Hello tout le monde !

Tout d'abord merci pour vos reviews, ça me permet de progresser, ça m'inspire, ça me fais rire, bref j'adore ça, alors surtout continuez :D

Ensuite PETITE PRECISION ! Plusieurs d'entre vous m'ont demandé combien de temps exactement après Breaking Dawn/Révélation se passait mon histoire. Donc elle se déroule environs 3 ans après la fin du livre, quand Renesmée a environ 1 ans. Du coup, dans La Banquise fond au Printemps (d'ailleurs vous allez découvrir le pourquoi du titre dans ce chapitre), Jake a 19 ans, Seth a peine 18, et Annie en a presque 18 aussi. Et Nessie en a …4. Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ? :)

J'espère que c'est plus clair pour vous ! :) Bonne lecture ! (Avec un peu plus de Seth yay !)


Je fixe ce garçon pendant quelques secondes mais ça me paraît durer une vie. Le regarder c'est comme un matin de printemps où la banquise se met à fondre désespérément vite.

J'ai l'impression de successivement me prendre un coup de pelle dans la tête, puis de sentir mon cœur se gonfler d'air. Ou de tomber au ralenti du Golden Gate dans le brouillard matinal, avant de percuter l'eau glacée.

Je me sens com-plètement molle tout à coup. Le type me fixe avec une expression mi – perdue, mi – figée, comme s'il voyait une lumière au fond d'un tunnel.

Il ne doit pas être très bien réveillé, le garçon. Je me demande un instant si je lui ai fait mal, avant de m'excuser platement pour le temps que je lui ai fait perdre.

«Je- je suis désolée», je marmonne d'une voix un peu chamboulée.

Mais qu'est-ce qui m'arrive ?

Mon Dieu, si j'avais su que les mecs de La Push étaient aussi sex, ça ferait belle lurette que je serais venue ! Et sans rechigner, s'il-vous-plaît !

Le mec me regarde comme si je venais de lui parler bulgare, et reste là à me fixer.

Bon. Pas de réponse. Il n'est effectivement pas bien réveillé.

Quand je commence à le contourner, parce que ok, il est magnifique, mais on ne se connaît pas et, quand même, je suis en retard, il m'at trape brusquement le bras d'une poigne de fer.

Pendant une seconde, l'idée qu'il pourrait être super en colère parce que je l'ai bousculé me traverse l'esprit. Pourquoi il me retiendrait sinon ?

Il va me frapper ? J'ai peur.

Sans blague, la façon dont il me serre le poignet, j'en ai presque mal. Pourtant, ses mains sont brulantes, mais sérieusement, ce mec a une poigne de malade.

Il est quand même drôlement sex- ta gueule, Annie

Je le regarde avec un air un peu paumé, parce qu'il me tient toujours le bras.

«Est ce que ...je peux récupérer mon bras, s'il te plait ?», je lui demande, doucement, pour ne pas me faire frapper (on ne sait jamais).

Il me regarde intensément, avant de baisser les yeux sur sa main serrant mon poignet, et soudainement il le lâche comme s'il s'était brûlé.

«Pardon», me dit-il simplement.

Il a une voix grave, profonde, comme sortie d'une caverne ou d'un rêve

Je mets un temps qui me semble infini à détourner mes yeux des siens, et quand enfin, grâce à une volonté qui me semble venue du fond de moi-même, j'y parviens, c'est comme si le reste du paysage était devenu noir et blanc.

Non pas qu'il ait jamais été vraiment coloré, avec ces foutus nuages. Mais vous voyez ce que je veux dire.

Et quand je commence à m'éloigner d'un pas saccadé et un peu maladroit, je sens son regard qui me chauffe le dos.

J'arrive en maths juste avant la sonnerie, après une course effrénée à travers les couloirs. Le prof me suit d'un peu moins de trente secondes, et je me fous une tarte intérieurement quand je me rends compte que dans ma précipitation j'ai oublié de prendre mes affaires dans mon casier. Mais quelle conne. Mais quelle conne.

Le prof m'excuse grâce à l'argument infaillible de la nouvelle élève, et six exercices de trigonométrie plus tard, je me retrouve en français avec Renesmée.

«Qu'est ce que tu fichais tout à l'heure ?», me demande-t-elle. «On t'a attendu au moins dix minutes.»

«Je suis désolée», je mens facilement. «Je me suis perdue, je crois.»

Elle me lance un regard pénétrant et enfin détourne les yeux. Pour retourner sa tête deux seconde plus tard vers moi.

«Je crois que tu es prête pour le spectacle», ajoute-t-elle.

«Que je suis prête ? Renesmée je ne-»

«Nessie. Appelle-moi Nessie. Ou Ness à la limite. Mais pas Renesmée. Il n'y a que mes parents qui s'obstinent à m'appeler ainsi.»

Je n'aime pas beaucoup "Nessie". Ça fait très Lock Ness. Mas c'est elle qui décide, après tout.

«Hm, ok.»

«Bon, tu es prête ?»

Mais de quoi elle me parle ?

«Nessie, je ne te connais que depuis hier. Je ne vois pas pourquoi je serais déjà prête pour quoi que ce s- »

Elle m'interrompt en m'assenant sa main sur la joue.

Je me mets à voir défiler une série de clichés extrêmement vivants sous mes paupières, d'elle, de Jacob, ses parents, des membres de la meute, semble-t-il, mon père, qu'elle a déjà vu, et lorsque, tout à coup, je reconnais le garçon dans lequel je suis rentrée ce matin dans le couloir, mon cœur fait un bon dans ma poitrine et j'écarte sa main brusquement.

«Qu'est c'était que ce put-»

«Chut !», m'enjoint-elle alors que M. Debré se tourne vers nous d'un air soupçonneux.

Ouh, j'allais dire un vilain mot. Quand le prof de français détourne enfin son attention sur un crétin qui fait le pitre dans le fond de la classe, Renesmée me chuchote :

«Moi aussi j'ai un don.»

C'est dingue. Je veux dire, ok je suis habituée avec mon père (quoique, non en fait) mais ça, c'est juste... dingue.

Je n'en reviens pas, je n'ai jamais expérimenté un truc comme ça de toute ma vie.

«Wow», je dis simplement. «Est ce que tu peux me faire voire San Francisco ?»

«Je vais essayer …»

Elle repose sa main sur ma joue, plus doucement, cette fois, et je vois une série de photos hyper connues et de cartes postales de ma ville natale défiler devant mes yeux. Renesmée n'a jamais du mettre les pieds là-bas.

C'est fou comme ma ville me manque. Les cable-cars, mon Golden Gate par la fenêtre chaque matin, mes amies, ma tante ... Ma vie, quoi !

Ici, je ne suis attachée à rien. À rien sauf peut-être ...non. Non, c'est une stupidité, ce que j'allais dire, je ne le connais pas, je ...chut, Annie. Tais-toi.

La sonnerie retentit, et Renesmée saute de son tabouret en me prenant par la main.

«On a gym ! Je vais te présenter Seth et Quil, ils sont dans le même cours que nous, avec Jake, mais ils ont séchés hier.»

Je hoche la tête.

Il faut que j'arrête de penser à ce type du couloir, parce qu'a chaque fois je sens ma gorge devenir très sèche et mon pouls tripler sa cadence.

Je ne l'ai jamais vu avant, ce n'est donc pas un élève (croyez-moi, j'aurais remarqué un mec aussi sexy au self hier). C'est sûrement un employé de l'école qui fait le ménage.

Génial.

Non pas que j'ai quelque chose contre les employés de ménage, il n'y a pas de sous-métiers, après tout. Mais quand même.

Je suis docilement Renesmée, la tête dans les nuages (ou plutôt dans le torse du mec du couloir). Arrivée aux vestiaires, j'enfile ma brassière noire et mon legging noir également sans y penser à deux fois. Je passe ensuite au toilettes pour refaire ma queue de cheval.

J'ai les cheveux très longs, ils m'arrivent environ au niveau du bas des côtes. Je les ai toujours eus comme ça, et mon papa m'appelle souvent Raiponce pour rire.

Devant le lavabo, je les attache donc en une queue de cheval très haute, me passe un peu d'eau sur les joues et je me les tapote frénétiquement jusqu'à ce que je sente le sang affluer sous ma peau. Je passe une main inattentive sur mon ventre nu (je préfère transpirer dans une brassière de sport, ça évite le dos qui colle au t-shirt, je trouve ça immonde) et avale une gorgée d'eau fraîche.

Après que Mrs. Johnson nous ai ordonné de nous "bouger le cul" (ce sont ses mots) pour commencer l'échauffement musculaire, je sors des toilettes la tête baissée et rejoins Renesmée qui parle avec un grand mec en t-shirt blanc.

«Tiens, te voilà, toi. Je te présente Quil Ataera. Quil, voici Annie Sommers, c'est la fille humaine de Gabriel.»

Je pense "hein ?" avant de me souvenir qu'il est très probablement un loup. Comme Jacob, et Sam. D'où la précision sur ma nature humaine, qui aurait semblé superflue, voire louche, voire flippante si elle avait été faite à quelqu'un d'autre.

Le gars me fait un grand sourire. Il a l'air bien plus cool que Jacob.

«Hey, Annie, ça gaze ?», lance-t-il comme si on était déjà potes.

Ça me fait plaisir.

«Yep», je fais en plissant les yeux car le soleil pointe le bout de son nez.

Attendez - quoi ?

Le soleil ?

Allélu- alléluia ! Du soleil ! Je me sens comme une fleur qui éclôt après des mois à l'état de bourgeon, ou un ours qui se lève après l'hiver, la chenille qui sort de sa chrysa-

«Et voici Seth», me désigne Nessie en pointant quelqu'un derrière moi.


VOILOU ! Dites moi si vous avez aimé je veux tout savoir ! :)