Saluuut :)
Comment allez-vous? Petite pensée pour celles et ceux d'entre vous dont c'était la rentrée aujourd'hui, j'espère que tout s'est bien passé ! En attendant voici le chapiiitre, et la surprise de Charlie ! J'espère qu'elle sera à la hauteur de vos attentes. Bonne lecture, on se retrouve à la fin !
EDIT : OUH PITAIN ! Alors, pour ceux qui n'ont pas de compte sur FF, sachez qu'il était absolument IMPOSSIBLE de se loguer sur depuis un bon moment (toute la journée d'hier déjà) et que c'est revenu là, il y a peu. Le chapitre était tout prêt et tout depuis un moment mais je ne pouvais pas me connecter pour le poster :'( et on est beaucoup dans ce cas, donc attendez-vous à avoir une cascade de nouveaux chapitres sur vos fics favorites dans les prochaines heures x)
Je suis profondément désolée que vous ayez eu ce piti chapitre en retard du coup, mais là c'était vraiment pas ma faute. En tous cas, enjoy, et à tout à l'heure :)
EDIT 2 : Et je ne sais pas ce qu'il s'est passé, le chapitre n'était pas complet. Donc je le reposte, complet cette fois, on l'espère xD
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Disclaimer : Moui moui, comme d'hab, tout ce que vous reconnaissez est à Lady J.K.R., et j'ai envie d'ajouter que si tout ça était à moi, et ben Hermy elle aurait pas fini avec Ron. Voilà. Na.
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Réponses aux reviews anonymes :
Fan : Maiiiis Hermione a tout de même un avantage non négligeable : elle n'existe que dans l'histoire x) mais si tu trouves le moyen de te téléporter avec eux, j'dis pas... En tous cas Wiremu est libre pour le moment si tu veux te réconforter un peu. C'est un autre style, je l'admets, mais il a drôlement la classe aussi. C'est chouette que tu aies aimé les Opaleyes, j'y ai mis tout mon coeur :p ce sont les dragons que je préfère de l'univers HP ! On verra Charlie avec des dragons, peut-être pas tout de suite ceux-ci mais il y aura d'autres rencontres. Pour le spectacle tu as en partie raison ! Il est d'ailleurs temps de découvrir le pot-aux-roses... Merciiii beaucoup pour ta review, des bisous !
Petite-plume : Merci, merci beaucoup ! Ça me fait vraiment plaisir, parce que j'ai toujours peur d'en faire trop ou pas assez pour mes persos secondaires. Wiremu c'est mon chouchou, je me suis pas mal renseignée avant de le finaliser, et du coup c'est vraiment chouette qu'il ait été si bien accueilli :p
En tous cas, il est temps de découvrir ce que Charlie a emmené Hermione voir, et j'avoue que je suis un peu stressée x) et merciiii pour ta review, pour toutes tes reviews : ça me fait sautiller sur place à chaque fois que j'en découvre une nouvelle, c'est bien la moindre des choses que d'y répondre ! Plein de bisous !
Missll : Hiiii merci beaucoup ! Je suis ravie que l'histoire te plaise, c'est chouette d'avoir de nouveaux lecteurs. Et oui, il va bientôt se passer ds trucs, mais je n'en dis pas plus x) merciiiii pour ta review, voici la suite !
Starsbucky : Héhé, cette lenteur est tout à fait voulue. J'ai moi-même eu beaucoup de mal à me retenir (oui oui, si ça ne tenait qu'à moi ils copuleraient déjà frénétiquement dans tous les coins), mais c'est à mon sens bien plus réaliste comme ça : Hermione sort quand même d'une relation de 4 ans (précédée d'une amitié de 7), et ça ne s'est pas bien passé. Donc il faut un peu de temps pour laisser la place à autre chose :) mais ça vient. Bientôt. Promis ;)
Merci beaucoup pour ta review en tous cas !
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Lorsqu'ils sortirent de la maison, Hermione ne put s'empêcher d'admirer le ciel : il était différent de chez eux mais elle n'aurait su dire d'où lui venait cette impression. Peut-être sa couleur, légèrement plus violette que bleue ? On voyait une multitude d'étoiles et elle avait notamment une vue magnifique de la voie lactée qui serpentait sur l'encre de la voûte céleste. Elle fut ramenée à la réalité par Charlie qui lui caressait le dos de la main avec son pouce : il ne l'avait pas lâchée, et lui parla d'une voix douce.
« Dès que Wiremu est avec nous, on transplane. Tu devrais reconnaître l'endroit. »
L'intéressé vint de placer entre eux et leur entoura les épaules de ses bras forts, donnant ainsi le signal du départ à Charlie. Celui-ci les fit transplaner sur un petit surplomb à l'herbe dense, où quelques grandes pierres plates faisaient office de bancs : en s'approchant de l'à-pic, Hermione reconnut en contrebas le lac où ils avaient passé l'après-midi. Elle avait entraîné Charlie avec elle, refusant de le lâcher, et elle tourna vers lui des yeux emplis de questions. Le regard que lui rendit le Dresseur était tendre, comme la voix avec laquelle il répondit à ses interrogations informulées.
« Viens t'asseoir. Je ne vais pas gâcher la surprise maintenant, et Wiremu a quelques mots à te dire avant d'y aller.
- D'aller où ? »
Il ne lui répondit pas mais la guida vers une pierre, murmura un sortilège de Rembourrage et ils purent s'asseoir comme sur un sofa moelleux. Hermione tourna la tête vers Wiremu qui se rapprochait d'eux, pour venir s'accroupir devant la jeune femme.
« Ce que tu vas voir ce soir est une cérémonie très ancienne, qui date des premiers temps où les Tohunga se sont associés aux dragons. Nous accomplissons ici le rituel qui les assure de notre amitié et de notre protection : il n'est plus vraiment nécessaire aujourd'hui, mais c'est une tradition que nous aimons perpétrer. Je vais descendre pour me positionner autour du lac, comme mes frères et soeurs, et j'espère que cette année encore le ciel nous sera favorable. Admire la majesté de nos Hana Kaitiaki, Hermione, et laisse-les te guider. »
Il se releva, un sourire communicatif aux lèvres, puis transplana en contrebas. Il alla rejoindre des hommes et des femmes de haute carrure, comme lui, les étreignit, puis ils se placèrent tous autour du lac et attendirent. Quelque chose dans le ciel attira l'attention d'Hermione, qui ne put retenir une exclamation.
« Une étoile filante ! Là !
- Nous sommes le 12 Août.
- Le 12… »
Comprenant soudain où Charlie voulait en venir, elle se tourna vers lui.
« Les Perséides !
- La plus belle pluie d'étoiles filantes. Cette année, c'est ce soir que tombe la plus grande période d'activité. Et les Tohunga attendent cette date avec grande impatience pour leur rituel, elle a un effet particulier sur les dragons.
- Au niveau physique ?
- Non, comportemental. Ils sont plus… joueurs. Mais je n'en dis pas plus, regarde le ciel et admire. »
Alors qu'elle se tournait à nouveau vers le paysage, elle vit plusieurs étoiles filantes traverser le ciel et retrouva son âme d'enfant : son père avait pour habitude de l'emmener dans la campagne pour les Perséides, loin des lumières de la ville, pour dormir sous tente et profiter ainsi de la plus belle nuit de l'année.
Elle était à demi perdue dans son souvenir lorsque son regard fut attiré par des points lumineux au sol qui se rapprochaient à pas mesurés du lac. Alors qu'ils arrivaient de plus en plus près, elle reconnut enfin la forme de ces immenses lanternes et n'en revint pas : elle avait sous les yeux une dizaines de dragons, des Opaleyes, brillants d'une lueur à la fois fantomatique et multicolore, qui s'étaient avancés près des sorciers dans une parfaite unité.
« Mais ?...
- La lumière de la Lune.
- De la Lune ?
- La lumière du Soleil lorsqu'elle est renvoyée par la Lune a cet effet sur les Opaleyes : ils luisent, chaque écaille se transforme en petite lanterne.
- C'est… Ils sont magnifiques.
- Et tu n'as encore rien vu. »
Alors que les étoiles continuaient de filer dans le ciel, les sorciers et les Dragons se murent tous au même moment, comme s'ils étaient liés par un signal silencieux. Les grandes créatures s'élevèrent dans le ciel, majestueuses, élégantes, tandis que les sorciers tendaient les bras à l'horizontale devant eux et joignaient leurs mains dans un claquement tonitruant : des boules de lumière colorées s'en échappèrent et accompagnèrent les dragons.
Les Opaleyes commencèrent alors un étonnant ballet avec les sphères, jouant avec elles, volant à leur côtés. Hermione ne parvenait pas à appréhender le spectacle qu'elle avait sous les yeux, ne pouvait plus réfléchir à quoi que ce soit d'autre qu'à ce qui se déroulait au dessus du lac. Cette danse céleste était d'une incroyable beauté, les étoiles filantes de plus en plus nombreuses offrant un superbe arrière-plan à la scène. Les dragons semblaient galvanisés par les sphères : ils enchaînaient des vrilles, des loopings, des plongeons sans la moindre difficulté pour poursuivre les boules lumineuses qui s'agitaient joyeusement autour d'eux.
Ils commencèrent alors à cracher de longues langues de flammes d'un rouge éclatant, ajoutant encore des effets de lumière qui se reflétaient sur leur propre corps et à la surface de l'eau, jusqu'à ce que le ciel parut embrasé tout autour d'eux : c'était le signal qu'attendaient les sorciers. Leurs sphères se rejoignirent toutes les unes les autres pour n'en former qu'une, immense, qui aspira toutes les flammes et brillait d'une lueur si vive qu'Hermione ne pouvait pas la regarder directement.
Les dragons vinrent tourner tout autour alors qu'elle s'élevait de plus en plus haut, puis ils se stabilisèrent alors que les sorciers poussaient un cri guttural et levaient les bras au ciel, paumes vers le haut, projetant ainsi la sphère loin sur la voute céleste : elle devint elle-même comme une étoile filante, illuminant tout sur son passage et disparaissant bien au-delà des montagnes.
Les sorciers s'assirent au sol, en tailleur, tandis que les Opaleyes redescendaient et se plaçaient à leurs côtés. Chacun avait un ou plusieurs Dresseurs qui leur cajolaient le museau en leur murmurant des compliments. Ils repartirent quelques instants plus tard en volant, immenses lucioles qui se détachaient sur le noir du ciel, et Hermione les suivit des yeux jusqu'à ce qu'ils aient complètement disparu.
Elle ne se rendit pas tout de suite compte qu'elle était tout contre Charlie, entourée par l'un de ses bras, et qu'elle avait posé sa tête sur l'épaule du Dresseur : elle s'était installée ici sans y penser, parce qu'elle avait l'esprit trop occupé pour l'avoir fait sciemment, de la façon la plus naturelle du monde. Et elle s'y sentait bien.
Charlie avait compris, lorsqu'il avait vu son visage émerveillé et qu'il l'avait sentie se blottir contre lui, qu'il ne pourrait plus la fuir. Il n'avait jamais emmené personne voir ce qu'elle avait vu, parce qu'il avait trop peur que la personne ne comprenne pas la beauté du spectacle. Mais avec elle, tout avait été différent : tout lui avait paru tellement naturel. Il n'avait pas pu s'empêcher de la regarder, beaucoup, parce que cette expression d'admiration intense qui s'était peint sur son visage était quelque chose dont il ne pourrait jamais se lasser. Il aimait qu'elle s'émerveille de son monde, de tout ce qui l'entourait. Alors il l'avait rapprochée un peu plus de lui en l'entourant d'un bras, et même s'il se sentait encore coupable il avait compris qu'il ne servait à rien de lutter. On ne lutte pas contre des sentiments aussi forts.
Ils restèrent à regarder les étoiles filantes, sans parler, Charlie respectant le silence dont Hermione avait besoin pour graver à jamais ce dont elle avait eu la chance d'être témoin dans sa mémoire. Elle se souviendrait toujours de cette nuit, de ces dragons, des Tohunga, de leur magie incroyable. Wiremu les rejoignit quelques temps plus tard, et sourit en voyant comment ils étaient enlacés. Il vint s'asseoir à côté d'eux, laissant le loisir à la jeune femme de se redresser et de lui parler lorsqu'elle en aurait envie.
Elle se tourna vers lui, les yeux pleins d'étoiles, et eut du mal à trouver les mots.
« Wiremu, c'était… c'était… »
Elle reposa ses mains, qui voulaient parler pour elle, avec un regard découragé.
« Je sais, Hermione. Je me souviens de la première fois que j'ai assisté au rituel, j'étais alors venu voir mes parents. J'en ai rêvé pendant des semaines, et des semaines. Je sais ce que l'on ressent, ne t'en fais pas.
- Mais votre magie !...
- Elle t'a plu ?
- Elle ne m'a pas simplement plu, elle me laisse complètement perplexe. Vous n'aviez pas de baguette. »
Il partit de son rire tonitruant avant de lui répondre, les yeux malicieux.
« Sache que tous les sorciers n'ont pas besoin de vos petits bouts de bois. Nous canalisons notre Mana dans nos bracelets et nos bagues de pouvoir, ce qui nous laisse les mains complètement libres. Tu n'as pas beaucoup voyagé, je me trompe ?...
- Non. Mais je compte bien changer tout ça.
- Voilà une belle résolution. Le monde est vaste, Hermione, et je suis certain que ses secrets t'étonneront. Charles, ta présence ce soir a rendu la soirée plus belle encore : tes trois protégés t'ont senti, tu sais, et ils ont dansé pour toi. »
Il se leva, aussi imposant que la montagne qui lui faisait face au loin, puis se tourna vers eux.
« Je dois vous laisser. Il me faut aller retrouver les autres, mais j'attends une nouvelle visite de votre part, bientôt. Tâchez de ne pas bloquer le passage de votre bonheur. »
Son regard était d'une telle intensité lorsqu'il prononça ces mots qu'Hermione crut qu'il lisait en elle, qu'il lisait ce qu'elle ressentait et qu'il comprenait. Elle lui adressa un beau sourire et lui promit de revenir, puis il disparut dans la nuit.
« Tu as pensé à faire des vœux aux étoiles ? demanda Charlie, espiègle.
- Oui. Un seul.
- Celui de trouver l'Atlantide ? »
Elle eut un petit rire avant de lui répondre.
« Non. Mes prouesses archéologiques ne dépendront que de moi et de mon travail. Pas d'un vœu lancé au destin. Mon vœu… mon vœu dépend de quelque chose d'autre, c'est pour ça que je demande un coup de pouce aux étoiles. »
Elle se tourna vers lui, le regardant avec intensité, et laissa ses mots résonner dans l'esprit de Charlie. Elle avait compris, enfin, alors qu'elle avait encore l'esprit embrumé de dragons. Elle savait qu'il était aussi épris qu'elle, mais qu'il n'était pas prêt à sauter le pas, et elle était décidée à attendre le temps qu'il faudrait.
Elle se leva gracieusement, sa main trouvant celle de Charlie pour l'entraîner, et ils entreprirent le voyage retour. Ils arrivèrent en toute fin d'après-midi en Roumanie et furent éblouis par la lumière : ils s'empressèrent de fermer les volets en cabane dans le salon pour se réhabituer doucement au jour, puis Hermione partit en direction de sa chambre tandis que Charlie s'effondrait sur le canapé.
Elle se jeta sur la bibliothèque de Charlie, cherchant fébrilement parmi les cahiers et les feuilles qu'elle n'avait pas encore triés à la recherche du petit carnet que Wiremu avait mentionné. C'était un excellent point de départ pour une soirée confidences, ce dont elle avait absolument besoin. Elle commençait à perdre espoir lorsqu'elle aperçut un petit coin blanc qui dépassait sous la bibliothèque : elle tira doucement dessus et extirpa un carnet à la reliure de cuir très clair, fièrement estampillé « Stage Opaleyes - Nouvelle Zélande ». Elle faillit pousser un petit cri de victoire mais se retint juste à temps et ouvrit la couverture pour tomber sur une première page complètement anarchique. Elle était couverte de petites phrases moqueuses faites de deux écritures différentes, qui visiblement se répondaient l'une l'autre. Tout en haut on pouvait lire « Carnet de Charlie Weasley DU ROUX DE SERVICE ! », et cette fois elle ne put contenir un éclat de rire. C'est donc hilare qu'elle alla dans la salle à manger pour s'installer confortablement aux côtés de Charlie, le carnet bien en vue.
« Oh non…
- Oooh siiii ! Fais-moi penser à cuisiner un gros gâteau au chocolat pour Wiremu la prochaine fois qu'on ira le voir.
- Rien du tout ! Donne-moi ça.
- Viens le chercher ! »
Elle s'était allongée sur le canapé et tendait son bras hors d'atteinte de Charlie, mais c'était sans compter sur la volonté de celui-ci qui se pencha au dessus d'elle pour essayer d'atteindre sa main. Hermione tenta une manœuvre d'évasion en renversant le Dresseur par dessus le canapé mais échoua lamentablement : il lui avait agrippé la taille et elle lui était retombée dessus, en ayant tout de même la présence d'esprit de lancer le carnet loin derrière le sofa. Elle regarda Charlie d'un air triomphant, prête à se relever pour aller chercher son trophée et le cacher, mais elle fut hypnotisée par le regard du roux.
Charlie avait laissé ses mains sur la taille de la jeune femme et l'objet de leur bagarre lui était complètement sorti de l'esprit. Il la regardait, essoufflée et les joues rougies, penchée sur lui. Sa poitrine reposait contre son torse, et il trouvait Hermione magnifiquement érotique. Il ne réfléchit plus à rien et glissa une main derrière sa nuque, se redressa et s'apprêtait à l'embrasser à pleine bouche lorsqu'ils entendirent une porte s'ouvrir et un cri horrifié.
« Mais il se passe QUOI là ? »
Ils se tournèrent tous les deux vers la source du bruit pour découvrir Ron, rouge de colère et les yeux plissés de rage, qui tendait sa baguette vers eux. Complètement sous le choc, Hermione ne reprit pas tout de suite ses esprits et se laissa faire quand Charlie la souleva avec délicatesse pour la faire descendre afin de se relever. Il s'avança vers Ron tout doucement, n'ayant pas sa propre baguette à portée de main, tandis que son frère continuait à les invectiver en beuglant.
« Ron…
- QUOI ? Comment tu as pu… T'es mon frère putain ! Qui t'a donné le droit de fricoter avec mon ex ? T'as aucun honneur ? »
En voyant Charlie perdre toute volonté Hermione sentit un voile rouge lui passer devant les yeux et elle attrapa sa propre baguette, rapidement mais pas assez pour empêcher Ron de réagir de façon anarchique : il jeta un sort au hasard qui fit une légère coupure sur la joue de Charlie.
« EXPELLIARMUS ! »
La baguette de Ron vola à travers toute la pièce, puis il se retrouva emprisonné dans des liens magiques et commença sérieusement à paniquer.
« Libère-moi, espèce de folle furieuse !
- MOI je suis une folle furieuse ? Espèce de crétin, tu la boucles ou je te mets un baillon !
- Hermione…
- Charlie, reste en dehors de tout ça ! Comment ça va ? »
Elle s'était avancée vers le Dresseur et vérifia que la blessure n'était pas sérieuse, puis se tourna à nouveau vers son ex.
« NON MAIS T'ES MALADE ? Dis moi, grand débile, QUI est arrivé en beuglant comme un âne dans une maison où il n'avait pas été invité à entrer ? QUI s'est mis à pointer une arme sur nous ? RÉPONDS !
- Moi.
- PLUS FORT !
- MOI ! lui répondit-il, en y mettant toute sa colère.
- Tu OSES venir ici, comme une fleur, après ce que tu as fait ? Tu OSES nous reprocher quoi que ce soit, après ton comportement ? Et tu as blessé ton frère ! Je sais que tu t'es envoyé une pouf du ministère à peine une semaine après m'avoir quittée, alors dis-moi : c'était une première, ou bien tu me manquais de respect depuis déjà longtemps ? »
Il ne répondit pas, mais son regard en disait long. Trop long pour Hermione.
« C'est bien ce que je pensais. Et malgré ça, tu oses parler d'honneur à Charlie ? Non mais pour qui tu te prends ? J'ai honte pour toi, honte de t'avoir consacré quatre années de ma vie. Honte d'avoir mis ma propre existence entre parenthèses pour toi.
- JE SUIS DÉSOLÉ !... »
Hermione le regarda, soufflée.
« Je… j'étais venu pour te demander pardon. Pas pardon de t'avoir quittée, pardon d'avoir autant attendu pour le faire, et de l'avoir fait aussi mal. Hermione… »
Il se tut, cherchant ses mots, et la jeune femme resta immobile, des larmes plein les yeux. Elle ne comprenait plus rien. Charlie était toujours en retrait, ne sachant pas s'il devait les laisser s'expliquer seuls, mais prit le parti de rester pour Hermione.
« On n'était pas du tout faits pour vivre ensemble. Je sais tout ce que tu as tenté pour que ça marche, et je suis désolé d'avoir été un simple spectateur de tous tes efforts. On aurait dû… J'aurais dû en parler il y a très longtemps, quand il était encore possible de le faire avec raison. Je suis désolé d'avoir été lâche, je suis désolé de t'avoir fait autant de mal. Je sais que je ne mérite pas ton pardon, mais je suis quand même venu pour te le demander. »
Elle leva les yeux vers lui, incapable de parler.
« Et pour ma réaction… violente… Putain ça m'a fait mal de vous voir... Tu crois que tu as été la seule à souffrir ? Moi aussi j'en ai chié Hermione.
- Au point de me tromper, espèce de…
- Oui, au point de te tromper et de me sentir comme une merde.
- Au moins un point sur lequel on est d'accord, grand con.
- Hermione…
- Non, ça suffit ! Tu veux mon pardon ? Hé bien je ne te l'accorde pas. Comme tu l'as si bien dit, tu ne le mérites pas : notre amitié n'a pas survécu à ce désastre, n'espère pas de moi qu'il en soit autrement. Je pourrais éventuellement tolérer ta présence dans la même pièce que moi, et pousser l'effort jusqu'à te saluer sans y mettre une flopée d'injures, mais ça s'arrête là. Tu n'as absolument aucun droit de regard sur les personnes que je fréquente ou ce que va devenir ma vie. Tu n'en feras plus jamais partie. »
Elle le libéra et fit voler sa baguette magique jusqu'à lui, en pleine face, puis lui dit d'un ton froid et méprisant :
« Pars. Maintenant. Loin. »
Elle se tourna vers Charlie et n'adressa pas un regard à Ron tandis qu'il sortait de la maison, abattu, et qu'il transplanait : elle avait bien mieux à faire, il fallait soigner son Dresseur.
Elle s'approcha de lui avec une compresse humide qu'elle avait conjurée, et entreprit de lui essuyer doucement le sang qui avait coulé sur sa joue. La coupure était vraiment peu profonde, aussi elle la referma tout de suite avec un Epiksey puis s'effondra sur le canapé. Charlie avait frémi sous les doigts de la jeune femme pendant qu'elle le soignait, conscient que son frère les avait interrompus au pire moment possible et qu'ils devaient parler de ce qu'il s'était passé. Il alla donc d'asseoir à côté d'elle et attendit qu'elle prenne les devants.
« Tu le sais, que ton frère est vraiment un imbécile ?
- … oui, je sais.
- Toi aussi, tu es un imbécile.
- Je sais aussi.
- Pourquoi tu n'as pas réagi quand il t'a blessé ?
- Parce qu'il n'a pas réellement voulu me lancer ce sort, que son cerveau ne répondait plus et parce que c'est mon petit frère. Par contre, si le sort t'avait été destiné, je lui aurais explosé la mâchoire.
- Je n'ai pas besoin d'un preux chevalier, Charlie, j'ai besoin de quelqu'un qui sait ce qu'il veut. Mais là, tout de suite, je ne suis pas d'humeur à en parler. Et si on revenait plutôt à… Accio carnet ! … cette petite chose pleine de promesses ? »
Sous le regard atterré de Charlie qui n'avait pas le cœur de le lui ôter, elle ouvrit le cahier de stage et en parcourut avidement les pages. Elle se régala avec les anecdotes qui y étaient inscrites entre deux cours sur les Opaleyes et la culture des Tohunga : il était question d'un certain nombre d'épreuves stupides, comprenant par exemple le port d'un déguisement de dragon femelle devant leur maître de stage ou un concours de celui qui mangerait le plus de brochettes en cinq minutes.
Ils finirent par parler de l'incroyable journée qu'ils avaient passée en se préparant des en-cas à grignoter, et restèrent des heures sur le sofa sans s'en rendre compte. Charlie avait saisi la main de la jeune femme au cours d'une conversation et ne l'avait plus lâchée, heureux qu'ils aient pu vivre ce moment ensemble.
« Tu es la première que j'amène voir les Perséides des Tohunga, tu sais.
- Ha ? Pourquoi ça ?
- Parce que tu es la première avec qui j'ai envie de les partager. Je savais… je savais que tu comprendrais, que tu aimerais le spectacle, que tu aimerais Wiremu. D'ailleurs il t'apprécie beaucoup, sinon tu n'aurais pas pu assister à leur rituel.
- Comment ça ?
- Normalement, les étrangers ne peuvent pas voir ce que tu as vu. Il faut l'approbation d'un Tohunga pour ça, mais heureusement Wiremu a décidé que tu en étais digne. Sinon je ne t'en aurais pas parlé et nous serions rentrés…
- Tu ne serais pas resté ?
- Pas en te laissant seule.
- Mais tu aurais loupé les Perséides !
- Elles ont lieu tous les ans, alors que toi… Qui sait pour combien de temps tu voudras être dans ma vie ? »
À ces mots Hermione rougit violemment et Charlie se dit qu'il en avait peut-être un peu trop avoué. Il changea discrètement de sujet de conversation, et ce n'est que dans une nuit très avancée qu'ils décidèrent qu'il était temps d'aller se reposer et de se remettre de leur longue journée : sans se l'avouer, ils ne voulaient pas se quitter.
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Hiiii vous étiez pas mal à me demander si Ron referait une apparition... Hé bien le voilà. Et il est reparti la queue entre les pattes. Parce que faut pas déconner...
Et ce fameux spectacle? Je suis carrément angoissée, j'espère que ça ne vous a pas déçus... Dites moi tout !
Merci de me lire, c'est quelque chose d'inestimable de savoir qu'on fait ça pour quelqu'un d'autre que soi-même. Merci, vraiment.
Portez-vous bien, et à Mardi ! Plein de bisous !
