Bonjour :)
J'espère que vous allez bien !
J'essaie de vous publiez un chapitre par jour. (Il y en a 27, qui sont terminés)
Dites-moi ce que vous en pensez,
Bonne lecture !
Merci
McNally était retournée à son travail. Elle éviter toute interaction avec ses collègues.
Elle avait perdu sa bonne humeur et se sentait bloquer et prise au piège par ses propres choix.
Le matin elle s'était senti heureuse d'avoir vu Regina, de l'avoir embrassé et d'avoir pu discuter.
Elle pensa alors à ce pauvre Steve qui était mis de côté depuis son retour à New York. Elle se sentait comme une jeune fille en mal d'amour. Prête à briser les autres, sans vraiment s'en rendre compte, par manque d'expérience.
Mais elle se sentait chanceuse d'avoir un fiancé, si compréhensif. Elle savait, elle se devait de prendre sa vie en main. De faire des choix réfléchis. Et tout cela pour le long terme.
Mais elle n'était pas la seule à penser au capitaine de la criminelle de New York. Emma Swan, le faisait aussi.
Elle était si enivrer de plusieurs émotions, qu'elle ne savait que penser, que faire ou quoi exprimer.
Elle tournait en rond dans son bureau, ce remémorant ses dernières 24 heures.
Ruby lui ayant apporté un autre chemin de réflexion, quelques heures plus tôt. Elle comprit que si Regina Mills et elle-même, aimaient particulièrement les joutes verbales. Chaque situation n'était pas propice à cela.
Elle non plus n'aurait pas été à l'aise si on lui avait demandé de se déshabiller.
Emma Swan se questionnait sur sa pratique. Elle n'avait jamais abordé les questions de pudeur, ou fait d'analyse psychologique sur ce qu'était la nudité. Et le rapport que chaque être humain pouvait avoir vis-à-vis de son propre corps.
Elle prenait conscience de son manque professionnalisme, et ceci lui était douloureux.
La culpabilité était bien présente.
Une soirée avec Ruby lui ferait le plus grand bien, car elle savait que rester dans sa chambre d'hôtel à réfléchir sans regard extérieur, la rendrait de mauvaise humeur. D'autant plus que ça n'apporterait aucune solution.
Quant à David Nolan, lui aussi se faisait très discret quant à sa vie privé. Cela faisait maintenant des années que sa vie n'avait pas changé. Une routine c'était créer en dehors du poste de police, avec le peu de temps qu'il se consacrer. Et ses plaisirs se résumer à 3 activités. Passer du temps avec son fils, avec les Mills et la pêche.
Il aimait son travail, tout le monde le savait. Ce n'était un secret pour personne. Tel Regina Mills, il avait beaucoup donnée au sein de cette unité tout au long de sa carrière. Peut-être un peu trop, il avait fini par perdre sa femme et ses amis.
Il avait compris depuis des années, que vouloir le bonheur seul était une folie.
Le mariage, et l'amour étaient un plus à sa vie. Mais il n'avait jamais eu besoin de ça pour se sentir vivant.
Depuis son divorce, il avait cessé toute quête de l'amour.
L'amour n'était pas pour lui une fin en soit, ce n'était pas son objectif. Il était persuadé que l'échec de sa vie, était le fait de ne pas s'être découvert plus tôt.
Qui sommes-nous ? Qu'est-ce qui nous anime en tant qu'être humain ? Que voulons-nous laisser derrière nous ?
Etaient les trois questions qu'il s'était posé quelques années auparavant.
Nolan n'était pas encore sûr d'avoir les réponses à ses questions. Mais ce qui le faisait se sentir lui-même quotidiennement, c'était d'apporter un morceau de lui à chaque enquête, de savoir qu'il faisait partie de la grande famille de la police de New-York. Et que mettre des tueurs derrière les verrous, renforcer la qualité de vie des habitants de sa ville.
Une chose aussi pouvait arriver, mais n'était pas monnaie courante, c'était les remerciements des proches après une enquêtes.
En fin d'après-midi, pendant sa pause-café, il pensa qu'un petit après-midi de repos sur son lac préféré pour pêcher, serait un moment paisible à apprécier.
Sachant que l'enquête n'était pas encore terminée, il ne se serait jamais permit de s'absenter. Mais il remettait l'idée à plus tard. Etant de garde ce week-end permettant ainsi à son capitaine de se décharger de quelques responsabilités.
La fin d'après-midi touchait à sa fin et la famille Mills sortait du cinéma, très heureux du film qu'ils avaient vu. Un dessin animé émouvant, qui les avaient touchés tous les deux.
Le long métrage abordé le thème de l'handicap et de l'adoption, ce qui ne pouvait que toucher le capitaine Regina Mills.
Un couple, après avoir adopté des animaux aveugles et paralysés, pour leur offrir une belle fin de vie. Avait fait le choix d'adopter une petite fille atteinte du syndrome de Down.
«Alors Chéri ? Qu'en as-tu pensé ?»
«J'ai beaucoup pleuré. Mais c'était vraiment génial et très beau !»
«C'est vrai.» Répondit sa mère.
«Et toi aussi tu as pleuré maman ?»
«Non, juste un peu ému à la fin, quand l'adoption devient définitive et que la petite s'ouvre à sa famille.»
«Alors pourquoi ton maquillage à couler un peu ?»
«Oh euh... Je suppose que j'ai été un peu plus ému que prévu.» Dit-elle en rigolant.
Le petit Henry, se stoppa et se mit devant sa mère.
«Que ce passe-t-il Henry ?»
«Maman, quand tu m'as adopté c'était comment ?»
«Comment ça ?»
«Je veux dire... Tu étais heureuse aussi ? Tu avais peur ? Tu as regretté ? Tu as pleuré ?»
Regina et Henry avaient beau avoir aborder le sujet de l'adoption, ils n'avaient que très peu discuter des sentiments ou des émotions de la brune.
À l'entente des mots de son garçon elle reçut une vague de souvenirs, suivis d'un torrent d'émotion.
Elle s'accroupit devant Henry.
«Mon cœur. Tu ne peux même pas imaginer ce que j'ai ressenti quand tu es entrée dans ma vie !»
«Tu peux me raconter un peu comment ça t'a fait dans le cœur ?»
«C'est à ce moment-là que j'ai compris que j'avais un cœur, et que je savais à quoi il allait me servir ! À t'aimer de tout mon être !»
«Moi aussi je t'aime fort, et je suis content que ce soit toi qui m'as trouvé.»
«Et moi je suis la femme la plus heureuse, d'avoir un si beau garçon comme toi ! Tu sais tu es arrivée à un moment donner de ma vie ou je n'étais pas celle que je suis actuellement. J'étais seule et souvent très triste. Je voulais des enfants, mais je ne trouvais personne pour en avoir. On m'abandonner beaucoup et je commençais à prendre conscience que je n'aurais pas la chance d'être mère. Et là tu as pointer le bout de ton nez. Tu étais si sage, si attendrissant, si aimant. Tant de chose pour un si petit bébé.»
«On a beaucoup d'amour tous les deux alors, comme dans le film !»
«Encore plus.»
Pendant les quelques mètres qui les séparaient de la voiture. Le capitaine désactiva le mode avion, qu'elle avait mis en entrant dans le cinéma.
Elle reçut plusieurs messages, elle cliqua donc sur l'onglet de ses textos.
Le premier venait de David, qui avait pris le temps de la tenir au courant des actions faite cet après-midi durant son absence.
Elle était ravie que Nolan est pu devenir son sergent. Elle avait confiance en cet homme et à son instinct. Elle était convaincue qu'il n'y aurait pas meilleur sergent dans cette unité que lui. Et cela pour des années.
Elle le remercia, et lui répondit.
Le deuxième message qu'elle reçue venait de McNally, la prévenant qu'elle quittait le travail pour la rejoindre au poste de police pour la récupérer.
Regina écarquilla les yeux. Le temps passer avec son fils, et le bien être qu'elle avait ressenti durant cet après-midi, lui en avait fait oublier son rendez-vous avec la substitut du procureur.
«Et merde !» Dit-elle tout bas, les yeux rivé sur son téléphone.
«Qu'est-ce qui se passe Maman ?»
«Oh Excuse-moi Henry. J'ai oublié de prévenir quelqu'un de mon absence.»
«Qui ?»
«McNally aurait dû passer me chercher au travail. Mais j'ai oublié de lui dire que j'étais partie du poste.»
«Oh c'est génial ça !»
«Pas vraiment ...»
«Pourquoi ?»
«Elle aurait voulu qu'on dîne ensemble. Enfin je suppose.»
«Et tu veux que j'aille chez Lucy ce soir pour que tu puisses aller la rejoindre ?»
«Absolument pas ! Je ne veux pas que mon petit garçon s'éloigne de moi aujourd'hui. Je veux profiter de toi.» Dit-elle en lui tendant les bras, dans l'espoir d'un câlin.
«Mais McNally ? Moi je veux la voir, je t'avais dit maman.»
«Je sais chérie. Mais nous allons décaler cela, tu es d'accord ?»
«Mais maman, c'est peut-être le moment de vous parler. Tu as dit qu'il fallait parler et arranger les problèmes.»
«Je ne pense pas avoir dit ça.» Dit-elle d'un regard interrogateur à son fils, qui avait pris place dans ses bras.
«Peut-être pas aujourd'hui, mais tu me l'as dit quand je me disputer avec mes copains. Et si elle m'a connu quand j'étais bébé, j'aimerais la rencontrer maintenant que je suis grand.»
«Certes. Nous verrons»
Elle tapa quelques mots sur son smartphone :
«Je ne suis plus au travail. J'ai oublié de te prévenir je m'en excuse.»
Elle reçut une réponse presque immédiatement de la part de la substitut McNally.
Le message était simple.
«Et donc?»
Elle l'ignora et regarda un autre message qui arriva au même moment. Un message texte provenant de Emma Swan, le médecin légiste de Philadelphie.
Elle leva par automatisme ses yeux vers le ciel. Elle avait encore au travers de la gorge ce sentiment de mise à nu. Elle aurait voulu disparaitre devant elle, et ne jamais avoir eu à vivre ce moment.
Elle fut coupée, dans ses pensées par un appel de McNally.
«Mac ?» Commença le capitaine.
À ce prénom, Henry leva directement la tête pour essayer d'écouter le conversation. Il arrivait à entendre quelques brides de la conversation, étant proche de sa maman.
«Où es-tu? Où dois-je venir te chercher?» Entama la substitut.
«Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.»
«Sérieusement?»
«Ecoute, j'ai dû partir en catastrophe ce midi. Je ne suis plus au travail depuis. Je suis avec Henry, et enfin... Tu comprends»
«Nous devions nous voir ! Gina, je t'en prie. J'ai besoin que l'on se voit. Je viens de rompre avec Steve.»
Quand Regina prit conscience de la situation et avec qui elle était. Elle demanda à McNally de patienter une petite minute, avant de demander à Henry de monter dans la voiture et de l'attendre à l'arrière bien sagement.
Elle s'éloigna de quelques pas et puis remit le téléphone à l'oreille.
«Excuse-moi. Tu te moques de moi j'espère ? Je pensais que comme tu m'avais embrassé, tu avais rompu avec Steve. Je ne te pensais pas si malhonnête.»
«Sans te mentir, je l'avais complètement oublié. Et du moment où nous nous sommes vus aujourd'hui, j'ai compris que je devais faire les choses bien et, ... Nous avons discuté aujourd'hui.»
«Je vois, je suis une fois de plus un second choix. Tu ne t'es pas mouillé pour moi. Attendre de m'embrasser pour ensuite rompre avec lui...» Dit-elle sur un ton triste, les yeux rivés sur la voiture, surveillant son fils.
«Non, tu te trompes complètement ! Gina nous devons nous voir pour parler. J'ai besoin de mettre les choses au clair.»
«Vraiment ? Le sexe n'est donc pas ta motivation ?»
« Je veux discuter. Te retrouver.»
Henry qui était toujours dans la voiture, ne put s'empêcher de baisser la vitre pour continuer d'écouter la conversation. Il pouvait voir sur le visage de sa mère de la tristesse, mais ne dit rien et resta sage sur son siège, attendant son retour. Qui ne prit pas longtemps à le rejoindre.
Toujours au téléphone, elle mit les clés sur le contact et démarra la voiture, après avoir vérifié que son fils était bien attaché.
«Bon Gina, j'ai envie de passer. Peut-être quand Henry dormira.»
«Je t'envoie un message quand cela est possible. Et si j'en ai envie.»
«Bien. Je t'embrasse.»
Sur ses derniers mots, le capitaine de la criminelle, ne répondit rien et raccrocha, avant de jeter son téléphone sur le siège passager à l'avant.
«Maman ?»
«Oui chéri ? Si tu es curieux de ma conversation, je n'ai pas forcément envie d'en parler.»
«Mais maman, tu sais que j'ai envie de savoir !»
«Je n'en doute pas ! Que veux-tu me poser comme question ?»
«Maman c'est quoi ? Quexe ?»
Regina resta ébahi le temps d'une fraction de seconde. Elle prenait conscience que son fils n'était pas resté si sage à l'arrière du véhicule.
«Oh euh chéri, tu veux dire sexe ?»
«Oui !»
«Et bien c'est ce que font deux personnes quand elles sont amoureuses.»
«Comme les bisous ?»
«Oui par exemple.»
«Donc tu as fait des bisous avec McNally ? Tu es amoureuse ?»
«Si c'était le cas, tu serais dérangé par cela ?»
«Non pas du tout, l'amour c'est toujours bien ! C'est comme Emma, elle aussi elle fait des bisous à des filles.»
«Tu es mon fils, ça s'est certain !» Dit-elle avec fierté.
«Maman, alors tu es amoureuse ? Et tu fais des bisous avec Emma ?»
Elle fut troublée par la question et se stoppa sur le bas-côté de la route. Avant d'enclencher le frein à main. Et de se retourner pour être face à son fils.
«Pourquoi tu me demande ça ?»
«Les filles qui s'embrassent ensemble c'est rare, non ? Du coup peut-être que toutes les deux vous avez fait des bisous pour essayer.»
«Absolument pas, Henry. Les femmes qui sortent ensemble sont comme les autres couples. Elles s'embrassent quand elles s'aiment. Et je ne suis pas amoureuse de Emma.»
«Et de McNally ?»
«Non plus mon cœur. Mais c'est quelqu'un que j'ai porté longtemps dans mon cœur. Et c'est difficile par moment de se dire qu'il faut tourner la page. Que les gens ont changés et leurs vies aussi.»
«Mais maman ? Avant tu aimais les garçons quand tu étais avec Graham ?»
«C'est assez compliquer à expliquer, Henry. Nous ne sommes pas obligées d'aimer qu'un seul genre de personne. Il y a des femmes qui n'aiment que les femmes, comme Emma. D'autres vont aimer toutes leurs vies que des hommes, et parfois, il y a des personnes qui aiment les deux. L'amour n'a pas de barrière, ni de limites. Parfois, une personne peut être attiré que par les blondes, et un jour il changera et préférera les brunes. Il n'y a pas de règles en amour, tu comprends mon cœur ?»
«Oui je comprends bien, maman. Et tu as embrassé d'autre gens comme Emma ?»
«Henry, je pense que tu as assez posé de question pour le moment. Tu te reposes un peu sur le chemin du retour, d'accord ?»
Elle se remit au volant et démarra la voiture, jusqu'au domicile. Une fois arrivée, elle réveilla Henry, qui ne tarda pas à courir dans sa chambre. Regina prit le temps de prendre une douche avant de s'installer dans son salon, un verre de vin à la main.
Au bureau, la journée se finissait aussi pour les inspecteurs de la criminelle.
John venait de quitter le bureau, et avait prévu d'inviter sa compagne au restaurant. Sachant très bien qu'il devrait venir travailler le week-end, il voulait commencer dès ce jour à se faire pardonner. Mais sa femme avait accepté depuis bien longtemps son rythme de vie et son travail.
Graham étant déjà parti, ainsi que les deux inspecteurs de Philadelphie. Ruby demanda à David, s'il aimerait l'accompagner boire un verre avec Emma. Il déclina, après l'avoir remercié.
Elle salua son équipier et parti en direction du petit bar auquel elle avait l'habitude de rejoindre son amie. Qui l'attendait déjà depuis un petit moment, des questions plein la tête et une inquiétude se lisant sur son visage.
«Oh toi, ça ne va pas !» Remarqua instantanément Ruby après avoir rejoint le médecin légiste.
«Toujours ! Je lui ai envoyé un message ! Et elle ne m'a pas répondu !»
«Calme toi ma belle !»
Nolan une fois arriver chez lui s'installa dans son fauteuil, près à dégainer sa télécommande pour allumer la télévision. Quand il reçut un coup de téléphone sur sa ligne fixe.
«Allô oui ?» Demanda-t-il curieux.
«Papa ?»
«Fiston ! Alors Paris ? Comment s'était ?»
«J'ai adoré ce stage !»
«Tu vas en avoir des choses à raconter à ton vieux père»
«Et toi papa, comment tu vas ? Tu ne t'ennuie pas trop sans moi ?»
«Ecoute... Je fais avec. Toujours pris dans mon travail, donc le temps passe.»
«Je vois. Et comment va Regina ?»
«Ce n'est pas la joie monumentale, mais ça va.»
«D'accord. Je suis arrivée chez maman hier soir. Tu veux que je passe te voir ce week-end ?»
«Avec joie Terence !»
«D'accord Pa'. Je viendrais demain.»
Puis il raccrocha le sourire au lèvre.
Il n'avait qu'une hâte, voir son fils. Terence était un brave garçon, ses parents avaient divorcés alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Mais il s'était toujours bien entendu avec son père, et avaient toujours était là, l'un pour l'autre.
Terence venait de partir quatre mois à l'étranger, plus particulièrement en France. Son stage visait à améliorer son français, car un de ses grand rêve était de devenir professeur de français à l'université. Son deuxième choix, aurait été d'être entraineur de softball. Ses parents s'étaient donc bien entendu sur le fait de lui payer un voyage d'intégration à Paris.
Nolan envoya un petit message à Regina, dans le but de la tenir au courant et pour partager son petit bonheur de la soirée.
Le capitaine avait toujours été proche de cette famille. Elle avait pu voir grandir Terence, et était devenu avec le temps une tata pour ce jeune garçon, qui l'appréciait énormément.
«Je viens pour t'informer d'une bonne nouvelle. Terence est revenu, il vient demain me rendre visite.»
Emma et Ruby qui étaient enfin attabler, ne s'entendait pas au sujet du capitaine.
«Mais je te dis que c'est une très mauvaise idée !» Lui lança Ruby.
«Et pourquoi donc ? Tu dis ça pour que je passe la soirée avec toi ?»
«Absolument pas ! Si tu veux aller chez elle, vas-y, je ne te retiens pas ! Mais compte sur moi, pour te dire que je t'avais prévenu, si cela se passe mal.»
«D'accord !»
«Elle te monte vraiment à la tête ! Tu es a combien de verre ?»
«Ça ne te regarde pas. Puis voilà, je suis décidé, j'y vais.»
«Quelle catastrophe...»
Emma se leva, et s'en se retourner quitta le bar. Laissant derrière elle une Ruby très agacée et tout autant stresser de la situation.
La jeune inspectrice se dirigea au comptoir pour régler l'addition.
«Je viens payer mon verre, et celui de mon amie qui vient de partir»
«Ok, ma belle. Ça fera 112 dollars.»
«Pardon ? Pour deux verres ?»
«Non, ta copine s'est enfilée une bouteille complète et un verre de scotch, mon meilleur whisky en plus.»
«Dites-moi que c'est une blague !»
«Absolument pas.»
En sortant du pub, elle ne savait que faire. Courir après son amie dans le but de l'empêcher de faire une bêtise, d'autant plus qu'après tout l'alcool ingurgiter elle comprenait le comportement étrange de son amie. Ou rentrer chez elle et l'a laisser faire ses propres choix, car de toute évidence elle n'allait pas changer d'idée de sitôt.
Regina, était toujours sur son canapé. Elle n'avait pas véritablement bougé, pourtant elle savait que l'heure du dîner avait déjà sonné. Mais la journée avait été rude, et elle se permettait une pause.
Elle venait de finir son verre de vin, tout en répondant au dernier message de Nolan.
«C'est une super nouvelle ! J'espère pouvoir le croiser aussi demain. Bonne soirée Nolan.»
Toujours en peignoir, elle se dirigea vers la cuisine et se mit à allumer le four, pour démarrer la préparation du dîner, jusqu'à qu'une sonnerie retentisse à l'entrer. N'attendant personne elle fut surprise.
La belle brune déroula les cheveux de sa serviette, les laissant gouter sur ses épaules. Elle se dirigea ensuite vers la porte et puis l'ouvrit.
«Miss Swan !? Mais que faites-vous ici ?» Dit-elle surprise, mettant les mains sur sa taille.
«Oh euh... en fait... je crois que... Je ne sais pas»
«Vous empestez l'alcool !»
«Regina, je...» Elle n'eut pas le temps de s'expliquer qu'une voix retentit au niveau du portail.
«Emma, Emma !» Ruby arrivait en courant, le souffle coupé.
Regina écarquilla les yeux, comme elle ne l'avait encore jamais fait auparavant.
Emma se trouvait à la porte de chez elle, dans un état lamentable, alcooliser. Elle semblait triste, son regard demandait de l'aide. Tandis que Ruby se trouvait elle aussi à quelques mètres de sa porte.
Le capitaine ne pensait pas cette scène réaliste.
Elle qui n'aimait pas les visites impromptues, elle était servie pour la journée.
Elle n'aimait pas ce qui était en train de se dérouler devant chez elle, d'autant plus à cette heure-ci.
La situation actuel bousculer toutes ses règles.
«Capitaine, Excusez-moi. Je...» Ruby resta muette quelques instants. Ne sachant quoi répondre.
Regina ne remarqua pas le regard de Ruby sur elle. Beaucoup trop énervé pour cela. Elle mit ses mains sur les pans de son peignoir, comme pour se donner un peu plus de prestance, malgré sa tenue qui n'était définitivement pas adapté à la situation.
«Quelqu'un serait-il en mesure de finir une seule et unique phrase ! Et m'expliquer ce qu'il se passe ici !» Dit-elle en élevant la voix.
«Emma est visiblement dans un sale état. Je suis venu la chercher pour la ramener chez elle.» Reprit rapidement Ruby.
«Je vous en prie. Faite.» répondit Regina très agacée.
Emma qui s'était faite silencieuse pendant quelques minutes, n'aimait pas le ton qu'avait pris le capitaine. Elle fit un pas vers elle, avant de lui cracher :
«Sérieusement ! Je vous aide dès que vous en avez besoin, et quand s'est moi qui suit plus bas que terre, il n'y a plus personne ! Vous êtes une harpie !»
«Sortez de mon jardin et allez-vous-en ! Je ne veux plus vous voir !»
Ruby essaya de tirer le bras d'Emma pour l'éloigner de la demeure des Mills, mais elle ne se laissait pas faire, malgré son état.
Emma n'était définitivement pas dans son état normal. Elle ne s'était jamais réfugiée dans l'alcool ainsi. Ce liquide la trainant jusqu'ici, lui faisant dire des mots qu'elle regretterait dès le lendemain.
Elle n'arrivait pas à réfléchir, à savoir ce qu'elle était venue chercher. Mais maintenant qu'elle était là, elle n'empêcher pas les mots de sortir.
«Pourquoi n'avez-vous pas répondu à mon maudit message !?» Cria Emma.
«Quel message ?» Un silence s'installa, ou l'on pouvait clairement voir le capitaine réfléchir.
«Oh oui, vous m'avez envoyé un message. J'ai oublié de l'ouvrir, effectivement.» Se souvint d'un coup Regina.
«C'est sûr que pour vous je ne suis pas une priorité !» Rétorqua Emma enragé.
«C'est exact.»
«Capitaine, ce n'est peut-être pas le bon moment.» Se permit de rétorquer Ruby, espérant que le capitaine Mills pourrait calmer le jeu. Mais il en était tout autre.
«De quoi ? Je vous rappelle que c'est elle qui est venu frapper à ma porte, à une heure ci tardive.»
Alerter par les cris, Henry arriva à grandes enjamber sur le perron, où il se glissa près de sa mère avant de se coller à l'une de ses jambes pour découvrir qui était à la porte.
«Emma !» Il se jeta à ses bras.
«Hey mon petit Henry, comment tu vas ?»
Regina très rapidement récupéra son fils en le maintenant contre elle. Et le fit rentrer dans la maison.
«Mais maman !»
«Fil dans ta chambre sans poser de question, veux-tu ? J'arrive dans 5 minutes.» Il disparut très rapidement, il sentait sa mère inquiète et décida de ne pas l'embêter davantage.
Ruby essaya à plusieurs reprises d'entrainer Emma qui ne voulait pas la suivre. Perdant patience, elle lui lança.
«Et bien fait comme tu veux.» Elle partit laissant son amie derrière elle.
«Je devrais installer un digicode à ce portail. On entre ici comme dans un moulin.» Pensa le capitaine, se retrouvant seule face à Emma Swan.
«Vous devriez suivre Ruby !»
«Je n'en ai pas envie.»
«J'avais cru comprendre oui. Puis-je savoir la raison de votre visite et de votre alcoolémie qui bat la hauteur de la Willis Tower ?»
«Vous !»
«Je ne me souviens pas vous avoir servi un verre !»
«Sérieusement ? C'est maintenant que vous décidez d'être sarcastique ?»
«Que voulez-vous ?»
«Parlez.»
«De quoi ? Je ne souhaite qu'une chose. Profitez de mon fils, je dois lui préparer son dîner.»
«Répondez à mon message au moins.»
«Je le ferais. Bonsoir Emma.» Et elle claqua la porte derrière elle.
Elle reprit la cuisine, comme si de rien n'était et appela Henry quand tout fut prêt.
«Maman» Dit-il d'un ton très triste, suivi d'un pas lent.
«Que t'arrive-t-il ?»
Le petit garçon aussi brun que sa maman, vint se coller contre elle.
«Tu es en colère maman ?»
«Non, je n'en ai pas envie. Car j'ai passé un très bon après-midi avec mon petit garçon et que la journée n'est pas finie.»
«Oui c'est vrai que c'était vraiment génial le parc, et la glace et aussi le cinéma. Et le canard de l'étang !»
«Oui tout cela était vraiment plaisant.»
Il laissa quelques secondes s'écoulaient, avant de reprendre.
«Maman, pourquoi Emma avait l'air triste ?»
«Je ne sais pas chérie.»
«Et pourquoi tu ne l'as pas invité à manger, ça lui aurait fait du bien peut-être ?»
«Je n'en avais pas envie Henry. Elle s'est rendue malade elle-même, et je ne supporte pas ça, tu sais bien.»
«Elle a besoin d'aide, maman il faut l'aider je crois !»
«Chéri, c'est compliqué. Elle est grande, elle doit apprendre à gérer et à prendre en compte ses responsabilités.»
«Mais quand nous on a eu des problèmes, elle est venue nous aider elle»
«Je déteste quand tu as raison. Malheureusement cela est trop tard.»
Le petit Henry, se décala de sa mère avant de partir en courant et de revenir quelques instant plus tard, son téléphone à la main.
«Tu peux l'appeler !» Il lui tendit le téléphone.
«Je comprends... Et tu ne vas pas me laisser tranquille jusqu'à que je le fasse, n'est-ce pas ?»
«Oui maman»
«Magnifique...» Dit-elle tout bas. Sur un ton qui se voulait ironique.
Elle cliqua sur quelques boutons avant de mettre le téléphone à son oreille et d'attendre la sonnerie.
«...»
«Maman sa sonne dehors ! » Et il partit comme une flèche, à la porte d'entrée, là d'où provenait le son.
La belle brune se mit sur ses talons et se dirigea vers le hall, et se plaça derrière son fils qui était en train d'ouvrir la porte.
Ils furent surpris de trouver Emma, exactement au même endroit où elle l'avait laissé. C'est-à-dire sur le perron, elle s'était assisse, dos contre le mur. Elle s'était sentie très mal, des nausées lui montant, la tête lui tournant, elle s'était donc assisse, espérant un miracle.
Regina s'avança pour l'observer et elle remarqua immédiatement qu'Emma avait l'air d'avoir vomi, qu'elle était très pâle et faible.
Elle s'en voulu à la minute même, de lui avoir claquer la porte au nez. Elle comprit à ce moment les mots de son petit garçon «il faut l'aider». De toute évidence elle avait besoin de secours, et Regina se demander ce qui avait poussé cette jeune femme à boire à ce point-là.
Elle fit rentrer Henry.
«Chéri, va chercher dans la salle de bain une serviette et aussi un verre d'eau.»
Regina s'approcha de Emma et se pencha pour tenir son visage et remarqua qu'elle avait à moitié les yeux fermés.
«Miss Swan ?» Elle secoua son épaule «Vous m'entendez ?»
Aucune réponse ne sortait de la bouche de Emma qui s'était endormi vulgairement sur le perron de la maison. Mais n'ayant aucune réponse verbale, ni physique de la jeune femme, Regina s'inquiéta et se metta à genou à ses côtés.
«Emma, répondez-moi ! Vous me faites peur !» En la secouant de toutes ses forces.
«Mmmmh... Argh... Oui»
«Ouf, qu'elle idiote vous êtes ! On va rentrer, il fait meilleur à l'intérieur.»
Sans attendre de réponse provenant de la femme installé sur son perron, Regina se releva en entrainant avec elle Emma, qui s'agrippait du mieux qu'elle le pu à son épaule.
Elle l'emmena dans le salon ou elle l'installa sur un petit canapé, ou était posé une magnifique couverture broder couleur crème. Henry revint au même moment, avec ce que lui avait demander sa mère.
«Qu'est-ce qu'elle a maman ?»
«Elle est malade, mais ça ira mieux demain mon cœur. Ne t'inquiète pas.»
«Tiens, viens avec moi.» Elle se dirigea dans la salle d'à côté suivi de son petit garçon.
«C'est encore chaud, je veux que tu manges d'accord ?»
«Mais maman, tu as besoin de moi !»
«Tu en as déjà beaucoup fait. Il faut aussi que je prenne soin de toi tu sais, alors mange s'il te plaît.»
«Oui maman.» Elle servi à manger dans l'assiette de son fils et lui souhaita un bon repas, avant de rejoindre Emma qui n'avait pas bouger d'un centimètre.
«Bien, que vais-je faire de vous ? Vous ne me facilitez guère la vie en ce moment !»
Elle prit la serviette et essuya rapidement le visage sali de la jeune femme.
«Emma ? Vous m'entendez ?»
«Orgh... Vion» Essaya-t-elle.
«D'accord, et bien ce n'est pas gagner. Comment quelqu'un d'aussi intelligent que vous, peux se mettre dans cet état... Vous avez séché quelques cours important à la fac quant au taux d'alcoolémie, le foie et tout ce qui s'en suit ?»
«Mmmmh... Argh ! Drôle ! Mmh»
«Ce n'était pas le but de la manœuvre. Et si vous ne reconnaissez pas mon ton sarcastique, je pense que nous avons touché le fond là.» Dit-elle sur un ton qui se voulait rassurant.
Elle tira une chaise pour s'installer près d'Emma, ne sachant que faire.
«Que dois-je faire ? Vous ramenez à votre hôtel ? Peut-être pas vu votre état. Je ne serais pas tranquille de vous laisser seule, ni de prévenir vos collègues de cette regrettable erreur. Nous en faisons tous malheureusement. Cela ne sert à rien de prévenir le monde entier.»
«Orghch... Inquiète»
«Inquiète ? Sans doute un peu, sans doute mon côté maternel.»
«Mmmmh Oh...Ah»
«Et puis vous empester tout mon salon Miss Swan.»
Elle toussa «Appel ... Emma»
«Et bien Miss Swan, une douche sera de rigueur si vous souhaiter vous reposer ici !»
Emma se redressa dans une maladresse qui fit mal au cœur à Regina, et fut prise d'une quinte de toux qu'elle n'arrivait pas à calmer.
«Un verre d'e...» Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'Emma vomi sur le côté droit du canapé, salissant ainsi le magnifique parquet lustrer du capitaine.
«Qu'ai-je fait ?» Dit-elle levant les yeux au ciel. Mais n'attendant aucune réponse.
Elle releva Emma du fauteuil, du mieux qu'elle pouvait et l'emmena directement à la salle de bain de la chambre d'ami, où se trouvait une salle de bain spacieuse, avec en son centre une baignoire.
Elle posa la jeune femme sur le bord du lit et se dirigea vers la salle de bain pour y faire couler un bain chaud, et y déposa quelques sels de bains pour apporter une touche florale.
Elle retourna près de la jeune femme et se stoppa devant elle, quand elle remarqua qu'elle s'endormait, une fois de plus.
«Je crois que nous avons un problème là. Il est impératif pour vous de prendre une douche et de dormir. Mais vous me mettez une fois de plus au pied du mur. Levez-vous et allez-vous laver ! Je vous en prie, faite un effort !»
«Mmmh... Tigue»
«Pardon ?»
«Fatigue»
«Je ne veux pas vous vexer, mais mon fils m'attend à côté. Et lui est ma priorité. Je n'ai pas le temps, ni l'envie pour toutes ses enfantillages. Faite un effort, je vous en prie.»
Elle essaya tant bien que mal de se redresser, toujours aider de Regina qui la dirigeait vers la salle de bain.
«Je vous laisse. J'ai déposé deux serviettes près du lavabo, et je vous apporterai quand vous aurais fini de quoi vous changer.»
La belle brune retourna dans la cuisine pour vérifier que Henry n'avait besoin de rien.
«As-tu bien manger ?»
«Toujours maman, quand tu fais des pâtes au saumon !»
«Un fruit pour le dessert ?»
«Une pomme et des mirabelles ?»
«Je te donne ça, reste à table chéri.»
Elle lui apporta ses fruits et alla dans le salon constater les dégâts qu'avait pu commettre Emma au niveau de son parquet.
«Quelle horreur...» Dit-elle sur un ton plus que désespérer, tout fixant son parquet.
Elle se mit au ménage à cette heure tardive, et après un quart d'heure, elle se nota d'appeler le parqueteur pour venir lisser et nettoyer en profondeur son sol.
Elle retourna dans la salle à manger et vit que la table avait été débarrasser.
«Henry ?»
«Oui maman ?»
La voix provenait de la cuisine, elle se dirigea vers son fils.
«Tu as débarrasser ?»
«Oui je voulais t'aider, mais je n'arrive pas à ouvrir la machine de la vaisselle.»
«Le lave-vaisselle chéri. Je vais te montrer.»
Elle lui montra comment ouvrir la machine, et à eux deux, ils s'occupèrent de nettoyer la cuisine et la salle à manger.
«Chéri merci. Tu peux aller un peu dans ta chambre et aussi t'occuper de ta douche avant d'aller dormir.»
«Oui maman.» Et puis disparu au coin du couloir.
