Salut salut ! Voilà le chapitre 15 :)

Merci à Varbo93 : Voici un petit pétage de câble rien que pour toi ! J'espère que ça va te plaire, dis moi ce que t'en penses ;) Et bien joué sur ta supposition à propos de Nessie, tu auras plus de réponses sur l'odeur bizarre, là où elle est, pourquoi et où elle est partie, etc dans les prochains chapitres, promis.

Merci à Livydu50 : c'est clair que c'est tendu entre Colin et Seth, on va voir ce que les choses vont donner :)

Merci à Fings : ça me fais plaisir, bisoux !

Merci à clem2605 : un début d'élément de réponse dans ce chapitre ! Merci pour ta review, bisoux !


Seth fait les cent pas dans son salon. On s'est habillés en vitesse. Enfin surtout moi; Seth est encore en calbute et t-shirt. Nous attendons un autre coup de fil de mon père, car Nessie (ou le ravisseur de Nessie) a incroyablement bien réussi à camoufler sa trace.

Le plan c'est que Seth décolle avec moi sur son dos dès qu'on connaît à peu près la direction de Renesmée. Mon père voulait me coincer entre quatre murs à la maison, mais j'y serais seule et ça ne lui plaît pas trop, au cas où Nessie serait kidnappée et que ce ne soit qu'une diversion pour m'attraper, moi.

J'ai eu beau lui dire que c'était complètement con, comme raisonnement, il n'a pas voulu en démordre. Et, pour être honnête, ça me fait plaisir qu'il s'inquiète pour moi.

Qui n'aime pas se sentir précieuse ?

Cette histoire avec Jacob bouffe la jeunesse de Nessie, et Dieu sait qu'elle est courte. La jeunesse, pas l'histoire. Quoique, vu la tournure que ça prend, je me demande.

Quand j'entends la sonnerie de mon téléphone, Seth se jette sur mon portable. Il décroche, et plaque mon iPhone sur son oreille avec une avidité légèrement effrayante.

«Allo, Gabriel ?»

Bah vas-y, appelle mon père par son ptit nom, tant qu'on y est ! Et pourquoi pas Gabe, aussi ? Ou Gabie, comme ma mère et ma tante le faisaient ?

Oh, oh. On arrête. Si je pense à maman, je vais pleurer. Surtout dans un moment de stress intense comme celui-ci.

«Oui», dit Seth. «Oui. D'accord. Ça marche. À tout à l'heure.»

Il raccroche, et en me tendant mon téléphone, je me rappelle que je n'aime pas particulièrement qu'on s'empare de mes affaires sans me demander. Il a intérêt à me présenter ses excuses. Ça fait un peu "pousse toi bébé laisse le mâle gérer".

Comment ça, je suis une control freak ?

«Désolé pour le tel, je suis un peu tendu», commence-t-il et je souris, «On est attendu à la frontière du Canada, Nessie a filé vers le Nord. Tu viens ?»

Je tique.

«Comment ça, je viens ? Tu imagines une seconde me laisser ici ?»

Seth me prend dans ses gros bras, me soulève et m'embrasse sur le nez.

«Allons-y.»

Quelques instants plus tard, après être passés chez les Clearwater, je vole en direction du Canada, sur le dos de Seth, emmitouflée dans son é-norme parka doublée en polaire (il faut que je m'en achète une comme ça). Je porte des moufles et j'ai viré la jupe.

Non, pas viré, viré. Tout de suite, là, vous sautez aux conclusions. Non, mais j'hallucine, quoi. Virée, et remplacée. Par un pantalon. Je ne suis pas débile, je ne me promène pas à dos de loup en collant.

Quoique. Ce serait marrant. Je sauvegarde cette idée dans un coin de ma tête.

On court pendant une dizaine de minutes, dans le froid, jusqu'à ce que j'aperçoive mon père, tranquille pépère en chemisette dans le blizzard.

Fichus vampires. Ils pourraient tout aussi bien danser à poil au Pôle Sud.

Il y a toute la meute, et je remarque Jacob, dans sa forme de loup, qui est très agité. Le reste des loups se tient sagement assis derrière un grand loup noir, que je reconnais comme étant Sam Uley. Ils sont en retrait sous un énorme pin recouvert de sa robe blanche d'hiver.

Il neige comme vache qui pisse. Attendez - ça se dit ?

« C'est plutôt pour la pluie ! » s'exclame Edward en répondant à ma question existentielle.

Bella, dans ses bras, l'air vague et inquiet qui lui barre le front, lève la tête sans comprendre et souris faiblement en me voyant.

Il neige comme vache qui chie, alors. Quoique. Une vache ça fait des bouses. J'entend Edward se marrer.

Carlisle et Rosalie sont absents, mais Alice et Esmée sont là, accompagnées d'un colosse brun et d'un mec blond cendré absolument canon.

«Jasper», se présente-t-il en me tendant la main.

«Annie. Je suis la fille de Gabriel», dis-je en tremblant un peu.

Je crève de froid. Mais il est canon. Genre, canon ! J'entr'aperçois Edward rire sous cape un peu plus loin, en écho à mes pensées.

« La piste s'arrête par ici, la neige a tout recouvert », explique Jasper, en faisant un geste vague pour designer la petite clairière blanche où nous sommes tous réunis. « Carlisle est parti vers le sud et Rosalie vers le nord pour voir si quelque chose reprenait forme mais nous sommes dans une impasse. Je ne vois pas bien ce qu'on peut faire », ajoute-t-il en regardant Bella et Edward avec un air désolé.

Je vois la montagne de muscle s'approcher de moi, avant qu'elle me donne une énorme tape dans le dos en guise de bonjour.

«Hey, Annie. Moi, c'est Emmett ! Ça va, là, pas trop froid ? Fais gaffe, tes crottes de nez vont geler.»

Il part d'un gros rire. Il m'a fait super mal au dos, mais au moins j'ai moins froid. Seth se met à grogner sur Emmett d'un air menaçant, et comme le malabar ne cesse toujours pas de rire, Seth lui saute dessus en grondant comme le tonnerre.

Je mets un petit moment avant de me rendre compte que Seth vient de me défendre comme un chevalier servant. Même s'il donne plutôt dans le genre méchant loup garou servant. Bref. C'est assez romantique.

Ma vie est géniale.

Il l'a pris par surprise et Emmett s'effondre au sol, avant de se relever et d'envoyer Seth voler un peu plus loin dans la neige. Tous les vampires me regardent avec un sourcil ironique levé.

Seth grogne d'un air menaçant contre Emmett, avant de trotter joyeusement jusque derrière des fourrés, un peu plus loin, sans doute pour muter en humain.

«Alors comme ça, toi et Seth, vous êtes ...», commence Emmett en époussetant sa chemise bleue nuit, avec un grand sourire qui se veut malin.

Je lui répond que Seth et moi, on est effectivement ensemble. À ce moment là, Seth paraît, émerge de derrière les buissons, uniquement vêtu d'un short, et s'avance vers moi.

Je ne ferais pas de commentaire sur ses pectoraux ni ses épaules, vous savez ce que j'en pense. Disons que je ronronne intérieurement. Voire, je roucoule. Voire, je grogne. Il est tellement sexe. J'ignore les rires d'Edward et m'imagine sauter sur Seth pour profiter de ces abdominaux et de ses pectoraux et de ses épaules et de ses lombaire et de stop, Annie, respire.

Disons que ça fait un petit moment qu'on a pas …profité d'une petite partie de jambes en l'air. Et j'ai grave envie de lui sauter dessus. Mais pas lui sauter dessus comme le moustique sans force que je suis (quoique Seth m'a un jour dit que j'étais « étonnamment puissante pour une si petite chose »). Lui sauter dessus, comme le boulet de démolition de Miley Cyrus, si vous voyez ce que je veux dire. Boom ! Strike ! Je le percuterais, et ensuite je le chevauch— hm. Vous avez compris. Mes hormones sont en feu, aujourd'hui. Je ne réponds plus de rien.

Edward me regarde d'un air mi-amusé, mi-dégoûté.

Sorry, je pense, à son intention. Il me renvoie une grimace.

« Oui, Seth et moi sommes ensemble », je dis à Emmett.

Comme pour illustrer mes paroles, Seth vient m'emprisonner avec ses bras pour me réchauffer, puis frictionne mon dos et finit par m'octroyer un ou deux baisers sur la joue, et un timide baiser sur la bouche quand il croit que personne ne nous regarde.

Le colosse prend un air dégoûté.

«Baaaah, ils s'embrassent par où ils mangent !»

Alice éclate de rire, suivie de Bella, Jasper, Esmée, et contre toute attente, de mon père.

Hm, what ? Je regarde autour de moi parce que quelque chose cloche forcément. Mon père ne peut pas être en train de rire alors que Seth m'embrasse devant lui.

Finalement, je trouve. Edward, en retrait, a le nez au vent, et se met en position de chasse, sur ses gardes. Je tourne la tête et découvre Alice, qui a la bouche ouverte et les yeux écarquillés.

Ce qu'il se passe ensuite arrive très vite. Trop vite, pour mes pauvres yeux myopes d'humaine. Je perçois deux trois trucs, mais pas autant que je voudrais.

Une nouvelle tornade blonde arrive en tournoyant, et je vois ses cheveux bouclés qui ondoient dans les airs avant de tomber devant moi.

C'est une jolie femme, au teint diaphane, presque translucide, vêtue de noir. Elle me sourit, m'attrape par les bras comme pour me protéger, et en une nanoseconde, je me retrouve sur son dos.

Pourtant elle met un instant de trop à partir. Alice hurle :

« ATTENTION ! »

J'ai le temps d'apercevoir des hommes vêtus de robes de bure noires doublées de rouge, qui font assez Volturi sur les bords.

J'ai le temps de voir plusieurs d'entre eux foncer sur Alice en un coup de vent. J'ai le temps de voir un homme en noir foncer sur la femme blonde, qui me porte, et moi. Il fonce sur moi, sur elle, nous percute, et je tombe.

Sous le choc, je tombe dans un élan froid et rude, et je me sens si petite, si petite sous ce choc et cette chute. Je me sens minuscule. J'entend le bruit mat de mon dos qui s'écrase sur le sol immédiatement avant de sentir la douleur.

Une douleur dense, intense, qui me saisit, qui s'accroche à moi sans vouloir me lâcher. Elle me submerge et m'envahit, elle est comme une vague chaude de sang et une vague froide de neige, un mélange qui m'enveloppe et m'écrase, qui m'engloutit. Je me recroqueville, et je me sens encore plus petite. La douleur épouse les courbes de mon dos et y pénètre, acérée comme des hachettes, elle me cambre et c'est elle qui me fait hurler.

Elle me fait hurler à la mort, des cris rauques, comme des râles d'agonie, des cris sombres qui déforment ma voix. Je me sens fragile, insignifiante, vulnérable.

Je hurle, et je m'évanouis.


Alors, qu'est-il arrivé à Annie ? Des suggestions ?

Le prochains chapitre arrive très bientôt, promis.