Bonjour la compagnie !

Ah, les vacances à la montagne ! Les randonnées, les eaux thermales, les marmottes et les cousins ! Heureusement qu'il y a Seth pour m'évader un peu.

Comment vous allez, vous sinon ? Je réponds à vos reviews :

Soizic16 : Je suis d'accord avec toi, le dernier chapitre était bien plus court que les autres, mais celui-ci est plus long ! Et c'est aussi mon préféré ! En effet Annie connaît tout sur tout par rapport aux êtres surnaturels, sauf une seule chose, que tu découvrira dans 2, 3 chapitres. Et pas d'inquiétudes, leur relation va évoluer dans un délai relativement court. Merci beaucoup d'avoir reviewé, tes mots me font toujours très plaisir :)

Wenesday : Heyyy ! En effet c'est toi qui m'a réveillée de mon coma-fanfiction. Merci ! Au Canada il y a un truc qui d'appelle genre le Cejep, non ? Ma meilleure amie habite à Montréal, mais elle est encore dans un lycée français, donc je ne suis pas très au fait. Et je te laisse profiter de Seth nu, il t'attend héhéhé. Bisoux, et merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait bien rire.

Leya Anhaylla : Étant myope moi-même (d'un oeil, seulement, ouf), je peux te dire que c'est un joli flou artistique au loin quand je n'ai pas mes lunettes. L'autre problème de vision c'est l'hypermétropie, quand on voit pas de près et après il y a plein d'autres problèmes chelous genre astigmate et tout. Et 1. Ouiii Annie se met aux jeans, c'est une première, tu verras qu'elle continue un peu. Et 2. En effet, Seth nu. Et Attention Spoiler : elle est suffisamment près pour le voir ! Merci beaucoup pour ta review, je l'attend toujours avec impatience, c'est toujours un plaisir de les lire.

Merci beaucoup également à

wolf2242 qui assure la rapidité des mises à jour, à AnaZaltana pour son gentil petit mot, et à Aulandra1707 (bienvenue !).

À vous toutes qui attendez impatiemment l'apparition d'un Seth nu.


Je repense, en regardant la lune, sur la route de la maison, à une des soirées les plus cool que j'ai passé de ma vie : celle que je viens de vivre en compagnie de la meute et Renesmée.

Les gars sont super drôles, et leurs copines aussi. Rachel Black, par exemple, est à mourir de rire. C'est vrai qu'elle est un peu prétentieuse, mais cette fille est déchaînée, je vous jure. Si jamais vous la croisez, pensez à jouer au KEM'S avec elle. Vous savez, le jeu de carte. Sérieusement. N'oubliez pas, je vous promets que vous ne le regretterez pas.

Par ailleurs, Seth a été adorable toute la soirée. Lorsqu'on est tous sorti pour s'asseoir autour du feu, j'ai commencé à claquer des dents. Parce qu'une écharpe et un gros pull, il faut dire que ça ne suffit pas trop dans le nord des US, en février, même avec un feu à proximité.

Au début, j'ai bien senti que Seth voulait me parler, parce qu'il n'arrêtait pas d'ouvrir légèrement sa bouche, puis de la refermer. Et puis il faisait des espèces de gestes qu'il stoppait au milieu.

Alors que je commençais à perdre espoir, Seth m'a envoyé un petit sourire timide en me demandant :

«Est-ce que... tu veux que je te réchauffe ? Je suis chaud.»

Devant mon air mi-figue, mi-raisin, il essaya de s'expliquer :

«Enfin, je veux dire, j'ai chaud. Enfin, non, je suis trop ch, heu, je suis natur-... hm, ma nature fait que j'ai heu, j'ai...» a-t-il commencé à s'embrouiller. «Ce que je veux dire, c'est que je n'ai pas froid.»

À mon tour, embarrassée et hilare, j'ai murmuré un petit :

«Oui, je veux bien, s'il-te-plait», qui sonna d'ailleurs comme un couinement de souris plus que comme un murmure (qui à la base se voulait sensuel. J'ai bien dis "à la base").

Je me suis rapprochée de lui petit-à-petit, ne sachant pas trop comment faire. Arrivée à ses cotés, Seth a tendu un bras vers moi, puis l'autre, a semblé réfléchir, puis, à cours d'idées, m'a simplement ouvert des bras bouillants avec un sourire à la fois gêné et avenant. Je me suis réfugiée dedans comme s'ils avaient été destinés à m'accueillir depuis ma première respiration.

Autant vous dire que j'ai savouré la douceur tiède de ses bras et la tendresse de son étreinte tou-te la soirée.

En revanche, au tout début, c'était un peu tendu. Quand Nessie et moi avons franchi la porte d'entrée, tout (et quand je dis "tout", je pèse mes mots) les regards se sont posés sur moi. À croire que j'étais la nouvelle copine de Georges Clooney. Il y a eu quelques secondes de gêne, et une femme enceinte, avec des horribles balaffres sur la joue gauche m'a tendue une main amicale.

«Bonjour Annie. Je m'appelle Emily. Nous avons beaucoup entendu parler de toi, tu sais», m'a-t-elle dit, en coulant un regard sur Seth qui haussa les épaule en souriant.

«Hm, enchantée», ai-je dis.

«Alors, voici Jared, Embry, Sam, Paul ...»

Et les noms ont continué jusqu'à ce qu'elle arrive à :

«Et tu connais Seth. Ou, du moins, il te connait, ça, on est au courant.»

Hm, qu'est ce que c'est supposé vouloir dire ?

Seth a regardé Emily le temps d'une malheureuse seconde avec l'air de quelqu'un qui dit : «fais gaffe.»

Après ce moment bizarre, il y aussi eu l'apparition de la soeur de Seth, Leah. Absolument insupportable, mal élevée, et méprisante.

«Tiens, c'est toi, le fameux rejeton de la nouvelle sangsue. Comme s'il n'y avait pas assez de vampire ici.», a-t-elle dit lorsqu'elle est descendue des escaliers, avant de sortir par la porte d'entrée.

En toute honnêteté, je l'ai très mal pris. Je ne suis pas le genre de fille à vivre sur la planète des licornes et des arc-en-ciels, mais je n'aime pas particulièrement qu'on me balance des méchancetés à la gueule. Et plus particulièrement encore quand c'est la soeur du mec qui m'intéresse qui les profère.

«Ne fais pas attention», me prévint Seth, d'une voix rassurante, et légèrement vexée aussi.

Je devais avoir l'air blessé. Je le suis restée jusqu'à ce que Quil se prenne une claque derrière la tête par Embry, à la suite d'une remarque idiote mais hilarante.

Le reste de la soirée, j'ai sentis le regard chaud et enveloppant de Seth, qui m'entourait tout entière. Parfois je sentais nos mains qui s'effleuraient lentement et qui me paraissaient à chaque fois plus tremblantes.

Pendant le dîner, je l'ai longuement regardé dans les yeux, jusqu'à ce que j'entende quelqu'un (sûrement Embry) dire:

«Ça va, les deux, là, on vous dérange ?»

Je me suis sentis rougir comme si la température était instantanément montée de 15 degrés.

Et c'est exactement ce que je ressens maintenant, même s'il doit faire -10 dehors.

Non, mais attendez, je ne vous ai pas dis comment je rentrais ? Haha, je vous ai dis que je rentrais, mais je suis actuellement accrochée au dos de Seth, sous sa forme de loup.

Comment en suis-je arrivée là ?

Laissez moi vous raconter cette histoire.

Vers minuit, j'ai reçu un appel de mon père, qui m'intimait de rentrer dans les trente minutes. Sans discussion possible ni même envisageable. Étant venue à dos de Nessie, j'ai demandé, un peu affolée, si quelqu'un serait assez gentil pour me ramener avec sa voiture.

Seth s'est porté volontaire dans la seconde. Au moment où, après avoir dit chaleureusement au revoir et merci à tout le monde (et un gros câlin à Nessie), je m'apprêtais à sortir, je sentis dans mon dos les regards lourds de sens que la meute jetait à Seth.

Ce fut très, très gênant.

Je ne suis pas aveugle, je crois que Seth m'aime bien. Mais le truc, c'est que je ne supporte pas ce genre de situation. Tu sais que le mec t'apprécie assez pour envisager une relation (quelle qu'elle soit) avec toi, et toi, t'es complètement accroc à ce mec, et tout le monde a l'air au courant de votre attirance mutuelle, mais il ne se passe rien.

Vous voyez ce que je veux dire ?

D'un autre côté, je dis ça, mais c'est vrai qu'il ne faut pas compter sur moi pour faire le premier pas. Pas question de lui avouer quoi que ce soit, ni même de lui montrer mon affection ostensiblement (ni mon obsession, car je crois que c'est le mot juste).

Et je ne sais même pas si j'ai envie qu'il le fasse. Imaginons : il me dit qu'il a envie d'entamer une relation avec moi (ouh, j'ai chaud). Si je me rend compte qu'il veut juste me sauter, alors que je commence à sérieusement me demander si j'ai des sentiments pour lui (qui dépassent l'attirance physique) je crois que je me pends.

Sérieusement. Ça m'est déjà arrivé. Pas de me pendre, bien sûr, mais de tomber sur un mec qui est uniquement intéressé par ...ma petite cerise.

Lui dire que je tiens à lui, ou le lui montrer (avec mon attitude, mes gestes), ça gâcherai cette ambiance électrique, chaude et terriblement sensuelle (car incertaine et dangereuse) que nous partageons.

Donc, en résumé, je ferme ma gueule et fais Hellen Keller en attendant d'être sûre que Seth partage le même type de sentiment que moi.

Et ne vous avisez pas de me demander qui est Hellen Keller, sinon je vous frappe !

Quoi qu'il en soit, en sortant dans la nuit glaciale tous les deux, tout à l'heure, il m'a conduite jusqu'au garage de Quil, ou était garée sa moto. Lorsqu'il a allumé la lumière du local en taule, il a poussé un juron : Leah avait prit la moto, le laissant rentrer par ses propres moyens (entendez : à pattes)

«Oh, non», ai-je soupiré avec une petite moue. «J'adore ta moto».

Traduisez : j'adore être collée à toi !

Il paru réfléchir un moment, jusqu'à ce qu'il dise, avec son indécrochable sourire :

«Écoute, je sais que ça va te paraître bizarre, mais, puisque je n'ai pas de voiture et qu'à pieds, on ne sera jamais chez toi en trente minutes, est-ce que ça te va si ...je te porte sur mon dos ?»

J'ai mis un peu de temps à comprendre.

«En loup ?»

«Oui.»

J'ai essayé de cacher (tant bien que mal) ma joie :

«Dans la mesure où je ne crois pas qu'il y ait d'autre solution, alors ouiii, hm, oui, pourquoi pas.»

Il me fit un grand sourire (ces sourires qui me font des guilis au ventre), et, sans rien ajouter, il éteignit la lumière.

«Heu, Seth ?» ai-je appelé dans le noir. «Seth ?»

Quelques secondes après (qui furent suffisantes pour que j'entende les bruits de vêtements que l'on glisse sur la peau, et que je m'imagine des trucs que je ne devrais pas imaginer), je sentis sur mon flanc gauche la fourrure brûlante d'une bête énorme.

«Seth ?» ai-je demandé.

Le loup poussa un petit feulement avant de se baisser pour me laisser monter.

Monter à califourchon sur le dos de Seth en loup, sentir à la fois le froid qui mord les joues et la chaleur de sa fourrure sur mes jambes (et entre mes jambes, pour être plus précise), accrocher mes mains dans son encolure et poser ma tête sur ses omoplates en regardant la lune (floue) défiler à travers les sapins (flous), c'est juste ...jouissif. Au sens orgasmique du terme. C'est, je ne sais pas. Quelque chose que je n'ai jamais expérimenté, et qui me fais transpirer et frissonner à la fois.

C'est dingue comme ce que je viens de penser peut être mal interprété. Ce n'étais pas volontaire, cette armada de sous-entendu. Si, si, promis.

Après dix minutes de course, nous arrivons sur le porche de ma maison, et s'en suit deux ou trois secondes de gêne. Je ne sais pas trop comment réagir.

Vous avez déjà fait un câlin de remerciement à un loup, vous ? Moi, non, en tout cas.

Je m'avance avec le loup sur le porche, en retirant doucement mon écharpe parce que waouh ! j'ai presque chaud maintenant.

«Merci Seth», lui dis-je, me tournant vers lui, en lui donnant une caresse affectueuse sur le haut du crâne.

En une seconde, le vrai Seth se matérialise devant moi.

La seconde d'après, je sens le sang affluer vers mes joues avec la puissance d'un avion à réaction, car Seth est nu.

Genre, à poil.

Genre, je vois son torse nu, là, maintenant tout de suite.

Genre, si je me penche, je vois... ahem.

Heureusement, il est suffisamment près de moi pour que je ne puisse pas voir son engin (QUI EST EN TRAIN DE TOUCHER L'ÉCHARPE QUE JE TIENS À LA MAIN...PUTAIIIIN !).

Il se penche doucement, fais deux pas en avant, attrape ma mâchoire de ses deux énormes mains et effleure ma joue de ses lèvres pleines. Je ferme les yeux sous la douceur de sa bouche, et retient un petit 'gniiii' d'excitation. Il effectue ensuite une légère pression à la commissure de mes lèvres.

Je crois que je vas littéralement me consumer de désir. Genre, fondre comme de la cire, ici.

Gaaaah. Ses lèvres. Sur ma joue.

Ses lèvres.

Ha.

Haaaaaaa.

Annie ?

Gnaaa.

Embrasse-moâââ ...

Annie ! Réveille-toi !

Je reprend conscience, et m'écarte brutalement (alors qu'on étaient bien partis), avant d'articuler sans bruit :

«Pa-pa.»

Il fait une tête super bizarre, avant de comprendre que mon père a une ouïe sur-développée, qu'il entend tout ce que l'on dit, et nos respirations, et l'air brassé par nos gestes.

Seth me passe une main lente et chaude sur la joue, en me regardant intensément, comme indécis et parfaitement sûr de lui à la fois. Je donnerai cher pour savoir à quoi il pense.

En un clin d'oeil, il éclate en arrière et reprend sa forme de loup.

Il est doué. Je n'ai rien eu le temps de voir.

Crotte.

«À lundi !» je lui dis en lui faisant un signe de la main.

Et puis je rentre dans la maison.

«Dis donc, jeune fille», me dit mon père, qui m'attend sur le canapé du salon, «tu peux m'expliquer pourquoi il y avait un homme nu sur mon perron ?»


Si vous aussi, vous pensez qu'Annie est dans la merde, laissez moi une review !

Bises