Saluuuut !
Alors alors alors, comment ça va chez vous? Ici il fait encore très beau, un peu plus frisquet peut-être mais je préfère ça à la canicule. Mais vous n'êtes pas là pour parler du temps je suppose... Hiiii j'ai comme l'intuition que vous allez bien aimer ce chapitre. Mais je n'en dis pas plus mes agneaux, bonne lecture, on se retrouve à la fin !
(D'ailleurs il y a une petite annonce dans la note de fin !)
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Disclaimer : Ces petits chouchous ne sont pas à moi, évidemment, même si je le regrette beaucoup xD on sait tous qu'ils appartiennent corps et âme à J.K.R. (j'ai essayé de négocier au moins le corps de Charlie mais elle ne m'a jamais répondu, et c'est pas cool, parce que QUAND ON EST GENTIL ON PRÊTE).
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Réponses aux reviews anonymes :
Fan : Mmh, pour le moment c'est OK, pas de compagne en vue pour Wiremu x) tu peux tenter ta chance ! Merci beaucoup pour tes compliments, c'est super gentil ! Les moments de douceur, on n'a pas fini d'en voir, et d'ailleurs... mouhahahahahahaha. Tu verras bien :p En tous cas, pas d'inquiétude pour Ron : il a disparu du paysage pour un certain temps (en même temps il s'est prit une sacré rouste). Merci beaucoup pour ta revieeeeew j'espère que la suite te plairaaaaa !
Jul : Hiii merci, oui Ron est plutôt mal tombé, mais au moins on en est débarrassés :p en tous cas merci pour ta review, c'est vraiment gentil de prendre le temps de me faire un retour ! Eeet voici la suiiiite... Ron les a-t-il interrompus tant que ça?...
Petite-plume : Owi, un culte à mon honneur, alors dans ce cas je choisis le chocolat comme offrande xD et tu as raison : Ron est parfaitement stupide (enfin dans cette scène là, parce qu'en vrai pas tant que ça, il est juste insensible et handicapé de la délicatesse), et je suis contente que tu aies aimé la façon dont Hermione a réagi. J'avais peur de lui en faire faire trop, j'ai dû me retenir de lui faire casser sa baguette x) en tous cas merciiiii beaucoup pour ta review, c'est super gentil ! Et envoyez la suiiiiiiite !
Nekozuni : Aaaah merci beaucoup :) et merci pour Charlie, c'est vrai qu'il est parfaitement adorable ce petit roux :p. Il est bien connu qu'Hermione est une femme, une vraie, qui ne se laisse pas faire ! Merciiii pour ta review, j'espère que tu aimeras autant la suiiiteuuuh :)
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Hermione parvint à convaincre Charlie de la laisser ranger les derniers reflets de leur repas puis alla mettre son pyjama, qui consistait en un simple short et un débardeur où trônait un hippogriffe bleu fluo. Elle toqua ensuite doucement à la porte de la salle de bain pour aller se brosser les dents et entendit un « Entre ! » un peu étouffé : Charlie était déjà en train de s'activer avec sa brosse à dents et tenta de lui sourire pour lui signifier que ça ne le dérangeait pas qu'elle le rejoigne.
Elle s'avança donc, un peu hésitante : il avait lui aussi troqué ses vêtements contre ce qu'il portait la nuit depuis quelques jours, à savoir son pantalon lâche en coton noir et rien sur le torse. Elle essaya à grand-peine de ne pas détailler les muscles qui s'étalaient sous ses yeux mais sut qu'elle n'y était pas réellement parvenue en voyait l'air goguenard du propriétaire desdits muscles. Un peu vexée, elle se retourna donc et attrapa sa brosse à dents, y déposa une noix de dentifrice et fourra le tout dans sa bouche.
Elle était très consciente de la présence du corps derrière le sien, pouvait presque sentir la chaleur qui s'en dégageait et imagina la sensation délicieuse que lui procurerait cette peau nue contre la sienne. Avant qu'elle ait pu y réfléchir, elle s'était reculée de quelques centimètres pour reposer contre le torse de Charlie.
Le contact l'électrisa totalement. Comme elle s'y attendait, la peau du Dresseur était brûlante - ou alors la sienne très froide. Elle n'osait pas regarder le visage de Charlie dans le miroir aussi fixait-elle le lavabo, mais elle entendit nettement qu'il avait cessé pendant quelques instants de se brosser les dents.
De son côté, Charlie ne savait même pas comment il parvenait à se contenir suffisamment pour ne pas plaquer cette jeune insolente contre le mur, la porte ou toute autre surface plane pour la couvrir de baisers et de caresses. Il s'en était déjà fait la réflexion, cette fille finirait vraiment par avoir sa peau : elle ne pouvait que se rendre compte des sensations qu'elle lui procurait en se collant comme ça contre lui, surtout après une journée pareille. Il fallait qu'il fasse quelque chose, et vite, ou bien son propre corps manifesterait une toute autre marque d'intérêt pour ce contact physique qui ne passerait pas inaperçue.
Ce fut Hermione cependant qui se dégagea sous couvert de se rincer la bouche : elle n'avait aucune idée de la bataille qui faisait rage dans l'esprit de Charlie, ne sachant pas comment interpréter sa fugitive absence de mouvement lorsqu'elle s'était collée à lui. Quand elle eut terminé elle se retourna vers lui pour lui souhaiter une bonne nuit tout en jetant un rapide coup d'œil à son bas-ventre et à ses yeux, en essayant de prendre un air ouvertement aguicheur. Elle crut apercevoir un profond désir dans son regard vert, mais pensa que cette impression était peut-être le fruit de ses propres envies plutôt que de la réalité.
Elle sortit de la salle de bain et traversa la chambre de Charlie pour rejoindre le salon, sentant que la rencontre avait fait monter une certaine excitation en elle. Une tension physique bien sûr mais pas seulement : elle savait qu'elle avait au moins mis le roux mal à l'aise et cette impression de braver un interdit la faisait frissonner. Elle l'entendit vaguement se rincer précipitamment la bouche et accéléra le pas lorsqu'elle sentit qu'il voulait la rattraper, elle se sentait joueuse et savait que de toutes façons cela ne ferait qu'accroître la chaleur qu'elle sentait dans tout son corps. Surtout le bas de son corps.
Au moment où elle allait atteindre le salon, un bras puissant attrapa son poignet pour la faire se retourner tandis que la porte de la chambre se refermait et qu'on l'y plaquait. La pièce était simplement éclairée par le filet de lumière qui venait de la salle de bain, et elle devina plus qu'elle ne vit le visage de Charlie se rapprocher du sien tandis qu'il avait attrapé son autre poignet et qu'il les avait remontés tous les deux au-dessus de sa tête, contre la porte. Elle ne tenta rien pour se dégager, trop satisfaite de la tournure des évènements : elle était loin d'imaginer que son Dresseur était si près de craquer, même s'ils avaient failli échanger un baiser quelques heures plus tôt. Visiblement, on ne parlait plus simplement d'un baiser ici.
Elle attendit qu'il se rapproche, de plus en plus, mais au lieu de l'embrasser il vint placer ses lèvres tout contre son oreille et lui chuchota d'une voix grave et rauque qui la fit frissonner :
« Je ne sais pas ce qu'il se passe… Mais ça me plaît. Je suis de toutes façons très mauvais pour garder des bonnes résolutions. Si tu veux m'arrêter, c'est maintenant. »
Il avait ponctué sa déclaration de baisers très légers contre sa mâchoire et son cou, la laissant haletante. Elle poussa quelques gémissements avant de parvenir à rassembler suffisamment ses esprits pour lui répondre à sa manière : elle dégagea l'un de ses poignets et caressa de sa main libre la nuque de Charlie, tout en enroulant l'une de ses jambes autour de sa taille pour le rapprocher encore plus d'elle et se frotter contre la bosse qui déformait son pantalon.
Elle le sentit sourire contre son cou mais il refusa de se laisser convaincre comme ça :
« Ça ne me suffit pas. Une réaction biologique n'est pas assez ma belle, il va me falloir des mots pour que je saute le pas. Mmh, c'était peut-être pas l'expression la plus… appropriée… mais tu m'auras compris. »
Il avait à présent une main de libre lui aussi et s'en servait pour caresser le dos et le bas des reins d'Hermione, la perdant dans un tourbillon de sensations délicieuses. Mais elle aussi pouvait jouer : elle retira sa main de la nuque de Charlie pour la laisser divaguer sur son torse puis plus bas, bien plus bas. Elle lui prodigua des caresses furtives et très légères, à travers le coton de son pantalon, qui le rendirent fou : il ne se retenait de la dévorer que grâce à l'extraordinaire self-control que son métier lui avait inculqué. Hermione sentait qu'elle allait de toutes façons perdre pied aussi, et décida donc de les libérer tous les deux.
« Charlie… J'ai envie de toi, là, maintenant, contre cette porte. Arrête de me torturer… »
C'était tout ce dont il avait besoin. Il l'embrassa enfin à pleine bouche, leur procurant des frissons de plaisir, tout en retirant son propre pantalon tandis qu'elle essayait maladroitement de faire de même avec son short. Il avait glissé une main sous son tee-shirt et flattait l'un de ses seins, la faisant pousser des gémissements incitant à la débauche, et allait s'occuper des choses sérieuses avec son autre main quand une alarme très sonore retentit dans toute la maison.
Ils se figèrent tous les deux et mirent un certain temps à reprendre leurs esprits, ne comprenant pas ce qu'il se passait, puis l'évidence apparut : c'était l'alarme de la réserve. Quelque chose de grave était arrivé et tous les Dresseurs devaient se rassembler.
Charlie effleura une dernière fois les lèvres d'Hermione puis se recula en jurant et se dirigea vers la salle de bain, pour s'asperger d'eau froide sans aucun doute. La jeune femme resta contre la porte en bois, pantelante, pestant intérieurement contre l'alarme : Charlie lui en avait bien évidemment déjà parlé pour la prévenir, mais elle ne s'était jamais manifesté. Et il fallait que ça arrive cette nuit. Il fallait qu'on les interrompe. Encore. L'univers lui faisait visiblement une vaste blague.
Le Dresseur revint dans la pièce et entreprit de s'habiller rapidement tout en essayant de parler de façon cohérente :
« Je suis désolé… Il faut que… Je dois… Haaaa putain de blouson ! Je… Excuse-moi… »
Elle s'était avancée vers lui, lui avait pris des mains la fermeture qu'il ne parvenait pas à enclencher correctement et la lui zippa jusqu'au col. Elle l'embrassa passionnément en lui caressant légèrement l'entrejambe puis lui murmura :
« Pas grave. Ce n'est que partie remise. Je t'attends… Fais attention à toi. »
Il lui adressa son plus beau sourire, se saisit de sa baguette et transplana, la laissant seule.
...
Elle se sentait tellement frustrée qu'elle hésita à aller trouver quelque chose sur quoi frapper. Elle y avait cru… Une seconde, elle y avait vraiment cru. Mais maintenant, avec quelques heures de gestion de crise dans les pattes et l'occasion d'y réfléchir, qui sait si Charlie n'allait pas revenir sur sa décision ? Elle se sentait malheureuse et impuissante, regardant son exaltante expérience se détruire d'elle-même comme un château de cartes. Elle avisa le lit du Dresseur mais ne put se résoudre à s'y allonger, estimant que s'en faire virer au milieu de la nuit ne serait pas bon pour son moral. Elle alla donc dans sa chambre et se laissa lourdement tomber sur le matelas, considérant un instant la possibilité de se soulager elle-même, mais ne s'en sentit pas le courage - son esprit était rempli d'images fantasmatiques bien trop vivides pour qu'elle en sorte indemne. Elle parvint à s'endormir au bout de quelques heures, morte d'inquiétude pour Charlie qui ne revenait pas et pour Liz qui devait aussi y être : elle savait à présent exactement en quoi pouvait consister une « urgence dragon » et n'avait pu s'empêcher d'envisager le pire.
...
Elle fut réveillée en douceur par une caresse sur sa joue, aussi légère qu'une plume. Elle ouvrit les yeux dans sa chambre baignée d'une fade lueur annonçant le petit jour, et tourna la tête vers celui qui avait hanté ses rêves : Charlie s'était assis sur le rebord de son lit, un sourire attendri au coin des lèvres, et l'air très mal en point. Il avait le visage sali et de multiples bleus, ainsi que quelques fines cicatrices qui témoignaient de soins magiques reçus peu de temps auparavant.
Hermione s'assit d'un bond sur son lit, prit son Dresseur dans les bras et le serra contre elle.
« Je me suis inquiétée !
- Aoutch… Moins fort Hermione… J'ai comme qui dirait des zones un peu sensibles ce matin. »
Il rit doucement et elle l'accompagna, relâchant un peu son étreinte.
« Que s'est-il passé ? Est-ce que Liz va bien ? Et toi ?
- Oui, tout le monde va bien, autant que faire se peut. Il y a eu un incident… Des braconniers se sont introduis dans la réserve, mais ils sont tombés sur une maman très en colère avant de pouvoir faire quoi que ce soit. Heureusement l'un de nous était en patrouille pas très loin, il a pu donner l'alerte et protéger ces grands idiots avant que la dragonne aie pu leur arracher trop de trucs… Mais ils vont garder pas mal de séquelles je pense. Ne serait-ce que mentales.
- Bien fait !
- Hermione… Ha, laisse, tu n'as pas tout à fait tort. Après il a fallu calmer la bête, et crois-moi ça n'a pas été facile. On en a tous pris pour notre grade, mais c'est Liz qui s'est le plus mise en danger… C'est aussi celle qui a finalement réussi à la rasséréner la dragonne. Elle a une ou deux brûlures plutôt sérieuses mais elle s'en remettra sans dommages : on a de très bons médicomages ici.
- Et toi ?
- Rien de grave non plus. Juste un tibia qui a fait un peu "crac" quand la grande dame m'a fauché avec sa queue, et une petite perforation à l'épaule à cause de ses cornes, mais on m'a déjà tout réparé et je suis frais comme un gardon. Enfin presque… » finit-il avec un clin d'œil.
Hermione ne savait pas quoi répondre : elle était horrifiée par ce qu'il était arrivé et s'imaginait assez mal comment il pouvait en parler tout en restant aussi calme. L'habitude, sans doute. Ce qui rendait les choses encore plus étranges.
« Bon, je vais aller me prendre une bonne douche chaude pour me détendre et surtout me décrasser. Tu peux te rendormir, il est encore très tôt, et Liz n'ira évidemment pas travailler aujourd'hui. Moi non plus. »
Il s'était levé et s'apprêtait à sortir de la chambre quand Hermione lui lança :
« Et… va-t-on en parler ? »
Charlie la regarda, les yeux pleins d'incompréhension. Elle se tortilla un peu sur son matelas, avant d'ajouter d'une voix pas très assurée :
« D'hier soir, de cette nuit, et de ce qui a failli arriver ? »
Un joli sourire vint illuminer le visage de Charlie qui se rapprocha d'elle et se baissa pour que leurs regards soient à la même hauteur.
« Oui, nous allons en parler. Nous allons faire plus qu'en parler, d'ailleurs. Mais d'abord, je vais me rendre un peu plus présentable. »
Il hésita un peu, comme s'il se demandait s'il devait l'embrasser, mais se releva et sortit prestement de la chambre. Hermione sentit des papillons lui parcourir allègrement l'estomac, heureuse qu'il ne nie pas les évènements de la nuit et surtout qu'il ne semble pas les regretter. Elle sentait son désir se réveiller en repensant à toutes les sensations que Charlie lui avait procurées, quelques heures plus tôt, mais sentit instinctivement que ce ne serait pas aussi simple.
...
Sur un coup de tête elle décida d'aller l'attendre dans sa chambre, sur son lit. Elle s'y installa donc, calée contre un oreiller, le carnet de stage avec les Opaleyes dans les mains : malgré l'alléchant contenu elle avait du mal à se concentrer suffisamment pour lire, sachant que Charlie se tenait tout nu dans la pièce juste à côté, de l'eau chaude parcourant chaque centimètre carré de son torse musclé et de ses…
Mais il fallait qu'elle arrête d'y penser, sans quoi elle ne pourrait réellement pas se retenir de lui sauter sauvagement dessus. Elle entendit alors qu'il avait coupé l'eau et tirait le rideau… Il ne tarderait pas à arriver. Elle posa le carnet sur le côté, sentit son pouls s'accélérer et se trouva parfaitement ridicule.
Il ouvrit enfin la porte et se dirigea vers son armoire sans se rendre compte que la jeune femme était là, tout en manquant de lui provoquer une attaque cardiaque : une fois de plus, il portait sa serviette à la main, et rien sur lui. Rien du tout. Elle admira à loisir son dos puissant et ses fesses rebondies, s'attardant sur le magnifique et énorme tatouage qui lui ajoutait ce petit air délicieusement sauvage.
Il se retourna enfin, un caleçon à la main, et resta bloqué quand il vit Hermione sur son lit qui faisait tout son possible pour ne pas baver dans ses draps. Avec un sourire gêné il enfila rapidement son sous-vêtement ainsi qu'un débardeur et interpela la jeune femme :
« Tu aurais pu me prévenir !
- Désolée, j'ai oublié.
- "Oublié" hein ?
- J'ai été… distraite. »
Il sourit de plus belle et se rapprocha du lit.
« Bon, il faudrait justement qu'on parle de tout ça. »
Elle s'efforça d'afficher un air sérieux, et le laissa continuer tandis qu'il s'agenouillait sur la couette devant elle.
« Ne prends pas mal ce que je vais te dire tout de suite. Mais au final je suis plutôt content qu'on ait été interrompu cette nuit.
- … QUOI ?
- Voilà, tu le prends mal. Laisse-moi terminer ! »
Hermione se renfrogna, lui lançant des éclairs avec les yeux, mais se tint tranquille.
« Je ne prétends pas que je n'en avais pas envie - ou que je n'en ai pas encore envie, d'ailleurs - mais je pense que c'était… un peu précipité. J'aimerais… Je ne veux pas brusquer les choses, ok ? Tu es une fille absolument unique Hermione, tu es épatante et courageuse, et je ne veux pas prendre le risque de tout gâcher en ramenant ça uniquement à une affaire de sexe. Je voudrais… je ne sais pas, plus. Est-ce que… »
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Hermione l'avait attrapé par le col de son débardeur et tiré de toutes ses forces, le forçant à s'allonger à moitié sur elle et plaquant ses lèvres contre les siennes. L'entendre parler comme s'il tenait vraiment à elle lui avait fait perdre tout sens commun et elle n'avait qu'une envie : lui montrer combien ça lui plaisait. Il fallait de toutes façons qu'elle explose, son désir contenu ne pouvait plus rester enfermé en elle plus longtemps.
Charlie avait beaucoup de mal à rester lucide, étonné par la soudaineté et la brusquerie de l'assaut, et il échouait lamentablement quand il essayait de ne pas penser aux mains d'Hermione qui avaient glissé sous son débardeur et caressaient chaque parcelle de sa peau. Il sentit cependant que son boxer devenait un peu plus étroit à chaque seconde passée dans l'étreinte de la jeune femme et, dans un incroyable effort de volonté, il parvint à saisir ses épaules pour la repousser tout doucement.
Hermione poussa un gémissement de frustration lorsque ses lèvres quittèrent celles de Charlie et ne put contenir son ressenti :
« Mais pourquoi, merde !
- Je viens de te l'expliquer.
- Oui. Et au risque de paraître présomptueuse, j'ai compris. Mais c'est pas parce qu'on passe à l'acte que pour autant notre relation se résumera à ça !
- Hermione, j'ai beaucoup de mal à me contrôler, là, tout de suite. Si tu tiens un tout petit peu à moi, arrête de me frotter les parties avec ta jambe. S'il-te-plaît. »
La mort dans l'âme et en prenant soin de ne surtout pas afficher un air coupable, l'intéressée cessa ses caresses.
« Mais Charlie, on en a envie tous les deux… Qu'est-ce qui te dérange tant ? »
Il se plongea dans ses yeux, longtemps, et ce qu'il y vit dut lui plaire : il posa sa main sur la joue d'Hermione, la caressant un peu, et lui répondit d'une voix douce.
« Quand je suis avec quelqu'un qui compte, je veux prendre mon temps. Pour la découvrir. Pour découvrir son corps, tout doucement. Passer en une journée d'une relation parfaitement platonique à une incroyable débauche de sexe ne me permet pas de profiter de cette découverte là, et ça ne me plaît pas. Enfin si, ça me plaît, mais pas de la bonne façon. Cette nuit j'ai été… je n'étais pas du tout sur mes gardes et tu es incroyablement érotique Hermione, je me suis laissé complètement aller, et même si - encore une fois - ça m'a beaucoup plu, comme je te l'ai dit avant de commencer, ce n'est pas de cette façon là que je veux que les choses se passent. Je veux connaître chaque centimètre de ton corps avant de venir en toi, pour savoir que faire et comment le faire le moment venu. »
Hermione était un peu émue, ne sachant pas trop quoi répondre à ça.
« Est-ce que tu peux me faire la faveur de m'accorder ta confiance ? Si je te promets… disons… une contrepartie. »
Elle se redressa un peu, intéressée par la nouvelle direction de la conversation.
« Quel genre de contrepartie ?
- Je comprends bien que tu es… tendue. Si tu es d'accord, je peux commencer ma découverte avec un petit massage… Vois ça comme ma carte de visite. »
Elle devina sans peine qu'il envisageait un tout petit peu plus qu'un simple massage et lui sourit largement en hochant la tête. Elle hésita d'abord un peu, sentant une petite vague de pudeur l'envahir sans aucune raison - ou peut-être le fait d'être en pleine lumière, et non dans le noir comme la nuit précédente - mais se ressaisit vite : elle enleva son short sous lequel elle portait une culotte blanche, se mit à genoux, puis se retourna pour ôter son débardeur et s'allongea à plat ventre sur le matelas en maintenant ses cheveux relevés sur sa tête.
Charlie se positionna à côté d'elle et, dès qu'il eut posé les mains sur son dos, elle ne put retenir un soupir d'aise. Il lui faisait l'impression d'être pourvu de plus de deux bras, tant elle avait la sensation de le sentir partout à la fois : il pétrissait sa nuque, faisait de petits cercles avec son pouce dans le bas de son dos, remontait le long de sa colonne vertébrale, traçait les contours de ses omoplates, lui procurait des frissons en caressant ses flancs, laissait ses doigts errer ici et là... Ses mains étaient fermes et puissantes, pleines d'assurance, et de toute évidence il savait très bien ce qu'il faisait.
Elle ne sut pas dire combien de temps s'était écoulé quand elle sentit un petit changement, mais elle prit doucement conscience qu'il l'embrassait à certains endroits de son dos dans la continuité de légers effleurements. Un gémissement s'échappa de ses lèvres lorsqu'il lui déposa un baiser dans le cou et qu'il vint mordiller le lobe de son oreille découverte, la plongeant dans un état d'intense excitation, et elle se cambra malgré elle. C'est ce moment qu'il choisit pour lui chuchoter en baissant sa voix d'une octave :
« Je peux approfondir un peu le massage si tu veux… »
Elle murmura une approbation chargée de désir et crut défaillir quand elle sentit l'une de ses mains descendre tout doucement le long de son échine et dessiner des ronds sur ses fesses puis ses cuisses, et enfin remonter vers son intimité avec une lenteur exagérée et frustrante.
Lorsqu'il effleura sa chair à travers le tissu fin de sa culotte, Hermione crut qu'elle allait fondre de l'intérieur : tout était trop, trop d'informations, trop de désir, trop de sensations. Elle sentait aussi les baisers qu'il déposait encore un peu partout sur son dos, son autre main qui s'aventurait de plus en plus près de la base de son sein, la chaleur de sa peau tout contre la sienne. Mais tout cela n'était rien en comparaison de ce qu'elle ressentit lorsqu'il la toucha un peu plus en profondeur : il avait légèrement écarté son sous-vêtement et glissé un doigt dans ses replis intimes, cherchant le petit bouton de chair magique.
Quand il commença enfin à le titiller du bout de son index il vit Hermione se cambrer encore plus, les yeux emplis de désir tandis qu'un long gémissement franchissait ses lèvres, comme une supplique informulée pour ne pas qu'il arrête. Il continua, joueur, et lui murmura juste au creux de l'oreille :
« On dirait que tu aimes ma façon de te découvrir ma belle…»
Il la caressa encore, de plus en plus aventureux, avec des gestes de plus en plus intenses, jusqu'à l'ultime libération qui la foudroya tandis qu'il se délectait du spectacle. Elle resta immobile quelques instants après qu'il ait retiré sa main, les yeux fermés, comme savourant le moment en essayant d'appréhender l'intensité de l'orgasme qui l'avait saisie.
Elle se redressa sur ses coudes, cherchant le regard de son amant, et sourit lorsqu'elle le trouva. Il s'était allongé à ses côtés, ne se lassant pas de la contempler, de voir le rouge qui lui était monté aux joues et ses yeux qui trahissaient tout ce qu'elle ressentait en cet instant. Elle s'approcha de lui et posa ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser avec passion, tandis qu'il lui caressait le dos d'une main légère.
« Maintenant que tu es détendue, acceptes-tu mon marché ?
- Ça dépend… est-ce que je peux avoir un autre échantillon gratuit ? » lui répondit-elle malicieusement, tout en faisant glisser ses mains vers le sous-vêtement de son Dresseur dans l'intention de lui retourner la faveur qu'il venait de lui offrir.
Il lui saisit les poignets et amena ses paumes jusqu'à ses lèvres pour les embrasser.
« Pas celui-là, j'en ai bien peur. Pour le moment, tout est à propos de toi, et je ne t'ai pas assez découverte à mon goût : ce n'est pas encore à ton tour…
- Je doute que ton caleçon soit d'accord avec toi. Encore un peu et toutes les coutures vont te lâcher, tu sais. »
Il rit, appréciant la répartie de sa charmante compagne.
« Je suis certaine que j'arriverais à te convaincre de te laisser aller aussi…
- C'est bien le problème, je sais que tu y arriverais, si je t'en laissais le loisir. Mais pas ce matin ! Déjà, j'ai encore des heures de sommeil à rattraper. Et ensuite, je t'ai prévu une surprise pour cet après-midi. Donc : dodo.
- Est-ce que… est-ce que je peux rester avec toi ?
- Très sincèrement, je ne comptais pas te laisser partir. »
Le sourire aux lèvres elle s'installa dans les bras de Charlie, face à lui, en laissant ses propres mains reposer contre le torse qu'elle avait tant rêvé de toucher. Elle traçait de petites lignes et courbes le long de sa peau, appréciant sa douceur et sa fermeté.
« Tu n'imagines pas toutes les sensations que tu me procures, lui murmura le Dresseur, ensommeillé.
- Tu n'imagines pas toutes celles que je pourrais te procurer…
- Si, justement. Mais ça viendra, ne t'inquiète pas. Et maintenant, il faudrait vraiment que je dorme…
- D'accord, d'accord. »
Elle se retourna pour ne plus être tentée et se colla à lui, prenant soin de ramener ses cheveux vers l'avant pour ne pas le gêner. Il laissa reposer son bras dans le creux de sa taille et amena la main qui prolongeait celui-ci contre son ventre, la caressant légèrement dans un geste tendre. Ils s'endormirent ainsi, paisibles, sans être troublés par autre chose que la promesse de délicieuses caresses.
...
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Hiiiiii alors en premier : PARDONNEZ MOI DE N'AVOIR PAS MIS DE DISCLAIMER POUR LE (tout petit) LEMON. Je sais qu'en général ça se fait mais j'avais tellement l'impression de tout spoiler que je n'ai rien mis. Et donc j'en profite pour faire un sondage : pour les prochains (parce ce que oui, il y en aura d'autres, évidemment), est-ce que vous voulez être prévenus pour pouvoir sauter la scène?
Bon, et donc, ce petit retournement (si j'ose dire) de situation? Vous vous doutiez que la nuit ne s'arrêterait pas là? Que pensez-vous de Charlie qui veut prendre son temps pour découvrir Hermione? De l'impatience de la donzelle?
Je sais, peu de dragons du coup dans ce chapitre... Mais il fallait bien que ça explose à un moment entre ces deux là !
Eeeet puis on a dépassé les dix chapitres et ça devrait continuer sur cette lancée. Comme quoi je m'étais totalement gourée dans mes prédictions x)
D'ailleurs, en parlant de prédiction, vous êtes fous : on a dépassé depuis deux chapitres la barre des cent reviews, et ça me laisse toute chose. Merci, merci, merciiiiiii ! Pour l'occasion, j'ai vu quelques auteurs faire ça et il me semble que c'est une bonne idée : je vais essayer (quand j'aurais le temps, parce que mine de rien j'ai un emploi du temps plutôt chargé en ce moment) de faire un petit OS mettant en scène le couple que me désignera l'auteuse de ma centième review, c'est à dire... Petite-plume, au chapitre 9 ! À priori tu peux me demander n'importe qui, évite simplement les Yaoi parce que je n'en ai jamais fait et j'aurais peur d'écrire des bêtises.
Je ne peux rien promettre pour la date de sortie, mais en tous cas je ferai une annonce sur cette fic quand il sera prêt.
En attendant, merci, merci, merciiii de continuer à me suivre, à me lire... c'est fantastique !
À Mardi, portez-vous bien :)
