Saluuuut !
Comment allez-vous aujourd'hui? On sent petit à petit la fin de l'été arriver... Mais il fait toujours aussi beau ici, alors c'est chouette quand même.
Voici le nouveau chapitre, où vous trouverez beaucoup de dialogues, des conversations indiscrètes, et surtout... la fin du suspense : mais qu'y a-t-il donc dans cette fameuse lettre? Une seule façon de le savoir ! Bonne lecture, on se retrouve à la fin ;)
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Disclaimer : Évidemment, tout ce qui est reconnaissable ne m'appartient pas du tout, du tout, du tout. Juste je fais un peu mumuse avec... Pardon J.K.R. x)
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Réponses aux review anonymes :
Fan : Hiiii oui je pense que moi aussi j'aurais été en bug cérébral devant cette vision de Charlie x) en tous cas je suis ravie que l'évolution de leur relation te plaise, j'ai un peu de mal parfois à doser entre le "pas assez" et le "trop". Pour l'enveloppe, tu es sur la bonne voie... Tout en n'y étant pas complètement ! En tous cas, je ne suis pas sûre que ce soit ma fiction qui te fasse autant d'effet... Peut-être plus un certain Dresseur xD
Merciii beaucoup pour ta revieeeew ! J'espère que la révélation du contenu de l'enveloppe te plaira :p
MG123 : Merci beaucoup, je me suis bien amusée à écrire ce passage sur le canapé (oui oui oui, d'autres suivront...), et je suis super contente que tu aimes les moments dragons. Ça aussi il va y en avoir encore plein... J'ai des tonnes de choses à écrire à propos d'eux ! Et pareil pour la relation Liz/Aldo : il y en aura aussi, c'est quelque chose que j'avais envie de développer. On ne va pas laisser la pauvre Liz sans embuscade dans le placard à blousons x)
En tous cas, merciiii pour ta review, c'est adorable, comme toujours ! Et j'espère que les fics que je t'ai noté te plairont :)
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Lorsque Charlie rentra le soir, une délicieuse odeur de chocolat l'assaillit et lui mit l'eau à la bouche. Il tourna immédiatement le regard vers la cuisine et vit Hermione de dos qui s'affairait au-dessus de quelque chose sur le plan de travail de la cuisine, un petit morceau de poche à douille dépassant sur le côté. Il était prêt à parier qu'elle faisait un glaçage sur un moelleux au chocolat, et qu'à ce moment précis elle avait la langue sortie sous l'effet de la concentration. Il s'avança pour se placer à côté d'elle et constata qu'il avait eu raison : le petit bout de chair rose sortait de sa bouche tandis qu'elle se consacrait à la décoration d'un appétissant gâteau à l'aide d'une crème colorée en bleu.
Sans y réfléchir, il passa sa main dans le dos de la jeune femme en la saluant et la sentit frémir sous son contact, mais il ne parvint pas à s'en vouloir suffisamment pour arrêter. Surtout que l'effrontée affichait un joli sourire à présent, derrière sa langue.
« Ça a l'air délicieux, il est à quoi ?
- Chocolat. Tout chocolat. Avec un glaçage au chocolat blanc, et des éclats de chocolat au caramel.
- Mmh, tu as sorti l'artillerie lourde. C'est pour quoi ?
- Ben... Harry vient manger ?
- Essaie encore.
- Disons simplement que je voulais un dessert festif.
- Festif, hein ?
- Oui, et pas la peine de me demander des précisions. À moins que tu aies une monnaie d'échange qui... vaille le coup ? »
Elle finit sa phrase avec un petit air taquin qui acheva de troubler le Dresseur, puis se tourna ensuite vers son gâteau et poursuivit la décoration en sortant de nouveau un petit morceau de langue sans s'en rendre compte. Charlie essaya de ne pas penser à aller titiller cette même langue avec la sienne, et se gifla mentalement pour avoir laissé cette situation lui traverser l'esprit : il était bien malgré lui en train de dévier sur des images mentales de « Hermione plus chocolat moins vêtements » et savait qu'il aurait du mal à s'en remettre.
« Bon, en tous cas j'ai ramené du saumon, comme promis.
- Ha, génial ! J'ai proposé à Liz de venir, je sais qu'elle adore ça aussi. Et ça me fait penser, merci beaucoup pour le petit déj' ce matin, c'était délicieux.
- C'était le but... Et ce poisson, tu le veux comment ?
- Si j'osais je te demanderais des papillotes à la braise...
- C'est comme si c'était fait. »
Cette dernière réponse lui valu un bisou sur la joue auquel il ne s'attendait pas, et il s'en alla prendre une douche en faisant mine de ne pas voir les rougeurs qui avaient envahi le visage d'Hermione.
Lorsqu'Harry et Liz arrivèrent en début de soirée, ils furent accueillis par une Hermione enjouée tandis que Charlie vérifiait la cuisson des papillotes : ils avaient le temps de prendre un apéritif avant qu'elles ne soient à point. À la surprise générale Hermione sortit une bouteille de champagne du réfrigérateur et attrapa quatre coupes qu'elle plaça sur la petite table basse du salon, puis fit sauter le bouchon de liège avec un immense sourire avant de servir une bonne rasade dans chaque verre en faisant signe aux autres d'aller s'asseoir. Charlie, Liz et Harry la regardèrent avec des questions plein les yeux, et elle se décida enfin à leur expliquer de quoi il retournait :
« Vous avez devant vous la nouvelle étudiante du très estimé Institut d'archéologie magique Vasile Parvan, qui accédera dès la rentrée de Septembre au cursus général en trois ans, notamment pris en charge par le Professeur Gheorghe Lazarovici. Messieurs, mademoiselle... me voici sur la route de l'Atlantide ! »
D'abord muets de stupeur, ils se levèrent tous d'un coup pour prendre Hermione dans leurs bras et la féliciter bruyamment. Liz lui faisait promettre de l'emmener avec elle, Harry la serrait le plus fort possible en lui disant qu'il était fier d'elle et Charlie poussait des « Yeah ! » enjoués : ils étaient heureux pour elle, simplement.
« Mais j'en ai déjà entendu parler, de cette université... C'est à Bucarest, non ? demanda Charlie.
- Oui, en fait elle qui dépend de l'Académie Roumaine : c'est sa plus ancienne institution de recherche, elle est très célèbre même côté moldu. Les cours ne sont pas simplement des cours théoriques, il y a énormément de stages de plus de trois semaines sur des vrais chantiers, avec de vrais enjeux historiques, dans beaucoup de domaines magiques : des bâtiments anciens évidemment, des sortilèges oubliés, des études de sorciers antiques aux pouvoirs prétendument extraordinaires, des chambres funéraires remplies des souvenirs sans prix des défunts... mais aussi des animaux mystiques dont on ne sait pas encore s'ils ont réellement existé – oui Charlie, je parle bien de ce que tu penses, il y a notamment tout un groupe de recherche dédié à l'ancêtre supposé du Cornelongue. Je ne peux pas vous décrire l'état extatique dans lequel j'étais tout à l'heure, quand j'ai ouvert ma lettre d'admission. J'ai tellement hâte de commencer !
- Mais au fait... Si c'est à Bucarest...
- Oui Liz... je reste ici ! Enfin, si Charlie me le permet. »
L'intéressé la souleva dans ses bras et lui dit que oui, bien évidemment qu'elle pouvait rester. Que c'était autant sa maison que la sienne à présent, et qu'il était temps qu'elle s'en rende compte.
« Mais comment tu vas faire pour les cours ? demanda Harry.
- Comment ça, les cours ?
- Je doute qu'ils soient donnés en anglais, à Bucarest.
- Ce ne sera vraiment pas un problème : les Académiciens ont toujours eu comme politique d'inciter les étudiants étrangers à venir chez eux, c'est pourquoi ils ont mis en place sur tout le campus un sortilège de Traduction Universelle, il y a de ça une centaine d'années environ. À l'époque ça a coûté un bras, et les responsables de l'opération ont travaillé d'arrache-pied pendant de nombreux mois – avec des résultats parfois... aléatoires – mais au final ça valait le coup : chaque année on compte pas moins d'un bon tiers d'étudiants qui ne sont pas d'origine roumaine.
- Et depuis combien de temps tu le sais, petite cachotière ?
- Je te l'ai dit Liz, j'ai eu ma lettre tout à l'heure. Mais ça fait environ une semaine que j'ai réellement entrepris les démarches pour postuler – d'ailleurs ils ont été très rapides, je pense que j'ai bien fait de demander un petit coup de pouce à MacGonagall...
- Hein ?
- Oui Harry, tu te doutes bien que je lui ai demandé son avis et des conseils. Il se trouve qu'elle est très amie avec un Professeur de l'Académie là-bas, et je suppose qu'elle a dû glisser mon nom dans une conversation pour faire avancer les choses...
- Et, mis à part la vieille MacGo, on est les seuls au courant ?
- C'est pas très gentil pour elle Charlie... Mais non, mes parents le savent aussi. Malgré mes protestations ils ont décidé de me soutenir financièrement le temps de mes études, et ils sont plutôt contents de mon nouveau choix de carrière – au moins, ils comprennent ce que c'est comme métier, même si ma mère me voit déjà avec un chapeau Borsalino et un fouet. »
Devant le regard vide de Liz et Charlie, Harry leur présenta en vitesse le personnage d'Indiana Jones et ils rirent sous cape en imaginant Hermione ainsi vêtue. Ils se rassirent tous les quatre sur le canapé et levèrent tous leur coupes pendant que Charlie portait un toast.
« À Hermione, future archéologue de renom et exploratrice de l'Atlantide. »
Ils se mirent rapidement à table et se réglèrent du poisson, dont Charlie réussissait la cuisson à la perfection : il était tendre comme il faut et fondait dans la bouche. Le Dresseur était en train d'expliquer à Harry le secret de cette cuisson à la braise qui se devait d'être très longue et à feu doux pour garder le moelleux quand, l'alcool aidant, Hermione décida que c'était le moment idéal pour placer la petite anecdote dont Liz lui avait parlé.
« Au fait, Charlie... En parlant de quelque chose de long... »
L'intéressé la regarda, très méfiant en sentant la bêtise venir, mais ne put faire autrement que d'attendre.
« Et si tu nous disais quelques mots à propos des coupes de cheveux idéales pour un Dresseur ? »
Liz et Hermione se mirent à rire comme des baleines tandis que Charlie comprenait à son grand regret où elle voulait en venir.
« Liz, c'est très déloyal de déballer mes histoires pas glorieuses pour te mettre dans les petits papiers d'Hermione...
- Ha, je sais, mais c'est tellement bon !
- Quelqu'un m'explique ? demanda Harry, sentant qu'il loupait quelque chose qui valait le coup.
- Je le fais, répliqua Charlie, l'humiliation sera moindre si c'est moi qui raconte. Alors, ça remonte à... loin, très loin même puisque Liz n'était pas encore sur la réserve. C'était la première fois que j'allais m'occuper d'un Boutefeu adulte : mon Maître Dresseur de l'époque estimait que j'en avais les capacités et il avait beaucoup insisté pour m'emmener avec lui.
- Mmh, il s'en est... mordu les doigts, nan ? »
Les deux filles repartirent en fou rire, et Charlie lui-même ne put empêcher les coins de sa bouche de se relever un peu.
« On y vient. Pour l'histoire, il faut savoir que j'avais les cheveux longs, attachés en queue haute – comme les samouraïs – et que mon Maître me vannait beaucoup avec ça . Bref, nous voilà arrivés dans l'une des magnifiques montagnes de Chine, juste à côté d'un lac tranquille, et on était sensés être simplement en mission d'observation : le Boutefeu avait été blessé à l'aile par des braconniers et il s'agissait d'aller vérifier qu'il guérissait comme il faut. Sauf qu'une fois arrivés là-bas, ce n'est pas lui qu'on a rencontré, mais un vieux dragon coriace qui avait visiblement horreur des humains... On a évidemment tout de suite senti le danger mais c'était trop tard. Il nous a chargé et on s'est écarté comme on a pu, sauf qu'il a attrapé le bout de mes cheveux dans sa gueule... »
À ce moment là, Hermione faillit tomber de sa chaise tant elle rigolait. L'entendre de la bouche de Charlie, ça n'avait pas de prix.
« Il m'a un peu secoué dans tous les sens – bon, ça va, c'est pas si drôle pourtant ? - pendant que j'essayais de faire quelque chose pour me libérer, mon maître est arrivé et a jeté un maléfice pour me couper les cheveux. C'était ça, ou la tête arrachée par le dragon... Sauf que du coup le grand coco n'était pas content du tout après mon Maître et il s'est jeté gueule ouverte sur sa main tenant la baguette. Pour ne pas se faire manger les doigts, mon Maître a eu comme seule idée de coincer sa baguette à la verticale dans la mâchoire du Boutefeu. Après il m'a attrapé, saisi ma baguette et nous a fait transplaner au point de relai le plus proche. Voilà, après ça je ne me suis plus jamais fait pousser les cheveux aussi long. »
Liz et Hermione se tenaient les côtes, essoufflées d'avoir autant ri, et Harry se retenait très fort pour ne pas vexer Charlie mais celui-ci n'était pas dupe. Il essaya de finir son poisson avec autant de dignité qu'il le pouvait même s'il sentait les regards moqueurs sur lui.
« Et dis-moi Harry... Tu n'aurais pas des histoires à propos d'Hermione, toi ?
- Évidemment que si... Mais j'ai trop peur des représailles.
- Et ça se dit Gryffondor...
- Justement. Tous les Gryffondor savent qu'on ne gagne rien à s'opposer à elle... Et puis je te rappelle que bientôt elle aura le pouvoir nécessaire pour faire enregistrer que je descends de je ne sais quelle espèce de Scroutt à Pétard... Alors le jeu n'en vaut pas la chandelle. » déclara-t-il avec un clin d'oeil.
Hermione lui répondit avec un grand sourire, contente d'être hors de danger pour le moment. Liz prit alors la parole :
« Bon, sinon, il te reste environ un mois et demi avant le début des cours Hermione ! Tu comptes faire quoi ?
- Profiter au maximum de nos petits amis à écailles... Et voir des plus grands. En prenant soin de me faire un chignon, bien évidemment...
- Ha, ha, ha.
- Non, sérieusement je voudrais étudier plus avant les Cornelongues : le groupe d'étude à propos de leur supposé ancêtre, dont je vous ai parlé, a également fait un "club étudiant" pour intéresser les élèves à leur domaine et, si j'en ai le temps, je voudrais bien aller voir un peu ce qu'il s'y passe. Ce qui suppose que je dois avoir des connaissances de base des dragons qui ont supposé découler de ce grand machin... Donc je vais devoir passer du temps avec Max ! »
Cette remarque fut accueillie avec un immense sourire par Liz, qui lui promit qu'elles iraient le voir dès qu'elle aurait du temps libre. Le reste de la conversation s'orienta vers Max, puisqu'Harry n'était pas au courant de toute l'affaire : il fut assez impressionné par son amie, lui découvrant cette facette impulsive qu'il pensait due à la guerre et disparue depuis longtemps. Quelque chose le gênait cependant. Hermione avait l'air soucieuse, ailleurs. Passé l'excitation première de son annonce, elle avait eu de nombreux moments où son regard se perdait dans le vide et où elle semblait en attente de quelque chose, et ça l'inquiétait. Lorsqu'elle se leva pour aller mettre la touche finale de décoration sur le dessert, il l'accompagna tandis que Liz et Charlie allaient prendre l'air pour parler d'un transfert qu'ils devaient effectuer quelques nuits plus tard.
« Hermione...
- Regarde-moi un peu ce glaçage, je suis particulièrement fière de moi. Plus que quelques petits trucs et ce sera bon. Passe-moi la poche à douille dans le frigo ! »
Il s'exécuta puis tenta de nouveau une approche.
« Ça a l'air délicieux.
- Oh, crois-moi, ça l'est : j'ai goûté la pâte crue, c'était succulent.
- Dis-moi, est-ce que tu ne serais pas concernée par un autre souci que la réussite du gâteau ? »
Hermione le regarda sans comprendre, complètement interloquée.
« Tu as l'air... ailleurs. Le genre de chose qui n'est pas liée à tes futures études. Je ne sais pas, je te sens préoccupée... Tout va bien ici ? »
La jeune femme n'en revenait pas. Elle avait pourtant essayé de ne pas penser à son espoir de relation avec Charlie et ce qu'impliquait le fait qu'elle continue à vivre avec lui pendant plutôt longtemps, mais visiblement elle avait échoué. Pire encore, Harry s'était rendu compte de quelque chose : elle avait oublié que son meilleur ami pouvait avoir des éclairs de lucidité sensorielle. Le problème, c'est qu'elle ne voulait pas lui en parler.
« Ben oui, tout va bien ! Qu'est-ce tu vas t'imaginer ?
- Je ne sais pas... Je te sens fébrile, un peu inquiète, mais pas de la même façon que lorsque tu stressais pour les examens de fin d'année.
- Non, vraiment Harry, je ne suis fébrile qu'à propos de l'Institut. J'ai hâte, tellement, tellement hâte de recommencer à apprendre des choses ! Je n'ai jamais mis les pieds dans une Université Magique, mais je sais déjà que ça va me plaire.
- Et pourquoi tu n'as pas choisi de loger sur le campus dans ce cas ? »
La jeune femme ne s'était pas attendue à cette question. Elle ne se l'était même pas posée elle-même, ne désirant pour rien au monde s'éloigner de Charlie pendant autant de temps... Mais ce n'était pas l'unique raison qui la poussait à ne pas vouloir dormir sur place. Et la seconde, elle pouvait en parler à Harry.
« Parce que... parce que je veux être libre de mon emploi du temps hors école. Je ne veux pas abandonner complètement ce que je fais ici, avec Liz. J'ai réellement appris à aimer ces petits dragons, ils sont une source intarissable d'émerveillement pour qui s'y intéresse...
- J'ai l'impression d'entendre Hagrid, lui répondit Harry dans un clin d'oeil.
- Il y a quelques semaines, je disais la même chose à Charlie. Et puis j'ai compris qu'il avait raison, qu'ils avaient tous les deux raisons : les dragons sont fascinants Harry, je pense que je ne cesserai jamais d'apprendre de nouvelles choses à propos d'eux. Et donc, pas question de dormir autre part qu'ici.
- Bon. Mais, Hermione... »
Elle se força à lever les yeux, bien que mentir à Harry en le regardant directement allait s'avérer plus difficile.
« S'il-te-plaît, promets-moi que tu m'en parlerais si quelque chose te tracassait... »
Elle délibéra, longtemps, consciente qu'elle commettait une erreur, mais ne put se résoudre à tout dévoiler à son ami. La mort dans l'âme elle finit par lui répondre :
« Oui Harry, promis. »
Petite menteuse. Tu sais qu'il sait. Il t'a lancé son regard de vicieux Serpentard. Il sait, il sait !
« Bon, je pense que ce gâteau est parfait. Tu les réussis de mieux en mieux, tes décors !
- Merci, j'ai eu l'occasion de m'entraîner ici : Liz est aussi gourmande que moi.
- Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas ?... »
...
Dehors, les étoiles étaient de sortie et c'est en les regardant que Liz et Charlie discutaient à propos de Rusty : ils avaient mis au point les détails du transfert dont ils devaient se charger et le Dresseur voulait des nouvelles de celui qu'il avait ramené quelques semaines auparavant. Il avait été mécontent d'apprendre l'incident qui avait eu lieu le matin même et aurait voulu échanger quelques mots avec Aldo, mais il faisait confiance à Liz pour reprendre correctement les choses en main. Celle-ci décida alors de dévier un peu le sujet sur une pente un peu savonneuse, mais elle n'en pouvait plus d'être la spectatrice d'un tel manque de communication. Elle voulait agir.
« Je suis tellement contente qu'Hermione reste avec nous à la rentrée !
- Pas trop déçue de perdre ton aide matinale ?
- Un peu, mais mes esthètes de l'Atlantide valent bien quelques sacrifices. Et toi, tu avais l'air plutôt heureux qu'elle continue à habiter là… Hum ? »
Charlie fit mine de ne pas comprendre l'allusion et essaya de garder un air naturel lorsqu'il lui répondit :
« Oui, je me suis rendu compte que c'est agréable d'avoir de la compagnie, plutôt qu'une maison vide.
- De la compagnie, hein ? Tu veux parler de l'esclavagisme honteux d'une pauvre jeune femme à l'âme d'archiviste ?
- Elle m'a pratiquement forcé à accepter !
- Moui moui. Et donc, aucune raison d'être content en dehors de ça ?...
- Je ne sais pas ce que tu insinues, mais…
- Je n'insinue rien mon cher. Mais si je peux me permettre : l'Université va plonger ta charmante colocataire dans un tourbillon de nouvelles rencontres et de travaux en binômes.
- … et alors ?
- Et alors rien. Je me disais juste qu'il serait intéressant de te le rappeler. Bon, on rentre ? Elle doit avoir terminé la déco du gâteau maintenant… »
Sans lui laisser le temps de répliquer, Liz se releva et partit en direction de la maison, le laissant seul quelques instants avec ses pensées. Si même Liz se mettait à le faire pencher du mauvais côté de ses émotions en éveillant sa jalousie, il n'allait vraiment pas pouvoir contrôler longtemps les sentiments qu'il savait éprouver à l'égard d'Hermione : le problème justement, c'est qu'il ne demandait qu'à succomber.
...
Pendant qu'ils se régalaient du dessert, Charlie remarqua qu'Hermione était peu bavarde et qu'elle lançait parfois des œillades inquiètes à Harry quand celui-ci ne la regardait pas. Elle avait l'air mal à l'aise, un peu ailleurs, et parut soulagée quand il fut l'heure pour leurs invités de rentrer chez eux.
Lorsqu'ils eurent fini de ranger la vaisselle Charlie s'approcha d'Hermione et lui posa une main sur le menton pour lui relever le visage, puis lui demanda :
« Hermione… Est-ce que tout va bien ? Tu as l'air inquiète ? »
La jeune femme se fustigea intérieurement. Ça faisait la deuxième fois en une soirée qu'elle laissait ses sentiments prendre le dessus, et malheureusement elle avait beaucoup de mal à se concentrer à cause de la main de Charlie toujours posée sur elle.
« Je… non, tout va bien ! Je suis juste un peu angoissée par rapport aux cours, je ne sais pas si je serai à la hauteur. »
Charlie n'ayant pas passé sa scolarité avec elle, il ne pouvait pas saisir le mensonge ici. Il ôta sa main du visage d'Hermione, au grand regret de celle-ci, et lui adressa un joli sourire.
« Ne t'inquiète pas, je suis sûr que tu seras épatante. Tu es Hermione Granger, la reine des études. Je suis certain que le Professeur Lazaro-truc sera épaté ! »
Elle lui sourit en retour, heureuse d'avoir esquivé les inquiétudes du Dresseur.
« Bon, je vais chercher des carnets sur les Cornelongues ?
- Ha, pas ce soir. »
Elle eut l'air tellement déçue que Charlie eut beaucoup de mal à ne pas la prendre contre lui pour la réconforter.
« Mais c'est parce que demain, il va falloir se lever tôt. Si ça t'intéresse toujours… je t'emmène voir les Opaleyes. Les grands. »
Hermione n'en revenait pas. Elle ne se contrôla absolument pas lorsqu'elle se jeta au cou de Charlie pour lui planter un gros bisou sur la joue et le serrer très fort contre elle. Lui non plus ne réfléchit pas du tout à ce qu'il faisait et il lui rendit son câlin, humant l'odeur délicieuse de son shampooing et terriblement conscient de chaque courbe de la jeune femme contre lui.
« Ouiii ! Évidemment que ça m'intéresse toujours !
- Super. Alors demain, lever 6h… Je viendrai te réveiller. »
Il desserra son étreinte à contrecoeur et laissa ses mains s'attarder un peu sur les hanches de la brunette avant de partir en direction de sa chambre, la laissant extatique et sautillante tandis qu'elle-même allait se coucher. Le lendemain promettait d'être une journée épatante.
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Hiiii alors ! Hermione l'exploratrice ! Celles qui m'ont donné leur avis pensaient que ce serait une formation en rapport avec les dragons, j'espère que vous n'êtes pas trop déçues pour le coup. Mais il me semble que ce serait faire un mauvais choix de carrière que de travailler dans la réserve : ce serait faire un peu comme elle avait fait pour Ron et le travail d'Auror... Et ça, la nouvelle Hermione ne le souhaite pas du tout.
Je l'ai toujours vue archéologue moi, Hermione. Du coup je vous avoue que j'ai sauté sur l'occasion et que je jubile intérieurement ! Par rapport à l'Institut d'archéologie Vasile Parvan, il existe réellement ! Et c'est vraiment la plus ancienne institution de leur Académie Roumaine. Je ne pense pas qu'il fasse office d'Université par contre, ça je l'ai ajouté. Et le Professeur Gheorghe Lazarovici existe également, et est vraiment un archéologue roumain, même si je doute qu'il soit sorcier x)
Et l'anecdote de ce pauvre Charlie... Vous avez enfin eu un potin :p
Eeeet LES OPALEYES ! Hiii ça fait un moment que j'attends de vous les présenter ceux là, j'ai hâte d'être à la semaine prochaine.
Merci de me suivre, merci de continuer à me lire... En fait je n'en reviens toujours pas x) Vous êtes au top !
À Mardi, portez vous bien ! Des bisous :)
