Elle entendit un bruit provenant d'une des pièces avoisinantes, probablement Emma. Elle passa par sa chambre pour y récupérer un pyjama en satin et se dirigea vers la salle de bain de la chambre d'ami.
Elle toqua à la porte et n'ayant aucune réponse l'entrouvrit.
«Emma ? Vous êtes présentables. Puis-je entrer ?»
N'entendant aucun bruit elle pénétra dans la pièce et y découvrit Emma assise au sol, la tête appuyer contre la baignoire, elle avait simplement la serviette poser vulgairement sur elle cachant son intimité.
Une fois qu'Emma remarqua que Regina était dans la pièce elle se mit à rire, bafouillant des mots qu'elle ne comprenait probablement pas elle-même.
«Emma ? Pourquoi êtes-vous au sol ? Ne serait-il pas mieux d'être installé dans le lit ?»
«Badaboom.» Réussit-elle à dire entre deux grognements.
«Et bien j'ai l'impression d'avoir à faire a Henry il y a quelques années. Vous vous êtes fait mal ?»
Elle se remit à rire, ce qui fit comprendre à Regina qu'elle n'aurait pas de réponse clair ce soir, et qu'il serait plus simple de la mettre au lit.
«Levez-vous !» Elle lui tendit le bras pour l'aider à se relever, tout en maintenant la serviette proche de son corps pour ne pas la dénuder.
«Venez-vous coucher.»
«Vous... Ah...Je...Mmmh ORGH»
«Comment ça moi ? Ma chambre est en face si vous avez besoin.»
Elle la fit s'asseoir sur le lit et lui pointa du doigt le pyjama en satin bleu poser sur les draps.
«Je vous laisse vous habiller d'accord ? Je vais plier vos affaires dans la salle de bain.»
Elle se dirigea vers la pièce d'à côté et ramassa les vêtement au sol pour les plier et les déposer sur une chaise se trouvant au coin de la pièce. Elle rinça ensuite la baignoire et le tapis de bain avant de quitter la pièce. Persuader d'avoir laissé assez de temps à Emma.
Mais la jeune femme s'était effondrée sur le lit sous le coup de la fatigue, sans même essayer de s'habiller. Se jetant en arrière pour reposer son corps qu'elle ne tenait plus.
Elle fit glisser ses mains sur le tissu des draps, qui était si doux, laissant une bonne odeur monter à ses narines, et s'endormi en l'espace d'un instant.
Quand Regina revint dans la chambre, elle remarqua immédiatement le corps allongé de Emma. Elle s'approcha lentement et quand elle aperçut que la jeune femme était toujours nue, elle détourna la tête sans se poser de question. Elle se sentit gêner, même de l'avoir observé qu'une fraction de seconder dans cet état.
Elle bafouilla quelques mots, laissant transparaitre sa gêne.
«Miss Swan ? Vous dormez ?»
Elle resta dans cette position, soit dos à Emma, et faisant face à la salle de bain qui était à présente éteinte.
«Pourriez-vous vous habiller ? Je vous prie.»
N'ayant toujours pas de réponse une vague de scénarios lui passèrent en tête. Elle priait intérieurement pour que la jeune femme ne soit pas décédée sur son lit. Elle attendait planter là, dans sa chambre d'ami, attendant impatiemment une réponse de son invité. Mais elle dut se résoudre à ne pas en recevoir.
Elle décida après quelques instants de se retourner tête baisser et de se diriger vers Emma.
«Elle me pousse à des extrêmes ! Elle se permet de venir me disputer pour un message oublier, et fini nu devant moi, dans un de mes lits... Je n'en reviens pas !» Se dit-elle.
Le regard toujours river sur ses pieds, elle attrapa un plaid se trouvant au pied du lit, et décida de l'ouvrir avant de le poser sur la jeune femme.
Une fois Emma couverte, elle retira la serviette et la plia avant de la déposer sur un chevalet à vêtement se trouvant à côté du lit et quitta ainsi la pièce, après s'être retourner plusieurs fois pour observer cette femme si mystérieuse qui venait une fois de plus chambouler son quotidien.
Elle se dirigea dans la chambre de son fils, et le vit au lit.
«Tu es douché ?»
«Oui je viens de finir, j'ai fait vite comme un grand.»
«Un vrai jeune homme alors ! Tu n'as pas trop mal à ton bras ? »
«Pas de tout ! Maman ?»
«Oui ?»
«Comment elle va Emma ?»
«Je pense que ça ira mieux dès demain matin, Chéri.»
«Tu as fait quoi pour l'aider ? Tu lui as fait un câlin comme quand je suis malade moi ?»
Elle sourit face à la douceur et la gentillesse de son fils.
«Non, elle a pris une douche et elle s'est mise au lit pour se reposer.»
«D'accord. Tu peux me lire une histoire ?»
«Oui bien sûr. Il me semble que la dernière fois tu as eu le droit à un compte de la Grèce antique.»
«Oui c'était Pandore.»
«Exact. Aujourd'hui nous passons à l'Egypte ?»
«Oui. Viens dans le lit maman.»
«Je vais simplement m'asseoir. Je ne veux pas m'endormir ici. Je dois dormir dans ma chambre au cas où Emma aurait besoin de quelque chose.»
«D'accord.»
«Alors il y a fort longtemps, vivaient dans l'immensité du désert deux chacals qui s'aimaient d'une amitié sincère, un peu comme s'aiment deux frères. Ils s'entraidaient et chacun pouvait compter sur l'autre en cas de coup dur. Ils partageaient les mêmes peines mais aussi les mêmes joies. Ils ne frayaient avec aucun autre animal préférant passer tout leur temps ensemble. Ensemble, ils recherchaient leur nourriture. Ensemble ils buvaient et mangeaient. Ensemble ils se rafraîchissaient à l'ombre des mêmes rares arbres du désert lorsque le soleil les tourmentait de ses ardents rayons.
Or un jour, alors qu'ils étaient à la recherche de nourriture, l'un à côté de l'autre, sur un terrain aride et brûlé de soleil, ils virent surgissant devant eux un lion affamé qui était lui aussi à la recherche d'une proie. Plutôt que de fuir, les deux amis s'immobilisèrent et firent face à l'ennemi. Le lion fort surpris ne put s'empêcher de leur demander :
- Eh bien, pourriez-vous m'expliquer par quel prodige vous ne vous êtes pas enfui à mon approche ? Etes-vous inconscients ? Ne voyez-vous pas que je suis affamé et à la recherche de nourriture ?
L'un des deux chacals prit la parole et dit :
- Pour sûr, ô seigneur ! Nous sommes fort conscients de cet état de fait. Nous avons vu que tu étais en chasse et que tu allais te jeter sur nous et nous dévorer. Nous avons cependant décidé de ne pas fuir. Quoi que nous fassions, aussi vite que nous puissions courir, tu nous rattraperais. Nous avons donc décidé de ne pas fuir. Nous préférons que tu ne sois pas épuisé au moment où tu décideras de nous dévorer. Nous préférons mourir rapidement et non souffrir par une mort lente.
Le lion qui avait écouté avec attention les paroles du chacal lui dit :
- Le roi des animaux n'est pas en colère d'entendre des paroles sincères. Il sait reconnaître le courage et l'audace de ses sujets. Il se doit d'être grand et généreux envers ses sujets sans défense.
Sur ce, le roi du désert disparut et depuis ce jour, il accorda la paix aux deux chacals.
C'est une histoire courte, mais je l'aime bien.»
«C'était très bien maman, tu te souviens de plein de trucs encore !»
«Oui il m'arrive de temps en temps d'en oublier aussi des 'trucs' malheureusement »
«Bonne nuit maman. Je t'aime.»
«Je t'aime aussi mon ange.» Dit-elle en l'embrassant sur le front.
Elle éteignit la lumière et se dirigea vers sa chambre.
Elle hésita à ouvrir la chambre d'ami, mais se ravisa avant de se glisser dans la sienne.
Elle retira sa robe de chambre et mis son pyjama bleu roi. Puis glissa dans son lit, elle alluma la petite lumière se trouvant sur sa table de chevet et ouvrit délicatement le tiroir du même meuble pour en sortir sa crème et son roman du moment.
Elle s'installa confortablement et commença à lire durant un long moment, jusqu'à ce qu'elle s'endorme, laissant sa tête reposer sur les oreillers, lâchant son livre qui tomba à terre.
Elle ne fut réveillée que quelques heures plus tard, et non pas par son réveil comme à son habitude, mais par un bruit provenant de sa porte.
C'était Emma, qui n'avait pas fait attention à l'heure, il était environ quatre heure du matin. Elle s'était réveillée en sursaut, avec un terrible mal de tête. Elle scruta la pièce à son réveille et comprit rapidement qu'elle n'était pas à l'hôtel.
Seule l'odeur lui était familière, il ne lui fallut que quelques secondes pour enfiler le pyjama se trouvant à ses côtés dans le lit et sorti de la pièce. Elle ne fit à peine quelques pas en direction du salon, qu'elle comprit où elle était.
Un milliard de question lui vinrent en tête.
Pourquoi suis-je ici ? Qu'ai-je encore fait ? Pourquoi suis-je nu ? Tout le monde va bien ? D'où me vient se mal de tête ?
Elle décida de s'asseoir sur un des canapés du salon pour essayer gentiment et doucement de répondre à ses interrogations et de comprendre la situation qui était incompréhensible pour l'instant.
Elle essaya de se remémorer ses derniers souvenirs, elle se souvient être aller dans le bar et y avoir commandait un verre pour y attendre Ruby. Puis ne la voyant pas venir, elle commanda la bouteille entière, pensant la partager avec elle à son arrivée. Mais elle l'eu fini à elle seule, essayant de calmer ses craintes qui tourner en boucle dans sa tête.
Ses craintes ?
L'éloignement du capitaine, tout simplement.
Seule sur le canapé, ses pensées présentent dans le bar refirent surface.
«Mais qu'a tu peur de perdre, idiote ! Peur de perdre cette femme? Elle n'est même pas à toi ! Tu es si pathétique... Tu n'es pas à la hauteur pour t'occuper d'une femme si forte et si belle qu'elle. N'oublie pas qu'elle a un enfant ! Tu n'es pas en mesure de te gérer toi déjà, que voudrais-tu gérer dans cette famille?»
Elle comprit rapidement pourquoi elle avait bu. Et elle se maudissait de l'avoir fait.
Car cela n'avait jamais été dans ses habitudes de boire ainsi. Une petite bière de temps en temps avec des amis, un verre de vin pour accompagner un repas, mais rien de plus. Elle venait donc à 29 ans de boire à en perdre la raison. Le motif... Une femme. Ironique n'est-ce pas ?
«Quelle honte, ça ne te ressemble pas ! Grandi ! Tu veux une femme indépendante, sûr de soi, une femme mure et toi tu joues à l'adolescente. Quelle connerie tu fais encore !»
Emma restait planter là, essayant de se remémorer ce qui s'était passer entre le bar et sa venue au domicile des Mills. Mais elle n'avait que des brides de souvenirs, et rien d'assez concluant pour savoir ce qu'il lui était arriver pour finir nue dans la chambre d'ami.
Elle décida sans vraiment réfléchir de se lever et de frapper à la chambre d'Regina pour essayer de comprendre la situation.
C'est dû à ce bruit que la brune fut réveillée en pleine nuit.
Elle se redressa, regardant l'heure par automatisme, avant d'inviter Emma à entrer.
Elle resta assise dans son lit, remontant la couette sur ses jambes et essaya de recoiffer quelques mèches qui lui tombait sur le visage.
«Je vous dérange ?»
«Qu'est-ce qui vous arrive ?» Dit-elle d'une voix encore tout endormi.
Emma resta accrocher à la porte, ne voulant rentrer dans la chambre de Regina.
Elle chercha du regard la belle femme brune. La chambre était plongée dans l'obscurité, seule la lune éclairait la pièce de quelques reflets.
Elle ne savait que dire à cette femme qu'elle imaginait en colère contre elle. Elle était venue frapper si rapidement qu'elle n'avait pas trouver de question déjà prête. Elle dû sortir la première chose qui lui passait par la tête.
«J'ai un mal de crâne pas possible. Auriez-vous quelque chose à me donner ?»
«Cela ne m'étonne pas. Dans le meuble de la salle de bain.»
«Oh, euh... Merci.»
Elle se retourna pour sortir de la pièce et fermer la porte, mais fut très rapidement arrêter par la femme encore dans le lit.
«Attendez.» Reprit Regina.
«Oui ?»
«La salle de bain de ma chambre. En face de vous.» Montra-t-elle du doigt.
«Oh d'accord.»
Emma traversa la chambre tête baisser pour se rendre dans la salle de bain. Par automatisme elle chercha la lumière après avoir ouvert la porte.
« Premier tiroir, meuble de gauche.»
Emma balaya la pièce, et ne put s'empêcher de penser au fait que Regina se préparer ici.
Que c'est donc dans cette salle de bain même ou se préparer la femme de ses rêves, là où elle se maquillait et s'habillait. Mais surtout c'est là où elle se déshabillait et où elle se retrouvait nue le temps d'un bain.
Elle se dirigea vers le meuble et ouvrit le premier tiroir pour y découvrir quelques boites de médicament. Sans doute un peu trop à son gout.
Toutes les boites étaient soigneusement triées. Et en tant que médecin, elle ne put s'empêcher d'en analyser quelqu'une. Sur le côté gauche du tiroir se trouver certains médicaments contre les douleurs, dont des antalgiques assez puissant, médicament administré sur ordonnance. Ce qui n'est pas habituel pour un tiroir à pharmacie familiale. Et elle fut encore plus surprise de trouver à droite des premiers médicaments, des antidépresseurs surdosé, souvent prescrit en cas de dépression sévère et de stress post-traumatique.
Elle reprit son questionnement quant au passée du capitaine Mills ? Qu'avait-elle pu vivre dans son passée ?
Ne la voyant pas revenir Regina lui demanda.
«Avez-vous trouvé ce qu'il vous faut ?»
«Oh euh oui, merci !»
Elle se dirigea vers le lavabo, avala le médicament et pris un peu d'eau du robinet dans ses mains pour l'apporter à sa bouche, dans le but de faciliter sa déglutition.
Elle retourna dans la chambre sans avoir éteint la lumière se postant à l'embrasure de la porte de la salle de bain.
Trouvant cette situation désagréable, Regina se réinstalla dans son lit, essayant ainsi de mettre fin le plus rapidement possible à cette interaction.
«Pourriez-vous éteindre la lumière. Je suis fatiguée.» Fini-t-elle par dire la brune.
«Oh oui, évidemment je suis désolé.» Elle s'exécuta et se dirigea vers la porte de la chambre
«A demain Miss Swan.»
«Merci. Bonne nuit.» Puis sorti de la pièce, prenant bien soin de fermer la porte sans la claquer.
Elle fit quelques aller-retour dans le couloir, quelques petites minutes.
«Tu devais lui parler ! C'est simple non? Lui demander ce qui s'était passer ! Tu ne lui as même pas demander comment elle allait.» Pensa-t-elle.
Comme la première fois, sur un coup de tête après être resté une dizaine de seconde devant la porte de la chambre d'Regina, elle toqua une nouvelle fois. N'entendant aucune réponse, elle entrouvrit la porte et fit quelques pas.
Regina ne s'était pas rendormi. Que devait-elle faire ? Faire semblant de dormir ? S'énerver ? ou accepter de parler ?
Elle resta silencieuse un court instant, qui en paraissait le triple, pour la jeune femme attendant une action de sa part.
«Je ne dors pas» Fini-t-elle par dire.
«J'avais besoin de vous demander quelque chose.»
Le capitaine qui était toujours rester allonger, offrant son dos à la jeune femme, soupira intérieurement.
«Parlez de quoi exactement ?»
«Qu'ai-je fait ?»
Regina se redressa dans son lit, et resta assise en tailleur, maintenant la couette sur ses jambes. Regardant Emma droit dans les yeux.
«Que voulez-vous dire ? Vous parlez en règle générale ? Ou bien aujourd'hui ?»
«J'ai compris que je n'avais pas toujours bien agis. Je suis justement là pour en parler. Mais ne soyez par sarcastique, j'ai véritablement besoin de vous parler.»
«A cette heure-ci ?»
«Nous n'y arrivons pas d'ordinaire. Donc oui pourquoi pas.»
«Vous m'avez l'air d'être en pleine forme. Votre état n'était pas le même hier soir.»
«Justement je suis là pour parler de ça. Qu'ai-je fait ? Je ne me souviens pas de grand-chose.»
«De quoi vous souvenez-vous ?»
«Et bien d'être au bar attendant Ruby. D'attendre votre message, car je n'arrêtais pas de penser à ce qui s'était passer ce matin. Et ensuite mettre réveiller ici.»
«Effectivement, il vous manque des passages importants.»
«Eclairez-moi, je vous en prie Regina. Je sais que vous devez être en colère contre moi, mais j'aimerais me rattraper. J'aimerais me rattraper. Sincèrement !»
«Dans quel but ? Vous ne me devez absolument rien.»
«Ce n'est pas si sûr ! Comment va Henry ? J'espère ne pas l'avoir perturbé ?»
«Il s'en remettra. Mais il était inquiet sans nulle doute. Vous avez débarqué dans ma maison, alors que nous allions dîner.» Sentant la colère monter en elle, elle sortit de son lit et se posta debout à côté de son lit.
Puis elle reprit «Osant de plus me sermonner, car je n'avais pas pris le temps de répondre à votre message ! J'avais à faire Miss Swan ! Je vous rappelle que c'est vous qui m'aviez suggéré de prendre du temps pour moi, pour mon fils. Et c'est ce que j'ai fait, jusqu'à ce que vous arriviez tel une tornade sur mon perron. Que vous vous effondriez devant chez moi, devant Henry !» Elle n'osa élever la voix, de peur de réveiller son fils. Mais son ton était strict, et Emma percevait très bien la colère, qu'elle ressentait.
Elle marque un temps de pause, et reprit.
«J'ai dû ensuite vous emmener dans mon salon, ou vous avez vomi sur le parquet, tandis que mon fils dîner seul à côté ! Je vous ai accueilli et offert de quoi vous laver et vous changer, et vous vous êtes endormi nu sur le lit de ma chambre d'ami.» Elle se stoppa net quand elle prit conscience du ton qu'elle avait envers Emma. Elle savait que la jeune femme ne contrôlait pas son ivresse, et qu'elle n'avait aucun souvenir de cela. La dispute ne servait à rien.
Emma prenait conscience de ce qu'avait vécu les Mills par sa faute. Elle s'en voulait terriblement. Elle savait qu'elle avait eu tort de boire pour de tel futilité. Elle ne se l'expliquait pas.
«Je n'ai pas les mots, si vous saviez comment je regrette tout ça. Cela n'a jamais été mon intention, au contraire. J'ai exceptionnellement fauté et j'espère que vous serez rapidement en mesure de me pardonner. D'autant plus que tout cela ne me ressemble pas.»
«Et j'oublie de rajouter que Ruby est intervenu, quand vous étiez sur mon perron. Je suppose qu'elle essayait de vous résonner. Mais apparemment ce n'était pas possible hier soir.»
«Regina, je regrette sincèrement !»
«Qu'est-ce qui vous ressemble ? Dites-le-moi je suis curieuse. Car je ne sais quoi penser de vous Miss Swan ! Par moment vous me paraissez indispensable. Et part d'autre, je ne vous supporte pas...»
«Vous ne supportez pas ma présence ?» Demanda-t-elle la voix tremblante. Elle s'en voulait terriblement et avait peur d'entendre la réponse.
Elle ne comprenait pas de quoi parler la brune, mais elle était effondrée d'avoir entendu ses mots sortir de la bouche de la femme dont elle était tombée éperdument amoureuse.
«Je mentirais si je disais que c'est le cas depuis votre arrivée. Car vous m'avais beaucoup aidé, je dois le reconnaitre. Mais depuis quelques jours rien ne va !» Reprit le capitaine.
«Vous parlez de ce qui s'est passer ce matin ?»
«Oui ça, entre autres.»
«J'aurais justement voulu en parler. C'était le but de ma visite je suppose, initialement.»
«Oubliant le crochet par le bar, ce qui vous a complètement retourner ! Quel est le problème en réalité ? Mon oublie, de répondre à votre message ? Je n'espère pas ! C'est dans vos habitudes de venir toquer chez les gens à moitié ivre pour ce motif ? »
«Je tenais à vous dire, que je n'apprécie pas non plus mon comportement de ce matin. Je n'ai eu aucune tact à votre égard. Je ne me cherche pas d'excuse, mais je n'ai guère l'habitude de pratiquer des auscultation sur des personnes vivantes et je ne sais comment mettre les gens à l'aise. Puis vous êtes impressionnante donc je n'ai pas pensé à votre bien-être, votre nudité. Le tact qu'un médecin se doit d'avoir envers ses patients.»
«Continuez.»
«Et bien, j'ai pu apprendre de vous que vous aviez du répondant. Et nos conversations étaient souvent mouvementées. Et ce matin, je suis restée dans cet état d'esprit, je n'ai pas pris en compte votre malaise, je me suis permise en plus de vous inviter et je n'aurais probablement pas dû le faire.»
Regina grâce aux mots et aux explications d'Emma, commençait légèrement à se radoucir et à comprendre, mais ne baisser pas pour autant sa défense.
«Que voulez-vous dire, quand vous dites que je suis impressionnante Miss Swan ?»
«Oh euh... Je veux dire que... En quelques mots, c'est que vous attirez le respect des autres, vous avez beaucoup de charisme, les gens vous remarquent. Vous êtes une très belle femme.»
Regina ne pensait pas entendre cela de la bouche de Emma, surtout au vu de son apparence durant leur conversation nocturne.
«Oh je... Je ne pense pas que cela soit vrai. Mais merci de votre honnêteté.» Dit-elle en détournant le regard.
«Pourquoi détournez la tête ?» Remarque Emma.
«Excusez-moi ?» Dit-elle un ton surpris.
«Vous n'avez jamais détourner le regard auparavant. Au contraire vous gardez toujours la tête haute. C'est aussi pour cela, que je pense, que les gens vous respectent et vous craignent sans doute un peu.»
«Surement la fatigue.»
«Je n'y crois pas. Regardez-moi.»
«Vous devriez allez-vous coucher Miss Swan» Dit-elle en relevant le visage, dans une certaine retenue que remarqua Emma. Cette dernière était obnubilée par Regina, mais ne trouvait pas assez de courage en elle pour le lui avouer, surtout après ce qu'elle avait fait. Mais cela ne l'empêchait de vouloir mieux la connaitre, et d'en apprendre davantage sur ce qui lui était arrivée.
Emma ne voyait pas clairement Regina, étant encore dans la pénombre. Selon les ombres et ses mouvements elle pouvait remarquer que ses cheveux étaient décoiffés, des belles ondulations la suivaient dans ses mouvements. Elle devinait qu'elle était sans maquillage, les yeux encore embrumés de sommeil, un pyjama en satin, laissant mieux transparaitre les formes de son corps.
«Vous disiez que j'étais nue. Que s'est-il passé ?» Reprit Emma.
«Rien. Je n'ai absolument rien fait.» Répondit rapidement Regina.
«Je veux dire, qu'ai-je fais pour en arriver là ?» Dit-elle dans un grand sourire, après avoir remarqué la gêne naissante une fois de plus sur le visage de la brune.
«Vous étiez souillée de votre vomi. J'ai pensé que ce serait bien de vous faire prendre une douche pour que vous puissiez dormir dans des draps et des vêtements propres.»
«C'est délicat de votre part. Mais que voulez-vous dire par me faire prendre une douche ?» Emma se régalait une fois de plus de leur conversation, elle jouait, elle sentait que ce n'était pas forcément une très bonne idée. Sachant que ce sujet pourrait brusquer Regina, mais elle n'arrivait pas à faire autrement.
«Ne jouez pas avec moi Miss Swan. Je vous ai récupérer à la sortie de votre douche. Vous étiez tombé et vous rigoliez telle une enfant de quatre ans. Je vous ai poser sur le lit, vous n'étiez pas décider à enfiler le pyjama. Je vous ai donc recouverte d'une couverture.»
«Je vous remercie d'avoir pris soin de moi, quand j'en étais incapable.»
«Pour être tout à fait honnête avec vous... Vous remercierez Henry.» Puis après un sourire narquois elle rajouta «Ça aurait fait tache auprès du voisinage. Il y aurait eu matière à discuter. Et j'essaie d'être la plus discrète possible.»
«Je vois.»
Un petit silence s'installa, avant que Regina n'y mette un terme
«Vouliez-vous savoir autre chose, ou pourrais-je aller me coucher ?»
«Pourquoi ne pas avoir répondu à mon message ?»
«Je vous l'ai dit. J'ai été occupé avec Henry et cela mets sorti de la tête, voilà tout.»
«Me pardonnez-vous ?»
«De m'avoir ridiculisé ?»
Emma écarquilla les yeux à l'entente des mots du capitaine. Cela n'avait jamais était son attention. Bien au contraire.
«Regina ! Non ! Absolument pas.» Très perturber par le changement de conversation, elle fit quelques pas vers elle instinctivement. Mais voyant que la belle brune eu un mouvement de recul. Elle se stoppa à quelques pas d'elle.
«Pourtant c'est comme cela que je me suis senti. Mise à nu, ridiculiser et sans défense.»
«Regina, je pense qu'il y a un problème. Si c'est de ce matin dont vous parlez. Je n'ai jamais, o grand jamais voulu vous faire vous sentir aussi mal que vous le décrivez. Je ne me le permettrais jamais, d'autant plus que cela ne peut être vrai... J'ai un trop grand respect pour vous. Je ne veux pas vous nuire, vous rabaisser ou quoique ce soit d'autre qui pourrait vous faire vous sentir mal.»
«Pourtant vous ne vous êtes pas gêner.»
«Je suis si désolé. Je ne pensais pas autant vous blesser.»
«Et bien maintenant cela est fait.» Dit-elle le regard triste, mais souriant malgré tout.
«Mais j'aimerais me rattraper. C'est mon invitation qui vous a déplus ?»
«Oh non absolument pas.»
«Alors quoi ? Ne tournez pas autour du pot, j'ai besoin de savoir.»
«L'insistance que vous aviez pour que je me dénude.»
«Regina ! Il y a méprise, je ne voulais que vous ausculter pour vous aider. C'est mon métier, je vous l'ai dit sur le moment.»
«Sans doute oui. Mais je n'étais pas à l'aise avec cette idée.»
«C'était une simple consultation, et elle était nécessaire. Je sais que les auscultations ne sont jamais une partie de plaisir, mais je ne savais pas que vous en aviez horreur à ce point.»
Le capitaine laissa quelques secondes s'écoulait, et prit le temps de respirer avant de répondre. Elle savait qu'elle devait lui dire, mais cela touché à l'un des sujets les plus difficile à ses yeux. Elle n'aimait pas en parler.
«Ce n'est pas de cela dont j'ai horreur.» Commença-t-elle.
«De quoi donc alors ?»
«Mais de moi, vous ne comprenez pas !» Dit-elle la voix se brisant au fil des mots. Elle mit ses mains sur ses joues, car elle se sentait une fois de plus triste et désemparer. Les larmes lui montèrent aux yeux, et Emma le remarqua aussi tôt.
«Je... C'est vous qui ne comprenez rien» Elle s'avança vers la femme brune qui venait de s'asseoir sur le rebord de son lit et se mit à genou devant elle pour essayer de capter son regard.
«Laissez-moi, je vous en prie.»
«Il n'en est pas question. Et vous le savez !» Elle passa sa main sous son menton, pour relever le visage de la belle brune et fixer son regard.
Puis elle reprit «Comment une femme aussi belle que vous, puisse se trouver si horrible, hein ?»
«Je ne le suis pas. Cette belle femme n'est pas là. Et ne démentez pas par pitié pour moi. J'en ai horreur.»
«Quelle belle idiote vous faites ! Qu'est-ce qui vous fait penser que vous devez vous cacher ? Comment pouvez-vous vous sentir si laide ?»
«Je ne suis plus une jeune femme, Emma. La vie n'a pas toujours été facile.»
«Mais c'est aussi ce qui fait la beauté d'une femme, la beauté d'une vie !»
«Les vies ne sont pas toutes si magnifiques... Je vous assure.»
«Je ne peux juger la vôtre, mais je peux juger ce qu'il y a devant moi. Et je vous le dis, il n'y a rien d'horrible. Au contraire !»
Le capitaine Mills s'était permise de parler à Emma, elle s'était laisser aller à une confidence qu'elle n'avait encore faite à personne. Même si elle ne se sentait pas à l'aise face à ce sujet et cette conversation, elle ne sut pour qu'elle raison, elle mit la jeune femme au courant de ce qu'elle pensait être son plus gros défaut, son corps, ses cicatrices, son passée, sa vie.
Et Emma comprit que Regina lui laisser encore une chance de mieux la comprendre, la connaitre, la découvrir petit à petit.
«Pourrions-nous aller nous coucher. Je ne tiens pas à continuer cette conversation. Je n'ai qu'une envie, m'endormir et oublier.»
«Et moi je n'ai qu'une envie. Que vous vous endormiez tout en ayant conscience que vous ne devais enviez personne. Ecoutez moi, personne ! Vous êtes magnifique !»
«Qu'en savez-vous ?»
«Parce que je vous vois!»
«Excusez-moi ? Vous faites allusion à ce qui s'est passer ce matin ?»
«Je... Merde ! Oui... Mais... Pas seulement ça ! Là vous êtes actuellement devant moi, et je le pense tout autant.»
La femme brune se leva, poussant légèrement Emma sur son passage. Et resserrant sur sa poitrine un peu plus, sa chemise de nuit.
Regina avait dépasser sans nul doute la quarantaine, et comme pour toute personne, son corps changer, évoluer.
Mais pour Emma, cela seul n'expliquait pas son malaise, son mal-être qui avait l'air si profond.
Durant sa longue carrière, le capitaine Mills avait connu beaucoup d'incidents et son corps en garder des cicatrices, des séquelles autant physique que psychologique.
Les blessures physiques avaient avec le temps guéri, laissant malgré tous, des traces sur son corps. Mais il n'en était pas si facile pour son esprit. Certaines de ses empreintes lui avait laisser penser, à ses propres yeux, qu'elle avait perdu beaucoup de sa féminité.
Durant de longues années, elle essaya de travailler auprès de psychologues et psychiatres sur les blessures qu'avait engendrer ses traumatismes subit durant certaines enquêtes.
Elle apprit à pallier au maximum cela, avec des tenues strict et féminine, un maquillage soigner à la perfection, une coiffure impeccable, et d'autre chose qui lui paraissait essentielle à sa guérison et son avancement.
Emma se releva marcha jusqu'à la porte. Elle posa la main sur la poignée, puis sans se retourner dit :
«Comprenez simplement qu'il n'y a pas que vous, qui vous voyez ! Et que vous êtes désirables pour d'autre personne. Je suppose que dans le fond vous le savez, beaucoup de gens doivent vous tourner autour, sauf si vous êtes aveugle et que vous ne le voyez pas. Et je voudrais rajouter que ce n'est ni vos vêtements, ni votre maquillage qui fait de vous la magnifique femme que vous montrez au monde.»
Puis sans attendre la réponse de Regina, elle quitta la pièce. Elle se dirigea vers la chambre ou elle se changea, remettant ses vêtements sales. Elle refit le lit et plia le pyjama qu'elle laissa sur une chaise, laissant la porte ouverte montrant qu'il n'y avait personne.
Elle quitta la maison, ne se retournant qu'une fois pour y voir que la chambre du capitaine était éclairée d'une faible lumière. Elle ne put s'empêcher de se demander ce qu'elle faisait.
Elle réussit à trouver un taxi assez rapidement, qui l'a ramena chez elle.
Regina ne trouvait pas le sommeil, pensant sans cesse à ce qui s'était passer et dit avec Emma. Elle décida de se lever quand elle l'entendit claquer la porte. Elle se dirigea vers la chambre de son fils et s'allongea tout en douceur à ses côtés pour ne pas le réveiller.
Allonger au côté de la personne auquel elle tenait le plus au monde, écoutant et se concentrant sur sa respiration, elle put retrouver le sommeil.
Sa dernière pensait, fut que personne avant Emma ne l'avait autant touché et si bien comprises.
