Hey tout le monde ! Je suis désolée de ne pas avoir pu publier plus tôt, j'ai beaucoup de boulot en ce moment et j'ai un peu de mal à trouver un bon équilibre entre l'écriture et les cours, mais ça va s'arranger c'est promis !

Ràr:

Guest: heureuse que ça te plaise ! Et non comme tu peux le voir ce n'est pas une suspension de postage ! =)

Misoka : Arrête avec tes compliments, tu vas me faire rougir =). J'espère que la suite te plaira autant !

Bonne lecture à tous !


19 Juillet 1978 : Ma chambre

Je suis rentrée de la mission, il y a un peu plus d'une heure et il est hors de question que je remette les pieds là-bas ! Ça a été un véritable désastre… J'ai des griffures un peu partout sur le corps, de multiples bleus, une ou deux bosses et la lèvre enflée.

Après avoir transplané à l'entrée de Dumfries, Potter a eu l'excellente idée de nous envoyer patrouiller chacun d'un côté de la ville.

- Remus, tu prends la direction du Sud. Sirius, toi tu pars à l'est, Yaxley tu prends le nord et Lily et moi on prend l'ouest. Ça vous va ?

- Il n'est absolument pas question que je parte seule ! Imaginez que je tombe sur un groupe de mangemort ou d'inféri, je fais quoi ?! ai-je protesté.

- Eh bien tu fais comme tout le monde, t'appliques ce que t'as appris en Défense contre les forces du mal ! a répliqué Black.

Je l'ai foudroyé du regard mais je suis tout de même partie vadrouiller dans la direction que Potter m'avait imposée, pas rassurée pour une noise. J'ai emprunté un petit sentier qui m'a conduit au bord d'un lac. Le soleil faisait briller sa surface lisse et claire. Je suis restée un bon moment là-bas. Jusqu'au coucher du soleil. La nuit n'allait pas tarder à tomber et j'ai décidé de rentrer pour retrouver les autres.

Soudain, j'ai entendu une branche craquer derrière moi. J'ai serré encore plus fort ma baguette jusqu'à avoir une crampe à la main et je me suis éloignée. J'ai récupéré un sentier qui me ramenait au village. Plusieurs bruits étranges m'ont forcé à me retourner et c'est avec horreur que je les ai vus. Les inféri. Ces squelettes aux visages émaciés avec leurs yeux sans vies et enfoncés dans leurs orbites. Leurs peaux blanchâtres et décharnées. Ces corps, ou du moins ce qui en restaient, d'hommes, de femmes et, à mon plus grand désespoir, d'enfants. Il y en avait beaucoup trop pour que je puisse les combattre toute seule. Il fallait que je parte et vite mais mon cerveau semblait s'être mit sur pause et mes jambes refusaient de m'obéir me laissant ainsi pétrifiée de terreur. Je tentais vainement de me souvenir de ce que j'avais appris sur eux en sixième année mais mon cerveau refusait de réfléchir correctement. Et ces monstres qui continuaient de ramper vers moi, qui se rapprochaient dangereusement et moi qui ne parvenait pas à bouger ne serait-ce qu'on orteil. Il ne me restait plus qu'à prier pour que ma mort soit rapide et peu douloureuse.

Brusquement, une main ferme m'a empoigné par le coude et m'a projeté sur le côté tandis que de grandes flammes stoppaient la progression des inféri.

- Yaxley, cours !

C'était Black. Je suis sortie brutalement de mon état de torpeur et me suis mise à courir. J'ai été rapidement rejointe par Black qui m'a ordonné de le suivre. Je t'épargnerai, journal, le nombre de branches que je me suis prise ainsi que le nombre de fois où je suis tombée… C'est profondément humiliant.

Nous sommes arrivés à notre point de rencontre où se trouvaient les autres. J'ai brandi ma baguette, attendant les inféri. Evans m'a chuchoté :

- Ils craignent le feu et la lumière. On ne peut pas les tuer puisqu'ils le sont déjà mais on peut les repousser suffisamment loin pour qu'ils ne reviennent pas de sitôt.

- Merci…

- Pas de quoi. Attention les voici !

Dans un bel ensemble nous avons prononcé divers sorts. Pour ma part étant d'une nullité infinie avec les sortilèges de feu, j'ai préféré utilisé le Lumos Maxima. Les inféri ont commencé à reculer et à s'enfuir à toutes jambes.

- On peut rentrer chez nous maintenant qu'ils sont partis ? ai-je questionné

- Non, m'a répondu Remus. On va patrouiller un peu dans la ville pour être sûr qu'il n'y en a pas d'autres.

La perspective que ce ne soit pas les seuls inféri du coin m'a fait trembler, ce qu'a du remarqué Lily car elle a ajouté.

- On va faire des équipes, c'est moins dangereux. Alyana, tu n'as qu'à aller avec Sirius…

- Non ! avons-nous crié.

- Arrêtez un peu de vous comporter comme des gamins, vous arriverez bien à vous supporter une heure ou deux sans vous tuez, non ?

Nous nous sommes mutuellement jaugés du regard et nous avons acquiescé. Puis chaque groupe est parti de son côté. Je faisais bien attention à ne pas m'approcher trop de Black, plus il y avait de l'espace entre nous, mieux je me portais. Nous marchions en silence quand je me suis décidée à briser le silence :

- Pourquoi Potter et toi vous me détestez ?

Il a ricané avant de s'adresser à moi :

- J'arrive pas à croire que tu ais posé la question…

- Pourquoi ? ai-je insité

- Tu as ta nuit pour que je te fasse la liste ?

Pour unique réponse je me suis assise sur un rocher. Il a soupiré et a commencé :

- Pour commencer, je peux pas te pardonner toutes les insultes que tu as dites à Lily et aux autres Gryffondors qui, pour certains, étaient mes amis. Je te trouve, hypocrite, manipulatrice et sans cœur.

- C'est peut-être un peu exagéré… ai-je marmonné

Il a ignoré ma remarque d'un revers de la main et a poursuivi :

- Tu as des amis qui n'hésite pas à affirmer leur soutien à Voldemort, ta famille est de son côté et je suis prêt à mettre ma main a coupé que si tu devais choisir entre sauver tes amis ou l'Ordre tu choisirais la première option.

Je n'avais jamais vraiment réfléchi à cette question… Et c'est vrai, que ferais-je si cette situation venait à se présenter ? Je suis incapable de fournir une réponse actuellement…

- Et puis, tu vas épouser mon frère mangemort. Il y a d'autres raison bien sûr, mais ce sera tout pour ce soir.

Nous nous sommes relevés juste à temps pour apercevoir des ombres dans les fourrés. J'ai sorti m'a baguette et Black m'a chuchoté :

- Ok, maintenant c'est Bromski pour toi…

A peine avait-il eut le temps de prononcer ces quelques mots que les silhouettes des mangemorts se sont avancés vers nous. J'ai rapidement compté. Huit. Huit contre deux, c'est du suicide… Black n'était lui-même pas très rassuré. La pression était d'autant plus forte qu'ils ne devaient pas me reconnaître.

Les sorts ont commencé à fuser et je me suis retrouvé rapidement aux prises avec quatre mangemorts alors que Black lui était débordé avec les quatre autres mangemorts sur le dos. J'ai évité de justesse un sortilège de mort et en évaluant rapidement la situation, j'ai vu que deux des quatre mangemorts étaient sous une branche qui menaçait de s'écrouler… Autant l'aider un peu.

-Diffindo ! ai-je prononcé en visant la branche.

Le sort a percuté de plein fouet le branchage et est tombé sur la tête de deux des mangemorts. Ils sont tombés, assommés. Lorsque les deux autres se sont rendus compte de ce que j'avais fait, ils ont redoublé de vigilance et ont accéléré le rythme. J'ai réussi à en stupefixer un mais le second est parvenu à me désarmer. J'ai jeté un regard à Black qui était vraiment beaucoup trop occupé avec deux sbires de Voldemort pour venir m'aider. J'ai donc fait ce que je savais faire de mieux, fuir. Après coup, je me dis que j'aurai pu transplaner mais il fallait que j'épuise le mangemort si je voulais avoir une chance de récupérer ma baguette.

J'ai couru en direction des bois. J'avais parcouru une bonne vingtaine de mètre quand une silhouette noire s'est planté devant moi et m'a jeté un maléfice de Jambencoton.

Il s'est ensuite approcher et je sentais mon heure arrivée. Il s'est penché vers moi et m'a regardé dans les yeux. Il a pointé sa baguette sur moi et, alors que je pensais qu'il allait m'achever, il a annulé le sort. Surprise mais un peu inquiète (on ne sait jamais, j'étais peut-être tombé sur un mangemort masochiste), je lui ai flanqué un grand coup de poing dans la mâchoire, faisant tomber son masque.

- Regulus ?!

Il se tenait la bouche et je m'en voulu aussitôt. J'ai pointé ma baguette sur son visage est ai murmuré un sortilège de guérison.

- Merci…

- Y'a pas de quoi… Je suis désolée, je pensais que tu voulais me tuer. Mais au fait comment ça se fait que tu m'aies reconnu ?

- Une simple intuition. Au fait joli déguisement…

J'ai soupiré et levé les yeux au ciel. Regulus a souri mais a ajouté sur un ton plus grave :

- Il faut que j'y aille. Tiens, je te la rends.

J'ai pris ma baguette et il a transplané. C'est bizarre de voir votre fiancé en tenu de mangemort, je dirai même que c'est effrayant. J'ai regagné l'orée de la forêt et retrouvé mes compagnons. Lily m'a demandé comment j'allais et ce qui s'était passé. J'ai tout raconté en ne précisant pas que j'ai parlé à Regulus. Ils ne me font pas assez confiance pour que je leur fasse cette confidence.

- Je ne pensais pas que tu t'abaisserais à quelque chose d'aussi… moldu, m'a fait remarquer Lupin en parlant du coup de poing.

- Pourquoi ? ai-je riposté, sur la défensive.

- Je pensais que tu ferais jouer ta ruse.

- C'est vrai, le comportement que tu as eu est purement gryffodoresque, a ajouté Potter.

- Il faut croire qu'à trop vous fréquenter, je deviens comme vous.

Potter, Lupin et Evans ont souri. Black, me jetait des regards haineux. Il voyait certainement mon petit rapprochement avec ces amis d'un mauvais œil.

- Par contre, je vous préviens, il est hors de question que je participe à une autre mission comme celle-là !

- Alors pourquoi tu t'es engagé Yaxley, si ce n'est pas pour lutter avec nous ? a questionné Black.

- Je pensais être plus utile à l'Ordre en élaborant des plans. C'est trop dangereux que je sois sur le terrain. J'en parlerai à Dumbledore, demain…

Il s'est approché et m'a murmuré :

- Trouillarde…

Potter a pris la parole pour nous demander si nous voulions aller prendre un café chez lui, j'ai poliment refusé :

- Je ne crois pas que m'a présence sois la bienvenue et de toute façon je suis éreintée. Je préfère rentrer…

- Comme tu veux.

Je les ai salués d'un geste de la main et j'ai transplané. Toutefois, je n'avais pas vraiment à cœur de rentrer chez moi. Je suis arrivée sur le palier du 12 Square Grimmaurd et j'ai frappé. Il devait être dans les 11h30 pm. Kreattur est venu m'ouvrir et a été chercher Regulus qui est descendu rapidement. Je devais l'avoir dérangé car ses cheveux étaient trempés et il portait son peignoir favori, vert émeraude.

- Alyana, qu'est-ce que tu fabriques ici ?

- Je ne sais pas à vrai dire. J'ai transplané et je me suis retrouvée ici… Je te dérange ? Il faut croire… Tu essayes d'enlever le sang ? ai-je ironisé

- Non, non pas du tout, s'est-il empressé de me rassurer. Tu veux quelque chose à boire ?

- Puisque tu le proposes, je ne serai pas contre un petit remontant. Tu as du Whiskey pur feu ?

Il s'est dirigé vers la cuisine et est revenu quelques minutes plus tard avec la boisson que j'ai avalée d'une traite. Regulus m'a invité à m'assoir puis il a pris place à mes côtés. Nous sommes restés là plusieurs minutes avant que je n'éclate en sanglot.

Regulus a passé un bras autour de mes épaules et j'ai posé ma tête sur son torse. Entre deux sanglots, j'ai articulé :

- La guerre c'est vraiment trop horrible.

Après coup, je crois que ma petite crise de larme venait essentiellement du fait que la mission m'avait beaucoup stressé combiné à l'adrénaline qui retombait lourdement.

Je ne sais pas combien de temps, j'ai pleuré. 5, 10 minutes, 1 heure ? Peu importe quand je me suis redressée, il faisait nuit noire et Regulus dormait. Je me suis levée et ai transplané chez moi. Il n'y avait personne à la maison. Tant mieux, au moins je n'aurai pas de compte à rendre.

Il est minuit, je suis crevée.

20 Juillet 1978 : Trois Balais

Je viens de ressortir du bureau de Dumby. Je lui avais envoyé un hibou ce matin pour savoir s'il était possible de lui parler. Je lui ai précisé que c'était urgent et je suis parvenue à avoir un entretien en début d'après-midi.

Il m'a donc reçu dans son bureau et m'a invité à m'assoir. J'ai obtempérer et il m'a demandé comme c'était passé la mission. Je lui ai donc tout raconté en détail, en omettant volontairement de parler de Regulus, et lui ai exposé mon problème.

- Je ne me sens pas capable de retourner sur le terrain. Je risque de me faire reconnaitre à tout moment d'autant plus que Bellatrix Lestrange me surveille de près et vous savez comme moi, qu'elle n'hésitera pas à me tuer au moindre signe qui pourrait trahir ma présence au sein de l'Ordre.

- Alors que proposez-vous miss Yaxley ?

- Je pourrais mettre mon côté Serpentard à profit dans l'élaboration des plans ? ai-je proposé

Il m'a regardé dans les yeux et je n'ai pas faiblis. Il semblait sceptique…

- Et je suis très douée dans l'élaboration des potions, ai-je ajouté.

Il s'est levé et a contourné le bureau pour venir se planter devant moi.

- Vous êtes intelligente miss… Mais je crains que vous n'ayez pas suffisamment d'importance dans l'Ordre pour que je puisse vous offrir cette place. Il me serait plus logique de la confier à Miss Evans qui est plus longtemps dans l'Ordre que vous…

- Parfait, dans ce cas il ne me reste plus qu'à rejoindre mon fiancé pour lui dire que je veux rejoindre Vous-savez-qui ! Peut-être que Lui reconnaîtra mes capacités puisque vraisemblablement vous ne me faîtes toujours pas confiance.

Bien sûr, je ne comptais pas rejoindre Voldemort mais je savais que cette menace allait susciter une réaction de la part du directeur. J'ai tourné les talons et fais mine de sortir. J'avais déjà fait un pas dehors quand le directeur m'a rappelé.

- C'est d'accord. Vous ferez partie de l'organisation.

Je me suis retournée et ai affiché un petit sourire victorieux.

- Votre maîtrise du chantage vous perdra Miss Yaxley, m'a gentiment réprimandé Dumbledore.

- Dans ce cas, il vaut mieux en profiter, ai-je répliqué.

Je l'ai brièvement salué et je suis sortie.

Finalement Black a peut-être raison… je suis une vraie manipulatrice. Mais autant me jeter du haut de la tour d'astronomie que de l'avouer !

27 Juillet 1978 : Chez Reg

Hier mes parents ont reçu une invitation de la part de Walburga qui nous invitait à venir manger chez elle, pour régler les derniers préparatifs du mariage. Ma mère était ravie d'autant plus que toute la famille de Reg serait présente. J'entends par là, ses cousines donc Bellatrix. J'ai choisi une robe vert émeraude qui faisait ressortir ma peau pâle et mes cheveux blonds platine, je me suis maquillé légèrement et ai remonté mes cheveux en un élégant chignon, laissant quelques mèches éparses. Une fois prête j'ai rejoint mes parents et mon frère qui avait, lui aussi, été convié. Ensemble nous avons transplané chez les Black.

Kreattur nous a fait entrer et nous a conduit jusqu'au petit salon où était déjà assis les Black. J'ai salué les invités. Comme je m'y attendais, Bellatrix m'a regardé avec un profond mépris et une haine à peine voilée dans les yeux. L'espace d'un instant, j'ai juré qu'elle m'avait souri. Mais pas un sourire gentil, un sourire qui voulait dire « profite de ta vie tant que tu l'as encore ». Autant dire que durant le reste de la soirée j'ai soigneusement évité de me retrouver seule dans la même pièce qu'elle.

Mon père s'est rapidement éclipsé avec Walburga, je suppose que c'était pour régler cette histoire de financement de mariage, et je l'avais rarement vu aussi tendu. Ma mère quant à elle, discutait vivement avec Regulus qui tentait, sans succès visiblement, de paraître aussi enjoué que ma mère. Bella embrassait fougueusement Rodolphus et le père de Reg contemplait la scène. Et moi, je suis restée tranquillement plantée au beau milieu du salon sans trop savoir quoi faire jusqu'à ce que Narcissa me rejoigne.

- Pas trop stressée ?

- A quel propos ? ai-je rétorqué

- Ton mariage avec mon cousin…

- Regulus est un type bien, je sais qu'il me rendra heureuse.

Et hop, un mensonge placé au bon moment, un !

- Il est amoureux de toi.

- Je sais.

Ça peut paraître un peu prétentieux de dire cela, mais… N'ayant pas envie de m'étendre sur le sujet j'ai demandé à Narcissa :

- Et toi, le grand jour approche ! Tu te sens comment ?

- J'ai hâte, m'a-t-elle répondu. Lucius et moi sommes amoureux et en plus nous allons hériter du superbe manoir de ses parents. C'est d'ailleurs là que se déroulera la fête, tu viens toujours n'est-ce pas ?

- Evidemment ! Je ne manquerai cela pour rien au monde, ai-je répondu sur un ton que j'espérais enthousiaste.

Soudain, Lucius est apparu dans mon champ de vision et s'est approché de nous, un verre de whiskey à la main.

- Mesdames, nous a-t-il saluées.

Narcissa a embrassé son fiancé tandis que je me suis contenté d'un simple hochement de tête. Malefoy ne me dérangeai pas outre-mesure mais je n'étais pas spécialement rassurée de le savoir dans la même pièce que moi. Je me suis donc éclipsée.

J'ai gravis les escaliers et suis arrivée devant une porte. Je suis entrée. C'était une chambre au couleur de Gryffondor. Il y avait des posters, partout dans la pièce, de femmes dans des positions plus que suggestives et de motos. Pas besoin d'être devin pour savoir à qui cette pièce appartenait…

- Je vois que tu as trouvé la chambre de mon frère…

J'ai sursauté et me suis brusquement retournée. Regulus, une épaule nonchalamment appuyé contre le chambranle de la porte, me contemplait.

- Tu ne devrais pas être ici d'ailleurs, comment à tu fais pour ouvrir la porte, elle est fermée normalement ? Mère ne veut pas qu'on entre ici.

- Elle était ouverte, me suis-je justifiée.

Regulus a fait une moue dubitative et m'a fait sortir de la pièce. Il m'a ensuite conduite jusqu'à une porte où était mentionné le nom de Regulus Arcturus Black.

- Si je ne savais pas que nous étions de simples amis je jurerais que tu as de sales idées derrière la tête Reg, ai-je ris.

- Qui sait, c'est peut-être le cas ?

Il avait dit cela avec un tel sérieux que je l'ai dévisagé. Il a éclaté de rire.

- C'était une plaisanterie.

Je lui ai flanqué un léger coup de poing dans l'épaule ce qui a eu pour effet de le faire rire encore plus. Nous sommes restés assis sur son lit quelques instants plongés dans nos pensées. Puis vint l'heure de passer à table.

- Après toi…

Je lui ai adressé un léger sourire et suis sortie.

Tout le long du repas j'ai senti les regards de la famille Black au complet peser sur moi. J'ai essayé de les ignorer mais crois-moi, journal, c'est difficile quand il vous pose beaucoup de question en attendant votre premier faux-pas…

- Alors Alyana que penses-tu de la politique menée par notre Ministre, notamment à propos des loups garous ? Es-tu d'accord sur le fait qu'il faut limiter les cas en les enfermant de force ?

Question piège posée par notre chère Bellatrix… Walburga me jetait un regard intéressé dans l'attente de ma réponse. Elle voulait voir si je suivais la politique. Je lui ai répondu :

- Je pense qu'Harold Minchum essaye de protéger au mieux la population sorcière et il est vrai que nous ne connaissons pas vraiment le nombre de sorciers et sorcières atteints de cette malédiction. De plus les sorciers se méfient de ses personnes plus parce qu'ils ont peur de l'inconnu qu'autre chose. Pour ma part, je ne crois pas que l'enfermement soit la meilleure des solutions. Il existe des loups garous assoiffés de sang, c'est évident, mais il y en a qui essaye au mieux de vivre avec le poids de la malédiction sur eux. Je crois qu'on devrait aider les loups garous plus qu'on ne devrait les enfermer où les tuer.

J'ai scruté l'assemblée, en attente d'un commentaire qui ne viendra jamais. Tout le monde est retourné à ses assiettes. Heureusement, la soirée s'est écoulée sans autres questions.

Une fois le repas fini, nous sommes passés au salon. Je me suis assise à côté de Narcissa et nous avons bavardé quelques minutes avant que je ne vois Orion Black s'éclipser discrètement. Intriguée, je l'ai suivi dans les escaliers jusqu'à ce qu'il s'arrête devant une porte. Il est entré et je me suis encore approchée. C'était la chambre de Sirius… Je dois rêver, ce n'est pas possible… Lui et sa femme l'ont banni de la famille.

Je me suis encore avancée, jusqu'à entendre…des pleurs ? J'ai hoqueté de surprise. Il y avait de quoi ! Même si j'ai toujours pensé qu'Orion Black avait un peu plus de cœur que son épouse, j'étais loin d'imaginer qu'il aimait son fils. Je devais en avoir le cœur net, j'ai toussé pour signifier ma présence, ce qui a fait sursauter le père de Reg.

- Désolée de vous déranger, monsieur…

- Miss Yaxley ! Qu…que faites-vous ici ? s'est-il indigné

- Je pourrais vous poser la même question.

- Eh bien, je… c'est-à-dire que…

- Il est normal d'aimer ses enfants monsieur Black et de les regretter. C'est humain…

- Par pitié miss… ne dites rien à Walburga, elle se mettrait en colère.

- Je n'en avais pas l'attention, l'ai-je rassuré.

Il s'est levé et est descendu après avoir soigneusement refermé la porte. Je suis redescendue peu après et ai retrouvé Orion assis avec sa femme et mon père à discuter comme si de rien n'était. L'ambiance était un peu oppressante et j'ai signifié à Regulus que j'avais besoin d'air. Il a proposé de m'accompagner et je lui ai répondu que j'avais besoin d'être un peu seule. Il m'a indiqué un balcon au deuxième étage d'où je t'écris, d'ailleurs.

Il est tard, mes parents m'appellent…

8 Août 1978 : Finsbury Park

J'ai failli me faire tuer… Brûler vive serait plus exacte quoique ça revient au même… Je t'explique.

Hier soir, j'ai reçu une lettre anonyme me disant que je devais me rendre ici à Finsbury Park à 10h00 am et que je devais être seule. A bien y réfléchir, cette dernière indication aurait dû me mettre la puce à l'oreille… Enfin, ce qui est fait est fait !

J'y suis donc allée. J'ai arpenté le parc plusieurs minutes jusqu'à tomber sur une vielle cabane en bois délabrée où j'ai cru voir une ombre s'y glisser. Pensant que c'était la personne qui souhaitait me voir, je l'ai suivi à l'intérieur. Grossière et stupide erreur.

La porte a claqué violemment. Comprenant que je venais de tomber dans un piège je me suis précipitée à l'entrée. Fermée. J'ai pris ma baguette et tenter plusieurs sorts sur la porte pour essayer de l'ouvrir. En vain. La panique s'est emparée de moi, surtout que j'étais légèrement claustrophobe…

J'ai appelé au secours mais personne ne semblait m'entendre. Puis il y a eu une forte détonation, suivie d'une odeur de brûler. L'espace était très petit et quand je me suis retournée, j'ai vu de grandes flammes lécher le bois. Je commençais à suffoquer mais je me suis vite ressaisie. Je ne pouvais pas mourir ici. Je méritais mieux que mourir brûler vive ! J'ai respiré doucement et j'ai pointé ma baguette sur la porte en toussotant :

- Bomba…Bombarda Max…Maxima.

Rien pas la moindre étincelle. Je me suis concentré et ai réitéré la formule. Même effet. J'ai tenté un informulé qui heureusement a fonctionné.

Je me suis ruée à l'extérieur, juste à temps pour voir une personne transplaner.

Et je suis presque sûre que cette personne était Bellatrix.