait au chemin parcouru tout au long de ces années. Lui, le petit garçon timide et sensible qui avait si peur de la main de son père, était devenu un père modèle et un mari tendre, généreux et affectueux. Il avait fait une belle carrière et avait réussi, malgré la perte de sa jambe à devenir le second au JAG de San Diego. Cette vie il l'avait gagné grâce à son courage et à sa persévérance mais aussi grâce à ses amis et à sa formidable femme. Aujourd'hui, son fils aîné avait quitté la maison pour se diriger vers son destin. C'était un vide certes mais il devait réagir et emmener sa famille vers l'avant.

Harriet observait son mari depuis un moment, des plis se formaient sur son front, des petits sourires apparaissaient par moment. Mais à quoi pouvait-il donc penser ? Elle s'approcha de lui, passa ses bras autour de son cou et posa sa tête sur son épaule.

_ A quoi penses-tu ?

_ A ma vie.

_ Oh ! Et alors ? Comment est-elle ta vie ?

_ Plus belle que tout ce que j'aurais pu imaginer. Je crois que j'ai vraiment une bonne étoile au-dessus de ma tête et la meilleure chose qu'elle est faite pour moi, c'est toi. Jamais je n'aurais cru un jour épouser une femme comme toi. Tu es toute ma vie mon amour.

_ Je t'aime Bud. Et c'est moi qui ai de la chance d'avoir un mari tel que toi.

_ Tu sais je crois qu'il faut qu'on se remette à rire plus, à faire du bruit dans cette maison. AJ nous appelle souvent et on doit penser à autre chose qu'à son absence. Ils partiront tous un jour, AJ est juste parti un peu plus tôt que prévu mais…

_ Mais lorsqu'ils seront tous grands et mariés, on pourra à nouveau faire l'amour quand ça nous chante et où l'on voudra.

_ Harriet ! Et pourquoi à nouveau ? Je peux très bien te faire l'amour, là, tout de suite.

Bud saisi les lèvres de sa femme et la fait tomber dans ses bras.

_ Bud Roberts tu es incorrigible, mais je ne serais pas contre une petite sieste à l'étage.

Ils regardèrent leurs enfants jouer dans le jardin et discrètement prirent l'escalier et gagnèrent leur chambre.

Harriet sauta sur le lit et prit une position des plus sexy. Bud s'approcha en déboutonnant sa chemise et défit le dernier bouton en embrassant sa femme. Harriet passa ses mains sur le torse viril de son époux. Apres toutes ces années de mariage, elle aimait toujours autant voir les étincelles du désir dans ses yeux. Elle portait une robe légère qu'elle fit passer sans difficulté au-dessus de sa tête dévoilant de jolis dessous en dentelle à son mari. Bud retira complètement sa chemise et commença à parcourir le corps de sa femme du bout des lèvres. Harriet pencha sa tête en arrière pour apprécier pleinement l'attention que lui portait Bud. Il était doux et attentif au moindre de ses désirs. Bientôt elle se retrouva nue dans les bras de son homme subissant les assauts de ses mains et de ses lèvres. Il connaissait ce corps par cœur, la moindre parcelle de peau, le moindre point sensible. Il jouait avec elle et la regardait se tortiller de plaisir. Ses mains se posèrent délicatement sur ses hanches effectuant de petites caresses tandis que sa bouche s'apprêtait à goûter son intimité. Il sortit le bout de sa langue et vint titiller le clitoris déjà quémandant de sa femme. Les petits gémissements que poussaient Harriet accentuaient son désir de la posséder corps et âme. Il continua ses assauts de langue tout en glissant un doigt dans la fente déjà chaude et humide. S'en fut trop pour Harriet qui ne put contenir plus longtemps sa jouissance. Dans un cri de plaisir, elle mouilla entièrement la main de son mari qui se redressa et la regarda avec des yeux empli de désir.

Elle reprit lentement une respiration normale et prit les choses en mains. Elle bascula sur son mari et finit de le dévêtir, la laissant admirer l'objet de tous ses désirs. Bud connaissait bien sa femme et savait très bien qu'elle allait jouer avec ses nerfs. Et en effet, elle commença à parcourir la moindre parcelle de son corps de petits baisers brûlants. Chaque fois qu'il sentait la bouche chaude de sa femme, il ne pouvait retenir un frisson. Apres dix minutes de ce petit jeu, Harriet posa sa main sur le membre dur de son époux. Elle commença un lent mouvement de va et vient puis vint s'emparer de son gland avec sa bouche. Bud ne put retenir un petit cri de plaisir qui fit se dessiner un sourire sur les lèvres de sa femme. Elle le lécha et le caressa amoureusement jusqu'à ce qu'elle décide que les préliminaires avaient assez duré. Elle se redressa lentement et regarda son mari avec envie. Elle vint positionner son sexe au-dessus de ce pénis qui avait été l'objet de toute son attention et vint délicatement se poser dessus. Bud poussa un cri de contentement en pénétrant l'intimité chaude et voluptueuse de sa femme. Ils commencèrent une lente danse de leurs corps, appréciant chaque instant, chaque détail, chaque geste de cette fusion. Bud sentait le moment de la jouissance approcher et reprit les rennes, il bascula sa femme sur le dos et la pénétra plus violemment en faisant de rapide va et vient dans son vagin. Harriet laissa le plaisir l'envahir totalement jusqu'à atteindre l'orgasme en poussant un cri de satisfaction qui permit à Bud de jouir pleinement à son tour.

Fatigués de leurs assauts, ils s'endormirent paisiblement et se réveillèrent une heure plus tard en entendant la télé s'allumer au rez-de-chaussée.