Hello tout le monde ! Voilà le chapitre 16, merci pour vos gentilles reviews et ce chapitre est pour ma petite Amélie qui m'envoie toujours des messages adorables pour me motiver :)

Bon voyage ma belle !

Merci également à clem2605 : bien pour le dos, mais non, Annie ne deviendra pas un vampire :-) Ce serait horrible pour Seth, t'imagines ? Et ce n'est pas Rosalie qui l'a prise sur son dos, parce qu'elle la connait déjà ! Une autre blonde que tu vas découvrir dans ce chapitre. J'espère que tes brevets blancs se sont bien passés, plein de bisoux !

Merci à Guest : Contente que ça t'ait surpris, c'était le but ! Bonne lecture :)

Un grand merci à Varbo93 : Non mais tes reviews m'enchantent, tu es géniale ! Ne t'inquiète pas, la petite Annie est en vie, sinon il n'y aurais pas de chapitre aujourd'hui :-) Bien joué pour les Volturi, c'est effectivement eux, on en découvre les raisons dans ce chapitre et les suivants. J'adore quand tu pètes des câbles, c'est su-per drôle. Et surtout, ça m'inspire pour Annie :-) Bonne lecture !

Merci à morgane : C'est gentils d'avoir réviewé, mais ce n'est pas la bonne fiction je crois XD


Je reprends conscience et la première pensée qui me vient, c'est : chaud.

Trop chaud.

Je sens des mains brûlantes, tendres et rassurantes sur mon visage. Je suis dans une pièce où il fait chaud. Je suis allongée, la tête vraisemblablement sur les genoux de quelqu'un.

«Deux minutes !», s'exclame une voix fluette. «Seth, éloigne-toi, tu brouilles mes visions.»

Ah, c'est Seth.

«Hors de question, je reste à côté d'elle.»

Mon petit Seth.

«Ça me rappelle des souvenirs», remarque la voix douce de la mère de Renesmée.

«À moi aussi», dit Edward, en riant sous cape.

«Une minute et trente secondes !», s'écrie Alice.

Je me sens au chaud, en sécurité. Je ne peux pas bouger, ni parler, ni ouvrir les yeux,(Hellen Keller, je te comprends) mais je savoure, pendant la minute qu'il me reste, ces mains calleuses qui caressent mes joues et mes paupières comme des papillons.

«Quand même, Gabriel», soupire une voix, rocailleuse, que je ne connais que très peu, «Je ne savais pas que ça fonctionnait comme ça, ton machin. T'aurais pu prévenir. Regarde l'état de Brady, maintenant.»

Je me demande qui peut être aussi familier avec mon père. Sûrement Sam.

Une femme soupire.

«Moi, Gabriel, prévenue ou pas, j'en ai rien à faire. Je te dois la vie, et je ne te remercierai sans doute jamais assez», dit-elle.

Cette voix-ci m'est totalement étrangère. C'est une voix de femme, douce, un peu mielleuse, grave et fluide, qui enrobe les "o" et qui ne siffle pas les "s". Elle est agréable à écouter.

À ce moment, mes poumons s'emplissent d'air d'un seul coup et je me redresse pour aspirer, de nouveau, une grande goulée d'air. Ma cage thoracique n'apprécie pas, et je me mets à tousser si fort que je m'étouffe.

«Croie-moi, Bella», commente Emmett avec un ton légèrement sarcastique, «tu avais l'air un peu plus élégant que ça, quand tu t'es réveillée de ton semi-coma, la dernière fois.»

Comment te dire, tonton ? Ta gueule ?

Un éclat de rire venant d'Edward fait écho à mon mécontentement. J'entend ensuite un claquement, et me rend compte que Bella vient de mettre une tape sur le bras d'Emmett, qui couine sous la douleur infligée. Je me rappelle que Bella est un nouveau-né, et je pense : « Bien fait ».

Je suis un chouilla engourdie, et pour être honnête, j'ai même l'impression de flotter. Les contours de ma vision sont un peu flous, d'ailleurs.

Mais je me sens bien.

Je relève la tête, et essaye d'évaluer la situation à travers le brouillard dans lequel baigne mon cerveau.

Je suis assise sur le canapé d'une maison que je ne connais pas. Spacieuse, lumineuse (genre mobilier clair et super-moderne). C'est joli.

À ma droite, il y a le père de Nessie, et à gauche, Esmée et Carlisle. Dans un fauteuil pendu au plafond, au milieu de la pièce, il y a Tante Alice, assise en tailleur, qui me sourit.

Devant le mur gauche, sur un autre canapé, je découvre mon père, qui s'apprête à se lever pour me prendre dans ses bras. Il a les mains posées sur les épaules d'une femme familière, blonde.

C'est à elle qu'appartient la voix si douce, la voix d'alcôve. C'est la femme qui a tenté de me protéger en me prenant sur son dos, tout à l'heure. Elle porte une couverture sur ses épaules voûtées, et mon père caresse distraitement la couverture à cet endroit. Je n'ai pas le temps de m'étonner.

Tous me regardent. Ils me regardent avec cet intérêt inquiet, presque avec une pointe de pitié. C'est ça, d'être l'humaine du groupe.

Bordel.

«Quelqu'un m'explique ?», je dis, et suis aussitôt prise d'une quinte de toux.

Mon père arrive en clin d'oeil jusqu'à moi, et presse ses grandes mains froides sur mes épaules pour que je me rallonge.

«Tu dois rester allongée, Annie.»

«Pourquoi ?», je demande.

Devant l'air de compassion que tout le monde prend, en me regardant, c'est mauvais signe. Très mauvais.

Est-ce que je suis un vampire ? Pitié non. Tout, mais pas ça. Une tortue ninja, une sorcière, une putain de cigogne, mais pas un vampire. S'il te plaît, Dieu, entend mes prières.

«Tu as une entorse aux lombaires trois et quatre», explique Carlisle en se levant pour s'agenouiller devant moi à son tour. «Si c'est extrêmement douloureux car la cassure n'est pas nette, la guérison est plutôt rapide. Tu en as seulement pour quelques semaines. Malheureusement, il est probable que tu gardes des séquelles toute ta vie.»

C'est involontaire, mais je sens déjà mes yeux picoter. Est-ce que je suis tétraplégique ? Il est vrai que je ne sens pas mes jambes. Les larmes coulent des coins de mes yeux, tout doucement, parce que me réveiller dans les bras de Seth, puis apprendre que mon dos est foutu, c'est accablant.

C'est accablant, et j'ai envie de baisser les bras et les épaules, de soupirer et de pleurer.

« Ne t'inquiète pas, Annie, tu n'es pas paralysée à vie », me dit Edward.

Je soupire de soulagement.

«Comment ...», je dis, des trémolos dans la voix, «comment est-ce arrivé ?»

Je me rappelle être tombée du dos de la femme blonde, sur le tapis blanc de la neige qui recouvre tout. Et les hommes en robe de bure sont là aussi. Je me rappelle une douleur qui vient sur moi comme des salves, et les cris autour de moi.

Carlisle m'explique ce qu'il s'est passé, tandis que les larmes roulent toujours sur mes tempes.

«Aro avait envoyé ses sbires, car ils ont su que Renesmée s'était enfuie. Comment, c'est un mystère qu'il nous faut encore élucider. Il y en avait sept. L'un d'eux a tenté de vous tuer, Tanya et toi, parce que vous étiez sur le passage d'Alice. Ils comptaient rafler Nessie et Alice en profitant de la situation. »

Blondie sur l'autre canapé me fait un petit sourire contrit, et un salut militaire bizarre.

«Hey», dit-elle. « C'est moi, Tanya »

«On a réussi à les arrêter», continue Carlisle. «Bien entendu, ton père s'est rendu utile et ce fut plus rapide que prévu. Nous avons tout de même eu une ou deux frayeurs.»

J'imagine la peur des Cullen en voyant mon père réduire en cendre ces personnes.

«Ton père m'a sauvée», murmure la dénommée Tanya, enveloppée dans sa couverture. «Tu étais à terre, et j'ai tenté de te relever, quand un de leur hommes s'est approché pour me ...»

Elle ne finit pas.

«Gabriel s'est mis devant elle, et, en le touchant, l'homme est tombé en poussière», rapporte Bella, admirative.

Je hoche la tête. Je sais comment ça fonctionne. Ce que je ne comprends pas, c'est où je suis, et où est Renesmée. Et aussi, où est Jacob. Et pourquoi je n'ai pas mal au dos quand je tousse.

« Maintenant, on sait que Brady est allergique à la poussière ! » ajoute Emmett avant de partir d'un gros rire.

J'ai les paupières qui tombent, et je ne tarde pas à sombrer.

oOo —

«Croie-moi, c'est incroyable, la façon dont elle peut recharger n'importe quel appareil électronique avec ses doigts !», s'extasie la première voix que j'entends.

Je suis toujours sur le canapé gris qui fait face aux baies vitrées. J'essaye de me relever pour voir qui est avec moi dans la pièce, mais à la seconde où je soulève mes épaules, les salves de douleur recommencent.

Je pousse un grognement étranglé en me recouchant correctement, mais, même immobile, la douleur me terrasse.

«Salut fillette !», me dit un grand homme aux cheveux bruns filasses, apparaissant au dessus de moi.

Je ne relève même pas sur le "fillette". J'ai tellement mal que j'arrive à peine à articuler :

«J'ai... mal.»

«Kate chérie, qu'est-ce qu'on devait faire si jamais elle se relevait ?», demande l'homme aux cheveux mi-longs.

«La morphine ! Là, je vais lui faire sa piqûre», répond la dénommée Kate.

Une femme blonde, Kate donc, dans le genre de Tanya, s'approche de moi.

«Garrett, seringue.»

Ledit Garrett lui passe la seringue, et elle la remplit d'un liquide translucide avant de m'administrer la morphine directement dans le creux du coude.

Ça fait un mal de chien, et je gémis en rejetant la tête en arrière.

«Fait gaffe, Kate», dit Tanya, et je vois sa tête rejoindre celles de Kate et Garrett au dessus de la mienne.

«Où ...où est mon père ? Où est ...Seth ?», je dis, difficilement.

«Alors, ton père est sorti chasser avec les Cullen, et Seth se repose un peu dans une chambre à coté», m'assure Tanya. «La meute est rentrée à Forks, sauf Seth et Jacob.»

«D'ailleurs !», s'écrie Garrett d'un air de lycéenne pipelette qui apprend un ragot. «Qu'est-ce qu'il s'est passé, avec la petite Nessie ?»

Il a un sourire carnassier.

«Mais quelle langue de pute !», soupire Kate, atterrée. «J'hallucine.»

«D'après ce que j'ai compris», les informe Tanya, «Nessie s'est barrée dans la nuit d'hier. J'ai reçu un coup de fil d'Edward, affolé, qui m'a dit que sa fille était sans doute en train de se diriger vers chez nous. Il m'a demandé de venir au devant d'elle pour s'assurer qu'elle soit en sécurité.»

« Comment ça se fait qu'Edward l'ait pas remarqué tout de suite et flairé jusqu'ici ? » demande Garett. « Après tout, la petite hybride a une odeur reconnaissable et Edward est un rapide ! »

Tanya explique :

« C'est que la petite a développé son don sans en parler à personne ! Tu sais qu'elle peut manipuler ce que tu vois en te touchant ! Et comme Kate ici-présente est parvenue à étendre l'électricité logée dans sa main dans tout le reste de son corps, la petite Nessie arrive désormais à manipuler la perception que tu as des odeurs. Au lieu de te faire voir un truc devant tes yeux, elle te fais sentir une odeur particulière. Dans ce cas présent, si j'ai bien compris, les loups ont senti cette odeur étrange quelques heures avant de se rendre compte que c'était celle de Renesmée… donc elle a encore des progrès à faire ».

« Elle est maligne, cette gamine », remarque Garett. « Qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'elle n'arrive pas ici ? »

«Si, elle est arrivée ! Ness est arrivée, mais par la porte de derrière, juste après que je suis partie, ce qui fait que je n'ai rien flairé du tout. En plus je n'étais pas au courant de la supercherie de son odeur. En continuant d'avancer, j'ai fini par retrouver la troupe, et au moment où j'arrivai, les envoyés des Volturi se sont pointés. Edward a su immédiatement qu'ils n'étaient pas là pour une partie de cartes pacifique, et Gabriel m'a indiqué d'emmener la petite Annie, ici présente, à l'abri. Elle est humaine. »

«Je te remercie, on avait remarqué», grommelle Kate. «Elle sent drôlement bon. A part l'odeur écoeurante du loup qui passe son temps à lui toucher le visage comme un psychopathe.»

Garrett demande à Tanya, d'un ton légèrement accusateur, en me désignant du bout du menton :

«À quel moment t'as merdé ?»

Tanya lui grogne dessus, et poursuit :

«J'ai merdé juste après, si tu veux tout savoir.»

Ils parlent de moi comme si j'étais absente, et je me rend compte que j'ai les yeux clos sous le coup de la fatigue.

«Ça se voit», ajoute ironiquement Kate. «Elle est bousillée.»

«J'ai fais tout ce que j'ai pu ! Cet enculé de Volturi m'a prise par surprise en me jetant au sol. La pauvre a fait un vol plané avant de se fracasser le dos contre un rocher.»

«Dur», commente Garrett.

«Cela dit», reprend Kate, «elle a eu de la chance.»

Hm, pardon ? De la chance ?

«Elle aurait pu se casser les cervicales, et là, c'est la paralysie à vie ! Ou tomber sur le crâne, et mourir. Et le loup psychopathe serait sûrement mort de chagrin»

«Oui, enfin, là, elle aura le dos fragile à vie, docteur. Merci Tanya», fait remarquer Garrett d'un ton sarcastique.

Tanya sort de la pièce comme une furie.

«Garrett, t'abuses.», l'accuse Kate. «C'est pas vraiment sa faute, si l'humaine a le dos bousillé. Tu ne peux pas la blâmer pour une connerie des Volturi.»

«T'as raison.»

S'en suit une série de bruit de baisers mouillés, avant que j'interrompe le spectacle d'une voix rauque :

«Je suis encore mineure, et ça devrait être interdit aux moins de 18 ans, ça.»

Garrett se marre.

«Bien parlé, minette. Je vais appeler ton Jules pour qu'on continue nos petites affaires autre part.»

Kate me remonte la couverture jusqu'au menton et me tapote la joue gauche.

«Ça va aller, ma puce.»

Ils sortent, me laissant seule, moi et mon cafard. Découragée, je laisse deux petites larmes rouler le long de mes tempes.

Après, je me ressaisis. Que je chiale ou pas, j'aurais toujours le dos en miettes.

J'entends la porte du salon s'ouvrir derrière moi, et une voix chaude et grave demander :

«Annie ? Tu dors ?»

Ah ...

Dieu merci. Mon Seth.

«Seth ...», je dis, en expirant, et je crois que je pourrais me remettre à sangloter.

Je suis dans cette espèce de léthargie où plus rien ne compte sauf l'attention de quelqu'un d'aimant. Où le corps se tourne naturellement vers la chaleur.

Il se glisse à côté de moi sur le canapé, me couvrant centimètre par centimètre de peau chaude et douce. Je soupire de contentement. Je suis au chaud, en sécurité. Je suis bien. Si je le pouvais, je me blottirai contre lui, mais j'ai trop peur de faire ne serait-ce qu'un seul mouvement.

Il me serre contre lui avec émotion, comme s'il venait de me retrouver après des années de séparation.

«J'ai essayé de te rattraper quand tu es tombée, tu sais», me chuchote-t-il dans le cou, en secouant la tête. «J'ai vraiment essayé. Cette putain de sangsue s'est précipitée sur toi, et j'ai tenté de l'en empêcher. Mais je suis arrivé trop tard.»

Sa voix vibre de colère, et il a du mal à la garder stable. Mais derrière ça, je sais qu'il s'en veut.

«On s'est battu longtemps, et finalement j'ai réussi à le démembrer.»

Sympathique.

Il rit contre moi en voyant mon expression, et je sens ses deux jambes se détendre.

« Annie, j'ai cru que tu étais morte pendant quelques minutes … », chuchote-t-il. « Et …je ne sais pas ce que je serais devenu si tu avais …succombé à tes blessures. »

Je ferme les yeux lorsque j'entends ça. J'ai rêvé toute ma vie d'entendre ça. D'être si précieuse aux yeux de quelqu'un qu'il ne puisse pas imaginer un monde sans moi. Toute la pression des dernières heures retombe peu à peu, et mes épaules se dénouent sous la chaleur.

«Je suis devenu fou pendant un instant. J'ai commencé à attaquer tout le monde comme si je n'avais plus rien à perdre, et je te promets que lorsque je me suis vu dans les yeux de la sangsue que j'étais en train d'achever, je ne me suis pas reconnu. J'ai eu les deux jambes broyées. C'est pour ça que je me repose beaucoup ces derniers temps, et que je ne suis pas rentré à La Push avec la meute. Je suis presque guéri, maintenant, je boite un peu, mais c'est tout.»

Je parviens au prix d'un effort que je n'aurais jamais pu envisager à tourner ma tête pour lui embrasser la joue.

«Tu m'as tellement manqué», je murmure, la voix un peu tremblante d'émotion.

Je me suis sentie tellement minable, tellement malade, que le changement radical qu'apportent la chaleur et l'amour de Seth me donne envie de pleurer encore.

Seth se hausse sur un coude, caresse ma joue gauche et m'embrasse avec douceur sur les lèvres, légèrement d'abord, puis avec plus de langueur. Nos souffles se mêlent et quand il n'en a plus, il s'écarte de moi de quelques centimètres.

«Maintenant je ne te quitte plus», me chuchote-t-il d'un ton câlin, avant de me serrer dans ses bras qui m'ont tant manqués.


Après ses révélations, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que Nessie et Jacob se sont réconciliés ? Comment les Volturi ont su que Nessie allait s'enfuir ? Des remarques sur l'état d'Annie ? Dites moi tout, je vous fais plein de bisoux !

PS : Je vais publier dans 2-3 jours une autre histoire (d'un seul chapitre) sur une discussion tant attendue entre Nessie et Jacob. Restez connectées !