Hellooooo !
Bientôt la rentrée les amis... J'espère que vous avez réservé votre dragon pour vous rendre au boulot. C'est quand même plus classe qu'une Twingo. Sur ce, voici la seconde expédition Dragons de notre chère brunette :) dans ce chapitre donc, de la gourmandise, du dragon, et du mâle. Oui, oui. On se retrouve à la fin, bonne lecture ;)
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Disclaimer : Rien à moi, tralalala, tout à J.K. !
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Réponses aux reviews anonymes :
Fan : Hiiii en voilà encore :p et je sais, c'est difficile de donner le titre de propriété Charliesque à Hermione, mais que veux-tu... En même temps, il est pas encore tout à fait à elle. Tu as encore tes chances, sait-on jamais xD même si avec Liz qui travaille pour Hermione, ce sera difficile. C'est chouette que tu aimes le fait qu'Hermione ait choisi l'archéologie, comme je l'ai dit dans ma note la semaine dernière c'est vraiment quelque chose qui lui colle bien il me semble, et je vais m'amuser avec :p
J'espère que les Opaleyes te plairooooont ! Et merci, merci, merci pour ta review !
Vera : Merciii beaucoup, je suis ravie que ça te plaise ! Voici la suiiteuuuh :p et merci beaucoup pour ta review !
Petite-plume : Huuu merci pour les deux reviews d'affilé :p en fait il y a eu des soucis sur FF pour le chapitre précédent, il y avait une mise à jour en cours et du coup je ne crois pas que les e-mails de "follow" soient partis, c'est pitètre pour ça que tu étais passée à côté.
C'est cool que mon Hermione archéologue te plaise :) j'ai longuement hésité à la faire emménager sur le campus, mais finalement j'ai décidé que non : ce sera plus fun comme ça, et puis ils viennent à peine de commencer à se trouver, on va pas les séparer tout de suite nondidiou x)
En tous cas encore merciiii, j'espère que la suite te plaira !
Guest : Ooooh merci beaucoup ! C'est super gentil, ça me va vraiment droit au coeur. Du coup j'ai la méga pression x) j'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes !
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Lorsqu'elle entendit les coups légers frappés contre sa porte, Hermione était déjà réveillée mais elle resta silencieuse pour avoir le plaisir d'entendre Charlie l'appeler avec sa voix rauque du matin. Cette fois-ci, cependant, il n'en fit rien.
Elle écouta avec stupéfaction la poignée de sa porte s'ouvrir, et le Dresseur entrer à pas feutrés dans sa chambre pour venir s'asseoir à côté d'elle, sur son lit. Elle eut un mal fou à rester stoïque et à prétendre dormir tandis qu'elle combattait un large sourire qui menaçait de s'épanouir sur ses lèvres et, ainsi, vendre la mèche.
Charlie se pencha un peu vers elle, tout doucement, puis resta à l'observer quelques instants en se demandant à quel moment il était devenu à ce point dépendant de la présence de la jeune femme dans sa vie. Il ne pouvait détacher son regard d'elle, de ses boucles brunes dans lesquelles il ne put résister à glisser sa main, de sa bouche invitante au baiser, et dut se forcer à la réveiller : il n'avait pas envie de briser le moment.
Hermione, quant à elle, était entrée en hyperventilation. Les caresses de Charlie dans ses cheveux lui donnaient envie de lui sauter dessus sauvagement mais elle ne voulait pas non plus interrompre ce moment trop vite… et juste au moment où elle avait décidé de se redresser pour embrasser fougueusement son Dresseur, celui-ci ôta la main de sa chevelure pour lui saisir doucement l'épaule et la secouer légèrement.
« Debout petite marmotte… Je sais qu'il est tôt, mais on a rendez-vous. »
Elle ouvrit les yeux, et les premières lueurs du matin lui permirent de voir le sourire radieux de Charlie ainsi que son torse, toujours nu. Elle songea qu'elle aurait tout donné pour se blottir contre lui et oublier tout le reste, mais le programme de la journée était assez excitant pour qu'elle se fasse tout de même violence.
« Ok. Mais je veux mon chocolat !
- Il y a une petite surprise pour le chocolat ce matin…
- Ha ? Laquelle ?
- Lève-toi, et tu verras. »
Il se redressa et quitta la chambre d'Hermione en laissant celle-ci particulièrement perplexe, surtout lorsqu'il lui jeta un regard qui transpirait la satisfaction personnelle : il était fier de lui. La surprise devait valoir le coup. Elle se leva rapidement, essaya d'arranger un peu ses cheveux avant d'abandonner, puis sortit enfin de la chambre pour rejoindre Charlie dans le salon : il flottait une odeur absolument irrésistible dans toute la pièce qu'elle ne parvint pas à identifier. Elle s'installa à table, les yeux grands ouverts en direction du coin cuisine où le roux s'affairait, et le vit enfin verser quelque chose dans sa tasse habituelle. Puis recouvrir le tout de quelque chose. Puis saupoudrer d'autre chose. Il se retourna alors, le visage réjoui, la tasse à la main, puis se dirigea vers elle d'un pas assuré en lui présentant sa composition :
« Chocolat blanc chaud surmonté de crème fouettée et d'amandes émincées.
- Hooo du chocolat blanc ! Charlie, tu es mon cuisinier préféré.
- Je sais. »
Il posa délicatement la tasse devant la gourmande et retourna se chercher son café, puis s'installa en face d'elle tandis qu'elle avait attaqué la crème et les amandes avec une petite cuiller.
« Je ne peux même pas te décrire à quel point c'est délicieux.
- Crois-moi, tes yeux parlent pour toi, lui répondit-il avec un clin d'œil.
- Et toi, crois-moi, mes yeux ont bien mieux à faire là, tout de suite, que de te donner l'appréciation de cette petite merveille de chocolat. »
Elle avait ponctué sa phrase par un regard très appuyé sur le torse de son vis-à-vis qui esquissa un sourire dans sa tasse mais ne put s'empêcher de rougir un peu : il ne savait pas quoi faire de ce dernier commentaire et décida de ne pas relever, au plus grand dam d'Hermione qui avait pensé le faire réagir.
Ils finirent leur petit déjeuner en parlant un peu de la journée à venir, et plus ils en discutaient plus Hermione était impatiente qu'ils partent : elle avait hâte de rencontrer en vrai ces dragons dont les dessins l'avaient faite rêver.
Lorsqu'ils furent prêts, Charlie s'avança vers elle pour lui prendre la main et il l'emmena, en plusieurs étapes, jusqu'au pays natal des Antipodean Opaleyes : la Nouvelle-Zélande.
Hermione fut prise de court par la beauté de l'endroit : ils avaient transplané sur un grand tapis d'herbe fournie et moelleuse où paissaient quelques inévitables moutons, qui n'avaient pas manifesté le moindre intérêt pour leur arrivée. Un lac scintillant reflétait l'image de lointaines montagnes violettes et bleues, tandis que des oiseaux colorés volaient en cercle au dessus de l'eau et plongeaient à l'occasion pour saisir un poisson. Le spectacle était dépaysant, au point qu'Hermione oublia quelques instants pourquoi ils étaient ici : il lui fallut se rendre compte que Charlie lui tenait toujours la main pour que les dragons prennent à nouveau possession de son esprit, et le Dresseur lui adressa un beau sourire avant de l'entraîner un peu plus loin en direction du lac.
« Souviens-toi, nous sommes sur le territoire de plusieurs dragons en totale liberté : ce n'est pas une réserve. Ils me connaissent bien et ils ne sont pas agressifs, donc nous ne devrions pas avoir de soucis, mais ce n'est pas une raison pour relâcher ta vigilance. »
Il marqua une pause quand il vit l'air un peu moqueur d'Hermione.
« Je ressemble à Fol Œil, c'est ça ?
- Vigilance constante !
- Ha, ha, ha. Bon, il est presque dix-huit heures, ils ne devraient pas tarder…
- Dix-huit heures ?
- Bienvenue dans le monde merveilleux du décalage horaire.
- Mais il aurait fallu arriver plus tôt !
- Non, pas pour eux. Les Opaleyes n'émergent pas de leur tanière avant le milieu de l'après-midi, ils adorent les soirées et les nuits, donc nous arrivons tout juste pour leur… petite séance d'exercices.
- C'est à dire ?
- Tu verras. Tiens, viens donc par ici, tu pourras mieux admirer le spectacle. »
Il la poussa gentiment jusqu'au bord du lac et se recula un peu, puis pointa un doigt vers le ciel en lui disant d'observer. Elle vit alors trois petits points brillants qui venaient vers eux et grandissaient à vue d'œil, et ne put s'empêcher de sourire.
« Tu connais leur emploi du temps par cœur ?
- À ces trois là, oui. Je les suis depuis leur naissance. C'est moi qui les ai installés dans la région… »
Comme pour Max, Hermione put admirer à loisir la silhouette des trois dragons grandir, seulement pour s'extasier de leur beauté à mesure qu'ils s'approchaient d'eux. Ils arrivaient un peu trop vite cependant pour qu'elle puisse réellement les observer de façon efficace. Vraiment trop vite. Beaucoup trop vite… Elle commença à se demander ce qu'il se passait et aurait reculé si Charlie ne lui avait pas assuré de rester sur place, que tout allait bien. Puis elle comprit, quand elle les vit piquer à la verticale en direction de l'eau.
Ils plongèrent dans un parfait ensemble en tranchant la surface du lac, provoquant un raz-de-marée qu'Hermione n'eut pas le temps d'esquiver : elle se retrouva complètement trempée et se retourna vers Charlie, hilare et sec, en lui lançant un regard furieux.
« Ha, ça te fait rire hein ?
- Tu n'as même pas idée. Allez, sèche-toi et regarde : le vrai spectacle commence. »
Hermione sortit sa baguette pour se sécher correctement en observant l'étendue d'eau et vit les trois dragons nager, sauter brièvement hors du lac pour y replonger, se chamailler. Ils finirent par sortir de l'eau en s'ébrouant, et Hermione put enfin les contempler.
A peu près de la même longueur que Max mais moins imposants, ils étaient élégants et agiles. Leurs écaillent étincelaient au soleil et apparaissaient bleues, vertes, roses, violettes selon la façon dont les dragons étaient tournés et Hermione comprit ce que Charlie avait essayé de lui expliquer à propos de leur couleur : on retrouvait ce blanc pur des petits mais on l'aurait cru enfermé sous des milliers de petites cages en verre réfléchissantes, « dilué » dans des billes transparentes. Leur long museau en pointe était surplombé par des yeux dignes des plus belles opales blanches et étaient, malgré leur absence de pupille, incroyablement expressifs.
Leurs ailes étaient différentes de celles des autres dragons : là où les autres arboraient des écailles minuscules et solides, les Opaleyes en avaient des longues, très souples, s'apparentant presque à des plumes mais avec cette même brillance irisée qui s'en dégageait. À l'intérieur des ailes, sur la peau plus souple et légèrement argentée, on pouvait distinguer de très légers motifs blancs purs qui ressemblaient à des fractales.
Hermione comprenait les mots de Charlie : ces dragons là étaient de pures merveilles, et il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'ils aient été tant braconnés pour leurs écailles et leur cuir.
Après s'être ébroués et les avoir observés, les trois dragons s'approchèrent des deux humains sans manifester ni peur ni réserve : ils avaient évidemment reconnu Charlie et savaient qu'il ne représentait aucun danger. Lorsqu'ils furent à proximité, le plus imposant plia son cou pour faire descendre sa tête à hauteur du Dresseur et lui donna un petit coup de museau dans le torse.
« Salut ma belle. Oui, vous me manquez aussi. Je voudrais te présenter... »
Il s'approcha d'Hermione et lui prit la main avant de l'amener face à la dragonne.
« … Hermione. C'est une très bonne amie à moi qui tenait beaucoup à faire votre connaissance. »
La jeune femme était intimidée mais pas autant que pour Max : ce n'était plus sa première confrontation, et ces dragons dégageaient une formidable aura de bienveillance. Elle avança sa main libre vers le museau de la créature et la caressa doucement entre les naseaux, puis remonta entre les yeux et finalement sur les cornes bleutées, pointées vers l'arrière, qu'elle trouva très douces.
« Tu es magnifique. »
Les deux autres dragons s'étaient approchés aussi et chahutaient un peu avec Charlie, tandis qu'il essayait de donner un peu plus d'explications à Hermione.
« Nous les avons eus alors qu'ils étaient encore dans leurs œufs : c'est un Dresseur d'ici et ami, Wiremu Ihimaera, qui m'a demandé de les prendre en charge alors qu'il les avait récupérés sur le marché noir. Ce que l'on peut comparer à leur propre Nurserie était à l'époque surchargé de petits et ils n'avaient plus assez de mains pour s'en occuper… et comme nous nous sommes connus il y a encore plus longtemps, quand nous étions tous les deux apprentis, il est venu vers moi.
- Pourquoi ils étaient surchargés de petits ?
- Parce que c'est une époque où les adultes étaient énormément, énormément braconnés : les tenues de travail et les robes de soirées en cuir et en écailles d'Opaleyes avaient un succès fou, et les carcasses des dragons morts naturellement ne suffisaient pas à fournir les demandes des sorciers narcissiques… Depuis, les lois se sont durcies et le phénomène s'est calmé. Mais on est passé très près de l'extinction.
- Et tu t'es retrouvé avec ces trois petits œufs…
- Exactement. Depuis qu'on les a relâchés, je passe les voir de temps en temps, mais c'est Wiremu qui s'en occupe. Il a… un don. Tu le verras tout à l'heure, on va dîner avec lui.
- Dîner ?
- Le décalage horaire ?... »
Hermione secoua la tête en souriant de son étourderie, peu habituée au phénomène. Elle se concentra sur les dragons magnifiques qui les entouraient, fût d'ailleurs assez fière d'avoir reconnu que les deux qu'elle n'avait pas touché étaient des mâles, et profita du savoir-faire de Charlie qui pouvait - pour une fois - lui donner toutes sortes d'explications anatomiques sur des modèles bien vivants, et non des schémas. Les trois créatures se montrèrent patientes jusqu'à un certain point mais elles ressentirent visiblement le besoin de se dégourdir les ailes et, sans prévenir et sans se concerter, elles s'élancèrent pour prendre de l'élan et s'envoler tout en restant bien en vue d'Hermione et Charlie qui s'assirent pour les contempler.
Le temps avait passé vite, et le Soleil se couchait doucement sur l'horizon : le ciel et la surface du lac se teintèrent de jaune, d'orange, de rouge, tandis que quelques nuages rose moutonnaient paresseusement derrière les montagnes. Les écailles des Opaleyes se teintaient aussi de couleurs chaudes, leur donnant un aspect enflammé qui ravit Hermione.
« Bon, il faudrait y aller si on ne veut pas vexer Wiremu. Il est très à cheval sur la ponctualité.
- Quelque chose que je dois savoir à propos de lui ?
- Simplement que c'est un homme incroyable, un Dresseur talentueux, et que je suis très chanceux de pouvoir le compter parmi mes amis. Mais il ne faut surtout pas le lui répéter. »
Il se releva avec un sourire et offrit sa main à Hermione, qui la saisit. Il l'aida à se relever puis ils transplanèrent, arrivant devant une maison isolée en bois : elle avait un toit pointu dont les arrêtes descendaient presque jusqu'au sol, et qui avançait devant la maison comme pour faire une pergola devant l'entrée. La devanture du toit et la façade étaient sculptées de motifs détaillés, de totems, de spirales : Hermione les observa longuement, émerveillée par le travail que cela avait dû demander.
Elle finit par rejoindre Charlie devant la porte qui la regardait avec un air malicieux, puis il frappa deux coups forts contre le panneau en bois… qui s'ouvrit la seconde suivante sur un homme dont la carrure hors du commun n'avait d'égale que sa voix puissante.
« CHARLES WEASLEY ! DANS MES BRAS ! »
Il saisit le Dresseur par les épaules et le serra contre lui quelques secondes, avant de le reposer et de lui mettre quelques tapes sur une joue en éclatant de rire. Il était très grand et avait un large poitrail encadré par des bras impressionnants, eux-mêmes terminés par des mains énormes. Il portait encore sa tenue de Dresseur, ce qui accentuait un peu plus son côté titanesque, et portait ses longs cheveux noirs bouclés relâchés sur ses épaules. Une fois la première surprise passée, Hermione le trouva très beau : sa peau mate et ses yeux d'onyx étaient magnifiques.
« Et tu dois être Hermione ! Je me nomme Wiremu, sois la bienvenue chez moi. »
Elle le vit s'approcher d'elle, s'approcher de plus en plus, jusqu'à ce que leurs nez se touchent, puis s'éloigner à nouveau avec un rire tonitruant en leur disant d'entrer. La jeune femme se tourna vers Charlie, totalement perplexe, attendant que le Dresseur lui fournisse une explication.
« C'est le Hongi. Un genre de rituel de bienvenue. Allez, viens. »
Il lui adressa un petit clin d'œil et elle le suivit, les joues légèrement rougies.
Ils s'installèrent autour d'une petite table en bois, assis sur des fauteuils moelleux, tandis que Wiremu leur apportait des boissons - un cocktail de fruits absolument délicieux - et des plats qui sentaient divinement bon : des mini-brochettes d'agneau braisé, des bols de purée de Kumara, des moules vertes géantes, un Hangi de légumes savoureux, des fruits colorés et sucrés… La gourmande en Hermione n'attendait qu'une chose, se jeter sur la table pour goûter à tout.
Wiremu s'assit enfin avec eux et les réprimanda de l'avoir attendu pour commencer.
« Mais mangez, mangez ! Il serait temps de vous remplumer ! »
Hermione sourit de toutes ses dents en le remerciant et se fit un plaisir de découvrir ce que Wiremu leur avait préparé. Tout était délicieux, et elle eut du mal à se concentrer sur la conversation entre les deux Dresseurs qui se donnaient des nouvelles de personnes qu'elle ne connaissait pas, excepté Liz, puis Wiremu décida de changer de sujet.
« Alors Hermione, qu'as-tu pensé de nos joyaux ? »
Elle comprit tout de suite qu'il parlait des Opaleyes : on pouvait difficilement voir un surnom mieux adapté pour les créatures.
« Ils sont magnifiques. Je les ai trouvés stupéfiants, agiles. Charlie m'a fait un joli cadeau en acceptant de m'emmener les voir ! »
Elle se tourna vers l'intéressé et lui caressa les cheveux dans un geste qu'elle voulait naturel mais qui fit battre son cœur un peu trop fort.
« Sais-tu quel est leur vrai nom ?
- Leur vrai nom ? lui demanda-t-elle, perplexe.
- Ici, nous les appelons Hana Kaitiaki. Cela signifie littéralement le Gardien Brillant. Les Tohunga, les sorciers Maoris, ont toujours entretenu une relation particulière avec ces dragons. Nous faisons tout pour leur offrir un environnement calme et propice à leur épanouissement, parce que nous savons qu'ils sont les gardiens de nos terres et de notre Mana - notre magie. Malheureusement, les hommes étant ce qu'ils sont, on ne peut pas empêcher des brebis galeuses de vouloir tout détruire.
- Charlie m'a parlé de la vague de braconneurs qui a mis à mal les adultes, comment avez-vous fait pour l'endiguer ?
- L'acharnement de Dresseurs compétents, comme les deux que tu vois assis devant toi, mais aussi des sanctions plus dures pour les imbéciles qui se croient au-dessus des lois naturelles.
- Et comment vous êtes-vous rencontrés tous les deux ? »
Ce fut Charlie qui répondit, un sourire aux lèvres.
« Durant un autre de mes stages, ici. Le grand guerrier Maori que tu vois là était présent, tout aussi fluet qu'aujourd'hui, et sa gouaille naturelle nous a poussé à nous lancer dans divers défis stupides. Que je préfère passer sous silence, ajouta-t-il en voyant l'air espiègle d'Hermione.
- Wiremu, dis-moi quel est le prix de ton silence à toi ? »
Avec un grand sourire, celui-ci lui répondit :
« Désolé jeune fleur britannique, je ne vendrai pas les secrets de mes frères, même pour vos beaux yeux. »
Ce fut au tour de Charlie d'afficher une mine réjouie et de pousser un discret soupir de soulagement. Jusqu'à ce que son ami reprenne la parole.
« Je ne dirai pas non plus qu'il doit peut-être exister… quelque part… un carnet relatant nos faits d'armes. Ni que puisque tu vis chez lui, tu devrais peut-être pouvoir le retrouver…
- Wiremu !
- Quoi ? Je n'ai rien dit… »
Hermione était extatique, elle se promit que ce carnet serait son unique objectif de recherche dès qu'ils rentreraient en Roumanie. Ils continuèrent à discuter légèrement et moins légèrement de leurs souvenirs, de la situation magique de la Nouvelle Zélande, des Opaleyes évidemment. Hermione apprécia vraiment la compagnie de Wiremu, c'était un homme qui avait le don de vous mettre à l'aise sans avoir besoin d'en faire des tonnes : il était chaleureux et s'amusait d'un rien, ne monopolisait jamais la parole mais choisissait ses mots avec soin. Lorsqu'il apprit qu'Hermione se destinait à l'archéologie, il lui parla de la culture de ses ancêtres et lui donna des pistes de recherches qu'il pourrait être intéressant pour elle d'approfondir quand elle en aurait le temps et l'envie.
Lorsque la soirée fut bien avancée, Charlie se leva et tendit la main à la jeune femme, une expression indéchiffrable sur le visage.
« Prends ma main et viens, Hermione. Il est temps de te montrer la véritable raison pour laquelle je t'ai amenée ici, celle qui justifie de transplaner sur des milliers de kilomètres simplement pour une journée. »
Il se retourna vers le Maori qui se leva, prêt à les accompagner.
« De quoi tu parles, Charlie ? lui demanda Hermione, intriguée.
- Du plus beau spectacle dont on puisse rêver. C'est ce soir, et uniquement ce soir. »
...
...
Hiiii j'ai pas pu résister x)
Alors, qu'avez-vous pensé des Opaleyes ? Et de Wiremu ? Et d'après vous, qu'est-ce que Charlie va l'emmener voir?...
Portez-vous bien, merci de continuer à me suivre, vous êtes super !
Des bisous
