Bonjour !
On est samedi, il est 14h30 et je viens de finir la relecture.
Tout d'abord, merci à tous pour vos commentaires !
Ça fait vraiment plaisir de voir que mon histoire plaît à autant de monde.
(on en est qu'au C5 mais j'ai déjà 101 (dalmatiens) com' !)
Bref. Merci à tous, ça fait vraiment plaisir et j'espère ne pas vous décevoir.
.
Remarques :
J'essayerais de mettre au moins un passage des Journaux de Harry par chapitre. (la 2nd année sera intéressante)
Neptune est loin de se plier à la volonté des autres, il a juste un esprit pragmatique. Mais vous comprendrez tout quand mon idée tordue sera expliquée dans les derniers chapitres.
Je constate que l'histoire des chaussures en a perturbé beaucoup, ce qui me fait bien rire. Mais il y a une explication somme toute logique dans ce chapitre.
Je conclue ces remarque par ceci : Plus vous vous approchez, moins vous en verrez.
.
Bonne lecture !
.
.
Chapitre 5 : Journal de l'Ombre
.
Hermione sortit de la librairie avec Ron et Ginny, ils venaient d'acheter leurs manuels de cours et des Aurores les attendaient dehors pour leur protection. Le chemin de Travers était quasiment désert à cause du retour officiel de Voldemort. Tout le monde se dépêchait de faire ses courses et jetait des regards méfiants aux alentours. L'ambiance était vraiment tendue.
La jeune fille soupira doucement, en plus de tout ça, Harry, celui qu'elle considérait, peut-être à tord, comme son meilleur ami, était mort. Il avait mit fin à ses jours sans que personne ne le voit venir. Quels amis étaient-ils pour ne pas avoir remarqué qu'il allait aussi mal ? Elle qui se targuait de toujours tout savoir, de mieux le comprendre que quiconque, au final, elle ne savait absolument rien de lui. Les paroles du cousin de Harry tournaient en boucle dans sa tête et elle n'arrivait pas à croire qu'elle ai pu se tromper à ce point. Plus que la tristesse, c'était la culpabilité qui dominait ses émotions. Ron avait préféré s'enfermer dans la colère face à l'abandon de son meilleur ami, Ginny était devenue légèrement amorphe et ne riait plus autant qu'avant, les Jumeaux essayaient de maintenir le cap et de remonter la pente avec leur boutique, mais elle voyait bien que la disparition de Harry leur pesait aussi. Il les avait aidé avec leur magasin de farce et attrape, et eux n'avaient pas vu le vrai Harry derrière son masque, et ils s'en voulaient pour ça.
Peut-être que s'ils avaient été de vrais amis, s'ils n'avaient pas été trop obnubilés par le Survivant et avaient vu Harry, le vrai, il ne serait pas mort aujourd'hui. Depuis qu'elle avait apprit la nouvelle, elle ne cesser de se torturer l'esprit à la recherche d'indices dans le comportement de Harry afin de mieux comprendre ce qu'il s'était passé. Mais elle en revenait toujours au même point, elle ne savait rien de lui.
Elle fut tirée de ses pensées moroses par un grognement de Ron.
_ Regardez qui est là...
Hermione releva la tête et vit Draco Malefoy sortir d'une papeterie, suivit d'une grande femme blonde et élégante qui devait être sa mère. Cependant, une troisième personne apparu à la suite des deux autres et Hermione fut surprise de le voir emboîter le pas aux deux Malefoy en traînant des pieds (d'ailleurs il ne portait pas de chaussure) et en échangeant des regards avec Draco dans le dos de Narcissa. Visiblement, les deux garçons n'étaient pas très heureux d'être là.
_ Tu penses que c'est lui ? demanda Ginny.
_ De qui ? répondit Ron.
_ Le fils de Sirius, Neptune.
_ Sûrement, fit Hermione. Il ressemble à la description qu'en a fait Dumbledore.
_ Pourquoi il ne porte pas de chaussure ? demanda Ginny.
_ Va savoir...
_ Peut-être que les Malefoy sont trop radins pour lui en acheter, fit haineusement Ron.
_ Ron... Les Malefoy adorent étaler leur richesse. Et Neptune a un coffre bien rempli à la banque, répliqua Hermione d'un ton exaspéré. À mon avis, il n'a pas envie d'en porter. Sûrement un truc Américain.
_ Si tu le dis, répondit-il, dubitatif.
Ils virent les trois personnes entrer dans la boutique de Madame Guipure, même si Neptune tenta de s'échapper discrètement, mais il se fit attraper par le col par Narcissa et fut poussé dans la boutique. Hermione sourit légèrement à ce comportement, visiblement le garçon appréciait moyennement d'aller dans une boutique de vêtements. Madame Weasley sortit finalement de la boutique et dit :
_ Aller les enfants, il ne nous reste que les robes à acheter. Venez.
Ils la suivirent donc dans la boutique de prêt à porter et tombèrent sur une scène assez... surprenante. Narcissa Malefoy était en train de réprimander Neptune qui faisait une mine de chien battu avec des larmes brillant dans les yeux. Et tout ça pour... des chaussures.
_ Neptune, pour la dernière fois, ne fais pas l'enfant, tu porteras des chaussures que tu le veuilles ou non.
La voix était froide, le ton mesuré et le visage de la noble ne reflétait aucune émotion, mais ils pouvaient sentir son agacement. Neptune montra une plaquette de bois et Hermione se pencha pour lire ce qui apparaissait sur un parchemin :
« Mais j'aime pas les chaussures ! »
_ Pourquoi cela ? Ce n'est pas comme si elles allaient de mordre.
« Si. »
Narcissa s'arrêta devant ce mot et haussa un sourcil à la Rogue. Le garçon se dandinât sur place, passant d'un pied sur l'autre avant de s'asseoir sur l'un des tabouret et d'enlever les bandages autour de ses pieds. Là, des marques de morsures apparurent sur la cheville et autour du milieu de ses pieds. Il reprit sa plaquette et ils purent lire :
« Quand j'étais petit, un inventeur un peu fou a créé des chaussures qui mordaient les enfants quand ils mentaient et disaient des grossièretés. Ma mère m'en a fait porter jusqu'à ce que je me prennes cette malédiction qui m'a rendu muet. Et on pouvait pas les enlever sans l'accord de nos parents. Ces chaussures ont été interdites plus tard car on considérait leur effet comme de la torture infantile. »
Il y eut un silence à cette déclaration et personne ne semblait avoir remarqué le groupe de Gryffondor qui était entré. Draco finit par demander, incrédule :
_ Tu plaisantes ?
Neptune secoua la tête de gauche à droite et le jeune noble le regarda étrangement.
_ Ils sont vraiment fous en Amérique...
« Rappelles-moi qui a inventé les toasteurs explosifs ? »
_ Les anglais.
« Voilà. Alors insultes pas les américains s'il te plaît. »
Draco se renfrogna alors que Narcissa prenait visiblement une décision.
_ Très bien, Neptune. Je comprends tes réticences, mais on va au moins en prendre une paire pour quand on aura des invités. D'accord ?
Le garçon hésita, se mordilla la lèvre, pesa le pour et le contre mais fini par hocher la tête.
_ Bien. Maintenant, madame Guipure, il nous faut deux gardes robes complètes et leur uniforme pour Poudlard.
_ Tout de suite madame Malefoy. Avez-vous un budget ?
_ Non, aucune limite.
La couturière hocha la tête et Narcissa se retourna, remarquant pour la première fois les Weasley et Hermione. Draco les vit aussi et lança un regard narquois au groupe sans pour autant prononcer un mot. Neptune se contenta de monter sur un tabouret en aillant l'air d'un condamné à la potence.
_ Draco, Neptune, je vous attendrai au café nordique, ne faites pas de bêtise.
Puis, la Dame sortit en ignorant superbement et dédaigneusement les Weasley. Aussitôt, les couturières emmenèrent Ron, Hermione et Ginny sur des tabourets pour faire leurs robes pendant que madame Weasley ressortait avec l'escorte pour les attendre plus loin après avoir réglé les achats.
Une fois seuls, Draco échangea un regard noir avec les trois Gryffondors alors que Neptune ne leur prêtait pas la moindre attention.
_ Tient, tient, tient, la belette, la belette femelle et le castor femelle. Je ne savais pas que votre famille avait assez d'argent pour acheter des robes neuves.
_ La ferme Malefoy, répliqua vertement Ron.
_ Sinon quoi la belette ? Je ne fais qu'énoncer une vérité universelle. Peut-être que ta famille peut te payer ces robes, c'est parce que le petit pote Potter a eut pitié de vous et vous a donné un peu d'argent.
Ron rougit de colère alors que Ginny lui jetait un regard meurtrier et Hermione s'énerva.
_ La ferme Malefoy, ne parles pas de lui comme ça.
_ Tient, la mise-je-sais-tout s'énerve. Aurais-je touché un point sensible ?
Avant que quiconque puisse répliquer, un léger sifflement se fit entendre. Ils tournèrent tous leur tête vers Neptune qui montra sa plaquette :
« Laissez Harry là où il est. Draco, n'oublie pas qu'il est mon ami. »
_ Désolé Nept. Ce n'était pas contre toi, répondit le blond.
_ Qui es-tu pour te prétendre l'ami de Harry ? répliqua Ron.
« Neptune Phébus Black, confident et gardien des secrets de Harry, et vous ? Qui êtes-vous ? »
_ Ron Weasley et Hermione Granger, nous sommes les amis de Harry depuis notre première année. Et ma soeur Ginny aussi.
« Il ne m'a jamais parlé de vous. »
Neptune se détourna d'eux pour se concentrer sur les mesures que faisaient les couturières. Draco décida lui aussi d'ignorer les trois lions offusqués pour se concentrer sur la robe et critiquer le travail effectué par la couturière. Même si elle ne le montrait pas, Hermione était blessée par les mots du garçon. Alors comme ça, Harry ne lui avait jamais parlé d'eux. Les considérait-il ne serais-ce que comme des amis ? Les a-t-il seulement considéré comme tel un jour ? Elle ne savait pas.
.
-sSs-
.
Voldemort était assit dans le salon de Lucius Malefoy autour d'un verre de Firewhisky et ils discutaient de leurs affaires au ministère. Lucius avait toujours la confiance totale de Fudge et en faisait ce qu'il désirait. De plus, il avait convertis plusieurs employés dans divers services, étendant un peu plus l'influence du Lord. Dumbledore aussi se faisait des partisans, mais la rumeur selon laquelle Harry Potter était porté disparu le discréditait beaucoup auprès de certain.
_ Parfait Lucius. Je veux que tu continue de faire courir le bruit sur la disparition de Potter et que tu t'arranges pour placer de nouveaux espions dans les services des Aurores.
_ Oui, my Lord, il en sera ainsi fait.
_ As-tu des nouvelles de Pettigrow ?
_ Non, maître. Il n'a plus été vu depuis l'incident du ministère.
_ Où est-ce que ce couard peut-il bien se cacher ?
_ Je ne sais pas. Une chose est sûre, il n'a pas été capturé car ça aurait fait la Une des journaux, donc il a sûrement fui quelque part.
_ Bien que ce ne soit pas une grande perte, sa disparition me contrarie... Sa forme animagus était utile pour espionner. Continue d'enquêter sur sa disparition.
_ Oui, maître.
_ As-tu pris des mesures pour ton fils ?
_ Oui. Dès demain, il aura des cours de duel, de comptabilité et d'économie. Severus a accepté de lui enseigner l'occlumancie. Neptune aussi suivra ces cours, même s'il a beaucoup rechigné sur ceux de bonne conduite.
_ C'est bien. Gardes un œil sur lui.
_ Je le ferais.
Ils allaient poursuivre sur un autre sujet lorsqu'un craquement sec se fit entendre. Ils se tournèrent vers le gobelin qui était apparu avec un elfe de maison qui tenait un coffre visiblement très lourd.
_ Bonjour messieurs, nous avons une livraison pour le Seigneur des Ténèbres de la part de Neptune Black.
_ C'est pour moi, fit Voldemort en se redressant.
_ Il me faut une confirmation de votre identité. Veillez donc signer ce bon de réception et me présenter votre baguette.
Le gobelin sortit un parchemin et une plume d'une poche de sa tunique et les tendit au Lord qui s'en empara, habitué aux modalité gobelines. Il ouvrit le parchemin qui indiquait juste :
« Livraison du coffre contenant les journaux de Harry Potter, du coffre 687 à Lord Voldemort au manoir Malefoy à 16h précise. »
Il signa en bas, à côté de la signature de Neptune (un N avec des vaguelettes en dessous) après avoir vérifié que le parchemin n'était pas piégé et rendit la plume de sang au gobelin avant de sortir sa baguette et de la lui présenter. La créatures hocha la tête après l'avoir examinée et fit signe à l'elfe de poser le coffre devant le Lord avant de sortir un clef d'une autre poche et de la tendre au mage noir qui s'en saisit en même temps que sa baguette.
_ Merci de votre patience, au revoir, bonne journée.
Puis, avant qu'ils ne puissent répondre, les deux créatures disparurent dans un craquement sourd.
Voldemort se rassit dans son fauteuil en observant la clef et le coffre. Il finit par mettre la première dans sa poche et appeler son elfe de maison personnel.
_ Dipsy.
L'elfe apparu aussitôt dans un craquement. Elle était petite, vêtue d'une taie d'oreiller blanche avec la marque des ténèbres brodée en vert (le serpent) et argent (le crâne) sur la poitrine.
_ Que peut faire Dipsy pour le maître ?
_ Apporte ce coffre dans mes appartements, que personne n'y touche.
_ Oui maître, tout de suite maître.
La créature claqua des doigts et le coffre disparut en même temps qu'elle.
Les deux hommes discutèrent encore un moment avant que le Lord ne s'en aille, il avait hâte de lire les carnets de Potter.
.
-sSs-
.
Voldemort était assit dans le salon de ses appartements, le coffre était posé sur la table devant lui et il y avait en effet une petite centaine de carnets noirs identiques rangée à l'intérieur. C'étaient des carnets noirs, fermés par un élastique noir. Il y avait cinquante pages par carnet et elles avaient juste des lignes simples pour écrire, pas de carreaux. Le Lord constata que le garçon les avait tous daté sur la couverture avec la date du début et celle de la fin, de manière à s'y retrouver facilement. Il apprécia cette indication car il n'avait vraiment pas envie de chercher s'il voulait lire une date précise.
Il hésita à en prendre un en cherchant par où commencer. Ses années à Poudlard ? Ses derniers jours ? Ou le tout début ?
Il finit par prendre le tout premier, histoire de savoir pourquoi le garçon avait commencé un journal et l'avait tenu aussi longtemps. Il commençait le 23 Juin 1986, peu avant ses six ans. Il se demanda un instant comment ça se faisait qu'un enfant aussi jeune sache déjà écrire. Il finit par l'ouvrir à la première page, où il n'y avait que trois mots de marqués avec soin au centre en lettres majuscules d'imprimerie.
.
« JOURNAL DE L'OMBRE »
.
Le Lord tourna la page et commença à lire.
(nda : je vous épargnes les fautes d'orthographe faites pas un enfant sachant tout juste écrire et je m'excuse si c'est pas du niveau d'en enfant en bas âge, j'ai fais de mon mieux pour que ça s'en rapproche.)
.
23 Juin 1986
Salut ! Je m'appelles Harry James Potter, j'ai bientôt six ans et je vais te confier tous mes secrets.
Mon papa et ma maman sont morts dans un accident de voiture, du coup je vis chez l'Oncle et la Tante avec mon cousin Dud. L'Oncle et la Tante ne m'aiment pas du tout et ils veulent pas que Dud et moi on soit ami. Alors on fait semblant de se détester, mais Dud il me donne des bonbons en douce et parfois à manger quand je suis punis dans mon placard quand j'ai pas bien obéi.
Là je suis punis parce que j'ai laissé tombé le gros plat de lasagne en le sortant du four, mais c'est pas ma faute s'il est trop lourd pour moi... Et en plus, j'ai des coupures aux pieds et la Tante, elle a dit que c'était bien fait pour moi, que j'étais un vilain monstre incapable et inutile.
Dud il est pas d'accord avec l'Oncle et la Tante. Dud il dit que j'ai un Don et que c'est génial. Mais il faut pas que je le dise, sinon l'Oncle il s'énerve fort et me punis... c'est toujours comme ça quand je fais un truc bizarre avec le Don.
Dud il a dit que quand on sera à l'école, il éloignera tout les autres pour qu'ils ne voient pas le Don et ne m'embêtent pas dessus. Il fera semblant d'être méchant pour que personne ne m'approche !
La Tante a apprit à Dud à écrire pour qu'il soit plus intelligent que les autres enfants à la rentrée. Et il m'a aidé en douce à apprendre. Il m'a aussi donné ce carnet et un crayon, comme ça j'ai un autre ami à qui tout dire ! Et toi tu répéteras jamais mes secrets, pas vrais ?
Toi je te mentirais jamais. Tu sauras qui je suis vraiment. Je ne vais pas jouer mon « rôle » avec toi.
Je sais depuis toujours que je dois cacher qui je suis, cacher mes émotions, mes sentiments. La Tante et l'Oncle veulent que je sois un petit monstre docile qui fait ce qu'on lui dit et pose pas de question, alors je joue ce rôle. Ils veulent pas que Dud et moi soyons ami, alors on joue la comédie.
Plus tard, je serais acteur au théâtre, parce que je sais très bien jouer les rôles qu'on me donne. Ou alors je serais un artiste peintre ! Comme Picasso ! Je dessine pas super bien, mais je vais m'améliorer, promis.
Tu es mon premier ami, mon confident, mon Journal de l'Ombre, toi seul, avec Dud, saura qui je suis, promis.
Je vais me coucher, je suis fatigué, peut-être que demain les coupures à mes pieds auront disparues.
.
Sur la page à côté de cette première entrée, il y avait le dessin maladroit d'un placard sous un escalier avec une petite forme de dos recroquevillée sur un lit de camp.
Voldemort referma le carnet en méditant sur ce qu'il venait de lire. Le garçon avait écrit chaque lettre soigneusement en essayant de rendre ça bien lisible, il y avait pleins de fautes et les tournures de phrases étaient maladroites, mais c'était l'écris d'un enfant de six ans, il ne pouvait pas lui demander d'écrire aussi bien qu'un adulte. En tout cas, cette entrée en matière était... intéressante. C'était décidé, il lirait tous ces carnets, même si c'était dans le désordre. Mais pour le moment, il allait se coucher, il lirait un autre passage le lendemain.
.
.
Merci d'avoir lu !
J'espère que ça vous a plu.
J'attends vos commentaires avec impatience.
La suite le week-end prochain normalement.
Pilou.
