Voici un nouveau chapitre. Je sais que j'avais dis qu'il ne devrait arriver que d'ici deux semaines mais comme le prologue n'est pas très explicite je vous poste le premier chapitre.

Bonne lecture.

Disclaimer: Tout est à JKR.


3 Juillet 1978 : Poudlard Express

Par Morgane, ce que ça me fait drôle de voir la silhouette du château s'estomper devant mes yeux. Et dire que l'année prochaine je n'y reviendrai pas !

- Je peux venir dans votre compartiment ? demande Regulus qui vient de faire coulisser la porte de notre refuge.

- Ca dépend, t'as finis ta petite réunion avec tes copains Mangemorts ? je rétorque plus sèchement que je ne l'aurai voulu.

- Al' ne sois si abrupte avec Reg ! me réprimande Cécilia.

- Oui, il ne t'as rien fait, argumente Andréa.

Je soupire et Regulus s'assoit à mes côtés tandis qu'Andréa et Cécilia le couvent du regard. De toute façon dès qu'on parle de Regulus avec Andy et Cece, elles prennent fait et cause pour lui arguant que j'ai de la chance de me marier avec lui, qu'il est mignon et que je vais devenir une des femmes les plus puissantes de la société. Quand j'ai le malheur de leur dire que je désapprouve totalement le fait qu'il soit passé du côté obscur de la magie, elles répliquent que c'est un acte courageux et que je devrais assumer ma position autrement dit que je dois rejoindre la lutte contre les nés-moldus. Les filles, même si elles ne souhaitent pas devenir des Mangemorts soutiennent avec véhémence les actes du Seigneur des Ténèbres et parfois j'ai peur de ce qui pourrait leur arriver… Même si nous avons des divergences d'opinions, elles restent mes meilleures amies.

- Que tu es drôle Reg, s'extasie Andy.

- Je suis totalement d'accord avec toi sur le fait qu'on devrait réduire les Sang-de-Bourbes en esclavage. Ils ne valent pas mieux que les elfes de maison !

J'en peux plus ! J'ai besoin de prendre l'air !

- Je vais faire un tour ! je lance avant de fermer la porte du compartiment.

Wagon à bagages : plus tard

Un peu de tranquillité n'a jamais fait de mal à qui que ce soit et puis j'en ai besoin… Il est presque deux heures et je commence à avoir faim. Il est peut-être temps de partir à la recherche du chariot à friandises ? Quoique… non, je ne pense pas croiser Regulus où n'importe qui d'autres à cette heure-ci.

Il vient d'avoir un arrêt brutal du train… en pleine campagne… étrange. J'entends une grosse déflagration pas loin d'ici. Allons voir.

Dans un compartiment à l'arrière du train

Pfiou… J'ai bien cru que j'allais y rester. Satanés subordonnés de Mage noir ! Pauvre journal, tu ne dois pas comprendre grand-chose… attend que je t'explique.

Après avoir entendu l'explosion, je suis sortie en vitesse et je suis tombée nez à nez (c'est le moins qu'on puisse dire) avec un homme cagoulé. J'ai vu assez de photo pour deviner qui il était. J'ai eu juste le temps de faire un bond sur le côté pour éviter un stupéfix. J'ai jeté quelques sorts un peu au hasard, après tout je n'ai jamais combattu en « vrai ». Je me suis rapidement fait débordée. Si le Mangemort continuait à ce rythme, je n'allais pas tenir longtemps… J'ai joué ma dernière carte et je me suis écriée :

- JE SUIS ALYANA YAXLEY ! LA SŒUR DE SPARTACUS ESPECE DE PAUVRE MUFLE !

Il a été déconcerté un moment, juste le temps pour moi de lui envoyer un stupéfix qui l'a fait passer par la fenêtre. Il faut bien que la ruse qui m'a fait envoyer à Serpentard me serve à quelque chose de temps en temps !

J'ai repris ma course vers le compartiment de mes amies en espérant qu'il ne leur soit rien arrivé. C'était dans cette zone qu'il y avait le plus de grabuge. Des élèves se battaient contre les sbires du Seigneur des Ténèbres avec plusieurs adultes. Intérieurement je me disais que ce devait être les membres de l'Ordre. J'ai observé rapidement la scène au milieu des combattants, au sol, était éparpillés des élèves. Horrifiée, je n'ai pas vu un éclair orange fusé dans ma direction. Je suis tombée et ma tête a percuté violemment le sol.

Je me suis réveillé une heure plus tard dans le compartiment depuis lequel je t'écris, avec deux personnes au-dessus de moi.

- Comment tu te sens petite ? m'a demandé un mec roux qui ne devait avoir que trois ou quatre ans de plus que moi.

J'ai tenté de me relever mais je fus stopper dans ma tentative par de violents vertiges.

- Tu devrais rester tranquille… m'a conseillé le même homme.

- N'insiste pas Fabian, c'est une vrai chieuse quand elle s'y met… a soupiré un autre homme qui se tenait dans l'embrasure de la porte.

Je l'ai fusiez du regard et j'ai aboyé :

- Qui êtes-vous pour oser me parler sur ce ton ? Vous ne me connaissez pas !

- Oh si je te connais Alyana Perséphone Yaxley, je peux même dire que j'ai le malheur de te connaître.

- BLACK ?! Qu'est-ce que tu fous ici ?!

Le frère de Regulus est sorti de l'ombre de sa démarche assurée, son habituel sourire narquois affiché sur son visage diablement angélique. Il m'a fixé de ses yeux gris et s'est assis sur le bord de la banquette.

- T'approche pas ! ai-je vociféré.

- Tu devrais me remercier, c'est moi qui t'es tiré du champ de bataille, si je puis dire… Alors j'attends tes remerciements.

- Plutôt crever !ai-je craché.

- Ok, la prochaine fois ne viens pas crier pour que je t'aide.

- Je t'ai rien demandé Black.

Il s'est retourné et s'est adressé à Fabian.

- Je vais faire un tour dans le couloir. Peut-être que je verrai mon cher frère. J'ai toujours pas eu le faire part de mariage, a-t-il ajouté en me regardant.

- C'est parce que tu n'es pas invité ! ai-je répliqué.

- Dommage…

Et il est sorti, me laissant seul avec le rouquin.

- Alyana, c'est ça ?

- Oui et alors !?

- Dumbledore nous a parlé de toi à la dernière réunion. Il paraît que tu veux rentrer dans l'Ordre ?

Malgré moi j'ai rougi comme une gamine prise en faute. Allez savoir pourquoi… J'ai acquiescé.

- Tu peux m'expliquer pourquoi toi, une fille de sang-pur, sœur de Mangemort, fiancé de Mangemort veux nous rejoindre ? J'aurais plutôt parié que tu choisirais l'autre camp…

- Par un temps, je le pensais aussi, ai-je avoué. Et puis, la guerre est arrivée et a balayé tous mes préjugés.

- C'est tout ? s'est-il étonné.

- Uniquement ce que tu dois savoir, je ne te connais pas et par conséquent, je n'ai aucune raison de me confier à toi… à vous, ai-je rectifié.

- Tu peux me tutoyer, après tout, nous serons amenés à nous croiser…

- Sans doute… Vous êtes beaucoup dans le train ?

- Cinq.

- Vous saviez qu'il y aurait une attaque ?

- Non. Mais Dumbledore nous fais plus confiance qu'au Ministère pour assurer votre sécurité. Si nous avions été au courant d'une attaque, nous aurions été bien plus nombreux.

J'ai tourné la tête vers la fenêtre. Les paysages commençait à se faire plus urbain, signe que nous n'allions pas tarder à arriver. Fabian s'est tourné vers moi et m'a dit qu'il devait faire une ronde. Il est sorti me laissant seule ici.

Voilà journal, ce qui s'est passé. Le train commence à ralentir. Je te rouvrirais plus tard.

Ma chambre.

Ce que c'est bon de rentrer chez soi ! C'est Père qui est venu m'accueillir, c'est rare… je crois que la seule fois où il est venu me chercher à la gare s'était… aux vacances de Noël en troisième année. Et encore, c'était parce que nous devions prendre la route du Derbyshire où nous passions les festivités de Noël.

- Tu as vu Regulus ? m'a-t-il demandé.

- Euh non…

Aussitôt ai-je répondu que mon fiancé s'est pointé devant nous. Il a salué brièvement mon père qui l'a questionné :

- Votre mère est-elle ici ?

- Non, je rentre seul…

- Alyana ? Tu es prête ?

- Oui, un petit instant, je dois dire deux mots à Regulus.

- Je t'attends de l'autre côté de la barrière.

- Parfait !

Mon père s'est éloigné. J'ai saisi Regulus par la main et l'ai entraîné dans un coin de la gare, loin des oreilles indiscrètes. Cet abruti a cru que je l'avais traîné là pour une séance de bécotage. Il a tenté de m'embrasser mais il devrait savoir que depuis le temps je maîtrise l'art de l'esquive presque aussi bien que l'art du mensonge…

- Qu'est ce qui te prend ?!

- Faut qu'on parle Reg.

- Quoi ? Tu veux plus m'épouser ? T'as trouvé un autre mec ? Alyana tu sais que tu ne peux pas refuser ce mariage, je suis un bon parti et…

- Tais-toi ! C'est pas de ça que je veux te parler !

- Oh… mais rassure-moi, tu veux toujours te marier avec moi ?

- C'est pas comme si j'avais le choix ! ai-je répliqué

- Mais admettons que tu ais le choix.

- C'est pas la question, ai-je éludé.

- Alyana… tu sais, je suis conscient que je t'ai fait souffrir…

Et ça recommence… j'ai pensé.

- … mais, je regrette. J'étais amoureux de toi à l'époque…Et je le suis toujours.

- Bref, ai-je dis en ignorant ça dernière phrase. Tu étais au courant pour l'attaque aujourd'hui ?!

Dans ma bouche la question sonnait plus comme une affirmation. Je l'ai fixé droit dans les yeux. Les mêmes que ceux de Sirius, ce qui ne m'aidais pas à chasser le sentiment de colère qui m'habitait à cet instant. Il a fui mon regard.

- Répond ! ai-je ordonné.

- Plus ou moins…

- Comment ça plus ou moins ?!

- J'en ai entendu parler, mais à aucun moment on ne m'en a fait part directement.

- Tu les as rejoints…

- Oui. Pour ma famille, je devais le faire, ma cousine Bella m'a fait entrer et Lucius le fiancé de Narcissa en fait aussi parti. Et puis, je l'ai aussi fait pour toi…

Cette remarque a ravivé le peu d'attention que je lui portais. J'ai relevé la tête et demandé :

- Pour moi ? Pourquoi ?

- Pour te protéger, je sais que tu ne supportes pas les Mangemorts mais si tu continues ainsi, tu te ferras tuer Alyana. Si tu es avec moi, tu seras protégée, je te laisserais pas tomber. Et je ne te demande pas de m'aimer… Je sais que les sentiments et toi, ce n'est pas une très bonne équation…

- Tu attends quoi de moi au juste ?

- Que tu me soutiennes…

- Donc par extension que je soutienne les Mangemorts… ai-je deviné.

- Oui.

- Je dois y aller, on se voit bientôt de toute manière.

Je lui ai tourné le dos sans prononcer un mot de plus.

Pour fêter mon retour Père a organisé une fête avec tout le gratin de la société sorcière. Autant dire que je vais croiser Regulus, ses cousines, les Lestranges et toute la compagnie. Le seul point bénéfique, c'est qu'Andy et Cece y seront. Je te laisse, il fait que je me prépare.

Pendant la réception

J'ai réussi à m'éclipser en prétextant un besoin urgent. La soirée organisée par mon père est d'un ennui mortel. Autant, il y a deux ans j'aurais adoré avoir une fête de cette envergure en mon nom, autant cette année, jouer les hypocrites m'exaspèrent…

Ah oui, parce qu'il faut que je t'explique. Père ou plutôt mère, a décidé d'inviter l'orchestre Out of tune [1] pour cette soirée, bien qu'il joue divinement bien il faut le reconnaître, leurs musique me donnent plus envie de dormir qu'autre chose. Mes parents ont engagé les meilleurs jardimages et décorateurs pour s'occuper de l'intérieur et de l'extérieur, et plusieurs traiteurs et barmans prisés dans la région. Mère m'a aussi acheté une robe, comme si celles que je possédais ne suffisaient pas ! Je ne peux pas me plaindre, elle est sublime : bustier, bleue électrique, drapée et elle m'enserre la taille. Bref, sublime.

Il faut que j'y aille, malheureusement. Courage Alyana, encore trois heures et tu seras libre !

Ma chambre : plus tard

Enfin fini ! Je suis éreintée mais avant de retrouver mon lit, il faut que je te dise qui j'ai croisé. Bellatrix Lestrange et son époux Rodolphus. Ils sont venus me voir et m'ont attiré à l'écart…

Dire que je n'apprécie pas Bellatrix est un euphémisme… Je la hais et elle me terrifie. Elle est de sang-pure mais ne possède aucun savoir vivre. Elle a à peine cinq ans de plus que moi. Je me souviens, quand j'avais quatre ans, je jouais tranquillement à l'étage du manoir et père avait invité les Black. Elle était venue me rejoindre avec une paire de ciseau (je me demande toujours où est-ce qu'elle l'a récupéré d'ailleurs, mais bon on parle de Bella), elle m'a tiré violemment les cheveux et me les a coupé d'un coup sec. J'ai ravalé mes larmes mais depuis, je me méfie toujours beaucoup d'elle. Surtout que maintenant c'est une Mangemort.

- Alyana ! Je peux te voir cinq minutes ?

- Bien sûr…

On est allé dans l'arrière-cour et elle m'a demandé :

- Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant que tu es sortie de Poudlard ?

- Attendre les résultats de mes Aspics et…

- Je ne te parle pas de ça ! Qu'est-ce que tu comptes faire à propos des Sang-de-Bourbes ?

Nous y étions… J'ai pris un air assuré et lui ai rétorqué :

- Qu'est-ce que tu attends de moi Bella ?

- Rejoins les Mangemorts ! Et fais ton devoir de sang-pur.

Il fallait que je trouve un mensonge crédible qui puisse me faire gagner du temps…

- Je… je ne me sens pas prête pour l'instant à prendre part activement à la lutte mais cela ne veut pas dire que je ne vous soutiens pas ! ai-je ajouté précipitamment

- Quand seras-tu prête ?

- Je ne sais pas… mais quand je le saurais vous serez les premiers au courant. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai des invités à voir.

Je me suis éloignée rapidement, il était hors de question que je passe une minute de plus avec Bellatrix et son petit toutou Rodolphus. Je me suis aventurée dans le parc espérant ne pas tomber sur une personne de ma connaissance. Mais visiblement c'était trop demandé. Qu'avais-je dont fait à Merlin pour qu'il décide de me pourrir à ce point la vie ?!

- Aly ! Tu es là, je te cherchais partout ! s'est écriée Andréa

- J'avais besoin de prendre l'air…

- Moi aussi ! C'est chouette, je pourrais te tenir compagnie !

- Génial… ai-je soupiré.

Ne te méprend pas journal ! J'aime beaucoup Andy ! Elle est drôle, légèrement tarée sur les bords mais… Elle me permet de me vider la tête de temps en temps. C'est juste que parfois sa compagnie peut s'avérer exaspérante pour une personne un peu solitaire comme moi…

- Cécilia n'est pas avec toi ?

- Non, les MacNair sont déjà repartis.

- Oh… Dommage.

Nous avons marché quelques minutes sans un mot (c'est suffisamment rare pour être souligné) avant qu'Andy n'éclate en sanglot. Un peu stupéfiée par cette situation, je suis restée debout les bras ballants avant de la forcer à s'assoir pour qu'elle puisse s'expliquer.

- Mes parents ont décidé de me fiancer…

Je n'ai rien dit, l'incitant à poursuivre.

- Cameron Parkinson…

- Oh…

Je ne connaissais Cameron que de vue étant plus âgé que moi mais je gardais le souvenir de quelqu'un de violent et de sans pitié. J'avais de la peine pour Andréa…

- On devrait rentrer…

- Tu as raison.

Le chemin du retour se fit en silence, nous étions toutes les deux trop absorbées dans nos pensées respectives pour tenir une conversation.

Je n'avais pas eu l'occasion de discuter avec Cécilia mais je ne doute pas que j'aurais de nombreuses autres occasions pour le faire.

4 Juillet 1978, matin : Jardin du manoir

Décidément, faire une grasse matinée dans cette maison est vraiment trop demandé ! Je suis en V.A.C.A.N.C.E.S, j'ai le droit de dormir plus longtemps que 9h45, non ?! Bref, je me suis levée rapidement et me suis habillée en quatrième vitesse. En descendant, j'ai surpris une conversation entre mon père et… Walburga ? Trop curieuse pour mon propre bien, je me suis approchée.

-… Mille galions ?! s'est écrié mon père.

J'ai tendu l'oreille à l'affut de la moindre explication.

- Aristote, réfléchissez… Nous sommes une famille puissante comme la vôtre… songez à ce que nous pourrions faire ensemble…

- Je croyais que cette histoire de fiançailles était réglée ?!

- En effet, elle l'était.

- Alors pourquoi me demandez-vous deux milles gallions pour maintenir les fiançailles de ma fille avec votre fils ?

- Voyons Aristote… On n'entre pas chez les Black sans quelques sacrifices… Je dois y aller. Considérez ma proposition. Au revoir Aristote.

- Au revoir Walburga.

Des bruits de pas ses sont fait entendre de l'autre côté de la porte et je me suis empressé de m'éloigner. La mère de Regulus est sortie et est arrivée dans ma direction. J'ai retenu mon souffle mais ça n'a pas empêché Walburga de me reconnaître…

- Vous avez oublié de mettre un bouton sur votre chemisier, Miss, a-t-elle sifflé.

Elle m'a fixé méchamment et est partie. Walburga me fait un peu peur… C'est d'ailleurs pour cela que je lui ai attribué le gentil surnom de « vautour ».

Je dois y aller, Spartacus vient d'arriver pour manger.

Ma chambre : fin d'après midi

T'ai-je déjà dis, journal, que les repas chez les Yaxley sont d'une longueur épuisante ? Imagine- toi, deux entrées une salée et une « sucrée » (oui chez les Yaxley on mélange le dessert et l'entrée et alors ?!), deux plats poisson et viande, deux desserts gâteaux et coupe de fruit avec glace. Ce qui nous donne quatre longues et interminables heures à table avec pour seule conversation le bruit des couverts. Pour être totalement franche, c'est mon père qui maintient les conversations et aujourd'hui il n'était pas particulièrement loquace. Mais il a tout de même demandé à Spartacus :

- Ton intégration chez le Seigneur des Ténèbres se passe bien ?

- A merveille ! J'ai rencontré des personnes avec de grandes valeurs morales et le Maître est d'une grande intelligence, chaque mot qui sort de sa bouche est une divine parole, père.

Je luttais avec difficulté contre le fou rire qui s'était emparé de moi. Etais-je vraiment la seule à avoir du mal à associer Bellatrix avec grandes valeurs morales ? Et puis, dans la bouche de Spartacus une réunion de mangemort avait l'apparence d'un salon de thé ! Ça donne envie de s'inscrire tout ça ! Ah ironie, quand tu nous tiens. J'ai été tiré de mes pensées par mon père :

- Fort bien, fort bien… Et toi Alyana ? Quand vas-tu enfin te décider à suivre l'exemple de ton frère ?

- Ella a assuré à Bella que ce n'était qu'une question de temps.

Spartacus m'a fixé longuement, en me défiant de dire quoi que ce soit qui ne soit pas dans son sens. J'ai simplement approuvé.

9 Juillet 1978

Je viens de recevoir un hibou que je ne connais pas. Le temps d'enlever la lettre de sa patte et il était déjà repartit. J'ai verrouillé la porte de ma chambre et me suis assise sur le rebord de mon lit. Nerveuse, je déplie le parchemin et lis :

Miss,

J'ai l'immense honneur de vous convier à votre première réunion. Je ne peux malheureusement pas vous communiquer l'adresse où se tiendra la réunion car je ne peux pas prendre le risque que cette lettre soit interceptée.

Je vous invite donc à me retrouver à la Tête de Sanglier à 7h30 pm, je vous conduirai personnellement au QG de l'Ordre.

En attendant de vous revoir, je vous souhaite une agréable journée,

Albus Perceval Wulfric Bryan Dumbledore.

Je range précieusement la lettreentre deux bouquins et prépare quelques parchemins ainsi qu'une vieille plume de paon empruntée il y a quelques années à mon père. Je fourre le tout, au fond de mon sac acheté chez Tissard et Brodette hier. Il ne me reste plus qu'à tuer le temps jusqu'à l'heure du rendez-vous !

QG de l'Ordre du Phénix.

A 7h25pm, j'ai prétexté un diner avec Andréa pour avoir une bonne excuse de sortir. Mes parents n'ont pas posé de question et j'ai donc transplané à la Tête de Sanglier. Je déteste cet endroit. C'est un pub poussiéreux tenu par un vieux bougre qui soit dit en passant est toujours d'une humeur de chien.

Heureusement, je n'ai pas eu à entrer, Dumbledore m'attendait devant le bar. Je me suis approchée, un peu méfiante. Cette partie de Pré-au-Lard est malfamée et je préfère ne pas m'y aventurer seule.

- Ah miss ! Pile à l'heure ! s'est exclamé le directeur

- La ponctualité fait partie de l'éducation des sang-purs, professeur. C'est une qualité qu'y n'est pas donnée à tout le monde.

- Vous n'avez pas tort… Toutefois, vous apprendrez que certaines personnes valent autant que des Sang-purs…

- Vous pensez à quelqu'un en particulier ? ai-je demandé sur la défensive

- Notamment miss Evans. Elle est une personne très bien élevée et elle est née-moldue, a-t-il ajouté en me jetant un coup d'œil. Je ne doute pas que vous vous entendrez très bien.

- Evans ?! Aucune chance.

- Ah oui ? Et pourquoi cela ?

- C'est une Gryffondor ! ai-je répliqué sèchement.

- Cessez un peu vos enfantillages miss Yaxley… Cette rivalité entre maison a assez duré. Vous découvrirez qu'il y a des personnes courageuses chez Serpentard, des ambitieuses chez Gryffondor, des loyales chez Serdaigle et des sages chez Poufsouffle. Assez discuté ! Nous devrions y aller.

Il m'a tendu un bras que j'ai attrapé. Je ne faisais que rarement du transplanage d'escorte. D'aussi loin que je puisse me souvenir le dernier remontait à il y a environ 3-4 ans. La sensation était aussi pénible que dans mes souvenirs…
J'ai mis un certain temps à me remettre de mes émotions et quand j'ai ouvert les yeux, je me suis rendu compte que nous nous trouvions dans un petit parc aux abords d'un quartier assez lugubre et insalubre.

- L'Ordre n'a pas vraiment de QG attribué, m'apprit Dumbledore, les réunions ne se font jamais au même endroit…

J'ai acquiescé. Il m'a tendu un papier et, dubitative je m'en suis saisis.

- C'est l'adresse… Les demeures des membres de l'Ordre sont soumises aux sortilèges de Fidelitas et il se trouve que je suis le gardien du secret d'Elphias Doge. La réunion se fera chez lui.

J'ai déplié le papier et lu l'adresse dans ma tête. Une petite maison s'est présentée à moi et le directeur m'a fait signe de le suivre à l'intérieur.

Des éclats de voix me parvenaient de ce que je devinais être le salon. Dumbledore m'a fait signe de le suivre. Nous sommes entrés dans une pièce exiguë où une bonne vingtaine de personnes se tenait. Tous les regards ont convergés vers nous. Pas le moins du monde intimidée, j'ai redressé fièrement la tête et les ai regardé un par un. Difficile à dire qui de Black ou d'Evans étaient le plus en colère de me voir ici. Toutefois, ni l'un ni l'autre n'ont osé parler. Ils sont parfaitement au courant que j'ai rejoint l'Ordre et si cela ne leur plait pas, eh bien c'est la même chose !

- Parfait ! Maintenant que tout le monde est présent, la réunion va pouvoir commencée ! s'est écrié Dumbledore.

Il s'est dirigé vers la cuisine qui possédait une longue table et chacun a pris place autour. Je me suis assise en bout de table, seule. Personne ne voulait être à côté d'une Serpentarde dont la famille était du côté de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Aussi, qu'elle ne fut pas la surprise quand Fabian et un autre garçon qui lui ressemblait étrangement vinrent s'assoir à mes côtés.

- Salut Alyana ! c'est exclamé Fabian. Je te présente mon frère Gidéon.

- Salut, a-t-il murmuré.

Je l'ai salué d'un bref mouvement de tête tandis que Dumbledore sortait des liasses de parchemin. Mon regard errait sur l'assemblé et Gidéon m'a affirmé :

- Les autres sont un peu réticents quant à t'a présence ici.

- Oh si peu, ai-je ironisé.

- Mais ne t'inquiète pas, si Dumbledore te fait confiance alors nous aussi.

Je l'ai gratifié d'un regard rempli de gratitude pendant que le directeur frappait dans ses mains en annonçant :

- La réunion va commencer !


[1] Out of tune: désaccordé

Alors... A votre avis comment va se passer l'intégration d'Alyana ? Et surtout comment vont réagir les Maraudeurs face à elle ?

Je vous dis à tout bientôt pour le deuxième chapitre !