Saluuut !
Oh, mais serait-il Mardi? Mais oui mais oui. Bon, cette semaine, un peu moins d'action proprement dite mais une petite discussion qui allait bien tomber sur le coin du bec de notre chère Hermione à un moment où à un autre... Et comme ça, c'est fait. Et puis un départ pour... une surprise. Mais je vous laisse découvrir tout ça ;) bonne lectuuure !
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Disclaimer : Bon, j'ai envie de dire, après 11 chapitres (et probablement les centaines d'autres que vous avez lus sur d'autres fics), vous connaissez la chanson... Mais ça me fait plaisir quand même, alors évidemment, ni ces charmants personnages ni leur univers ne m'appartiennent. Tout est à notre auteur adorée.
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Réponses aux reviews anonymes :
Jul : Mmh, je n'ai pas pensé à regarder tiens... Peut-être que tu pourrais trouver un Charlie d'occasion sur E-bay xD en tous cas Liz revient bientôt, pas dans ce chapitre-ci mais dans le prochain. Elle a du potin à rattraper... Peut-être même qu'elle a du potin à divulguer... Mais je n'en dirai pas plus :p merciiii pour ta review !
Fan : Hiii je suis ravie que le rythme que souhaite garder Charlie te plaise, mais de toutes façons il va vite craquer. Le but c'est simplement, comme tu l'as dit, qu'ils se découvrent et qu'ils profitent de la découverte :p. Bon, en tous cas, essaie de ne pas trop épuiser Wiremu, j'en aurais besoin prochainement x) et merci beaucoup pour ta review !
Petite-plume : Owi du chocolaaaaaaaaaaaat rhââââââââ *se roule dans les tablettes avant de les engloutir* hein? Non non, c'était pas moi... En tous cas, oui ça évolue enfin entre eux, ils ont mis de côté tout ce qui pouvait les freiner pour le moment. Enfin presque. Un autre "souci" va se résoudre dans ce chapitre-ci... Mais ce qui est sûr c'est que l'évolution continue et sera plus rapide maintenant :p
Pour l'OS, pas de soucis, que ton idée soit centrée ou pas sur un couple n'a pas d'importance. Je veux simplement marquer le coup parce que c'est assez énorme pour moi ce nombre de reviews, je n'en reviens toujours pas et c'est l'occasion qui fait le larron x) en tous cas, merciiii beaucoup pour ta review, pour la régularité aussi, pour tous tes compliments... Merci, merci, merci.
kioptea : Oooooh oui, beaucoup de passion x) Liz reviendra dans le chapitre suivant, elle aura beaucoup de choses à entendre ! Et ne t'inquiète pas, j'ai bien prévu de continuer cette histoire aussi longtemps qu'elle ne sera pas terminée. Merci beaucoup pour ta review, j'espère que la suite te plaira !
Vera : Merci beaucoup, je suis contente que le rythme auquel va leur histoire te plaise :) je pense que c'est plus réaliste comme ça, ils ont quand même un passé chargé l'un comme l'autre et il me semble qu'on ne peut pas complètement passer par-dessus d'un claquement de doigts. Merciii de m'avoir laissé une review, et voici la suiiite !
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Lorsqu'Hermione s'éveilla quelques heures plus tard, la première chose qu'elle fit fût de vérifier que Charlie était bien avec elle : ses rêves avaient été si tangibles ces temps-ci qu'elle voulait être absolument sûre d'avoir vécu tout ce dont elle se rappelait. Et effectivement elle le sentit contre elle, tout contre elle, et elle ne put s'empêcher de sourire à pleines dents. Elle ne parvenait pas à être inquiète pour l'avenir, ou à propos de ce que les autres penseraient, de ce que la famille de Charlie lui reprocherait : elle se sentait bien avec lui et c'était, au fond, tout ce qui comptait.
Elle se rendit compte qu'il était lui aussi réveillé lorsqu'il reprit ses caresses sur son ventre et commença à l'embrasser langoureusement dans le cou, provoquant ainsi un cortège de délicieuses sensations. Elle tourna la tête vers lui et lui sourit, se perdant dans ses yeux encore pleins de sommeil.
« Salut beau gosse.
- Mmh.
- Pas tellement réveillé donc…
- Pas vraiment non, mais si tu restes ici je devrais pouvoir surmonter l'épreuve, lui répondit-il en ponctuant sa phrase de petits baisers le long de son épaule.
- Tu m'as dit que tu avais une surprise pour moi cet après-midi ?
- Tout à fait, mais je ne te dirai rien avant qu'on soit sur place.
- Alors debout ! »
Elle tenta de s'extirper des draps mais Charlie la rattrapa par la taille et la fit retomber à ses côtés, visiblement très fier de lui.
« Ou pas.
- S'il-te-plaît…
- Pas tout de suite. Je suis sûr qu'il est à peine dix heures. Laisse moi encore cinq minutes, le temps de profiter un peu de toi en petite tenue.
- Je peux aussi profiter de toi en petite tenue ?
- Non.
- T'es vachement rigide comme mec en fait.
- J'aurais bien fait une blague salace avec ce dernier commentaire, mais tu aurais pu voir ça comme une incitation… »
Elle finit par s'échapper de ses bras et se dirigea vers la douche : elle avait grand besoin de s'éclaircir un peu les idées au vu de la nuit et des dernières heures qu'elle venait de passer. Elle ne s'éternisa pas cependant, impatiente de savoir ce que Charlie lui avait préparé, et sortit de la salle de bain enroulée dans sa serviette pour constater que son amant s'était rendormi, une jambe à moitié dans le vide et de légers ronflements sortant de sa bouche entrouverte. Elle alla lui déposer un baiser sur le front, attendrie, puis partit s'habiller dans sa chambre et prit un peu de lecture au passage : elle ne comptait pas réveiller le Dresseur, il avait eu une nuit plutôt mouvementée et pas assez de sommeil.
Elle s'installa sur le canapé et se plongea dans les carnets et les parchemins, ayant d'assez bonnes bases en matière de dragons à présent pour comprendre la plupart des annotations qu'elles voyait. Elle en profita pour se constituer mentalement une liste de questions qu'elle poserait plus tard à Charlie, lors de l'une de leurs soirées conférence-canapé, et oublia petit à petit que le monde autour d'elle continuait à tourner.
...
Elle fut tirée de ses réflexions par des coups soudains contre la porte d'entrée de la maison, et posa ce qu'elle avait dans les mains pour aller l'ouvrir : c'est avec une immense surprise qu'elle découvrit Ginny derrière.
« Hey, la grande Archéologue ! Je suis un peu en avance, comme ça je peux vous aider à préparer la bouffe. Harry nous rejoint plus tard, il avait des trucs à régler au Ministère… Je sais qu'on ne devait rien amener, mais j'ai quand même pris des gâteaux pour l'apéro. »
Samedi. On était samedi. Et Harry et Ginny devaient venir manger. Elle avait complètement oublié ce détail. Elle resta figée, ne sachant pas comment réagir, sa panique montant de plus en plus à chaque seconde : elle ne s'était pas préparée à affronter la jeune femme aussi tôt. Elle allait forcément se rendre compte de quelque chose.
« Hermione ? Tout va bien ?
- Oui, oui… oui. Entre ! »
Ginny la suivit avec un air ouvertement suspicieux mais ne posa pas plus de questions. Hermione essaya tant bien que mal de reconnecter son fabuleux cerveau, et après quelques minutes de flottement elle se souvint enfin de ce qu'elle était sensée faire à manger : un poulet rôti. Avec une salade, et des patates rissolées. Trois valeurs sûres et pas trop compliquées à préparer, c'était parfait.
Elle s'installa devant le plan de travail sur la cuisine avec un sachet de pommes de terre et sa baguette, et commença à les faire peler toutes seules avec entrain. Elle était remontée sur son nuage et affichait un sourire joyeux sans y penser tandis que Ginny lui racontait ses derniers potins.
« Et il paraît que les jumelles Patil ont enfin trouvé chaussure à leur pied, sauf qu'il s'agit de la même chaussure, si tu vois ce que je veux… Dis Hermione, j'ai l'impression que tu es complètement ailleurs.
- Hum ? répondit l'intéressée, avec peu d'enthousiasme.
- Mouais. Regarde-moi ! »
Elle avait énoncé cette dernière phrase d'un ton très autoritaire qui rappelait fortement sa mère et Hermione ne put faire autrement que de se tourner vers elle.
« Mais quoi à la fin ? »
Ginny la contempla quelques instants, puis ses yeux s'écarquillèrent.
« Oh putain ! Tu as la même expression que quand… Quand tu étais une amoureuse transie, à vos débuts avec… HA ! C'est qui ? Tu l'as rencontré à la réserve ? Il est comment ?
- Mais… mais non !
- Haha, je ne sais pas si tu essayes de me mentir ou si tu es dans le déni, mais dans un cas comme dans l'autre c'est très intéressant. Allez, c'est quiii ? »
C'est ce moment que choisit Charlie pour émerger dans la pièce, habillé et totalement réveillé.
« Je savais bien que je t'avais entendue, petite commère.
- Hé ! Je ne suis pas une commère. Enfin un tout petit peu. Et d'ailleurs, Charlie, tu vas peut-être pouvoir m'aider : sais-tu quel mâle donne ce teint rose et cette expression de joie à Hermione ? »
Il regarda l'intéressée qui rougissait de plus en plus, puis avec un petit sourire s'approcha d'elle sous le regard curieux de sa petite sœur. Lorsqu'il l'eut rejointe il posa sans aucune gêne ses mains sur la taille d'une Hermione complètement troublée et l'embrassa doucement sur les lèvres, avant de se relever et de regarder Ginny droit dans les yeux pour lui répondre :
« C'est moi. »
...
La rousse resta immobile, la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés. Hermione esquissa un pas vers elle mais Charlie la retint et hocha la tête de gauche à droite, comme pour lui signifier qu'il valait mieux laisser l'information cheminer tranquillement jusqu'au cerveau de sa sœur sans la brusquer. Ginny reprit enfin ses esprits et leur cria plus qu'elle leur demanda :
« QUOI ?... »
Hermione tenta une réponse mais la jeune femme la coupa dans son élan.
« Non, Hermione, je parle à mon frère. Espèce de… DE SOMBRE CRÉTIN ! Je t'ai demandé de veiller sur elle, pas de profiter de sa faiblesse passagère ! Qu'est-ce qu'il t'est passé par le crâne ? »
Elle s'était avancée vers Charlie en lui donnant des tapes rageuses sur le torse, arborant une expression de colère maternelle.
« Je savais que j'aurais dû insister pour qu'elle vienne chez nous plutôt… Mais je ne pensais pas que mon propre frère serait aussi stupide ! Alors, après avoir transformé ma meilleure amie en conquête d'un soir, c'est quoi la prochaine étape ?
- GINNY STOP ! »
Hermione avait vu le visage de Charlie se décomposer à mesure qu'il se faisait tancer vertement par sa sœur et s'en voulait de ne pas être intervenue plus tôt.
« Mais qu'est-ce que tu racontes ? Comment ça, tu lui as demandé de veiller sur moi ? »
À regrets, Ginny de tourna vers elle et lui prit la main.
« Hermione…
- Non. Pas de Hermione qui tienne. Explique.
- Tu pensais que j'allais te laisser comme ça, loin de nous, après que tu aies vécu ce que mon autre abruti de frère t'a fait vivre ? Sans chercher à t'aider ? Quand Harry est revenu sans toi la nuit où vous avez bu tous les trois, j'étais absolument furieuse. Malade d'inquiétude. J'ai cru que tu allais fuir je ne sais où, sans nous, sans en parler à personne… Et puis on a appris que tu voulais rester un peu chez Charlie ! Alors je suis venue le voir pour lui demander de veiller sur toi. Correctement, sans céder à ses pulsions animales ! Merde Charlie, il n'y a pas assez de femmes partout dans le monde pour que tu n'aies pas à profiter de celles qui sont en position de faiblesse ?
- Ginny ! »
Hermione avait vivement interpelé son amie qui commençait à sérieusement lui taper sur le système.
« Je ne suis pas - ou en tous cas ne suis plus - une petite chose fragile ! Je suis remise de tout ça, et Charlie n'a pas profité de moi ! C'est moi qui lui ai couru après !
- … hein ? demanda la rousse après quelques instants de flottement, un peu perdue.
- Pour tout te dire, il aurait pu passer une nuit avec moi bien avant ça : tu te souviens, quand Harry m'a envoyé sa charmante lettre pour me prévenir que Ron m'avait - visiblement - bien vite oubliée ? Et bien je… enfin… Bref. Mais Charlie m'a repoussée parce qu'il estimait que je faisais une connerie. Ce qui était parfaitement vrai sur le moment. Mais maintenant... Les choses ont changé. J'ai changé. S'il-te-plaît, ne nous accuse, pas, ni l'un ni l'autre, de torts qui ne sont pas pertinents.
- Mais Charlie est…
- Oui, la situation est… étrange. Je le reconnais parfaitement. Et je sais que ça va faire des… vagues dans votre famille. Je n'ose pas imaginer dans quel état sera votre mère - d'ailleurs il faut que je te raconte le scandale que Ron a essayé de nous pondre - ou encore comment mes propres parents vont prendre la nouvelle. Mais là, tout de suite, je m'en fous, même si je ne m'attendais pas à ce que tu découvres si vite le pot aux roses. »
Elle se tourna à nouveau vers Charlie qui la regardait avec un air perdu et coupable, et lui posa une main sur le torse avant de continuer.
« Et toi, je t'interdis de culpabiliser : tu n'as pas profité de moi. Je me sens bien ici, bien avec toi. Je veux prendre le temps de voir où tout ceci va nous mener, et il est hors de question que l'avis de personnes autres que nous deux puisse entrer en ligne de compte : cela ne regarde que nous. Est-ce que tu es prête à nous accorder ce droit, Ginny ? »
La jeune femme était partagée entre tellement d'émotions qu'elle ne savait pas à quoi réagir en premier. Elle regarda longuement Hermione, puis son frère, et finit enfin par hocher la tête. Elle s'avança vers son amie pour lui donner une longue étreinte, en lui disant qu'elle était stupide de s'enticher d'un autre mâle Weasley et qu'elles auraient dû s'enfuir toutes les deux il y a bien longtemps. Hermione rit doucement et la serra plus fort contre elle, heureuse qu'elle ne l'ait pas rejetée, puis se souvint brusquement d'un détail : ils attendaient Harry. Harry qui se tenait présentement dans l'encadrement de la porte d'entrée, et qui les observait depuis un certain temps au vu de la tête qu'il faisait. Reprenant ses esprits, il jeta à Hermione un regard qu'elle ne sût pas interpréter - ce qui l'inquiéta - et il s'éloigna de la maison à grandes enjambées. La jeune femme partit immédiatement à sa suite, laissant Ginny et Charlie perplexes et décontenancés.
Une fois dehors, Hermione héla Harry en essayant de réduire la distance qui les séparait, une fois, deux fois… Ce n'est qu'à sa quatrième tentative qu'il se retourna enfin pour lui faire face et s'immobilisa, les poings serrés.
« Harry… »
Il la toisa sans rien dire, un air profondément déçu sur le visage.
« Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? Pourquoi tu es dans cet état ?
- À ton avis ? »
Hermione crut comprendre de quoi il s'agissait et elle sentit de la colère monter en elle.
« Hé bien, quoi ? Tu crois que c'est trop tôt ? Tu as le culot de croire que c'est trop tôt alors que tu sais ce que Ron a eu l'audace de me faire traverser ? Ou alors c'est parce que c'est son frère ?
- Mais non, imbécile ! »
Elle préféra écumer de rage en silence, attendant qu'il termine sa phrase pour le déboulonner.
« Je suis… peiné et déçu que tu n'aies pas voulu m'en parler ! »
La colère d'Hermione retomba comme un soufflé.
« Quoi ?...
- Ces derniers temps, je sentais qu'il y avait quelque chose de différent, je sentais que quelque chose te tracassait et tu ne peux pas savoir combien je me suis inquiété. J'ai essayé de te demander ce qu'il t'arrivait, j'ai essayé de comprendre, mais tu n'as jamais fait qu'éluder mes questions ! »
La jeune femme se souvint effectivement des conversations qu'elle avait eues avec son meilleur ami, sa sollicitude et ses attentions qu'elle avait repoussées parce qu'elle ne voulait pas lui paraître ridicule, et aussi parce qu'elle avait peur de sa réaction.
« Je… J'étais morte de trouille Harry ! Comment je pouvais savoir ce que tu allais penser de… de tout ça ? Et puis je ne savais même pas vraiment ce qu'il se passait : j'ai été moi-même dans le flou jusqu'à très, très récemment.
- Hermione ! Après tout ce qu'on a vécu, tout ce qui nous lie, tout ce qu'on a partagé… Tu ne me fais toujours pas confiance ? »
Elle sentit de petites larmes affleurer aux coins de ses paupières et ne réagit pas lorsqu'elles roulèrent le long de ses joues, complètement perdue par l'intensité de ce qu'elle ressentait. L'expression d'Harry s'adoucit lorsqu'il constata l'émoi de la jeune femme et il s'avança vers elle pour la prendre dans ses bras.
« Hermione, je serai toujours là pour toi. Quoiqu'il se passe. Même si un jour tu décides de te fiancer à Graup ou à mon cousin Dudley, je pourrai toujours tout entendre et tout comprendre. S'il-te-plaît, ne me maintiens pas à l'écart de ta vie : je sais quand tu es préoccupée, je sais quand tu te sens mal, et ça m'inquiète. Toujours.
- Je sais Harry, lui répondit-elle d'une voix enrouée. Mais…
- …c'est le frère de Ron ? Et alors ? Tu pensais que j'allais te juger ? On ne peut pas contrôler ses émotions, je suis le premier à pouvoir en témoigner. Si tu te sens bien avec lui… C'est tout ce qui compte à mes yeux. »
Il se dégagea doucement et lui offrit un joli sourire, qu'elle lui rendit.
« Promets-moi, Hermione, promets-moi que tu ne douteras plus jamais de moi. »
Elle hésita un instant, puis acquiesça. Ils repartirent en direction de la maison, bras dessus bras dessous, et Harry en profita pour lui chuchoter :
« Au fait… puisqu'on en est aux confidences… »
Le ton de son ami intrigua Hermione au plus au point et elle s'arrêta à nouveau pour lui donner toute son attention.
« Il se pourrait que… d'ici quelques mois… tu sois tata. »
Elle le regarda, bouche bée, tandis que l'information remontait jusqu'à son brillant cerveau qui tira une sonnette d'alarme. Elle sauta sur Harry pour le serrer très fort contre elle en essayant de ne pas hurler et lui chuchota - quoique de façon bien plus exubérante :
« Mais c'est magnifique ! Félicitations ! Depuis combien de temps ?
- C'est très récent, on ne sait pas encore exactement… en fait tu es la première à le savoir, Ginny n'a même pas été chez le médicomage : elle a rendez-vous Lundi.
- Oh mais… mais les Harpies ?
- Oui. Elle mettra un terme à sa carrière dans quelques mois si la grossesse se passe bien, un peu plus tôt s'il y a des complications.
- Et comment le vit-elle ?
- Frustrée, tu t'en doutes… Mais elle ne s'inquiète pas pour la suite. L'an passé, le directeur de la Gazette lui avait laissé entendre qu'il serait intéressé par ses talents de rédactrice lorsqu'elle voudrait raccrocher le balai.
- Harry, c'est… c'est une nouvelle merveilleuse, j'ai tellement hâte maintenant ! Je peux… est-ce que je peux féliciter Ginny ?
- Je ne sais pas si elle veut le divulguer à sa famille pour le moment, il vaut peut-être mieux attendre que vous soyez seules.
- Pas de soucis. J'essayerai de ne pas faire de gaffe… Mais Charlie va bien remarquer quelque chose si elle ne boit rien !
- Ha, je ne sais pas si elle a pensé à ce détail. Il se peut que ça la trahisse, oui… »
Il lui sourit à pleines dents, puis ils repartirent en direction de la maison qu'ils atteignirent cette fois. Ils virent alors Charlie et Ginny s'affairer autour du poulet et des pommes de terre, discutant légèrement et échangeant des œillades complices : maintenant qu'elle était rassurée - et qu'elle était dans la confidence - la jeune femme était plutôt contente de la situation.
Lorsque les plats ne demandèrent plus que de la cuisson, ils s'installèrent sur le canapé et se servirent un apéritif bien mérité - Hermione prit soin de mettre quelques carafes de jus de fruits sur la table et s'en servit un verre, permettant à Ginny de se faire moins remarquer lorsqu'elle fit de même.
Ils passèrent un agréable moment, le repas était délicieux et Hermione se rendit compte qu'elle était heureuse que les choses se soient passées ainsi : elle ne sait pas comment elle s'y serait pris pour annoncer à Ginny et surtout à Harry la relation qu'elle avait avec Charlie, et le faire plus tard aurait été de toutes façons trop tard : elle ne voulait absolument pas cacher ce qu'ils partageaient, et encore moins mentir à deux personnes qui comptaient autant pour elle. Elle se doutait bien qu'en parler à Molly ou ses propres parents serait une toute autre paire de manches et essayait de ne pas trop y penser.
...
Lorsqu'Harry et Ginny partirent en tout début d'après-midi et qu'elle fut seule avec Charlie elle se jeta dans ses bras pour y rester un peu blottie, simplement heureuse. Après lui avoir longuement caressé les cheveux il lui dit d'une voix douce :
« Bon… le plus dur est passé. »
Ne comprenant pas où il voulait en venir, elle releva la tête et le regarda avec un air interrogateur.
« Je sais combien Harry compte pour toi, et inversement. Tu m'en as assez parlé depuis que tu es ici pour que je mesure l'importance de son avis et surtout de sa présence… Donc je suis très soulagé que ça se soit bien passé.
- Même si Harry n'avait pas approuvé notre relation - note bien l'emploi "d'approuvé", et non "d'autorisé", parce que ce serait parfaitement ridicule - ça n'aurait rien changé. Je me sens bien avec toi, Charlie, peu importe ce qu'en pensent les autres. Même si c'est Harry.
- Je sais, mais tu aurais quand même été malheureuse. Et ça, ce serait terriblement fâcheux, Miss Granger.
- Ha oui ?
- Je ne suis pas là pour rendre malheureuse - même indirectement - la fille que j'aime. »
Hermione en resta comme deux ronds de flan. Il avait… il avait dit qu'il l'aimait ? Elle ouvrit la bouche pour tenter une réponse quand il reprit la parole :
« Bon, tu veux découvrir ta surprise ?... »
Ladite surprise lui étant complètement sortie de l'esprit, elle décida de remettre à plus tard ses interrogations et hocha vivement la tête avec un grand sourire.
« Ça tombe bien, il est l'heure qu'on y aille. Alors attends-moi là, je vais simplement chercher mon sac à dos, et c'est parti. »
Il revint quelques instants plus tard et la prit par la main pour transplaner. Ils arrivèrent dans un endroit qu'elle reconnut immédiatement, et qui l'amena à lancer à Charlie un regard confus : ils étaient dans un terminal de Portoloins, celui de Bucarest si elle en croyait les lettres bleues, jaunes et rouges qui s'étalaient sur le plafond au-dessus d'eux. Le bâtiment était plutôt grand et épuré, constitué presque entièrement d'immenses baies vitrées devant lesquelles se tenaient de nombreuses bornes surmontées d'objets divers. Au-dessus de chacune des bornes brillaient de grandes lettres blanches qui annonçaient la destination du Portoloin ainsi que le timing restant avant le prochain départ : les voyageurs se pressaient au dessus des bornes par petits groupes de quatre ou cinq avant la fin de chaque décompte puis disparaissaient avec l'objet qu'ils tenaient, laissant la place à une autre babiole d'apparaître et à d'autres gens de s'en saisir.
Après être revenue de sa surprise, Hermione se ressaisit et comprit qu'il n'y avait qu'une seule raison qui pouvait les obliger à prendre un Portoloin : Charlie lui avait expliqué qu'il n'aimait vraiment pas ce moyen de transport. Mais il y avait une situation dans laquelle on ne pouvait pas l'éviter : lorsqu'on devait faire un saut trop long sans aucun relai.
« Charlie… on va traverser l'Atlantique ?
- Et pourquoi pas ?
- C'est un peu loin pour une après-midi, non ?
- Et qui a dit que nous ne partions qu'une après-midi ? Maintenant prends ton mal en patience, je ne répondrai plus à aucune question. Tu en sais déjà beaucoup trop.
- Comment ça, on part plus longtemps ? Mais… je n'ai rien pris ! Tu aurais…
- Tut tut tut. J'ai dit : plus de questions. En revanche… »
Il se pencha vers elle pour l'embrasser passionnément en lui passant la main derrière la nuque, la faisant momentanément oublier tout le reste.
« … tu es absolument adorable quand tu es perplexe. Ça ne devrait pas être permis. Excuse-moi si je ne parviens pas bien à me contrôler dans les prochaines heures… »
Il lui adressa un sourire énigmatique et elle décida de l'écouter sans - trop - râler, juste un tout petit peu pour la forme, puis elle se dressa sur la pointe des pieds pour lui voler un nouveau baiser.
« D'accord. Enfin surtout d'accord pour la perte de contrôle. Alors, lequel doit-on prendre ? La chaussette trouée ou la rape à fromage ? »
Charlie l'entraîna en riant un peu plus loin sur leur gauche, vers une file de personnes plutôt imposante, et elle se retint de lever les yeux pour voir le nom de leur destination : il s'agissait de toutes façons très certainement d'une étape de plus avant leur véritable but. L'attente fut de courte durée, les Portoloins étant remplacés très rapidement lorsque leur prédécesseur avait disparu, et quoiqu'il en soit Hermione ne voyait pas le temps passer puisque Charlie prenait un malin plaisir à la distraire à sa façon.
Ils arrivèrent enfin juste devant la borne, surmontée d'une théière brisée, et se saisirent de cette dernière en même temps que trois autres personnes après que Charlie ait déposé dans un petit panier attenant les deux billets qui les autorisaient à prendre ce Portoloin. Un instant avant le départ, Charlie raffermit sa prise sur la taille d'Hermione et lui murmura « C'est parti » d'une voix chaude qui fit danser tout l'intérieur de son corps. Elle ferma les yeux quand le Portoloin fit effet, détestant toujours autant cette sensation bien qu'elle y fut habituée, puis les rouvrit quand le monde autour d'elle fut de nouveau stable.
Ils étaient dans un autre bâtiment du même genre que celui qu'ils venaient de quitter, sauf qu'il était bien, bien plus grand. Probablement le terminal d'une ville plus importante. Elle leva naturellement les yeux au plafond pour voir quel nom y était inscrit, comme dans tous les terminaux de Portoloins, et eut une immense surprise : on pouvait en effet voir les lettres rouges et vertes de MEXICO briller fièrement au-dessus d'eux.
Charlie l'avait emmenée au Mexique.
« Mais…
- Tut tut tut. On n'est pas encore arrivé. Viens. »
En lui tenant toujours la main il la guida vers l'aire de transplanage de départ, puis en se serrant de nouveau l'un contre l'autre ils disparurent une dernière fois… et Hermione sentit que ses pieds s'enfonçaient légèrement dans le sol. Du sable ?...
...
...
Gniiiihihihihihihihi.
(ce petit rire sadique se suffisant à lui-même, je n'en rajouterai pas plus. Enfin là j'en rajoute un peu, mais ça compte pas... comment ça, ça compte?)
Bon, ça faisait un moment que je voulais parler de mon terminal des Portoloins, je suis contente d'avoir pu le faire :p en fait c'est une alternative à la réservation des Portoloins spécifiques, ici ils amènent vers de grandes destinations type capitales et grandes villes, et les gens se débrouillent après.
Maintenant, je vais mettre un avertisement général : UN LEMON PEUT DÉBARQUER À N'IMPORTE QUEL MOMENT À PARTIR DE MAINTENANT. Je ne préviendrai pas, les deux personnes qui m'ont répondu m'ont dit qu'elles préféraient ne pas être prévenues, et donc ce sont elles qui l'emportent :p vous voilà donc avertis !
Du coup, ce chapitre est un peu calme par rapport aux précédents, mais il fallait une petite transition pour ce qui va suivre... Et aussi, la semaine prochaine, le retour de LIZ ! Vous lui avez beaucoup manqué, et elle a plein de potins à rattraper. Surtout concernant nos deux imbéciles.
Je pense vous avoir tout dit... ha non, une dernière chose : vous êtes totalement fous et géniaux, merci beaucoup pour tous vos encouragements, merci de me suivre, merciii merci merci. Portez-vous bien, à Mardiii !
Des bisous, plein. Même des bisous de Charlie si vous voulez !
