Le reste de la matinée, passa avec grande difficulté pour le capitaine de l'unité.
Elle finit par se dire qu'Emma n'avait pas tort. Il serait peut-être temps de rentrer. Elle n'était pas immortelle, et devait prendre soin de santé. Pas que pour elle-même, mais pour son fils.
Récupérer son fils et passer une après-midi au calme à ses côtés, serait finalement chose possible, maintenant que David était là pour la remplacer.
Justement, Nolan passa en coup de vent quelques instants plus tard, pour évoquer avec elle au sujet du suspect, Léon Tamaris. À la suite de l'altercation avec le capitaine, il avait décidé de ne plus parler, et d'attendre son avocat qui devait traverser le pays avant de le rejoindre à New-York.
Ruby qui était plongé dans un dossier reçu un appel d'Emma à l'heure du déjeuner.
«J'ai besoin qu'on se voie Ruby, je ne suis pas au mieux de ma forme là.»
«Oh, mais qu'est-ce qui se passe ma belle ?»
«Tu as le temps pour un petit sandwich ?»
«Évidemment, on se rejoint devant dans cinq minutes ?»
«Parfait !»
Tandis que Ruby se préparer à quitter le bureau pour rejoindre son amie. Elle aperçut au loin le capitaine quitter son bureau avec ses affaires.
Elle s'approcha d'elle à grand pas.
«Je dois partir. J'ai laissé un dossier sur le bureau de Nolan. Vous lui direz de ma part.»
«Oui pas de soucis. Je file déjeuner, je reviens dans quarante minutes» Lança la jeune inspectrice avant de quitter la pièce. Laissant ainsi seule le capitaine Mills avec l'inspecteur Stanway.
«Et bien, bon appétit inspecteur.» Lança-t-elle en tournant les talons.
Mais elle fut rapidement arrêtée par la réponse de Graham qui ne tarda pas.
«Tu en as de la chance, si toi tu arrives à manger !»
«Que veux-tu dire ?»
«Que depuis que tu m'as éjecté de ta vie, moi je n'arrive pas à reprendre pied.»
«Tu en parles comme si cela faisait des mois.»
«Peut-être, mais ça fait bien quelques mois que tu y songe et que tu te moque de moi»
«...» Elle s'appuya contre le cadre de la porte.
«J'avais raison, tu ne m'as jamais aimé.»
«Mais je ne peux pas parler d'amour en l'espace de quelques mois. Graham on en a déjà parlé. Il va falloir que tu passes à autre chose.»
«Ça va être très difficile d'autant plus que je te vois tous les jours !»
«Et que veux-tu faire ? Tu veux que je te mute dans un autre état ?»
«Je ne sais pas... Mais j'y songe en tout cas»
«Quand tu seras décidé tu m'en feras part.»
Puis elle quitta la pièce
Ruby qui avait été surprise par la voix et l'air désespéré d'Emma, n'avait qu'une hâte, la voir arriver. Ce qui ne tarda pas.
«Hey, on se prend un hot-dog et on va se poser dans le parc ?» Demanda pour commencer Ruby.
«Oui parfait»
En l'espace de quelques minutes elles avaient pu commander un snack à un vendeur de rue, avant de rejoindre Central Park.
«Tu m'as inquiété. Tu n'avais pas l'air bien tout à l'heure, tu veux me raconter ?»
«Je pense que j'ai juste besoin de sortir... C'est moi qui suis vraiment qu'une imbécile.»
«Mais de quoi tu parles ?»
«Je n'aurais jamais dû espérer ! Maintenant me voilà seulement triste... Et je ne sais même pas pourquoi.» Dit-elle d'un ton triste.
«Oh je vois. Tu parles de Regina, n'est-ce pas ?»
«De quoi d'autre sinon ?»
«Qu'est ce qui s'est passée ?»
«RIEN ! Justement rien ! C'est moi, je m'emballe pour rien et après je me fais du mal.»
«Tu as tenté un truc ?»
«Et bien dans la matinée Nolan m'a appelé parce qu'elle se sentait un peu mal et avait été brusquer lors d'un interrogatoire.»
«Oui, j'ai entendu ! Je l'aurais tué ce gars-là !»
«Oui moi aussi ! Mais enfin bref... J'ai dû l'ausculter ! Elle était en pleine dyspnée.» Voyant le regard interrogateur de Ruby, Emma expliqua.
«Elle avait du mal à respirer. Et je pense que l'auscultation la mise mal à l'aise.»
«Ça se comprend.»
«Ah bon ? Tu trouves ? Parce qu'après ça, je l'ai senti plus dur avec moi. Et je me suis permise de l'inviter à dîner et elle à décliner.»
«Ça m'étonne énormément, que cette situation t'étonne !» Rétorqua l'inspecteur Lucas.
«Et pourquoi cela ?»
«Je pensais que tu avais enfin compris le personnage. Tu sais, elle se créer des barrières depuis tellement d'années, que pour l'approcher d'aussi prêt il faut s'accrocher. Elle se ferme rapidement quand on essaie de la connaitre. Elle t'a laisser l'approcher de près, ce qui est rare. Et à cause de ça, elle a peut-être voulu reprendre le dessus. Te montrer que c'était elle qui était au commande. Ou quelque chose dans le genre.»
«Tu crois vraiment cela ?»
«Ça fait un moment que je la connais et je pense que oui. Tu l'as vu fragile, alors que c'est quelqu'un qui fait toujours attention à ce qu'elle dégage. Elle t'a ouverte les portes de chez elle, tu es entré dans son intimité qu'elle forge depuis des années. Tu as vu son fils, son domicile, et maintenant tu l'as fait se déshabiller... Ça me parait normal. Elle n'a pas l'habitude. Laisse-lui le temps d'assimiler tout ça.»
«Mais je ne l'ai pas déshabillé ! Elle a juste entre ouvert sa chemise» Dit-elle avec de grand yeux rond.
«Peut-être» Répondit-elle en riant «Mais c'est déjà quelque chose» Dit-elle en reprenant son sérieux.
«Tu as peut-être raison.»
«J'ai toujours raison.» Engagea-t-elle avec fierté.
«Ça va les chevilles !»
Puis Ruby essaya durant le reste du repas de détendre l'ambiance. Il était important pour elle de rassurer son amie avant de retourner travailler.
Regina avait fait un saut dans un de ses restaurant préférés pour y manger des petits plats italiens. Des Tarallinis, des petits gâteaux secs à base de tomate et de miel, ainsi que du Focaccia, un petit pain italien à base de mozzarella, elle en raffolait depuis sa petite enfance.
Puis après ce repas, il était enfin l'heure de récupérer son petit garçon. Elle prévenu Lucy, sa nourrice, qu'elle prenait le relai aujourd'hui. Et se dirigea vers l'école, pour faire une surprise à son fils. Durant le trajet, elle appela l'école pour demander à la surveillante d'accompagner son fils vers la sortie, car aujourd'hui, elle serait présente pour le récupérer.
Elle se gara à côté de la porte de sortie des élèves, et se posta près de sa voiture, ne voulant pas déranger son fils, qui allait probablement sortir avec tous ses copains autour de lui.
Mais elle avait hâte de pouvoir voir la petite Amalia, dont il parlait beaucoup.
Elle n'attendit que quelques minutes avant la sortie des enfants.
Elle laissa la première vague d'enfant partir en courant dans des directions opposés, tel un troupeau éparpillés.
Puis une deuxième vague arriva tout aussi rapidement.
Une petite tête brune se fit rapidement remarquer, accompagné d'une jolie petite fille blonde.
Regina Mills, n'avait d'yeux que pour son enfant, son beau petit garçon. Ses jolies boucles brunes, ses petits yeux en amande et son sourire, la rendait vraiment heureuse.
Il balaya dû regard la place et vit sa maman adossé à sa voiture, il se stoppa nette.
Et se tourna vers son amie.
«Amalia, regarde la dame là-bas à côté de la voiture noire. C'est ma maman !»
«Oh ! On dirait une dame comme dans les films que ma maman regarde.»
«Ah oui ?»
«Oui, elle est belle !»
«Oui elle est belle maman. Et la tienne elle est où ?»
«C'est mon papa qui est venu me chercher» Puis elle pointa son père du doigt.
Henry prit la main de la petite fille et se mit à courir en direction de sa mère.
«Attends viens, je vais te présenter ma maman.»
À quelques centimètres de sa mère, il lâcha la main d'Amalia pour sauter dans les bras de sa mère.
«Tu es venu !»
«Oui chéri, une petite surprise.»
«Je te présente Amalia»
«Bonjour Madame» Dit la petite fille toute timide.
Regina s'agenouilla pour être à leur hauteur.
«Bonjour Amalia. Je suis Regina. Tu sais j'ai beaucoup entendu parler de toi. Tu aimes le sport c'est ça ?»
«Oui beaucoup Madame Regina.»
La belle brune se redressa, après avoir souri au parole de la jeune fille. Et remarqua un homme habillé d'un costard bleu marine, chaussure bien ciré et cravate rouge, arriver dans leur direction.
«Bonjour je suis le papa d'Amalia. Je suppose que vous devez être Madame Mills.»
«Exactement, Regina Mills» Lança-t-elle, en tendant sa main.
«Enchanté, Hamilton. Jason Hamilton.» Dit-il amuser, avant de répondre à sa poignée de main.
«Maman, ce n'est pas grave si j'ai donné ton adresse mail à Amalia ? C'est pour qu'on puisse s'écrire pendant les vacances.»
«Absolument pas.»
Jason Hamilton, répondit lui aussi au petit garçon.
«Nous serons ravis de répondre à tes messages, mon petit Henry.»
Regina surprise demanda «Vous connaissez mon fils ?»
«Contrairement à vous, je suis très régulièrement présent devant l'école pour récupérer ma fille. Et je participe au comité de l'école aussi.»
«J'en suis ravi pour vous. Pendant ce temps d'autre travail.»
Elle ne portait pas affection à ce genre de personne, qui ne s'occupait que des affaires des autres, et qui y porté un jugement dénoué de toute réflexion. Embêté par cette conversation, elle se tourna vers son fils.
«Henry, tu dis au revoir. Nous y allons.»
«D'accord. Je m'excuse, je n'aurais pas dû vous dire cela» Reprit-il quand il comprit qu'il venait de blesser la femme se trouvant en face de lui.
«En effet !»
«J'ai parlé beaucoup trop vite. Ma femme me fait régulièrement la réflexion. Je sais que vous avez un travail difficile. Je devrais plutôt vous remercier. »
«Nous avons beaucoup à faire. Nous allons vous laisser. Henry je te laisse dire au revoir.»
Puis elle salua de la tête le père d'Amalia, avant de sourire à la petite fille et de remonter dans sa grande berline noire.
Henry prit le temps de souhaiter de très bonnes vacances à Amalia et lui promis de lui écrire très rapidement. Puis il monta dans la voiture de sa maman.
«Tu as bien manger à la cantine ?»
«Oui ça va, c'était bon.»
«Tu n'as donc pas faim pour une glace ?»
«Si maman, si !»
«Alors en route !»
Puis elle démarra sa voiture, en direction du centre-ville.
Au poste de police, David Nolan reçu un courriel, suivi d'un coup de téléphone de l'avocat de Léon Tamaris lui informant de son arrivée lundi. L'enquête devrait donc attendre, mais Nolan restait inquiet.
Si Léon Tamaris était le véritable tueur, les femmes seraient en sécurité ce week-end. C'est ce que se répéter en boucle le sergent Kasana, pour essayer de se rassurer.
Emma Swan avait durant l'après-midi portait main forte au médecin légiste référent de la police de New York pour le délester de quelques tâches, ayant compris qu'il était lui aussi surmené. Tout cela était surtout fait dans le but de s'occuper l'esprit.
Si l'ambiance pouvait paraître maussade dans les locaux de la police de New York, il en était tout autre au tribunal de cet état.
Pete Kruger alla toquer au bureau de sa collègue, la substitut McNally Wells.
«Je vous offre un café ?»
«Volontiers Pete.»
Il avait pris l'habitude de se retrouver à certains moments de la journée, le temps d'un café pour prendre le temps de se vider la tête, ou bien de se donner quelques conseils sur leurs affaires. Cela plaisait beaucoup à la substitut du procureur qui n'avait pas d'amis en ce moment, ni de collègue plus attentionné que Pete Kruger.
Puis après quelques longues minutes, elle retourna à son bureau, à son dossier. Elle traité un cas qui ne l'a rassuré guère en ce moment.
Un homme avait assassiné sa femme. Sa défense «Je l'aimais trop, ça me bouffait que des gens posent le regard sur elle.»
Une affaire sans grande complication du point de vue légal , mais difficile émotionnellement pour cette grande avocate, qui n'aimait pas plaider ce genre de procès. Qui se médiatisé rapidement, qui impliqué des salles bondés de journalistes, et des micros à la sortie du tribunal.
Elle se demandait ce que pouvait ressentir pareil humain, pour verbaliser l'amour, après avoir commis un meurtre. N'était-ce pas de l'amour, mais de la possession maladive ?
Avait-il une pathologie psychiatrique qui justifiait ce geste ?
Après un certain temps perdu dans ses pensées. Elle se rappela qu'elle avait déjà beaucoup à faire dans sa propre vie d'une point de vie de la gestion des émotions et des disputes.
Elle ne voulait pas blesser Steve davantage. Elle le savait, il méritait la vérité.
Elle appela Steve, se sentant un relent de courage.
«Allô ?» Répondit-il après avoir décrocher son cellulaire.
«Steve, où es-tu ?»
«Tu te souviens de moi ? Je suis surpris. Ça fait quelques jours qu'on ne fait que se voir en coup de vent. Je n'avais pas prévu ça en arrivant ici. »
«On peut se voir ?»
«Je suis à la maison, si tu te souviens où elle est.»
«Très amusant ! On ne s'en lasse pas.» Dit-elle sur un ton ironique.
Puis elle raccrocha.
Elle sortit de son bureau et prévenu la secrétaire générale qu'elle serait de retour dans moins d'une heure.
Elle ne pensait pas que cette journée mènerait à temps de changements et de réflexions.
Dans le fond elle ne reprochait à Steve qu'une seule chose, de ne pas être Regina.
En réalité, il avait toujours été très aimant avec elle, il avait toujours fait passer en priorité les besoins de McNally. Et elle en était consciente.
Il l'avait demandé en mariage dans les règles.
Et là, elle s'apprêtait à lui briser le cœur et à l'abandonner dans cette ville, qu'il ne connaissait que très peu.
Elle se pensait cruelle. Elle s'en voulait terriblement d'avoir faire souffrir Regina par le passée, et Steve dans le présent. Mais son métier l'avait beaucoup éloigné des relations humaines saines.
Et elle ne savait pas ce qu'engendrer relation saine, et amour. Ce n'était pas sa faute. La vie n'offre pas à tous les même capacités, les mêmes opportunités, les mêmes possibilités.
La est aussi la beauté de la vie.
Toute sa complexité, aussi.
Elle ne savait pas ce que lui apporterait son avenir. Elle n'en attendait rien. Mais elle se savait dans une position qu'elle ne désirait prolongée.
Elle arriva devant la porte, mais n'osa pas y insérer la clé. Elle prit une grande inspiration avant de pénétrer dans son hall.
Cette décision n'était pas facile, mais elle était nécessaire. C'est ce qu'elle se disait.
«Je suis là Steve»
«Je suis dans la cuisine.»
Elle se posta devant la cuisine.
«Qu'est-ce que tu veux ?» Dit-il montrant son agacement.
«Ne commence pas Steve.»
«Ne me dis pas que je dois faire ou pas ! Pendant que tu es là je vais en profiter pour te dire quelques vérités.»
«Je dois moi aussi te parler.»
«Parfait. Mais je vais commencer. Depuis qu'on n'est ici rien ne va. Je pensais venir ici pour te combler, que tu sois heureuse et qu'on puisse vivre notre amour au grand jour. Et c'est tout l'inverse qui est en train de se produire. J'ai tout laissé pour toi ! Je t'ai demandé en mariage parce que je t'aime ! Comment tu peux oublier ça ! Où est-ce que tu me place dans tes priorités ?»
«Je suis désolé Steve. Je ne comptais pas te faire du mal. Je sais que tu as beaucoup fait pour moi. Je m'en rends compte. Mais nous étions tellement bien isolés, dans notre bulle que j'en ai oublié le monde réel.
«Et qu'est-ce que cela veut dire ?»
«Cela veut dire que j'ai retrouvé mon ancienne vie, mon ancien travail.»
«Tu veux parler de celui qui t'a gâché la vie et t'a poussé à t'isoler au fin fond du Canada ?»
«Oui celui-là même. C'est vrai qu'il a beaucoup de mauvais côté, mais j'avais oublié qu'il en avait aussi de très bons.»
«Mais encore ?»
«Tu sais j'ai disparu du jour au lendemain, j'ai dû réapprendre à vivre seule, loin de ma ville, de mes collègues, de mon travail. E tout cela seule. Une fois que j'ai appris à faire tout ça, sans que cela en devienne trop pesant. Je t'ai rencontré. Et ne pouvant t'en parler. J'avais comme oublier mon passée. J'avais mis de côté les mauvais, mais aussi les bons moments. Nous avons vécu reclus, et à ce moment-là, ça me convenait. Mais revenir a été très difficile. Je commence à en prendre conscience, un peu plus chaque jour. J'avais oublié ce que j'avais laissé derrière moi. Des gens, une vie, un travail et des enquêtes.»
«Et pourquoi ce n'est que maintenant que tu m'en parles ? J'ai toujours été là pour toi et tu aurais dû m'en parler avant, au lieu de me laisser sur la touche...»
«Je ne sais pas Steve. J'aurais peut-être dû essayer de coordonner les deux. Mais je n'ai pas réussi. J'ai toujours agi seule ici, pour moi. En mettant en priorité ma carrière. Je ne suis pas fière de mon comportement... Mais je suis mauvais oratrice quand il s'agit de moi, de mes sentiments. Tu le sais, je ne te l'ai jamais caché. »
« Et c'est toi la meilleure avocate de New-York ? » Dit-il amusé, essayant de calmer l'ambiance qui devenait pesante.
Elle croisa les bras, appréhendant la situation qui arriverait inévitablement.
« Steve... Je dois t'avouer quelques choses. »
« Je t'écoute. »
« Je suis attiré par une autre personne. »
« Je m'en doutais. » Dit-il d'un ton relativement calme, ce qui surprend sa conjointe.
« Quoi ? Rien d'autre ? »
« Je ne suis pas bête. Je sais que tu es une belle femme, qu'on doit te tourner autour. Je sais aussi, qu'au vue de ce que tu viens de m'expliquer tu n'as pas encore fait ton deuil de ton passée. C'est quelqu'un de cette ancienne vie. N'est-ce pas ? »
« Je dois dire que tu m'impressionne Steve. Mais tu as raison. »
« Qui est-ce ? »
« Le capitaine Mills. Regina... »
« La femme qu'on voit dans les médias concernant ce tueur ? » Demanda-t-il très étonné.
« Exactement... Steve. Je veux que tu sache que cela n'empêche pas l'amour que j'ai pour toi. Je suis bloqué entre mon passée et mon présent. »
« Et bien... Je vais quitter cet appartement. »
« Non Steve. Je veux que tu y reste. Je trouverais quelques choses. Ne t'en fais pas. »
Il tourna en rond dans la pièce, essayant de réfléchir. McNally resta planté là, le voyant réfléchir, elle n'osa bouger. Espérant continuer la conversation.
Puis après quelques minutes, il se planta devant sa fiancé, et posa délicatement ses mains sur ses épaules.
« Mac. La situation n'est simple pour personne, je me doute. Mais ni toi, ni moi pouvons continuer de vivre ainsi. Je t'aime, de tout mon cœur. C'est sincère et tu le sais. Mais je préfère qu'on fasse une pause. Ce qui te permettra de faire un choix, de reprendre tes marques, de prendre du recul pour savoir ce dont tu as besoin. »
« Je te remercie Steve, de me comprendre si bien. Même quand je ne le mérite pas. » Elle se mit à pleurer.
Steve enroula ses bras autour d'elle, et posa sur son front un baiser qu'il voulait rassurant.
« Tu sais ou me trouver si tu as besoin. Je ne bouge pas. »
De l'autre côté de la ville, Regina était toujours dans sa voiture, son fils installé à l'arrière.
«C'est chouette que tu sois venu me chercher je suis super content ! Et tu as pu rencontrer Amalia !"
«Oui la fameuse petite Amalia. C'est vrai qu'elle est mignonne.»
Elle gara rapidement sa voiture sur une place de parking, proche de Central Park. Ils entamèrent une petite marche dans ce parc, où Henry adorait observer les différentes activités que pouvait pratiquer les sportives. Que ce soit la course, la marche rapide, le vélo,...
Il pouvait y voir des personnes de tout âge, et de tout horizon. Une personne âgée tenant la main à un enfant, des couples, des groupes d'adolescents.
Henry aimait observer la diversité, cela le rendait heureux. Mais cela engendrait souvent beaucoup de questions.
Des questions auxquelles sa mère prenait un réel plaisir à répondre.
Après quelques minutes de marche, il regarda sa maman.
«Ça va pas le travail, maman ?»
«Pourquoi tu me demande ça, chéri ?»
«Parce que je n'ai pas l'habitude de te voir en pleine journée. Tu as réussi ton enquête ?»
«Malheureusement pas encore, mais ça ne serait tarder. J'ai une bonne équipe qui travaille dessus.»
«Et maman ?»
«Oui mon cœur ?»
«Tu as parlé à la dame de ce matin ?»
«Qu'elle dame, chaton ?»
«Euh... Je crois que c'est McLally ?»
«Oh Mac ! McNally, oui...»
«Tu me raconte maman ?»
«Pourquoi es-tu si curieux face à cette histoire ?»
«Maman j'ai vu ce matin, que cette histoire te touchait. Tu étais triste, ça m'intéresse. Je vais rencontrer McNally ?»
«Ce ne sera pas tout de suite. Mais on en à parler aujourd'hui, oui.»
«Alors elle t'a expliqué pourquoi elle était partie ? Elle avait eu peur, comme je t'ai dit ?»
«On s'est vu ce matin, mais notre conversation s'est orientée sur autre chose.»
Il regarda sa mère un instant, puis répondit : «Oh maman regarde des canards !»
Et il partit en direction des animaux en courant. Sa mère le suivi du regard un instant.
Les changements radicales de conversation de son fils l'étonna. Pourtant dès qu'il y avait un animal dans les parages, sa mère pouvait être sûr qu'il changerait de sujet aussi tôt.
Elle n'avait aucune envie de parler de cette femme à cet instant, alors intérieurement elle l'en remercier.
Elle s'installa sur un banc où était déjà installé un vieille homme.
D'où elle était, elle pouvait y observer Henry courir et observer les différents animaux se trouvant au bord de l'étang.
Elle se perdit très rapidement dans ses pensées
«Si je résume ma vie. Je suis sortie avec un jeune homme qui prétendait m'aimer. J'ai accepté cette relation, sachant que je ne pourrais faire ma vie avec.
Une femme de mon passée que je ne pensais plus jamais revoir, m'a embrassé. Et cela à deux reprises.
Mon enquête n'est pas encore terminée.
Une autre femme m'intrigue autant, qu'elle est en mesure de m'énerver...
Est-ce vraiment la vie qu...»
Elle fut sortie de ses pensées par le vieil homme assis à ses côtés, qui posa sa main sur son épaule.
«Ce petit garçon vous appel depuis tout a l'heure, mais vous aviez l'air perdu dans vos pensées» Lui dit-il en montrant Henry de son doigt.
«Oui, c'est mon fils. Excusez-moi, je réfléchissais.»
Elle fit un coucou à son garçon, qui donnait un morceau de pain au petit poussin qui était devant lui.
«Ça ne vas pas ? Vous avez l'air contrarié» Relança l'homme.
«Vous êtes ?» Lança-t-elle
«Je m'appelle Elijah. Et vous ?»
«Regina Mills»
«Enchantée, Madame Mills.»
Elle observa le vieille homme un temps. Puis soupira, avant de reprendre.
«Je suis désolé, j'ai eu une journée difficile.»
«Cela arrive. J'en suis désolé pour vous. Avez-vous besoin de quelque chose, ou d'aide ?»
«De conseils, ou d'une nouvelle vie...»
«Vous avez du mal à faire des choix ? J'ai un ami, qui est décédé il n'y a pas longtemps malheureusement qui était toujours de bons conseils. J'avais l'impression qu'il comprenait les dilemmes des autres, leurs doutes et avait toujours le mot juste.»
«Et qu'est-ce que vous en pensez-vous, de la vie en général ?»
«Je pense qu'on a le choix entre plusieurs routes. Que l'on construit notre propre histoire. Et qu'on a le choix à chaque carrefour, aussi difficile que cela peut-être.»
«Et bien je pense être à un carrefour décisif. Et je ne sais quel chemin prendre.»
«Je vois, et vous avez peur de ne pas faire le bon choix.»
«Oui ! C'est extrêmement difficile, car je ne suis pas seule. J'ai mon fils et j'essaie de prendre les meilleures décisions pour nous. Mais je ne peux mesurer les risques avant de les avoir vécu. Et l'inconnu est terrifiant.»
«Mais demain est aussi inconnu, pourtant, nous n'avons pas le choix de nous diriger droit dessus.»
«Effectivement, vous n'avez pas tort.»
«Que dis votre cœur ?»
«Pardon ?»
«Je suis désolé. Vous risquez de penser que je suis peut-être trop curieux. Mais en réalité, je vous demande ça, car vous essayez de raisonner convenablement pour vous et votre fils. Vous faites vos choix avec votre tête. Mais qu'en est-il de votre cœur ?»
«Mon cœur n'est présent que pour pomper mon sang et me faire vivre. Le cerveau est là pour penser, diriger, et prendre des décisions.»
«Vous pensez comme une personne qui a l'habitude de commander, sans nul doute. Mais je ne suis pas d'accord avec vous.»
«Expliquez-moi.»
Elle commençait à apprécier la conversation avec ce vieillard. Il avait du répondant et elle adorait cela.
«Vous connaissez Henry Miller ?»
«L'écrivain ?»
«Oui celui-là même.»
«Je ne le connais que pour ses œuvres autobiographiques assez cru et ses scandales.»
«C'était un homme sincère et 'rentre-dedans' comme on dirait maintenant. Mais il a dit un jour -La pensée doit passer par le cœur pour être rendue active et prendre un sens-.»
«Il y a matière à réflexion effectivement.»
«Alors que dis votre cœur ?»
«Je pense qu'il dirait vouloir aimer et être aimer. Pouvoir vivre sans se soucier, pouvoir aimer sans peur, pouvoir espérer sans fin.»
Pendant cette conversation, Regina se sentait écouter.
Se sentait-elle plus à l'aise avec un inconnu ?
Elle ne s'était pas permise à la conversation avec un inconnu depuis maintenant des années.
Cela remontait à sa première séance avec un psychiatre de la police, après avoir était agressée lors d'une enquête houleuse.
Cette fois-ci, ce n'était pas surjoué, c'était naturel, sans obligation.
Elle se laissait porter par les dires du vieil homme.
«Vous disiez tout à l'heure avoir peur de l'inconnu. Mais votre vie n'a pas été toute rose, malgré les doutes et les peurs. Alors peut-être que l'inconnu est bien meilleur, c'est peut-être ça l'unique solution. Avoir le courage d'avancer vers quelque chose de mieux, quelque chose d'inconnu, même si cela fait peur au début. Puis dites-vous que vous ne serez pas seule.»
Le petit Henry, choisi ce moment pour revenir en courant vers sa maman tenant dans ses bras un canard.
«Maman il est blesser, vite fait quelque chose. Son aile n'est pas bien !»
Elle se leva, avant de s'agenouillait devant son petit garçon pour regardait ce qui n'allait pas.
«Nous allons trouver quelques qui travail pour le parc, d'accord chéri ?»
«Oui maman, vite !»
Elle se retourna vers Elijah.
«Merci pour cette conversation, et le temps que vous m'avez accordé.»
«C'est normal Madame. Faites les bons choix et n'hésitait pas à revenir si vous avez envie de parler. Je suis sur ce banc presque tous les jours.»
Henry pris les devants et tira sa maman sur le chemin. Ils marchèrent d'un pas rapide, jusqu'à ce qu'ils trouvent un homme en combinaison verte.
«Monsieur, le canard il a mal je crois !»
Stanley, le jardinier s'abaissa à la hauteur de son interlocuteur avant de jeter un coup d'œil à la femme qui accompagnait ce jeune garçon et de lui sourire.
«Je t'écoute mon garçon.»
Et il tendit les mains pour récupérer le petit spécimen qu'avait Henry entre ses bras.
«Tenez ! Je jouais au bord du lac et j'ai vu qu'il n'arrivait plus trop à bouger près d'un buisson là-bas.» Expliqua-t-il en essayant de montrer du doigt l'endroit d'où il venait.
«Nous avons un vétérinaire ici, je vais l'appeler. Merci de me l'avoir dit, petit.»
Regina fit un pas en avant et déposa ses mains sur les épaules de son fils.
«Nous allons vous laisser. Merci de votre aide.»
«C'est normal.»
Et ils continuèrent leur balade dans ce magnifique lieu, central Park. Grand d'une superficie de 3,41km2 et qui attirait 37,5 millions de visiteurs par an.
