Hello !

Merciii merci merci du superbe accueil que vous avez fait à cette histoire! J'avais un peu peur, par rapport au pairing, mais visiblement vous l'aimez autant que moi ce petit couple donc c'est chouette. Aujourd'hui, de la nature, des idées fraîches, du grand ménage de printemps, et une vue... intéressante ;)

On se retrouve en fin de chapitre, bonne lecture !

Disclaimer : Comme d'habitude, tous les persos et l'univers appartiennent à notre très chère J.K.R. sans qui nous ne pourrions pas laisser libre court à nos perverses imaginations x) (oui oui, je vous inclus dans le "nous", mouhahahaha)

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Réponses aux review anonymes :

Petite-plume : Mercii beaucoup pour ta review ! Oui, il était hors de question de les faire "consommer" aussi rapidement, c'est à mon sens pas du tout crédible de la part ni de l'un ni de l'autre des coquinous x). Voici la suiiite j'espère qu'elle te plaira !

MG123 : Huuu merci de m'avoir suivie ici ! Oui j'avais eu ta review, mais je ne sais pas si j'ai le droit d'éditer mon dernier chapitre pour mettre des réponses aux review anonymes, il faudra que je demande aux autres comment elles font dans le cas des derniers chapitres x) en tous cas je suis super contente que tu aies voulu quand même essayer cette fic, j'espère vraiment que j'arriverai à te faire apprécier ce pairing ! En tous cas voici la suite, merci encore !

Aventure : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis ravie que les caractères des personnages te paraissent crédibles, j'espère que la suite te plaira autant :)

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EDIT : OMG ! Je viens de me rendre compte qu'on est Mercredi et pas Mardi ! Je suis complètement désolée pour le retard, je suis toute décalée ! Pardon, pardon, pardon :( ça ne se reproduira plus !

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Le réveil du lendemain matin fut plutôt difficile, mais cette fois Hermione se leva en même temps que Charlie. Ils déjeunèrent dans un silence bienveillant, et la jeune femme se promit de se procurer les ingrédients nécessaires à une potion anti gueule-de-bois en laissant vagabonder ses pensées. Elle songea aussi à ce qu'il s'était dit la veille, à la fin de leur petite beuverie, et c'est d'un ton inquiet qu'elle engagea la conversation avec Charlie.

« Dis… »

La ride sur le front d'Hermione intrigua Charlie, qui lui donna toute son attention.

« Est-ce que tu étais sérieux hier soir ?

- À quel moment ? Si tu veux parler du fait que j'ai déjà essayé de flirter avec une femelle dragon un soir où j'étais saoul, je nie tout en bloc. »

Hermione ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois, dans un bel effet de poisson, puis éclata de rire.

« Quoi ? lui demanda le Dresseur, faussement grognon.

- Je ne m'en souvenais même plus ! Merci pour cette magnifique image mentale. Mais non, je ne parlais pas de ça. Je parlais du moment où tu m'as proposé de rester ici quelques temps…

- Bien sûr que j'étais sérieux. Bon, il faudra qu'on se procure un lit pour toi, et le petit débarras dont je parlais est vraiment tout petit, mais si ça te va tu peux rester le temps que tu voudras. »

Hermione sembla hésiter, puis elle demanda :

« Pourquoi ?...

- Déjà parce que ce serait sympa d'avoir une coloc' pour une fois. Ensuite parce que tu as visiblement besoin de prendre du recul, et qu'il n'y a rien de mieux que nos beaux paysages de Roumanie pour ça. Et puis… parce qu'on se sent tous responsables des actions des membres de notre famille, et que mon petit frère a été exécrable. »

Après être restée silencieuse quelques instants, c'est d'une toute petite voix qu'Hermione répondit :

« Merci. Merci d'être aussi gentil.

- "Gentil" est mon deuxième prénom. Bon, je te montre ta suite royale ? »

Charlie l'amena devant la dernière porte inconnue de la maison et l'ouvrit avant de s'effacer pour la laisser passer. Elle entra et découvrit une pièce un peu exigüe, remplie de capharnaüm, mais qui possédait une grande fenêtre et surtout… une étagère remplie, sur tous ses étages, de livres à la reliure de cuir, de notes empilées, de dessins morphologiques de dragons et de parchemins roulés en désordre. Le tout ne tenait certainement debout que grâce à un sort de contenance quelconque.

« Hum. Comme je te l'ai dit, il va falloir débarrasser. Et ce n'est pas très grand. Mais…

- Tchht.

- Hein ?

- Ne dis rien. Laisse moi profiter de mon coup de foudre immobilier. »

Charlie sourit à pleines dents lorsqu'il comprit la réflexion d'Hermione.

« Ça te convient alors ?

- Un petit coin, petit oui mais lumineux, avec une vue imprenable sur des montages, et rempli de tas de choses que je n'ai jamais lues ? Charlie, je crois que je suis littéralement amoureuse de ton débarras. Qu'est-ce que c'est que tout ça ?

- C'est le résultat de toutes ces années de dressage, et ça commence à faire un paquet d'années, crois-moi. Il y a mes études, l'évolution de mes protégés, les dessins que j'en ai fait, les croquis anatomiques de la musculature et du squelette… bref… la somme de toutes mes connaissances est ici. Mais comme je n'ai pas une âme d'archiviste, je me contente de poser mes carnets et parchemins au-dessus de la pile lorsqu'ils sont terminés… en me disant que je rangerai plus tard. Aherm. Autant dire que "plus tard" est pour moi une notion assez… vague. »

Une idée traversa l'esprit d'Hermione et elle la verbalisa avant d'avoir pu s'en empêcher.

« Moi je sais archiver les choses !

- Hein ? »

Elle se mordit la lèvre, gênée de s'être laissée emporter, mais se rendit compte qu'il était trop tard pour renoncer.

« Si… si tu veux bien, je peux m'occuper de ce boulot d'archivage… Je suis plutôt une habituée des bibliothèques, autant dire qu'une étagère ne me fait pas peur. Et puis ce serait une jolie façon de… m'occuper l'esprit.

- Je ne sais pas Hermione… C'est assez personnel tout ça. Ce sont… enfin… c'est tout un pan de ma vie que les autres - ceux qui ne sont pas Dresseurs - ne peuvent qu'effleurer. Personne n'a jamais lu ça en dehors de moi.

- Charlie… tu m'as vue plonger dans la Tamise pour prouver que Ron est une patate. Tu m'as vue en petite culotte. Tu m'as vue m'arracher les poings contre de stupides rochers. Je pense que tu as assez de dossiers sur moi pour me faire taire si… disons si je voulais divulguer ton penchant pour les dragons femelles.

- Moi et ma grande gueule…

- S'il-te-plaît. Je ne les parcourrai même pas entier si ça te gène ! Il me suffit de voir l'année pour pouvoir les classer… Bon, ok, mensonges, je ne pourrai jamais m'empêcher de les lire. Mais… je croyais que ton deuxième prénom c'était "Gentil" ? »

La petite lueur de désespoir qu'il vit dans les yeux de la jeune femme finit de le convaincre. Il n'avait jamais pu résister à un regard chocolat de toutes façons : Ginny l'avait à chaque fois qu'elle lui demandait des bonbons dans le dos de leur mère, quand elle était petite.

« D'accord, tu as gagné. »

Hermione était tellement contente d'avoir obtenu ce qu'elle voulait qu'elle se jeta à son cou pour le remercier, mais la courte étreinte lui rappela Ron. Elle lui rappela pourquoi elle était ici, fit ressortir tout à fait à la surface la peine qui grondait en elle et qu'elle s'efforçait de museler. Elle se dégagea, s'assit par terre et se prit la tête dans les mains. Charlie ne savait pas comment réagir, il prit donc le parti de s'accroupir à côté d'elle et d'attendre. Au bout d'un moment, elle leva la tête, s'essuya les joues et le regarda d'un air contrit avant de murmurer :

« Je suis désolée. »

Il lui sourit doucement.

« Ne le sois pas. Attends-toi à avoir ce genre de saute d'humeurs dans les prochains jours…

- Parce que tu en as déjà fait l'expérience ?

- Ha, ça, c'est une autre histoire. Une longue histoire. Et là, je n'ai pas le temps : je vais vraiment être en retard si ça continue. On se voit ce soir… Mais fais-moi une faveur, ne reste pas enfermée aujourd'hui. L'air pur dégage les pensées ! »

Avec un dernier sourire il se leva et partit, laissant Hermione seule dans le capharnaüm de sa future chambre. Après avoir contemplé la pièce quelques instants, elle se mit aussi debout et entreprit de ranger tout ce qui n'était pas dans la bibliothèque et qui traînait, en tas plus ou moins imposants, un peu partout dans la pièce : les vieilles pièces d'équipement usées jusqu'à la corne que Charlie utilisait certainement autrefois pour son travail, des Gazettes du Sorcier sans âge, des bibelots cassés qu'il devait garder pour raison sentimentale,… Elle rangea tout dans des cartons qu'elle fit apparaître et qu'elle annota avant de les réduire et de les poser en petite pyramide bien nette sur la table de la salle à manger. Elle nettoya ensuite le sol d'un coup de baguette et ouvrit la fenêtre pour aérer la pièce puis admira le fruit de son labeur, perdue dans ses pensées, heureuse de pouvoir s'occuper l'esprit.

...

Elle prit une douche puis déjeuna très légèrement, et choisit de suivre le conseil de Charlie et de partir se balader. Elle sortit de la maison et sentit qu'elle avait eu raison : le soleil était doux en ce mois de mai, l'herbe formait un tapis agréable sous ses pieds nus, et une légère brise soulevait ses cheveux. Tout était parfait. Elle s'élança dans la lande, sans se soucier le moins du monde de la direction dans laquelle elle allait, se disant qu'elle retrouverait son chemin quoiqu'il arrive.

Tandis qu'elle s'émerveillait des paysages qu'elle découvrait, elle ne put s'empêcher de penser à Ron, à eux : en essayant de prendre un peu de recul, elle dut admettre que leur vie était loin d'être rose, que leur relation était loin d'être tout à fait saine. Mais elle avait choisi de vivre ces difficultés comme un challenge, de tout sacrifier à l'amour qu'elle ressentait pour lui, d'essayer de combler leurs manques par des efforts toujours plus considérables. Ron, lui, avait finalement choisi la voie de la facilité et donc la fuite. Peut-être était-ce pour ça qu'elle se sentait tellement en colère contre lui : parce qu'il était lâche et qu'il avait réduit à néant tout ce qu'elle avait construit pour eux, seule, pendant tout ce temps. Malgré elle, elle repensa à une autre fois où il s'était enfui, pendant la chasse aux Horcruxes… c'était la deuxième fois qu'il l'abandonnait, même si la première ils n'étaient pas encore ensemble. Peut-être essayerait-il de revenir, comme la dernière fois ?... Mais elle ne lui pardonnerait pas. Elle avait déjà trop donné et trop souffert pour lui. De ça au moins, elle était sûre.

Elle en était là de ses réflexions lorsqu'elle s'aperçut qu'elle était revenue sur les lieux de sa guérilla contre les rochers. Elle décida de s'allonger un peu dans l'herbe pour contempler le ciel et les nuages épars et moutonneux qui le traversaient. Était-ce le bruissement des feuilles, celui du vent ? Peu importait, elle se sentit bercée et commença à somnoler sans vraiment dormir, les yeux entrouverts.

« Hey ! »

Une silhouette sombre était soudainement apparue au-dessus d'elle, et elle n'eut pas le temps de réfléchir avant de lancer un PROTEGO ! sonore et puissant. Le pauvre Charlie se retrouva projeté quelques mètres plus loin, sans comprendre ce qu'il pouvait bien lui arriver, et atterrit mollement face contre terre en poussant un vague cri étouffé. Hermione se leva précipitamment, baguette toujours en main, et courut vers lui pour l'aider à se remettre debout.

« Charlie, je suis désolée ! Attends, attrape mon bras… »

L'intéressé la repoussa dans un petit rire et rassembla toute sa fierté pour se relever seul.

« Donc, je note : ne pas te surprendre. Aoutch.

- Désolée, lui répondit Hermione d'une toute petite voix.

- Y'a pas de quoi. En fait ça me fait plaisir de voir que ma sœur ne m'a pas raconté de bobard quant à ta force magique, c'est assez impressionnant. »

Elle rougit jusqu'à la pointe des cheveux, ne sachant pas très bien quoi faire du dernier commentaire de Charlie.

« Bon, je voulais juste m'assurer que tout allait bien avant de retourner à la maison pour me servir une bière bien fraîche, je pensais bien te trouver là. Tu rentres aussi ou tu restes ?

- Hé bien… en fait il faudrait tout de même que j'aille chercher des affaires chez moi. Je ne peux pas continuer à te piquer tous tes vêtements…

- Si ce n'est que ça il n'y a aucun souci, en fait mes vieilles fripes te vont même plutôt bien, lui répondit-il avec un clin d'œil. Mais j'y avais déjà pensé : j'ai contacté Ginny, elle passe dès qu'elle a fini le boulot et vous pourrez y aller ensemble, au cas où… »

Il ne finit pas sa phrase mais son regard en disait assez long pour qu'Hermione devine de quoi il s'agissait.

« Au cas où votre imbécile de frère serait là. »

Il lui adressa un regard d'excuse et partit en direction de chez lui, lui laissant le loisir de choisir si elle voulait le suivre ou pas. Elle décida de lui emboîter le pas et s'aperçut qu'elle était enchantée à l'idée de voir Ginny : son amie lui avait manqué, elle lui manquait toujours dans ces moments là. C'était Ginny qui la consolait quand une dispute éclatait avec Ron, Ginny qui lui donnait la force de continuer leur relation et qui avait toutes les peines du monde à cacher son incompréhension face à cette même relation. Elle avait su, elle avait toujours su ce qui allait arriver.

...

En fin d'après-midi, la jeune Weasley entra donc chez son frère sans s'embarrasser de frapper et imita la dernière visite de sa moitié en allant droit vers Hermione et en la serrant dans ses bras. Cette dernière, en pleine lecture d'un parchemin sur le canapé, accueillit avec un bonheur non dissimulé l'étreinte de la rousse et la lui rendit tant bien que mal, les mains encombrées de papier.

« Hermione ! Si tu savais à quel point j'ai eu du mal à ne pas transplaner en plein milieu de la nuit pour venir te voir… D'après Charlie, tu avais "besoin d'espace". La bonne blague. Bon, on y va ?

- Oui. Charlie… »

Elle se retourna en direction de l'intéressé et lui adressa un grand sourire.

« Merci. Pour tout. À tout à l'heure ! »

Elle saisit la main de son amie et elles transplanèrent toutes les deux dans l'appartement de Ron et d'Hermione, qu'elles trouvèrent vide - au plus grand soulagement de la jeune femme.

« Bon, tu veux emmener quoi ?

- Des habits, mon nécessaire de toilette…

- Ton lit ?

- Il en est hors de question. Je ne dormirai plus jamais dans le lit où… Où j'étais…

- Bien sûr. Je n'aurais pas dû te poser la question. Quoi d'autre ?

- Mes livres, mes albums photos… Enfin pas tous. Et puis c'est tout. »

Plus elle y réfléchissait, plus Hermione se disait qu'elle avait très peu de choses vraiment à elle dans cet appartement. C'est Ron qui en faisait toujours des tonnes et qui insistait pour acheter tel meuble ou tel bibelot hors de prix pour donner une allure soi-disant « classe » à leur chez eux, mais la vérité c'est qu'elle n'avait pas du tout les mêmes goûts que lui. Encore une concession ridicule…

Elle alla dans leur chambre pour attraper une valise - pourvue du même sortilège d'Extension que celui qu'elle avait, dans ce qui lui paraissait une autre vie, appliqué à son petit sac de perles - et se dirigea vers l'armoire qu'elle ouvrit. Elle fit léviter toutes ses affaires vers la valise, les rangeant proprement en quelques piles ordonnées, tandis que Ginny s'occupait de ses affaires de toilette dans la salle de bain. Elles passèrent ensuite dans le salon et s'occupèrent des livres d'Hermione, qui voulut tous les prendre sans aucune exception. Puis vint le moment où elle dut trier les albums photos.

Hermione ne pensait pas que ça l'affecterait autant, mais voir les clichés où ils étaient tous les deux avec Ron, où ils souriaient, où ils s'embrassaient… fut la goutte de trop dans ce grand empaquetage de sa vie. Elle avisa leur minuscule âtre de cheminée, y fit flamber un feu et jeta, les unes après les autres, toutes ces images qui lui faisaient tellement mal. Ginny essaya vaguement de l'en empêcher mais le regard qu'Hermione lui lança la dissuada de continuer.

Elle jetait tous leurs souvenirs dans les flammes, tous les cadres photos, tous les objets rapportés de leurs rares voyages en amoureux, tout ce qui pouvait rappeler qu'un jour ils avaient été ensemble. La violence avec laquelle les objets volaient jusque dans la cheminée ne lui échappait pas, mais elle ne s'en avait cure : elle avait besoin de cette violence, comme quand elle s'était détruit les poings sur les rochers.

Lorsqu'enfin tout fut réduit à l'état de cendres, elle éteignit le feu dans un geste désabusé. Ginny lui serra un bras dans un geste qui se voulait réconfortant, et fit disparaître la valise pleine d'un coup de baguette, l'envoyant chez Charlie.

« Est-ce que tu veux qu'on reste ensemble ce soir ?

- Non Ginny. Je… je ne peux pas te dire combien je te suis reconnaissante d'avoir été là, avec moi, ce soir. Tu es sans doute la raison pour laquelle tout l'appartement n'est pas parti en flammes, en lieu et place de quelques souvenirs. Rentre chez vous… rentre voir Harry, je pense qu'il s'inquiète. Moi j'ai encore une bricole à accomplir ici, puis je partirai aussi. »

La rouquine la serra une dernière fois dans ses bras et, avec un sourire encourageant, elle disparut dans un petit plop. Quand Hermione transplana à son tour, une heure et quelques larmes plus tard, on pouvait lire un énorme message gravé dans le mur du salon :

Je t'ai consacré quatre années de ma vie. Je ne pourrai jamais les récupérer, mais je peux faire en sorte qu'elles n'aient jamais existé. Tu n'es même plus un souvenir. Tu n'es plus rien pour moi, Ronald. J'espère que c'est là ce que tu voulais, et que tu es heureux.

...

Lorsqu'elle revint dans la maison de Charlie, elle avait les yeux rouges et un mal de crâne très insistant. Son premier réflexe fut de vouloir aller dans la salle de bain, où Charlie stockait ses potions médicinales, sans toutefois réfléchir au fait qu'il lui fallait traverser la chambre de ce dernier pour l'atteindre. Elle ouvrit donc la porte en bois sans prendre la peine de frapper préalablement et se retrouva face à un Charlie complètement nu, les cheveux dégoulinants, portant simplement une serviette à la main qu'il s'empressa de poser devant son entrejambe. Elle resta bouche bée quelques secondes, abasourdie par le spectacle, avant de se détourner précipitamment et de se confondre en excuses.

« Je suis affreusement désolée. Pardon Charlie, pardon pardon… je… je voulais juste… haaaa je m'en vais. »

Elle sortit de la pièce les yeux couverts d'une main, rouge jusqu'à la racine des cheveux, vaguement consciente du rire du Dresseur de dragons tout propre derrière elle. Il s'habilla en vitesse et la suivit dans le salon puis l'attrapa par les épaules et poussa délicatement la main qui lui couvrait les yeux pour lui signifier qu'il était décent.

« Hey, t'inquiète, ce n'est pas bien grave. Pas la peine d'en faire un plat.

- Mais je suis tellement désolée… J'aurais dû penser à frapper, c'est la base des règles de la collocation, je suis complètement stupide…

- Tu n'es pas stupide. Tout au plus un peu étourdie… Et franchement, je peux difficilement te blâmer vu ce que tu traverses. Si tu peux te remettre de la vue de mon superbe corps plein de cicatrices, on est quittes, termina-t-il avec un clin d'œil. Tu venais chercher quoi au fait ?

- Une potion… tu as quoi contre le mal de crâne ? »

Il réfléchit quelques instants puis lui répondit avec un grand sourire :

« La bière ! »

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Tandis qu'ils discutaient de tout et de rien autour de leur breuvage frais, Hermione ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder aux alentours de ce qu'elle avait vu un peu plus tôt. Même s'il était en forme physiquement, Ron n'avait jamais eu cette carrure là et elle avait été très favorablement impressionnée par les muscles saillants de Charlie. Pensée pour laquelle elle s'en voulut immédiatement, et qui la fit secouer la tête.

« Tout va bien ? s'inquiéta Charlie, le regard préoccupé.

- Oui oui, ce n'est rien, marmotta-t-elle. Excuse-moi, tu me disais ?

- Que je suis passé chez un ami de la réserve tout à l'heure pour lui emprunter un lit dont il ne se sert pas en ce moment et que je l'ai installé dans ta chambre.

- Oh, c'est trop gentil ! Il ne fallait pas, je me serais débrouillée.

- Tu t'es déjà occupée de mettre tout mon bordel bien rangé comme il faut dans des cartons… je te devais bien ça. À notre collocation ! »

Ils trinquèrent avec leurs bouteilles déjà bien entamées, et Hermione se dit qu'elle avait vraiment besoin de cette ambiance, quasiment estudiantine, pour oublier la raison qui l'avait poussée là-bas.

« Au fait, pourquoi tu n'habites pas à côté des autres dresseurs ?

- Ha… Ça, ça fait partie des histoires que je ne veux pas raconter quand je suis trop sobre. Sinon je déprime. Alors ce sera pour une autre fois. Par contre j'ai une très bonne idée : est-ce que tu ne voudrais pas venir au boulot avec moi demain ? »

Un peu prise de court par ce changement de sujet, Hermione accepta néanmoins. Une journée de travail avec Charlie devait être incroyablement intéressante, assez en tous cas pour chasser un certain crétin de ses pensées. Elle réfléchirait à en chasser aussi les imposants pectoraux de Charlie plus tard.

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Huuu voilà, j'ai cédé à mes pulsions... Bah, ce serait arrivé tôt ou tard de toutes façons, pour moi Charlie est quelqu'un qui vivrait naturellement torse nu s'il le pouvait. Et de toutes façons, il est Dresseur de dragons... *DEAL WITH IT*

Mais je m'égare. J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous êtes rassurés à propos de Ron : il fait clairement partie du passé d'Hermione, elle l'a établi assez clairement sur le mur :p

Quelles surprises vont tomber sur Hermione quand elle va accompagner Charlie?...

À Mardi, portez vous bien et merci mille fois de me suivre dans cette aventure !