Salut à tous !
On est samedi, 22h06, et je viens de finir de relire le chapitre !
Merci pour tous vos commentaires.
Quelques remarques :
Esculape n'est pas un aigle, mais un faucon !
Je vais devoir faire une distribution de cookies générale...
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Bonne lecture !
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Chapitre 4 : visite
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Draco Malefoy se tourna dans son lit en essayant d'ignorer le cri strident qui se répétait depuis plusieurs minutes. Malheureusement pour lui, Esculape ne semblait pas décidé à le laisser dormir et le fit savoir en se posant sur l'oreiller du blond et en poussant un cri dans son oreille. Le jeune héritier se redressa et essaya d'étrangler l'oiseau, mais ce dernier avait déjà décollé pour se mettre en sécurité en haut de son lit.
_ Je t'aurais un jour, le piaf...
Le dit piaf poussa un cri indigné avant de lui tourner le dos. Draco écarquilla les yeux en se demandant si le rapace n'était pas en train de... bouder ? Il secoua la tête et se leva, ouvrant les rideaux pour constater que l'aube était à peine là, ce qui valu un nouveau regard noir à l'intention du faucon. Le jeune homme, sachant qu'il ne pourrait se rendormir, se prépara soigneusement dans sa salle de bain et n'en ressortit qu'une fois satisfait de son apparence.
Lorsqu'il sortit, Esculape le regardait avec une expression étrange pour un faucon, on aurait dit qu'il se moquait de lui. Le blond n'y prêta pas plus d'attention et chercha sa baguette, pour constater qu'elle n'était pas à sa place habituelle sur sa table de chevet. Il se souvint alors de la veille et se tourna vers l'oiseau.
_Où est ma baguette ?
L'oiseau tourna la tête comme pour lui signifier qu'il ne dirait rien. Draco fut prit d'un doute :
_ Tu boudes ?
Esculape se contenta de lui tourner totalement le dos. Il grogna intérieurement et se demanda pourquoi il avait fallu que Black ait un oiseau aussi susceptible. Il se pinça l'arrête du nez avant de dire :
_ Très bien... Je m'excuse de t'avoir traité de piaf. Tu es le plus beau et le plus intelligent faucon que j'ai jamais rencontré. Aurais-tu l'obligeance de me dire où tu as rangé ma baguette magique ?
Le faucon se tourna vers lui et le jeune homme espéra vraiment qu'il ne fasse pas son difficile car il ne s'abaisserait pas une seconde fois à faire des excuses à un oiseau, aussi intelligent et susceptible soit-il ! Esculape finit par pousser un petit cri avant de décoller et de prendre la baguette posée en haut de l'armoire et de la lâcher devant lui. Draco la récupéra et vérifia qu'elle n'était pas abîmée ou sale avant de la ranger précieusement dans la gaine à son bras droit. Le faucon se tenait devant lui, semblant attendre quelque chose.
_ Merci... Viens, on va manger.
L'oiseau poussa un cri de satisfaction avant de le suivre dans les couloirs du manoir.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle à manger, ils y trouvèrent Lucius et Narcissa ainsi que Neptune en train de prendre leur petit déjeuner. Esculape poussa un grand cri et fondit sur son maître qui lui tendit son bras sur lequel il se posa. Pendant que Neptune cajolait son faucon, Draco salua ses parents et prit place à côté de sa mère avant de commencer à manger.
_ Je suis étonnée de te voir debout si tôt, Draco, dit Narcissa.
_ Esculape m'a réveillé... Neptune, t'as intérêt à contrôler ton maudit p... faucon.
« C'est pas ma faute s'il t'aime bien... Il n'en fait qu'à sa tête dans les cas comme ça. »
_ Génial...
_ Neptune, essaye de le contrôler cet après-midi, dit Lucius.
« Pourquoi ? »
_ Nous recevons la visite du Lord.
Draco en lâcha sa cuillère dans son bol de céréales.
_ Le... Le Lord va venir ?
_ Oui. Il m'a prévenu ce matin. Il vient à dix-sept heures. Il veut vous voir tous les deux, alors ayez un comportement exemplaire et soyez présentables.
_ Oui, père.
« Je suis TOUJOURS présentable. »
_ Non, répliqua Lucius. Déjà, tu vas mettre autre chose que ces vêtements trop grands et tu vas porter des chaussures.
« Mais j'aime pas les chaussures ! »
_ Ce n'est pas mon problème. Il est hors de question que le Lord te voie aussi débraillé.
« Je doute que ma manière de m'habiller soit ce qui l'intéresse... »
Le garçon avait un véritable air boudeur sur le visage et semblait contrarié.
_ Tu feras ce qu'on te dis. Je suis ton tuteur et ait donc toute autorité sur toi.
« Techniquement parlant, c'est tante Narcissa qui est ma tutrice. »
_ Justement, je pensais refaire ta garde robe demain, fit cette dernière en le regardant d'un air critique.
Draco eut un sourire narquois alors que le garçon semblait se demander s'il n'était pas préférable d'obéir à Lucius ou de fuir immédiatement.
_ Bien sûr, j'en profiterais pour te racheter des vêtements Draco. Tu as beaucoup grandi cet été et tes robes de l'année dernière ne sont plus à ta taille.
_ Quoi ? Mère, ce n'est vraiment pas nécessaire...
_ Pas de discussion, jeune homme. On ira faire les courses demain. Pour le moment, Neptune mettra l'une de tes tenues, vous faites à peu près la même taille.
Neptune grogna pour attirer l'attention de Narcissa et montra sa plaquette.
« J'ai des vêtements à ma taille qui conviendront »
_ Je viendrais voir moi-même. As-tu des chaussures à ta taille ?
« Je n'aime pas les chaussures. »
_ Tu en prendras une vielle paire à Draco. Et ne discutes pas, ajouta-t-elle avec un air menaçant.
Il hocha vivement la tête (ne jamais contrarier une mère ! ) et Draco lui jeta un regard compatissant. L'avantage, c'est que cette fois, il ne serait pas le seul à souffrir lors de la sortie shopping avec sa mère. Et puis, peut-être que le Lord ne le laisserait pas en vie assez longtemps pour qu'il ait à subir ça... Il se secoua et demanda :
_ Pourquoi le Lord veut-il nous voir ?
_ Je ne sais pas, Draco, répondit Lucius. Mais je comptes sur toi pour faire honneur à la famille.
_ Oui, père.
Le reste du petit déjeuner se passa calmement et Draco et Neptune finirent par sortir avec un balais à la main pour se faire une petite partie de Quidditch. Et le bond devait bien avouer que son cousin volait remarquablement bien. Ils jouèrent un moment en faisant la course ou en faisant une chasse au vif d'or avant de redescendre pour le repas du midi. En chemin, Neptune demanda :
« Rassure-moi, ta mère n'est pas une fan du shopping ? »
_ Malheureusement pour nous, si. On va y passer la journée et mon père fera un infarctus en voyant la facture.
« Et merde... Tu connaîtrais pas une bonne planque dans le manoir ? »
_ Elle les connaît toutes...
Neptune eut l'air dépité et Draco lui tapota l'épaule, totalement compatissant. Ils prirent chacun une douche dans leurs appartements et redescendirent une fois propres et habillés.
Le repas se déroula dans le calme et Lucius se contenta de donner les instructions de dernières minutes aux deux garçons. Puis, Narcissa emmena Neptune dans sa chambre pour choisir ses vêtements pour la rencontre avec le Lord. Elle avait beaucoup à faire.
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-sSs-
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Voldemort s'assura une dernière fois d'avoir l'air effrayant et imposant avant de quitter ses appartements pour rejoindre la zone de transplanage de sa demeure. Il avait décidé au dernier moment d'aller voir les Malefoy pour rencontrer en personne le jeune Black. Ce gamin était la seule personne qu'il pouvait relier à Potter pour le moment et qui était accessible. Il fallait qu'il réussisse à lui soutirer des informations. Il désirait aussi voir le jeune Malefoy afin de déterminer s'il ferait une bonne recrue ou non. Il avait entendu dire qu'il jouait les petits caïds à Poudlard mais qu'il était aussi un vrai peureux quand il était seul ou en danger. Le Lord doutait qu'il soit aussi efficace que son père en tant que Mangemort. Il allait falloir redresser ce garçon si Lucius ne voulait pas le voir devenir un Mangemort de seconde zone. Quant à Neptune Black... Pour le moment, il allait juste l'interroger sur Potter et tester le terrain, un espion de plus ne serait pas de trop à Poudlard.
Il apparut devant les grilles du manoir Malefoy qui s'ouvrirent aussitôt face à lui. Il remonta l'allée en observant les alentours. Le jardin était toujours décoré avec soin et bon goût, même si les nombreux animaux exotiques traînant ici et là était un peu agaçant. Non mais sérieusement, un paon albinos du Pérou ?
Il arriva devant la porte qui s'ouvrit aussitôt sur un elfe de maison qui le conduisit sans un mot en direction d'un des nombreux salons de la demeure. Lorsqu'il ouvrit la porte, il trouva les Malefoy assis dans les fauteuils et Neptune appuyé contre un mur en regardant Narcissa et Lucius avec une expression très contrariée sur le visage. Tous se levèrent à son arrivée et les trois blonds s'inclinèrent respectueusement, Draco tremblant de peur, pendant que le brun se contentait d'un hochement de tête poli.
_ Relevez-vous.
Voldemort se dirigea vers l'un des fauteuils et s'assit avant de faire signe aux quatre autres occupants de la pièce de prendre place. Tous s'exécutèrent, même si le jeune Black jeta un énième regard meurtrier au couple Malefoy. Le Lord remarqua alors le faucon noir perché sur l'épaule du garçon et qui le regardait avec méfiance. Il se demandait pourquoi le jeune homme était aussi contrarié et essaya de jeter un œil dans son esprit, mais il se fit éconduire promptement. Il ne montra pas sa surprise et détailla avec plus d'attention l'adolescent. Il portait une chemise blanche et un pantalon noir avec ses brassards noirs et une chaîne disparaissait sous son haut. Il avait des chaussures cirées en cuir noir et ses cheveux étaient attachés en une longue tresse élégante. Il n'arrêtait pas de bouger ses pieds, comme si il était gêné par quelque chose et jetait toujours ces regards meurtriers à Narcissa et Lucius. L'épouse Malefoy commanda du thé aux elfes de maisons pour se donner une contenance et Draco était de plus ne plus mal à l'aise. Seul Lucius semblait tranquille en la présence du Lord, bien que son visage dépourvu de la moindre émotion ne laisse pas vraiment savoir à quoi il pensait.
Le Lord finit par prendre la parole :
_ Jeune Malefoy, relèves donc la tête. Ton père ne t'a pas apprit la politesse ?
Draco redressa la tête à la grande satisfaction du Lord que le situation amusait grandement. Il appréciait moyennement les gosses de riches qui se prennent pour plus important qu'ils ne le sont alors qu'ils ne savent rien faire par eux-même. Visiblement, Draco Malefoy était l'un de ces jeunes arrogants. Il plongea dans l'esprit du garçon après l'avoir forcé à abaisser ses faibles défenses et observa tout ce qu'il pouvait avant de se retirer. Il se tourna ensuite vers Lucius sans prêter la moindre attention à l'adolescent qui avait du mal à respirer calmement.
_ Lucius, je te conseil de revoir son éducation si tu ne veux pas le voir chez les Mangemorts de second ordre. Il n'a aucune capacité au combat, il ne connaît rien à la comptabilité, et ne parlons même pas de sa couardise. Tu l'as trop gâté, il ne me sera d'aucune utilité si tu n'améliore pas au moins deux de ces points.
_ Je ferais en sorte qu'il puisse vous servir au mieux, Maître.
Le blond jeta un regard sévère à son fils. Visiblement, il était contrarié du verdict de son Lord et il allait sûrement refaire l'éducation de son fils, ce qui était une bonne chose. Voldemort savait que le garçon était intelligent, ce serait vraiment dommage de perdre un élément comme lui, même si tout restait à faire. Il y eut un petit cri et le Lord vit le faucon de Black se poser sur le bras du fauteuil du jeune Malefoy et lui donner un petit coup de bec encourageant dans la main avant de retourner se poser sur le dossier du fauteuil de son maître. Neptune l'observait avec la tête penchée sur le côté, il semblait perturbé et avait même arrêté de gigoter. Le Lord haussa un sourcil inexistant à la Rogue et le garçon se contenta de froncer les sourcils sans cesser de le dévisager.
_ Neptune Black... Ne t'a-t-on jamais apprit à ne pas dévisager ainsi les gens ?
Le garçon se redressa sans pour autant montrer d'autre sentiment qu'une légère irritation. Il sortit de sa pochette à sa taille sa plaquette de bois et la mit devant le Lord.
« Désolé, je suis juste intrigué par les perturbations magiques autour de vous. Sort d'illusion de niveau sept non ? »
Le Lord, s'il fut surpris pas la réponse, n'en montra rien et se contenta d'un sourire amusé.
_ En réalité, c'est un sort de niveau huit. Ce n'est pas tous les jours que je croises quelqu'un capable de repérer mes sorts.
« J'ai juste l'habitude des sorts d'illusion, Monsieur. Ce sont mes sorts préférés. »
_ Est-ce que tu arrives à voir à travers ?
« Presque, c'est assez flou chez vous... Mais je sais que c'est un sort d'apparence ! Vous utilisez celle-là pour faire peur à vos fidèles et vos ennemis ? »
_ On peut dire ça. Et toi ? Dans quelle catégorie te places-tu ? Ennemis ou fidèle ?
« Aucun des deux. Je ne deviendrais jamais votre serviteur. Je l'ai déjà dis, cette guerre n'a aucun intérêt pour moi, je repartirais d'ici dès la fin de mes études. Sachez juste que je ne suis pas contre vous. »
_ Je vois...
Ce garçon avait du caractère et du cran pour oser se dresser ouvertement contre lui. Enfin... Il n'était pas un ennemis, mais il n'aimait pas le fait qu'on se refuse à lui. Mais il savait qu'il n'aurait pas ce garçon par la peur, il n'avait rien à perdre mis à part sa vie et ne semblait pas terrifié comme l'était la plupart de ses fidèles. Il y avait plutôt un certain respect dans son regard, ce qui était rare. On l'adorait, on le haïssait, on l'aimait (un peu trop pour Bellatrix), on le craignait, on était dégoûté par lui ou intimidé, mais jamais on ne l'avait regardé avec un respect aussi simple. Il décida de passer sur le refus du garçon de le servir, il parviendrait à le faire changer d'avis.
_ Que peux-tu me dire sur le camp de la lumière et sur Potter ?
« Rien... Je n'ai aucune information sur l'Ordre du Phénix, mon père ne m'en parlait pas vraiment. On essayait surtout de faire connaissance. Il m'a un peu parlé de Harry qui devait venir vivre avec nous, mais là encore je ne sais pas grand chose. Juste qu'il était fatigué de cette guerre et qu'il voulait juste que tout ça s'arrête, qu'on le laisse tranquille et qu'il puisse avoir un vie normale. Je crois qu'il comptait s'inscrire dans une école d'art à Londres. Mais avec la mort de mon père, il a craqué et est parti. »
_ Tu ne sais rien de plus ?
« Non. Pourquoi vouloir en savoir plus sur Harry ? Je croyais que tout ce qui vous intéressait chez lui, c'était son cadavre. Vous l'avez, alors pourquoi m'interroger sur lui ? »
_ Je n'ai pas son cadavre, juste un festin pour vampire, répliqua le Lord.
Il était légèrement contrarié en repensant au suicide du garçon. Surtout qu'il était persuadé que Potter était encore en vie.
_ Je suis sûr qu'il est en vie. Ce gosse aime trop se mettre en travers de mon chemin pour mettre fin à ses jours.
Il ajouta pour lui-même en Fourchelang comme il le faisait souvent pour dire ses pensées :
_ Il n'a pas le droit de mourir d'une autre main que la mienne. Il est à moi.
Comment ça il était possessif ? Mais c'était son droit par Salazard ! Potter était son ennemis, sa Némésis, son adversaire, à lui et rien qu'à lui ! Il avait parfaitement le droit d'essayer d'en découvrir plus sur lui !
_ Pourquoi voulait-il rentrer dans une école d'art ?
« Parce qu'il aime dessiner. Ses journaux en sont une assez bonne preuve. »
_ Quels journaux ?
Neptune se figea et se mordilla la lèvre avec l'air d'une personne qui en a trop dit. Le Lord se redressa en prenant un air menaçant alors que le garçon hésitait. Finalement, il le dévisagea, sembla peser le pour et le contre et finit par relever sa plaquette :
« Dans son coffre à Gringotts. Il y a un coffre rempli de carnets noirs. Ce sont ses journaux intimes. Il y écrivait et dessinait tout ce qui se passait dans sa vie depuis ses cinq ans. »
_ Vraiment ? Et pourquoi as-tu accès à ses comptes ?
« Disons que comme il n'avait aucune famille... Il m'a tout légué. Ce qui fait de moi l'héritier des Black, des Potter et du clan Arrow, sans compter le vieux coffre des Peverell que possédait la famille Potter. Je suis un putain de multimilliardaire. »
_ Les Peverell ? Potter descendait d'eux ?
« Visiblement oui. Enfin, juste d'Ignotus Peverell, celui qui a obtenu la cape d'invisibilité de la Mort. »
Voldemort réfléchit à tous ces nouveaux éléments. Il lui fallait définitivement le garçon de son côté, ou au moins qu'il lui laisse accès à certains de ses comptes ! Rien qu'avec la fortune qu'il possédait, ils pourraient financer la fin de la guerre et la reconstruction facilement. De plus, ces nouvelles informations sur Potter... Il était lui-même le descendant de Cadmus Peverell de par sa mère, mais apprendre que son pire ennemis avait un lien lointain avec lui était assez perturbant. Bien sûr, il n'ignorait pas que toutes les familles nobles avaient des liens entre elles, les Potter et les Gaunt ne devaient pas faire exception, mais savoir que Potter était lui aussi un descendant direct de ces trois frères, et donc par extension de Salazard Serpentard, était pour le moins surprenant. Surtout que sa famille était connue pour ne regrouper que des Gryffondors purs et durs. Il mit tous ces éléments de côté pour se concentrer sur le plus important, les journaux de Potter.
_ Je veux voir ces journaux.
« Il y en a beaucoup. »
_ Combien ?
« Cent-deux si je me souviens bien. Et puis, c'est la vie privée de Harry, je ne vais pas la dévoiler à n'importe qui ! »
_ Je ne suis pas n'importe qui.
« Je sais. Mais pourquoi vouloir les lire ? De toute façon il est mort. »
_ Je suis certain qu'il ne l'est pas. Ces journaux contiennent peut-être un indice pour le retrouver.
« J'ai regardé les derniers, il n'y a rien. Mais si vous voulez perdre votre temps... De toute façon, je doute que ça le dérange beaucoup là où il est. Mais je ne vous les prêtes qu'à une seule condition. »
Ce gamin voulait négocier ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien demander en échange de ces carnets ? Le Lord se tint sur ses gardes et demanda :
_ Laquelle ?
« Personne d'autre que vous ou moi n'y aura accès et vous ne dévoilerez aucune information trouvée dedans sans ma permission. C'est une simple question de respect de la vie privée, surtout que certaines choses que j'ai lu sont plus que privées. »
_ La seconde année ?
« Entre autre. »
_ Très bien, on fait comme ça. Je ne dévoilerais aucune information et je garderais ces carnets en lieu sûr.
« Bien. Lesquels voulez-vous ? »
_ Tous.
Neptune eut l'air perplexe et légèrement étonné.
« Même ceux de son enfance ? »
_ Oui.
« D'accord... Je profiterais de la sortie de demain pour demander aux gobelins de vous envoyer le coffre. »
_ Fais-le livrer ici, je viendrais le chercher dans l'après-midi lorsque je viendrais voir Lucius pour nos affaires.
« Très bien. Les gobelins vous le donneront en main propre avec la clef. »
_ Parfait. Maintenant que ceci est réglé, je vais y aller.
Le Lord posa sa tasse et se leva. Il salua les personnes présentent qui s'étaient elles aussi levées. Il partit ensuite après avoir précisé l'heure de son rendez-vous avec Lucius. Il était plutôt satisfait de cette rencontre, même si elle engendrait plus de questions.
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Une fois le Lord partit, Lucius se tourna vers les deux garçons. Draco semblait inquiet quant à sa sanction et Neptune se contentait de batailler avec ses lacets (Narcissa avait dû l'aider à les faire) pour enfin enlever ces satanées chaussures. Il se racla la gorge pour attirer l'attention du Black, mais le garçon l'ignora et continua d'essayer de retirer ses chaussures avant de se tourner enfin vers lui après avoir réussi.
_ Dès après-demain, vous aurez tous les deux des cours d'économie, de comptabilité et de duel. Draco, je ferais venir Severus pour qu'il t'apprennes à mieux maîtriser l'Occlumancie. Neptune, tu auras des cours de maintient et de bonne conduite, il est hors de question qu'un héritier aussi important que toi se comporte comme un vulgaire paysan. Et vous ne discutez pas, je ne changerais pas d'avis. Est-ce que c'est compris ?
_ Oui père.
« Oui, monsieur. Mais plus de chaussures par pitié ! »
_ Tu en porteras.
Lucius lui lança un regard glaciale, mais le garçon ne sembla pas plus impressionné que ça et se renfrogna juste en pensant à l'endroit où le noble pouvait se mettre ses chaussures. Après ça, Lucius les envoya dans leur chambre jusqu'au dîner. Il devait encore aller au ministère pour faire passer ses BUSE à Neptune afin de l'inscrire à Poudlard. Puis il devrais engager des professeurs pour les garçons, même s'il était sûr que Severus serait d'accord pour les cours d'occlumancie, et peut-être aussi pour les cours de duel. Narcissa se chargerait d'acheter les fournitures scolaires en même temps que leurs gardes robes respectives. Il devait aussi se préparer à voir la facture... Il avait une longue journée en perspective avec la nouvelle visite du Lord.
La fin des vacances s'annonçait mouvementée.
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Merci d'avoir lu !
J'attends vos commentaires avec impatience !
On m'a dis que j'avais techniquement pas le droit de répondre aux review sur les chapitres, donc je vais me contenter de vous remercier tous cent fois et de faire des remarques sur les questions posées en début de chapitre.
La suite le week-end prochain !
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pilou.
