Et c'est parti pour l'acte IV. Bonne Lecture.

Chanson original : Comme un automate de l'épisode musical de Buffy contre les vampires.

Béta : HourtoNote.


Derek avait le regard fixé sur la route sans s'occuper des tentatives de sa passagère de mener une discussion avec lui. Mais fallait bien qu'il concentre tous ses sens sur sa conduite maintenant qu'il n'était plus un loup. Mais fallait avouer que même avec ses pouvoirs de loup ce n'était pas pour autant qu'il allait faire attention à ce que racontait la mercenaire. Elle avait beau s'être mit à parler du seul sujet qui pouvait intéresser le loup, avec Kate, c'est-à-dire le bienfaiteur et la Dead-pool. Derek ne l'écoutait pas.

Tout ce qu'il voulait c'était rentrer chez lui, se coucher pour qu'enfin cette journée se termine et qu'une autre tout aussi horrible prenne sa place. Il se demandait juste combien de temps il allait tenir comme ça avant de craquer. Il savait que bientôt il n'en pourrait plus de ce manège incessant, de passé de journée désastreuse en journée désastreuse. Tout ça parce que….

En tout cas, il regrettait d'être sortit avec Breaden manger un bout en ville, il l'aurait pu se coucher tôt. Mais ç'est vrai que de toute façon il n'aurait pas trouvé le sommeil. Donc ils étaient sortir manger un bout. Oui Derek Hales, le solitaire, le misanthrope était allée dans un Diner manger un hamburger il avait même prit un milkshake pour le dessert.

Un mythe s'effondre, c'était exactement ce qu'aurait dit le fils Stilinsky s'il l'avait su, il serait resté des heures à dire combien il était déçu. Qu'il avait cru que Derek allait chasser le cerf en pleine forêt dès qu'il avait un petit creux. Bien sûr il aurait grogné et aurait fini par le plaquer contre la surface plane la plus proche et lui aurait hurlé « Maintenant je suis humain, je ne peux plus chasser des cerfs, espèce de débile !». Il aurait fini par le lâcher en constatant que ça ne lui faisait pas peur et qu'il avait oublié de nier qu'il chassait le cerf. Le jeune homme allait encore se faire des idées.

Bien que déprimé, cette hypothétique scènes qui n'allait jamais avoir lieu, il y veillerait personnellement, le fit sourire un peu top pour être honnête. Sourire qu'il se dépêcha d'effacer quand il se rappelait ce qu'il l'avait amené sur son visage. Il faut qu'il arrête de faire ça.

C'est avec un grand soulagement qu'il se stationna enfin dans son garage au rez-de-chaussée de son immeuble, plus que quelques marches et il pourrait se laisser tomber dans son lit comme une masse pour qu'enfin cette journée finisse. Ensuite il n'aurait qu'a survire à la journée du lendemain puis à celles des une ou deux semaines suivantes, histoire qu'ils règlent enfin cette histoire avec le bienfaiteur, mais aussi avec Kate. Avec un peu de chance peut être qu'ils s'entretueraient, ces deux-là.

Mais malheureusement il n'avait jamais été quelqu'un de chanceux, sinon il n'en serait pas là. En tout cas, une fois que tout cela sera réglé il partirait. Tant pis si il n'avait pas retrouvé ses pouvoirs entre temps, de tout façon ça ne lui avait amené que des problèmes. Alors il partirait avant qu'un nouveaux méchant déparque en ville et qu'il se retrouve à rester juste pour le protéger. Ce qui était ironique vue que la plus grand menace dont il devrait le protéger c'était tout simplement lui-même. C'est pour ça qu'il devait partir le plus tôt possible.

Problème, la soirée lui réservait encore quelques surprises. Stiles était assis devant la porte coulissante de son loft. Il était somnolant, sa tête menaçant de tomber sur le côté, emmenant tout le corps de l'adolescent sur le sol. Pathétique, c'est tout ce que l'ancien loup s'autorisa à penser, mais c'était quand-même trop.

Ironie de la situation, c'était exactement ce qu'avait dit le lycéen alors qu'il se laissait glisser le long de la porte pour s'assoir sur le sol. Forcément maintenant qu'il était humain, monsieur fermait son loft à clé. A moins que ça voulait dire que Breaden avait un peu comblé l'appartement en faisant du shopping à Ikea. Sauf que ç'aurait dut être à lui, de forcer le grincheux à acheter de nouveaux meubles. Ils auraient attiré l'attention de toute la clientèle parce que Derek aurait grogné de façon permanente. Et le fils du sheriff aurait passé la moitié du temps à le photographier pour ensuite monter tous les « têtes » à une Lydia toujours avide de potin.

Il se voyait déjà lui dire, que celle-là c'était quand il voulait l'étrangler alors qu'ils regardaient les rideaux, que celle-ci était quand il voulait le réduire en morceaux parce qu'il lui avait expliqué comment fonctionnait le frigo comme si le plus vieux n'était qu'un gamin. Et puis la dernière quand ils étaient dans le rayon des chambres à coucher mais Stiles aurait été incapable de dire ce que Derek avait en tête. Une mort lente et douloureuse ou quelque chose de plus plaisante.

Et puis, ils auraient dut y retourner la semaine suivante, parce qu'il aurait détruit la moitié de meuble acheté en baisant comme des bêtes. Mais là il affabulait un peu. De toute façon c'était avec Breaden qu'il aurait fait ça. En plus il était sûr que la mercenaire était une piètre camarde de shopping à Ikea. Sans compter qu'elle devait être incapable de prendre des photos non floues.

Remarquant la présence des deux autres il se leva. Derek ne bougeait pas, il ne l'accueilli pas chaleureusement en même temps c'est du grincheux qu'on parlait. Mais ce n'est pas pour autant, et c'était là le plus étrange, que le plus vieux grognait et menaçait d'un simple regard de l'égorgé parce qu'il venait d'empiéter sur sa soirée romantique avec sa chérie.

Qu'est ce qui se passe ? demanda Breaden, Scott à des problèmes ?

La mercenaire s'était exclamée ramenant les deux garçons à la réalité. Ils n'avaient même pas remarqué qu'ils étaient restés silencieux à seulement se fixer pendant quelque instant.

Non, répondit Stiles plutôt timidement ce qui eut pour résultat de faire paniquer un peu l'ancien-loup.

Si le jeune homme était incapable de parler avec un débit incessant comme à son d'habitude ça voulait dire qu'il avait quelque chose d'important à dire. Et Derek craignait de savoir de quoi il s'agissait, ce n'était pas bon, pas bon du tout. Il ne pouvait pas se permettre que l'adolescent dise ce qu'il pensait qu'il allait dire.

Si ça pouvait le rassurer, Stiles ne savait pas quoi dire. C'est bien beau de décidé d'aller voir le grincheux pour lui dire qu'on voulait être avec lui. Mais il fallait quand-même choisir comment on allait s'y prendre pour lui dire.

Je voulais…euh, essaya-t-il d'expliquer mais il n'avait pas d'idée.

Il n'allait quand même pas avouer la véritable raison de sa présence alors que la mercenaire était juste à leur côté. C'était risquer de finir par se faire tuer. Déjà que la probabilité de se faire égorgé par l'ancien loup, était plus qu'élevé, même maintenant que Derek n'avait plus ses pouvoirs.

Heureusement pour lui, il n'eut plus besoin de chercher une explication plausible. Derek l'avait interrompue dans ses pensées mais au de vue ce qu'il disait, Stiles aurait préféré que ce ne soit pas le cas.

Stiles, s'exprima le plus vieux assez fortement, Si ce n'est pas une question de vie ou de mort. Et ne me sort pas une explication bateau, se dépêcha-t-il de dire voyant que le plus jeune allait dire quelque chose. Tu t'en vas et tu me laisse tranquille, j'aimerais passer du temps avec ma petite copine avant de me faire tuer, termina-t-il en agrippant la jeune femme.

Ce n'est pas vrai, se dit le loup, il avait l'aire du pire acteur au monde. Breaden allait vraiment se poser des questions sur son comportement. Mais le plus important c'est que le fils du sheriff ne se pose plus de question sur ce qu'ils pourraient être tous les deux.

Alors que Stiles se passait la main dans les cheveux visiblement très mal à l'aise. Derek se pressa d'ouvrir la porte de son loft pour que lui et Breaden rentrent avant que Stiles réagisse et se met à les collé encore d'avantage. L'adolescent se retourna juste à temps pour voir avec déception la porte se refermer. Mais avant qu'elle claque, Derek la boqua avec sa main avant de le faire reculer juste un peu pour que le fils du sheriff l'entende lui dire.

Si j'étais toi, je me dépêcherais de faire la même chose avec Malia.

Derek refermait la porte lentement ce qui lui permit d'entendre le murmure même si il n'avait plus ses oreilles lupines.

Je sais, avait dit Stiles sans s'en rendre compte. Mais c'est avec toi que je veux passer mon temps.

Il fallait vraiment qu'il parte, se dit Derek, surtout que maintenant il avait la certitude que c'était un sentiment partagé. Il allait craquer s'il ne quittait pas la ville au plus vite.

Plus tard, alors que la mercenaire dormait dans le lit à ses côtés, l'ancien loup ne trouvait pas le sommeil. Il avait quelque chose de beaucoup trop électrisant en tête pour tomber dans les bras de Morphée. Stiles voulait être avec lui et ça ne pouvait pas lui faire plus plaisir, mais ça lui faisait tout en autant de mal, si ce n'est plus.

Il se leva en prenant soin de ne pas réveiller sa camarade et alla se poster devant les baies vitrées pour regarder la ville encore illuminé malgré la nuit noire.

Quand revient la nuit

C'est le même combat

J'ai mes petites affaires, à faire

Je dors au près d'elle,

Mais c'est à lui que je pense.

Cruelle souffrance,

Comme une blessure mortelle.

Oui, ne pas être au près du plus jeune le faisait souffrir plus qu'il ne pouvait l'avouer. Mais il savait qu'être avec lui n'était pas bien. Il ne finirait pas être bruler vif comme sa famille ou Derek l'égorgeait sous le coup de la colère ou encore il tomberait au combat une balle en pleine cœur en voulant le protéger. Il y avait tellement de fin possible mais un seul Happy-End. Il ne voulait pas prendre le risque qu'elle n'arrive jamais, cependant il ne s'en pensait pas capable.

Pourtant je continue à faire semblant

Pour qu'il me m'ignore.

Telle un automate,

Placage et terreur

Rien ne semblait pénétrer mon cœur.

Ma nature profonde

C'est force et courage

Mais aujourd'hui j'me sens fragile

Car pendant les nuits sans lui.

Ma mission paraît inutile

Mais c'est la routine

Mais que vais-je faire

Avec cet enfer

Maintenant que je suis humain.

Dois-je agir comme un automate

(Comme un automate)

Et sacrifier mon bonheur devant la peur.

Vais-je subir ma vie

De la sorte

En Somnambule que rien

Ne transporte

Peu importe

Je ne veux pas devenir juste un automate

Eternel solitaire

Je ne sais même pas, si je suis encore moi

MAIS DOIS-JE ETRE AVEC LUI ?