Hey ! Voici le nouveau chapitre ! Avant de commencer je tiens à remercier toutes les personnes qui suivent cette fiction et qui l'on mise en favoris, ça me touche beaucoup !

RAR:

Guest: Merci pout ta review ! Voici la suite.

Paceyas: Heureuse que le début t'ai plu ! J'espère que la suite te plaira autant !


9 Juillet 1978 : QG de l'Ordre du Phénix

- Bien, commence Dumbledore, nous allons donc pouvoir débuter cette réunion mais avant je souhaite la bienvenue à Miss Yaxley qui nous rejoints dans cette aventure.

J'ai hoché la tête tandis que les Maraudeurs me fixaient avec un œil mauvais que j'ai ignoré. Je me suis redressée et me suis concentrée sur les paroles du directeur.

- Alors Maugrey, des nouvelles des Lestranges ?

- Aucune Albus ! Ces sales petits merdeux se font aussi discrets que les rats dans les égouts. Mais je ne perds pas l'espoir de les coincer…

- Et toi Remus, tu as réussi à retrouver la trace de Greyback ?

- Ce n'a pas été chose facile mais je l'ai finalement retrouvé dans les forêts du Lincolnshire. Une colonie de loup-garou prend forme dans cette contrée.

- Ce sera à surveiller. Tu pourrais t'en occuper ?

- Bien sûr, a répondu Lupin.

-Albus ?

- Oui Sturgis, comment c'est passé ta mission ?

- J'ai suivi Yaxley et Dolohov jusqu'aux montagnes du Ben Lawers et d'après les informations que j'ai collecté, je crois que Vous-savez-qui cherche le soutien des Géants.

- C'est ce que je pensais… a soupiré Dumbledore.

La réunion a continué sur cette lancée et j'ai un peu décroché. J'ai laissé mon regard errer sur l'assemblée. Lupin écoutait les paroles du directeur et ne semblait pas en perdre une miette, Potter couvait Evans du regard, qui elle, essayait de porter son attention sur Dumbledore même si elle me lançait de temps en temps des regards, Pettigrew semblait vouloir être n'importe où mais pas ici et Black me fixait avec un regard empli de haine que je ne manquais pas de lui rendre.

La réunion s'est poursuivie jusque 9h10 pm. J'ai rangé mes affaires et m'apprêtait à sortir quand deux garçons se sont plantés devant moi. Evans était légèrement en retrait quand à Lupin, il paraissait ne pas vouloir suivre ses deux amis.

- Tiens, la cavalerie… ai-je soupiré. Je me demandais justement combien de temps vous faudrait-il avant de m'aborder.

- Epargne-nous tes sarcasmes Yaxley ! a aboyé Potter.

- Si cela peut te faire plaisir… Bon ce n'est pas que je m'ennuie mais si vous pouviez me laissez-passer vous seriez gentils.

- On voulait juste te prévenir, a repris Potter.

- Si tu nous trahis, on se chargera de te faire la peau, personnellement, m'a menacé Black.

- C'est tout ? Je m'attendais à mieux vous concernant… pas de blague puérile ou d'enfermement dans les placards comme vous aviez l'habitude de le faire pendant que vous étiez à Poudlard ? Je suis franchement déçue… Il faut croire que la maturité ne vous sied pas.

- Nous sommes en guerre, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, ce qui ne nous étonnerait pas. Des innocents meurent tous les jours, par la faute d'un cinglé ! Alors évidemment, on est obligé de grandir et si tu es ici juste pour passer le temps, tu peux…

S'en était trop pour moi.

- Je peux quoi, Black ?! Tu crois que je ne sais pas ce qu'il se passe ?! Que je suis ici pour m'amuser ?! Que les vies que Tu-sais-qui prend m'indiffèrent ?! Eh bien, navrée de te décevoir mais je suis parfaitement au courant de ce qu'il se passe dehors et peut-être plus que vous. Au cas où vous auriez oublié, mon frère fait partit des Mangemorts comme Regulus.

- Justement, qu'est-ce qui nous prouve que tu es de notre côté ?! a répliqué Black

- Rien ! Vous croyez ce que vous voulez, je n'ai pas à me justifier auprès de vous ! Sur ce, je vous souhaite une agréable fin de soirée !

J'ai tourné les talons et transplané.

10 Juillet 1978 : Ma chambre.

Je viens de recevoir une lettre de Cece qui m'invite au Chemin de Traverse pour faire les boutiques. Je dois la retrouver à 2h00 pm au Chaudron Baveur. J'ai accepté. Cela me fera du bien de me changer l'esprit. Depuis la fin de la réunion je me pose trop de questions et j'en deviens maladroite. Pour l'instant mes parents ne le remarquent pas et c'est tant mieux. S'ils venaient à avoir des interrogations, je crains que mentir serait difficile…

Pour être honnête, mon père a, comment dire… un genre de sixième sens pour les mensonges. Je n'ai jamais rien pu lui cacher. Il a ce regard perçant qui vous donne l'impression d'être un véritable livre ouvert et c'est un sentiment que je déteste particulièrement. Ma mère elle, se fiche royalement de ce que je fais de mes journées, du moment que je parais aux réceptions…

Je dois y aller, c'est l'heure.

Terrasse de chez Florian Fortarôme

Il est 5h 20 pm et Cece vient de partir. L'après-midi est passé assez vite. Cela fait longtemps que je n'avais pas vu Cécilia en tête-à-tête et ça m'a fait très plaisir de la voir aujourd'hui. Nous avons commencé à écumer les boutiques de vêtements du Chemin de Traverse et j'ai environ 8 paquets que j'ai rétrécis pour arriver à les faire passer dans mon sac à main. Ensuite nous avons été chez Fleury et Botts où je me suis trouvé deux romans. Nous avons parlé de tout et de rien, jusqu'à ce que sois abordé le sujet Andréa :

- C'est vraiment triste pour elle… Cameron Parkinson… a soupiré mon amie

- Oui mais il fallait bien que ça arrive un jour, même si j'aurai préféré que ce ne soit pas Parkinson.

- Absolument d'accord. Tu as reçu le carton d'invitation du dîner de leurs fiançailles ? m'a-t-elle demandé.

-Je n'ai pas regardé le courrier ce matin mais je dois être conviée…

- Au moins tu pourras voir ton beau fiancé, a-t-elle dit.

- Malheureusement, ai-je soupiré.

Cécilia a pris un air offusqué et m'a gentiment réprimandé.

- Arrête de parler de ton mariage avec cet air ! Tu as tellement de chance, n'importe qu'elle fille que je connaisse tuerait pour être à ta place !

- Je leur cède volontiers !

- Franchement qu'est-ce qu'il ne te plaît pas chez lui ?! C'est vrai, il est beau, intelligent, riche, bien placé dans la société…

- C'est un hypocrite, manipulateur et un assassin !

- Assassin ?!

- Oui ! Assassin ! ai-je répliqué fermement

- Parce que tu considères qu'une personne qui entre dans les rangs de Tu-sais-qui pour faire justice est une personne mauvaise ?! Alyana, je ne te reconnais plus ! Ne me dis pas que tu soutien l'autre camp ?! Tu es toujours de notre côté, n'est-ce pas ?

Devant mon mutisme, elle a insisté.

- N'EST-CE PAS ?!

- Je suis neutre ! ai-je menti avec aplomb. J'ai décidé de ne pas prendre position !

- Mais tu ne peux pas ?! Tu DOIS rejoindre les Mangemorts !

- J'ai pas signé de contrat où s'est précisé, je l'ai nargué.

Elle a soupiré et s'est relevé précipitamment de notre table à la terrasse. Elle a consulté sa montre et a pris un air inquiet et paniqué :

- J'ai un rendez-vous important, il…il faut que j'y aille. J…je ne dois pas être en r…retard.

- Où tu vas ?l'ai-je questionné, soudain alarmée.

- Au… au revoir. On… on se voit tout… tout à l'heure ?

Je n'ai pas eu le temps de répondre qu'elle était déjà partie. Elle me cache quelque chose c'est sûr. Mais quoi, ça je n'en sais absolument rien… Tôt ou tard, je le découvrirai. Mais pas maintenant, il faut que j'aille me préparer.

Manoir des Parkinson

Je crois que je n'ai jamais vu un manoir aussi… magnifique. Oui c'est exactement ça, ma-gni-fi-que. Il y a des fleurs partout, de grands tableaux, de somptueux tapis d'orients et de sublimes statues disséminées un peu partout dans la demeure. Je crois que je n'ai jamais vu un endroit aussi riche.

J'ai à peine eu le temps de dire bonjour a Andréa et de lui assurer mon soutien que Regulus c'est pointé et m'a attiré à l'écart pour, m'a-t-il assuré, discuter. Avec une grande méfiance, je l'ai suivi. Nous sommes arrivés dans un long corridor désert puis après avoir traversé un autre couloir étroit nous sommes arrivés à un gigantesque balcon qui donnait une vue impressionnante sur le lac de Windermere. Je me suis éloignée le plus possible de mon compagnon et lui ai dit abruptement :

- Qu'est-ce qu'on fiche ici ?

- Je voulais te parler…

- Non, sans blague. Dépêche-toi, j'ai pas que ça à faire ! le pressai-je

- Fais attention à toi. Bella ne te fais absolument pas confiance et elle attend que tu fasses un faux pas pour te tuer. Sois très prudente Alyana. Je ne sais pas de quel côté tu es mais je suis absolument certain que tu ne rejoindras pas les Mangemorts.

- Tu ne sais pas, ai-je tenté de nier.

- BORDEL ALY ! Bien sûr que je le sais ! On se connait depuis toujours et je sais que tu as changé et que… que tu détestes tout ce qui te rapproche de près ou de loin à Tu-Sais-Qui, a-t-il ajouté plus bas. Tu peux mentir a tout le monde si tu veux, mais pas à moi. Je te connais plus que tu ne veux bien l'admettre.

- Si tu es intimement convaincu que je ne te rejoindrais pas, pourquoi tu ne me tues pas ? C'est ce que vous auriez fait toi et tes petits copains, non ? ai-je répliqué

- Parce que je t'aime ! Et parce que j'envie ton courage, j'aurai aimé avoir ta force ou celle de mon frère pour oser dire non à mes parents. Tu crois vraiment que si j'avais eu le choix j'aurai rejoint les Mangemorts ?! Répond moi !

- Je ne sais pas, je ne sais plus. Je n'arrive plus à savoir qui tu es Regulus. Est-ce que tu es ce garçon manipulateur et sans scrupule que tu montres à Bella et à tes parents ? Ou bien celui qui se tient devant moi, et tente de me persuader que je compte pour lui ? Tu es tellement de personne à la fois que je n'arrive plus à démêler le faux du vrai… je ne sais même pas si j'en ai envie. Alors, toi répond moi. Qui es-tu Regulus Arcturus Black ?

- Je suis la personne que tu veux que je sois… a-t-il admit dans un souffle. Je regrette tellement de chose Alyana et pour commencer d'être entré chez Eux.

- Alors pars !

- Tu ne comprends pas. C'est trop tard. Sois je fais ce qu'Il me demande soit… soit il me tuera.

- Alors cache-toi ! le suppliai-je presque.

- Il me retrouvera. Mais je peux te protéger, te faire gagner du temps. Jusqu'à ce que tu sois prête à assumer que tu soutiens l'Ordre du Phénix.

- Comment tu…

Il a balayé la question qui me brulait les lèvres d'un geste de main. Il savait, c'est tout. Après tout, il a sans doute raison… Il me connait mieux que personne.

- En revanche, il faut que tu me promettes une chose.

- Laquelle ? ai-je demandé, soudain sur la défensive.

- Epouse-moi mais je te promets que tu pourras faire ce que tu veux. Tu ne seras pas obliger de m'aimer… Tu pourras voir qui tu veux du moment que tu assistes au dîner et autre évènement mondain avec moi.

Je n'ai pas hésité une seconde. Regulus m'offrait ce que je désirais depuis toujours : ma liberté. J'ai hoché la tête et nous avons regagné la réception.

Le reste de la soirée s'est écoulé lentement, très lentement. Je n'ai même pas eu le temps de parler avec Andréa qui était débordée. Quant à Cece, elle était en grande conversation avec Bellatrix qui par moment me jetait des regards insistants. Mon instinct me dit que Cécilia s'est encore mise dans une belle pagaille. Toutefois, il est hors de question que je m'approche de Bella, je suis peut-être courageuse mais je ne suis pas suicidaire !

13 Juillet 1978

Ça y'est, les résultats des ASPICS viennent d'arriver. Je suis terriblement angoissée. J'ai ouvert en tremblant l'enveloppe. Il me fallait un Optimal en histoire de la magie et l'épreuve avait été particulièrement complexe. J'ai lu avec attention le parchemin et j'ai presque sauté au plafond quand j'ai vu que je n'avais loupé que l'arithmancie et la métamorphose ce qui, en soi, n'était pas un énorme problème. Je pouvais entrer dans mon école ! Je me suis munie d'un parchemin vierge et ai rédigé une lettre de candidature.

Puis, une fois ceci fait, je me suis précipité au salon pour annoncer la nouvelle à mes parents qui ont été ravi. Pour fêter ça, ma mère m'a promis que je pourrai sortir avec mes amis pour célébrer cette nouvelle. Ca y'est, je rentre définitivement dans le monde des adultes ! Et ça me fout les jetons…

19 Juillet 1978 : Bureau de Dumbledore.

J'ai dit à mes parents que j'avais rendez-vous avec Regulus à Pré-au-Lard mais me voilà dans ce fichu bureau, en compagnie de Black, Potter, Lupin et Evans. Dumbledore nous a convoqués dans son cabinet en début d'après-midi pour une urgence. Nous sommes assis tous les cinq sur de moelleux fauteuils en velours sirotant, pour patienter, un verre de jus de citrouille.

Je suis assez mal à l'aise à vrai dire… je sens les regards des anciens Gryffondors sur moi et même si je m'efforce de paraître indifférente, je suis très gênée. Enfin, le directeur entre dans la pièce et nous observe tour à tour.

- Je suis très heureux de vous voir ici, commence-t-il.

Et sans attendre, Black explose :

- Qu'est-ce qu'Elle fait là ?!

- Elle, a un nom Black ! Et au cas où tu aurais oublié, ce qui ne m'étonnerait pas compte tenu de ton intelligence plus qu'infime, je fais partie de l'Ordre.

- A ça difficile de l'oublier, rétorque Potter qui me fusille du regard.

- Je te demande pardon ?!

- Je disais juste que depuis que tu es arrivée on entend parler que de toi et que à force, pardonne-moi cette vulgarité, ça fait chier !

- Et bien sache que… ai-je commencé à répliquer.

- STOP !

C'était Evans qui avait crié. Elle s'était levée et nous observait tour à tour, nous défiant de dire quoi que ce soit. Potter s'était légèrement tassé dans son fauteuil, Black continuait de me regarder et moi, j'avais un petit sourire sarcastique accroché sur mon visage. Evans, elle, était rouge de colère et ça jurait particulièrement avec sa couleur de cheveux auburn. Mais ça, il me restait encore assez de bon sens pour ne pas le faire remarquer…

- Vous n'en avez pas marre de vous engueuler à longueur de temps ?! Il y a des choses plus importantes que votre pseudo rivalité entre maison ! C'est la guerre dehors, des gens meurent tous les jours ! Alors oui, Alyana fait partie de l'Ordre et non, ça ne me réjouit pas plus que vous mais moi je fais confiance à Dumbledore ! Vous devriez en faire autant !

Et elle se rassit.

- Merci Lily pour cette tirade… maintenant, je vais vous annoncez la raison pour laquelle je vous ai convoqué. Des inféris ont été repérés dans le nord de l'Angleterre dans la ville de Dumfries et j'aimerais que vous alliez y faire un petit tour cet après-midi et que vous patrouillez cette nuit. Tous les cinq…

J'ai compté dans ma tête jusqu'à trois, le temps que l'information pénètre dans le minuscule cerveau de Potter et Black. Puis, les cris ont commencé à fuser. Je t'épargnerai journal, leurs plaintes puisque ces deux abrutis ont un peu près autant de vocabulaire que le boursouf de ma cousine Lucy. C'est-à-dire, très peu…

Dumbledore nous a, après avoir calmé tant bien que mal les deux garçons, demandé de sortir et je ne me suis pas fait prier deux fois. Black et Potter sont sortis en furies suivis de près par Lupin qui tentait de les raisonner. Autant je n'apprécie pas les deux premiers autant Lupin ne me dérange pas… je pense que je pourrais très bien m'entendre avec lui… si ce n'était pas un Gryffondor, bien sûr.

En sortant du bureau, j'ai senti une main me retenir, m'obligeant à me retourner pour faire face à Evans. Elle a jeté un regard à son petit-ami et m'a entraîné à l'écart.

- Tu veux quoi Evans ? ai-je soupiré avec un pointe de surprise dans la voix.

- Te parler, a-t-elle simplement répondu.

- Tu n'as pas peur que je te tue ? ai-je ironisé. Après tout ton petit-copain et ses amis ont l'air de penser que je suis une affreuse sorcière sanguinaire.

- Non. Mais de toute façon, il faut qu'on parle de la mission et ça m'étonnerait que James et Sirius veuillent se retrouver dans la même pièce que toi…

- Tu peux en venir au fait, je n'ai pas toute ma journée moi.

- Oui. Euh, écoute… je te propose de passé chez moi vers une heure pour te préparer. Peut-être que Voldemort aura mis des mangemort en faction sur le terrain et on ne peut pas courir le risque que tu te fasses repérer. Ce serait non seulement dangereux pour toi mais pour ta famille et tes amis et je ne pense pas que c'est ce que tu veuilles.

- Mais tu n'as pas peur que Potter se mette en colère s'il me voit chez toi ?

- Ne t'inquiète pas pour ça, je vais m'arranger pour qu'il ne soit pas à l'appartement quand tu y seras.

- Bien d'accord. Où est-ce?

- L'appart se trouve pile dans l'angle de Charing Cross Road et Great New Port Street. Il a un petit balcon avec des lys partout…

- Très cliché… ai-je commenté.

- C'est James qui a décidé des fleurs, a-t-elle avoué piteusement.

J'ai souri légèrement. Finalement Evans, n'était peut-être pas aussi coincée que je ne le pensais… Elle pourrait même devenir mon amie un jour… Mais il ne faut pas rêver non plus !

Chambre d'Evans.

Je suis arrivée, il y a peu de temps et je suis déjà en train de subir une métamorphose radicale. Evans a commencé par me teindre les cheveux avec un sort particulièrement compliqué. Mes cheveux qui sont habituellement blonds et lisses sont désormais, bruns et frisés. Mon visage jadis ovale et maintenant légèrement carré et mes yeux ordinairement bleu lagon sont bruns grâce aux lentilles qu'Evans m'a prêté.

- Il te faut des autres vêtements, ceux-là ne sont non seulement pas assez pratique pour la mission mais ils sont beaucoup trop chic.

J'ai jeté un œil à mon chemisier blanc en dentelle et à ma jupe bordeaux qui m'arrivait juste au-dessus des genoux. J'avais aussi ajouté des ballerines pour être confortable mais visiblement ce n'était pas adéquat pour Evans. Elle s'est retournée et s'est dirigée vers sa penderie d'où elle a sorti un pantalon et un tee-shirt qu'elle m'a demandé d'enfiler. Elle m'a désigné la salle de bain et je m'y suis enfermée pour passer ses vêtements.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, Evans et moi jouions à peu près dans la même catégorie niveau morphologie. Qui l'aurait cru ? Pas moi en tout cas. Je me suis contemplée dans le miroir quelques minutes et ai grimacé. J'étais horrible, vraiment je ne ressemblais à rien. Un véritable sac à patates. Quand j'en ai fait par à Evans elle m'a rétorqué :

- On ne fait pas un défilé mode ! Tu risques de te faire tuer alors autant que tu puisses bouger facilement !

Elle a rajusté le « jogging » comme elle appelait le pantalon et nous nous sommes dirigés vers la cuisine où Potter venait de revenir en compagnie de Black et Lupin. Le frère de Regulus s'est esclaffé en me voyant ce qui lui a valu un regard noir de ma part. Potter m'a observé et a fait signe à sa petite-amie de le suivre. J'étais donc seule avec ses amis. J'ai décidé de briser la glace en entamant une discussion avec Lupin.

- Comment se fait-il que Pettigrew ne vienne pas ?

- Il n'est pas le plus courageux d'entre nous, a répondu Lupin, il préfère ne pas prendre de risque.

J'ai hoché la tête et le silence c'est prolongé dans le petit appartement d'Evans. Plusieurs minutes se sont ainsi écoulées jusqu'à ce que Black explose :

- Bon je vais voir ce qu'ils foutent !

Je suis donc restée seule avec Lupin dans la pièce et contre toute attente, c'est lui qui m'a parlé :

- Je suis navré si James et Sirius ne t'apprécient pas.

- Ce n'est pas de ta faute Lupin. Ce sont des idiots et je n'ai pas de temps à perdre à les persuader que je ne leur veux aucun mal.

- Ils peuvent des fois ce comporter comme de véritables gamins mais ils ne sont pas méchants. Ils finiront par accepter ta présence…

- Peu m'importe, tant qu'ils me fichent la paix et qu'ils me laissent faire mon job tranquille.

Des pas en provenance de la cuisine se sont fait entendre aussitôt suivis de l'apparition des retardataires.

- Bon Lunard, Bromski z'ètes près ? a demandé Black

Je l'ai dévisagé cherchant à comprendre pourquoi il m'avait nommé ainsi… Evans c'est avancé vers moi et m'a expliqué.

- On t'a donné une fausse identité… A présent tu t'appelles Irina Bromski et tu viens de Russie. Tu as fait tes études à l'école de Durmstrang et tu entames à présent des études pour devenir Auror. Tu as un frère qui se prénomme Andzej qui est en 4ème année à Durmstrang et tes parents sont morts quand tu avais 10 ans dans un accident de voiture. Tu es sang-mêlée. Ça te va ?

- Irina Bromski…Russie…petit frère… ça devrait aller, ai-je marmonné.

- De toute façon tu n'as pas le choix ! Sois tu coopères, sois tu restes ici ! C'est clair ?! s'est exclamé Potter en me regardant droit dans les yeux.

- Très clair ! ai-je répondu sur le même ton. Il faut aussi que je rrroule les rrr ? ai-je ironisé.

- Ce serait plus crédible, oui, m'a confirmé Potter sur un ton méprisant.

- Juste une dernière question.

- On t'écoute…

- Pourquoi on fait tout ça ? Je veux dire le changement d'identité et tout…

- Pour être sûr que tu ne sois pas mise en danger si jamais il y a des mangemorts dans les environs et d'ailleurs je t'apprendrais les sorts pour te métamorphoser. Désormais ce sera ta nouvelle identité. Ok ? a expliqué Evans fière d'elle.

- Ok, ai-je acquiescé.

- Alors en avant mauvaise troupe ! On a des inféris a dégommé ! s'est écrié joyeusement Black.

En sortant j'ai chuchoté à Evans :

- Ca le met toujours de bonne humeur, ces missions ?

Lupin qui était non loin m'a répliqué :

- C'est encore pire quand il s'agit de Mangemort…


Alors verdict ? Dans le prochain chapitre nous retrouverons nos cinq compagnons pour leur mission.

A dans deux semaines.