Et voila le deuxième acte avec ses fameuses paroles vulgaires, mais c'est entièrement la faute de Peter (il n'en fait qu'à sa tête). J'avais aublier de le dire pendant le permier acte mais ça se passe pendant la saison 4 et juste après pour les derniers actes. Bonne Lecture.
Chanson original : "Le tango de la ménopause" de Michelle Bernier dans son spectacle "Et pas une ride"
Béta: MonaLisa94
Derek soupira, il n'avait même plus la force de grogner. Ca ne lui convenait absolument pas d'être humain. Mais comment faisait Stiles sans pouvoir de loup ? Maintenant qu'il savait ce que c'était d'être un pauvre et pathétique humain, le fils du sheriff aurait pu remonter dans son estime. Mais non, ce n'était pas le cas, lui il avait beau ne plus être un loup, l'hyperactif restait bel et bien un hyperactif enquiquineur qu'il lui collait à l'arrière train. Pas qu'il s'en plaignait, en faites si, il s'en plaignait et même beaucoup.
Ça faisait une heure que le plus jeune babillait sur l'utilité vitale de la saga Star Wars. Quand il pense que ce dernier était censé être venu pour lui procurer quelques conseils sur la façon qu'on les humains de se défendre. Le loup avait beau lui avoir dit que Breaden s'en était chargé, ça n'avait rien changé. Le lycéen s'était contenté de grogner. Derek en aurait presque sourit s'il n'avait pas une réputation de grincheux à tenir, comme disait Stiles.
Par la suite, l'hyperactif avait simplement déclaré que les leçons de la mercenaire n'étaient rien comparé à son cours intitulé « Comment survire dans le monde surnaturel quand on est devenu un pauvre et pathétique humain en dix leçons (en fait seize mais dire dix c'est mieux) ». En plus, il avait préparé son coup, parce que c'était vraiment ce qu'il avait écrit sur le dossier qu'il avait apporté. Oui, il avait même rédigé un dossier. Derek trouvait ça rassurant qu'il soit toujours fidèle à lui-même après le Nogtisune. Même si un Stiles au naturel est plutôt difficile à suivre. Comment en était-il arrivé à parler de Star Wars déjà ?
Peut-être qu'il devrait se concentrer sur le « cours » du lycéen. Il devait comprendre au plus vite l'absurdité que ce dernier voulait lui enseigner, parce que oui, il était sûr que pour le jeune homme, il y avait une cohérence entre le self défense et la saga de George Lucas. Sauf qu'à moins qu'il fût question d'utiliser la force lorsque les assassins étaient à leur trousse, le loup ne voyait pas. En tout cas, plus vite Stiles et son encombrante et déconcertante présence quitterait son loft et plus vite l'ancien loup pourrait retrouver sa tranquillité pour réfléchir à la situation : le retour de son ex, Stiles, les assassins, sa « relation » avec Breaden, Stiles et le mystérieux bienfaiteur. Il avait amplement matière à réflexion mais avec le fils du sheriff à ses côtés, il était un peu trop occupé pour se poser des questions.
Hey Grincheux, tu m'écoutes, s'exclama soudainement Stiles faisant sortir Hales de ses pensées.
Derek leva les yeux au ciel en fronçant les sourcils, comme si Stiles s'était attendu à une autre réaction. D'ailleurs, il se serait plutôt attendu à se faire jeter du loft, un coup de pied dans le derrière. C'est vrai, il était venu sans aucune bonne raison, il avait juste envie de voir loup. Que pouvait-il faire si la ronchonnerie de l'ancien loup lui manquait ? Bon c'est vrai que ça arrive souvent en ce moment. Mais c'était juste parce que maintenant que Derek était un peu plus humain, si on peut dire, il avait moins peur d'aller le taquiner. Faut avouer que c'était son passe-temps préféré.
Non, répondit Derek sèchement, J'étais en train d'imaginer comment les assassins professionnels pouvaient être terrifié par le fait que Dark Vador est le père de Luke.
Stiles sourit, visiblement être humain faisait du bien au loup, euh l'ancien loup à vrai dire. Vu que ce dernier se mettait à faire des sarcasmes. C'était parfait maintenant que Derek n'était plus un grincheux-garou. Ce dernier allait enfin pouvoir le comprendre. Ça ne pouvait que les rapprocher.
T'inquiètes, répondit-il de sa manière naturelle, T'es humain maintenant, t'es plus sur la liste noire.
Bon, c'est vrai que c'était son nom qui débloquait la troisième partie de la liste. Et que ça avait l'air de vouloir de dire que Derek allait mourir. Mais ce n'était qu'un détail, comme s'il pouvait mourir...
Alors, tu veux me dire à quoi va me servir tes cours d'autodéfense ? dit l'ancien loup avec un regard qui avait clairement l'air de dire, t'es qu'un abruti de première.
Stiles en aurait bien ri si, malgré sa nouvelle condition, il n'avait pas toujours peur que Derek l'égorge avec ses dents. Il adorait voir cet éclat d'arrogance teinté de supériorité comme si il était mister parfait, bon c'était un peu le cas, mais pas dans ce cas de figure.
Bah il faudra bien que tu te défendes face à Breaden quand celle-ci voudra te tuer parce que tu aurais enfin compris que c'est elle le bienfaiteur ou la bienfaitrice si tu veux, expliqua le plus jeune avant de s'emporter. Non c'est vrai pourquoi il n'y a que moi qui l'ait comprit ? C'est pourtant clair comme de l'eau de roche.
Derek lui fit son plus beau sourire carnassier, du genre « non mais t'es vraiment débile ». Mais ça n'avait plus vraiment le même effet, sans les deux petites canines qui dépassait légèrement. Elles lui manquaient un peu, mais bon c'était le seul mauvais côté au faite que monsieur n'était plus un loup.
Tu ne serais pas un peu jaloux, lui dit le plus vieux.
Moi jaloux ? De Breaden ? Mais qu'est-ce que tu vas chercher, s'offusqua le fils du sheriff. Bien sûr que je suis jaloux, j'ai toujours voulu être noir. Nos rapports seraient peut être différents vu que j'aurais une grosse… Sans commentaire, ça allait être raciste, se rattrapa Stiles au dernier moment, pourquoi fallait-il qu'il n'est pas de filtre entre son cerveau et sa bouche ?
Alors que Derek allait grogner, un ricanement le prit de court. Super se dit-il, il avait oublié que son oncle était là, au moins lui devait bien s'amuser de la situation. Il se souvenait comment ce dernier avait jubilé en entendant le plus jeune approcher du loft alors que Derek était encore dans l'ignorance de la menace qui planait sur sa tête. Peter s'était installé dans un bon point d'observation pour voir toute la scène avec un large sourire bien plus carnassier que ceux de Derek sur les lèvres.
Vous êtes adorables, dit le loup attirant ainsi l'attention des deux autres. Oh mais faites comme si je n'étais pas là.
Stiles bafouilla quelques paroles pour prétexter qu'il était temps de partir. S'il avait su que l'autre psychopathe était là, tapi dans l'ombre, il ne serait jamais venu. Depuis quelque temps il avait l'impression que Peter avait conscience des moindres petites pensées qui lui traversaient l'esprit. Et ce n'était vraiment pas cool comme sensation.
Derek fit coulisser la porte derrière le jeune homme en soupirant. Il apposa sa tête contre la porte pour souffler. Enfin il était parti, il était temps, il ne sait pas s'il aurait pu tenir plus longtemps avant de faire quelque chose de particulièrement regrettable. Il aurait cru que sans ses pouvoirs ça aurait été plus facile, moins dur. Et ça l'était, mais qu'est-ce que ça lui manquait atrocement, il n'avait jamais autant regretté ses pouvoirs qu'à cet instant. Il en aurait presque éclaté de rire, tellement c'était ironique.
Bon maintenant que le petiot est parti, on va pouvoir s'occuper de ton problème, s'exclama Peter en descendant de son perchoir.
Toi aussi tu comptes me donner un cours, s'exprima Derek les bras croisés en fixant son oncle.
Pas ça, s'exclama le loup. On sait tous les deux que tu ne seras pas attentif, tout le monde n'est pas Stiles qui veut. Non je parle de ton problème de « chauffage », termina-t-il en mimant le guillemet.
L'ancien loup grogna, de quoi se mêlait-il ? Ça ne le regardait pas. Mais il aurait dû se douter que Peter le remarquerait. Sans ses pouvoirs, il ne pouvait plus prévoir les arrivés inopinées du fils du sheriff et ainsi se préparer en conséquence. Et bien sur son oncle était le premier à en profiter et il allait bien en entendre parler et pas de manière plaisante.
De quoi tu parles ? je n'ai pas de chauffage, dit Derek en tachant de paraître impassible.
Ça viendrait de moi ? fit mine de s'exclamer Peter. Je ne sais pas mais depuis quelques minutes je sens une chaleur pesante et elle vient de toi.
Derek le fixa l'air de lui redemander « de quoi tu parles ? ».
Fais-moi confiance, lui dit son oncle. Je suis toujours un loup je te rappelle. Mes sens sont toujours décuplés. Et je ne sens qu'une chose depuis un bon moment, cette bouffée de chaleur qui monte de toi.
Peter s'éloigna pour se mettre au centre de la pièce, c'était son grand moment. Il était temps qu'il dise à son abruti de neveux qu'il est bien au courant de tout.
Donne-moi un ventilateur.
Je sens venir de toi une chaleur.
Du petit orteil jusqu'au cheveu.
Je sens en toi monter le feu
Déjà, ta peau, partout, ruisselle
Tout se ramollit même ta cervelle
Quelles sont tes pensées perfides ?
Car dès qu'il est là, c'est torride
Chaleur, Chaleur
Qui se fout du temps qui se fout de l'heure.
Bouffée, Bouffée
Chez toi c'est l'été toute l'année.
C'est le tango de ce grincheux de Derek.
Et du garçon qui lui fait durcir le sexe.
Derek grogna, même quand il était encore qu'un adolescent en proie aux bouffées d'hormones, il ne supportait pas d'entendre Peter parler de sa vie sexuelle. Et hier et comme aujourd'hui sa vie sexuelle ne regardait que lui…et Stiles. Non, seulement lui.
Tu ne comprends pas ? Viens que je t'explique.
Ça saute aux yeux, qu'il t'excite.
Un jour vous baiserez ensemble.
N'aie pas peur, moi-même j'en tremble.
Tu n'auras plus jamais d'orgasmes
Si tu n'assouvis pas tes fantasmes.
Chaleur, Chaleur
Qui se fout du temps qui se fout de l'heure.
Bouffée, Bouffée
Chez moi c'est l'été toute l'année.
C'est le tango de ce grincheux de Derek.
Et du garçon qui lui fait durcir le sexe.
Ne dit pas que c'est dans l'air.
Si tu veux la jouer missionnaire.
Non ce n'est pas dans ta tête.
Tu rêves bien de le prendre en levrette.
Hier encore il était une pucelle
Que tu voulais emmener au septième ciel.
Oui c'est vrai il parle avec passion
Mais t'imagine ce que ce serait en fellation.
24 ans tous les 28 jours, la lune est pleine.
Ta main assouvit ta peine.
Alors telle un loup, hurle à une nouvelle lune
Dans laquelle tu pourras tremper ta plume
Chaleur, Chaleur
Qui se fout du temps qui se fout de l'heure.
Bouffée, Bouffée
Chez toi c'est l'été toute l'année.
Vous vous aimez et bientôt il sera comblé
Quand tu le défonceras sans pitié.
JE SENS QUE CHEZ MOI, JE VAIS RENTRER.
