Yooo !

Comment allez-vous? Ici c'est plutôt tranquille, la mousson a enfin cessé (je ne sais pas vous, mais chez moi c'était un marécage) donc c'est chouette. Alors, le Mexiiique ! Mais la question est : à QUEL endroit du Mexique? Hum? Dans ce chapitre, donc... ben de la surprise, voilà. Bonne lectuuuure !

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Disclaimer : Comme d'habitude, les loulous ne sont pas à moiiiii... Enfin tous ceux que vous reconnaissez, quoi. Vive J.K.R. !

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Réponses aux review anonymes :

Petite-plume : hahaaa ils vont faire plein de trucs, mais il n'y a qu'une seule façon de le découvrir :p bon évidemment rien au niveau des Perséides, mais ça c'était un peu l'argument de vente ultime pour conquérir Hermione même s'il ne l'a pas fait consciemment, ce petit coquinou de Charlie. Hum, par contre, si tu peux éviter de me demander un Graup/Hermione pour l'OS je t'en serai infiniment reconnaissante xD je te donnerai peut-être quelques morceaux de mon précieuuux chocolat... En tous cas merci beaucoup pour ta revieeeew !

nekozuni : Oh mon dieuuu j'aime tellement tes reviews :p merciiii beaucoup, j'espère que la suite te plaira autant !

Berenice : Haaaa une nouvelle lectrice, c'est cool ! Je suis super contente que les premiers chapitres t'aient plu, je sais que parfois quand on lit tout d'un coup il peut y avoir des longueurs un peu pénibles qu'on ressent moins en lisant un seul chapitre par semaine :p. Donc si ça te ne l'a pas fait je suis ravie. Pour le rating, oui normalement c'est sous-entendu du coup mais bon j'ai lu plein plein de fics où ça se faisait, donc j'étais un peu perplexe mais au final je trouve ça dommage de gâcher la surprise. Et la suite est lààà... J'espère qu'elle te plaira ! Merci infiniment pour ta review :)

Et juste un petit mot pour Charoo, qui a tout d'un coup disparu de la circulation : si tu lis ceci, je ne sais pas ce qu'il t'est (vous est?) arrivé, mais je suis de tout coeur avec toi. À un de ces jours peut-être. J'espère. Bref, porte-toi bien et fais attention à toi.

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Avant qu'elle ait pu ouvrir les yeux, les lèvres de Charlie s'écrasèrent sur les siennes pour lui donner un baiser passionné. Elle oublia momentanément le sable qui crissait sous ses pieds et la chaleur presque étouffante, pour donner toute son attention aux bras puissants qui l'étreignaient et à la peau du Dresseur sur la sienne. Il rompit finalement le baiser et laissa son front reposer contre celui de la jeune femme, attendant qu'elle le regarde, puis lui murmura :

« Je t'ai amenée ici parce que c'est l'un de mes endroits favoris. Je t'expliquerai comment je l'ai découvert, mais plus tard. Pour le moment, je veux que tu fermes encore un peu les yeux : je vais te tourner dans la bonne direction. Il faut que tu voies tout en même temps. Il faut… J'espère que tu vas… »

Il poussa un soupir laissant passer toute la frustration qu'il éprouvait à ne pas trouver ses mots, puis l'embrassa doucement et lui demanda si elle était prête. Elle acquiesça et laissa ses paupières retomber, un peu frustrée elle aussi parce qu'elle aurait voulu pouvoir contempler encore les deux iris verts de son Dresseur. Elle se laissa faire lorsqu'il la fit légèrement pivoter et frissonna quand il se plaça dans son dos, tout contre elle, et - enfin - ouvrit les yeux à son signal.

Elle avait une vue imprenable sur un lagon aux eaux turquoises : le sable sur lequel ils marchaient était blanc et doux, la petite plage bordée d'une végétation touffue et incroyablement verte, brillante comme si elle exsudait de la chlorophylle par chaque tige et chaque feuille. La crique sur laquelle ils se tenaient continuait sur leur droite, dans un encaissement rocheux, offrant aux voyageurs une piscine naturelle où tombaient paresseusement quelques branches et dont l'eau renvoyait des milliers de petits reflets sur les parois couvertes de mousse et de plantes grimpantes. Hermione pouvait entendre les chants d'oiseaux qu'elle ne connaissait pas mais qui la laissait rêveuse, se demandant de quelles couleurs ils se paraient. L'endroit était simplement paradisiaque.

Elle se retourna vers Charlie, des questions et des émotions plein les yeux, tandis qu'il lui souriait doucement.

« Donc, tu aimes ?

- Charlie… Comment pourrais-je ne pas aimer ? »

Il se contenta de l'embrasser et l'entraîna à sa suite, un peu plus loin sur la plage, puis sous le couvert des arbres.

« Où tu m'emmènes ?

- Te montrer comment et pourquoi j'ai découvert cet endroit. »

...

Ils s'enfoncèrent dans la végétation et marchèrent un bon moment, Charlie profitant du trajet pour donner un peu plus d'explications à Hermione :

« Il y a quelques années, on m'a offert un boulot "sur commande", une mission de quelques semaines pour venir ici et faire un rapport sur une espèce assez méconnue des services de contrôle et préservation des animaux magiques et qui est un peu "parente" avec les dragons. J'avais pour objectif, notamment, de jauger de son agressivité et de délimiter une zone de sécurité autour de leur territoire. C'était une occasion unique, alors j'ai posé des congés à la réserve pour venir ici… Mes protégés m'ont manqué à en crever mais je ne l'ai jamais regretté.

- On parle de quelle espèce, pour qu'elle rivalise avec les dragons ?

- Tu es familière avec les Occamy ?

- Pas du tout.

- Tant pis. Ce sont des cousins très éloignés de nos compères d'ici, ils t'auraient donné une idée de ce à quoi t'attendre. Mais ce sera plus drôle comme ça… »

Il lui adressa un clin d'œil et Hermione sut qu'il ne lui en dirait pas plus : il aimait beaucoup la faire mariner avant de divulguer des informations. Elle prit donc son mal en patience et sursauta lorsqu'il lui fit signe de s'arrêter : ils arrivèrent en vue d'un espace un peu dégagé et se tapirent derrière des plantes. Le sol de ce semblant de clairière était recouvert d'un genre de paille et de petits ossements de ce qui devait être des rongeurs, laissant Hermione perplexe. Elle regarda un peu plus au centre et vit enfin, étouffant à grand peine un cri de surprise.

« Je te présente le majestueux Quetzalcoatl, roi des reptiles de ce côté-ci de l'Atlantique. Et si tu veux mon avis, beaucoup plus classe que notre Basilic. »

Elle avait du mal à croire ce qu'elle avait sous les yeux. La créature était enroulée sur elle-même, visiblement assoupie, mais de grandes ailes reposaient de chaque côté de son corps serpentin. Celui-ci était recouvert de plumes vertes étincelantes sur le dos, et on devinait deux bandes rouges courant de la tête au bout de la queue de la créature de chaque côté de son ventre, constitué pour sa part d'écailles jaunes. Sa tête était surmontée de larges plumes multicolores et ses ailes étaient du blanc le plus pur, accrochées là où auraient dû se trouver des épaules. Elle devait mesurer au bas mot plusieurs mètres, à en juger par la largeur et le nombre de ses anneaux.

« Mais… que ?...

- C'est, avec l'Occamy, le dernier représentant des serpents à plumes : littéralement, Quetzalcoatl signifie Serpent à plumes de Quetzal - qui se trouve être un perroquet plutôt coloré. Il a longtemps été l'objet d'un culte de la part des sorciers Mayas, tant sa couleur et son allure les avait charmés. Encore aujourd'hui les moldus parlent beaucoup des légendes qui sont liées à ce serpent.

- Tu m'étonnes ! Je suppose que tout a été déformé et amplifié ?

- Évidemment. Et plus elles sont anciennes, plus les légendes sont embellies. Encore qu'ici "embellies" ne soit pas du tout approprié : on parle plutôt de massacre des histoires originales, à grand coup de soi-disant rituels sanglants. Il y en a eu, mais pas autant que les histoires moldues veulent le faire croire.

- Les moldus et les sorciers vivaient ensemble ici ?

- Oui. C'est l'un des endroits qui a longtemps ignoré le Code International du Secret Magique, mais ils ont fini par s'y plier comme tout le monde.

- Et ton rapport à propos des Quetzalcoatl, il a donné quoi ?

- C'était… passionnant. Ici, tu peux voir un mâle. Il garde probablement les œufs pendant que sa femelle est partie chasser - elles sont plus grandes et plus massives que leur compagnons. Mais malgré leur apparence impressionnante, ils sont parfaitement inoffensifs pour les humains, pour peu que tu restes éloigné de leurs œufs. C'est la tendance kleptomane des humains - sorciers et moldus confondus - qui a donné lieu aux légendes du terrifiant monstre : les coquilles des œufs de Quetzalcoatl sont en pyrite extrêmement fine, qui malheureusement peut passer pour de l'or aux yeux de néophytes. Et laisse-moi te dire qu'une maman Quetzalcoatl est une créature qu'il ne faut pas du tout, mais alors pas du tout énerver.

- Et les Occamy ? lui demanda-t-elle en le regardant.

- Ils vivent principalement en Inde. Ce sont des serpents à plumes violettes et bleues et ils ont des pattes arrière sur lesquelles ils peuvent se déplacer, contrairement aux Quetzalcoatl qui volent à quelques dizaines de centimètre du sol la plupart du temps.

- Tu les as étudiés aussi ?

- Non, mais Liz oui par contre. Tu pourras le lui demander.

- Ils ont quel niveau de classification, ces grands serpents ?

- Le même que les dragons.

- Mais tu as dit qu'ils étaient inoffensifs ?

- Ils le sont, simplement il arrive qu'ils fassent usage d'un pouvoir un peu spécial. En fait, ils ont la faculté de… »

Charlie avait tourné la tête vers Hermione pour lui parler en face, et il n'avait pas pris la peine de continuer à regarder le Quetzalcoatl qu'il supposait dormir paisiblement un peu plus loin. Mais lorsqu'il lui prêta de nouveau attention, il vit que ce n'était plus du tout le cas.

Il était bien éveillé, et il avait tourné la tête vers eux.

« De ? demanda la jeune femme, décontenancé par le silence soudain du Dresseur.

- Hermione… lui chuchota-t-il du bout des lèvres, surtout, ne panique pas.

- Pourquoi veux-tu que… oh !

- Voilà. Ne t'inquiète pas, il n'est pas agressif, mais il peut être nerveux à cause de la proximité de ses œufs. Nous allons le laisser tranquille. D'accord ? Hermione ? »

Mais la jeune femme ne l'écoutait plus. Elle était fascinée par la créature et par ses yeux : ils étaient turquoises, profonds, insondables. Elle n'entendait plus rien, rien qu'un petit tintement lointain qui résonnait directement dans son crâne, et sentait qu'elle s'était mise à marcher vers le Quetzalcoatl mais n'en concevait aucune peur, d'ailleurs pour quelle raison pourrait-elle avoir peur ?

Elle sentit vaguement quelque chose lui agripper le bras mais elle s'en défit aisément, complètement concentrée sur les deux puits sans fonds qui la fixaient et l'attiraient inexorablement. Elle se sentait bien, elle se sentait comme dans du coton. Tout disparaissait petit à petit autour d'elle lorsqu'elle fut soudain aveuglée par des mains que quelqu'un posa devant ses yeux : elle reprit immédiatement conscience et paniqua.

« Charlie !

- Calme-toi. Je suis là. Écoute le son de ma voix. »

Elle parvint à arrêter les tremblements qui l'avaient saisie mais ne put empêcher son cœur de battre la chamade, ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. Charlie chuchota contre son oreille.

« Le Quetzalcoatl s'est senti menacé et il t'a partiellement hypnotisée. Il est toujours face à nous mais il ne nous attaquera pas, tu n'as rien à craindre. Je vais te prendre dans mes bras pour t'emmener loin d'ici, hoche la tête si tu es d'accord. »

Elle acquiesça immédiatement et se sentit soulevée de terre dans des bras qu'elle connaissait bien, puis Charlie recula et un bruissement de feuilles lui indiqua qu'ils étaient revenus sous le couvert des arbres. Elle ouvrit les yeux et s'aperçut qu'ils étaient pleins de larmes, alors que Charlie la couvait d'un regard empli de tendresse et de remords.

« Je suis désolé. »

Il la posa un peu plus loin sur un tapis moelleux de mousse et de feuilles, et la serra contre lui en lui expliquant ce qu'il lui était arrivé.

« C'est un mécanisme de défense dont ils ne se servent que peu souvent parce que cela les épuise, et je ne pensais vraiment pas que nous serions une menace suffisante. J'ai été stupide.

- Que se serait-il passé si tu ne l'avais pas interrompu ? lui demanda-t-elle d'une petite voix en se reculant pour voir ses yeux.

- Tu aurais perdu connaissance et la femelle t'aurait éjectée du nid lorsqu'elle serait revenue.

- Rien d'autre ?

- Rien d'autre. Ce ne sont pas des mangeurs de chair humaine, ils n'aiment que les petits rongeurs et certains oiseaux.

- Comment tu le sais ?

- Parce que j'en ai moi-même fait l'expérience lorsque je les ai étudiés. Bon, j'avais quelques bleus et des petites coupures parce que la dame n'avait pas été délicate en me faisant sortir du nid, mais rien de bien grave. S'ils avaient voulu me dévorer, ils auraient pu s'en donner à cœur joie, crois-moi. Comment tu te sens ? demanda-t-il à la jeune femme en touchant son front et saisissant l'un de ses poignets pour contrôler son pouls.

- Mal. J'ai la gerbe. Et l'impression d'être toute molle.

- Effets secondaires de l'hypnose. Dans quelques minutes ça ira mieux. Est-ce que… Hermione, je m'en veux tellement d'avoir gâché la journée… Est-ce que tu m'en veux beaucoup ? »

Il avait l'air si malheureux que, même si elle avait été en colère - ce qui n'était pas le cas - elle n'aurait pas pu le rester.

« Évidemment que non, imbécile. Il en faut plus que ça pour me gâcher une journée comme celle-ci, Monsieur ! »

Un joli sourire s'épanouit sur le visage du Dresseur rassuré, et il se pencha pour l'embrasser. Elle s'accrocha à lui pour approfondir le baiser, sentant que tous les effets secondaires se dissipaient lorsque son attention était accaparée ailleurs : elle avait beaucoup mieux à faire que se concentrer sur ces petits désagréments. Au bout de quelques instants Charlie se dégagea et lui demanda d'une voix espiègle si elle voulait retourner sur le lagon, ce à quoi elle répondit par l'affirmative - c'était un paysage dont elle ne pourrait pas se lasser.

Ils repartirent en direction de la côte, Hermione mettant un point d'honneur à ne pas se faire aider pour marcher - « Charlie, lâche moi tout de suite ou je te donne en pâture à des Piranhas ! » - et ils y parvinrent en toute fin d'après-midi, alors que le soleil commençait juste à décliner sur l'horizon : le ciel était encore d'un bleu éclatant et la mer toujours aussi turquoise, invitante. Hermione regretta un peu que Charlie n'ait pas emmené son maillot de bain, et elle réfléchissait sérieusement à aller quand même dans l'eau quand il l'entraîna à l'ombre d'un palmier. Il sortit de son sac à dos un minuscule sac en toile qu'Hermione reconnut comme étant le sien, auquel il redonna vite sa taille normale et qu'il tendit à la jeune femme.

« Qu'est-ce que c'est ?

- Un nécessaire de plage, mademoiselle. À moins que vous ne préfériez vous baigner dans le plus simple appareil… Et remarque je doute que les poissons protestent beaucoup. Moi non plus d'ailleurs. Rends-moi ce sac, tout compte fait. »

Il esquissa un geste dans sa direction mais elle s'éloigna en riant, sans pour autant laisser passer l'occasion : elle entreprit de se déshabiller en effectuant quelques pas d'une danse lascive, et rit beaucoup en voyant l'expression de son Dresseur.

« Succube !

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, Monsieur je-me-balade-constamment-torse-poil-pour-faire-faire-des-crises-cardiaques-à-ma-colocataire.

- Ha mais tu es beaucoup plus qu'une simple colocataire. Il a fallu que je sorte l'artillerie lourde. Et puis je ne fais pas de strip-tease, moi.

- Mais moi non plus, je me mets simplement… »

Elle dégrafa son soutien-gorge, le fit glisser le long de ses bras.

« …en maillot de bain. »

Elle laissa tomber le sous-vêtement, un air ouvertement provocateur sur le visage, tandis que Charlie jurait dans sa barbe et se retournait pour lui aussi se changer - et surtout pour ne plus la regarder, sans quoi ils n'auraient pas le temps d'arriver jusqu'à l'eau.

Alors qu'il était complètement nu et qu'il cherchait son caleçon de bain dans son sac, Hermione ne put s'empêcher de s'approcher de lui pour lui mettre une claque sur les fesses, ce qui lui valut un regard noir et une moue rieuse.

Une fois changés ils s'approchèrent de l'eau main dans la main et Hermione ne retint pas un soupir de contentement quand elle posa le pied dedans : elle était toute chaude et la jeune femme courut en traînant Charlie pour s'y plonger complètement. Ils se retrouvèrent immergés jusqu'au torse, hilares, s'enlacèrent et recommencèrent à s'embrasser. Lorsqu'Hermione entreprit de s'agripper à lui avec l'une de ses jambes, Charlie rompit le baiser et lui dit d'une voix rauque :

« Je suis navré de devoir t'interrompre, mais il y a quelque chose que je veux te montrer tant qu'il fait encore jour… »

Il se recula et leur lança à tous les deux un sortilège de Têtenbulle, puis il saisit la main d'Hermione et l'entraîna avec lui sous l'eau, et lorsqu'ils s'enfoncèrent plus loin sous la surface elle eut l'impression d'avoir changé de monde : partout elle voyait des couleurs magnifiques, des poissons aux formes improbables, des algues et des coquillages aux motifs saugrenus. Elle savait que les eaux des Caraïbes regorgeaient de merveilles mais les voir devant elle était une toute autre chose, admirer par elle-même toute cette vie sous-marine était à la fois étonnant et magique. La chance qu'ils avaient de ne pas s'encombrer de matériel de plongée leur permettait d'être complètement libres de leurs mouvements et de s'approcher des récifs avec une facilité déconcertante : ils eurent notamment la chance de voir quelques petits hippocampes avant que ceux-ci ne disparaissent, effrayés.

Ils remontèrent quand la luminosité commença à baisser pour pouvoir admirer le coucher de soleil. Hermione crut défaillir quand elle observa Charlie debout à côté d'elle, de l'eau ruisselant sur son torse, lui adresser un éclatant sourire et elle dut se faire violence pour ne pas le plaquer sauvagement sur le sable.

Assis sur la plage, ils contemplèrent le soleil descendre de plus en plus bas sur l'horizon tandis que le ciel se paraît de rouge, d'orange, de rose. L'eau était devenue presque violette et une éclatante traînée écarlate accompagnait l'astre dans l'eau tandis qu'il disparaissait, petit à petit, laissant place à la nuit et ses étoiles.

Charlie avait sorti de son sac une petite couverture et un minuscule panier auxquels il rendit leur véritable taille : il étendit sous eux l'énorme tissu bleu tandis qu'Hermione fouillait dans le panier et sortait les victuailles, se découvrant une faim de loup. Enfin, Charlie fit léviter quelques boules de lumière autour d'eux et ils s'attaquèrent au repas : le Dresseur avait préparé un délicieux cake et plusieurs salades différentes, accompagnés de saucisson aux noisettes et d'un vin rouge auquel Hermione fit honneur.

Lorsqu'ils eurent fini, ils rangèrent tout à nouveau dans le panier que Charlie rétrécit pour le remettre dans son sac, et ils s'étendirent l'un contre l'autre, discutant surtout des Quetzalcoatl et des semaines que le Dresseur avait passées à cet endroit jusqu'à ce que la nuit fut complètement tombée et que des milliers d'étoiles furent accrochées au-dessus d'eux.

« Que dirais-tu de retourner dans l'eau ? demanda Charlie, une lueur malicieuse dans le regard.

- Avec grand plaisir.

- Alors suis-moi. »

Il l'aida à se relever et l'emmena vers la semi-grotte au fond de la crique, puis il envoya plusieurs boules lumineuses se fixer à divers endroits des parois rocheuses : leur reflet sur l'eau donnait une ambiance lumineuse verte et dorée toute particulière à la scène. Il fit monter Hermione sur un petit surplomb dont il avait probablement prévu de sauter, mais elle manqua de s'étouffer quand elle vit Charlie se séparer de son maillot avant de plonger dans les eaux sombres, nu comme un ver. Il remonta rapidement à la surface, s'ébouriffa les cheveux en bombant le torse et l'interpela d'une voix un peu moqueuse :

« Alors comme ça, il paraît que je te donne des crises cardiaques… Auras-tu le courage de me rejoindre ? »

Décidant de jouer un peu avec les nerfs du Dresseur, elle essaya de prendre une mine ennuyée.

« Mmh, je ne sais pas… Le courage, oui, mais l'envie… Elle est toujours chaude, cette eau ?

- Si tu savais à quel point…

- Bon… commença-t-elle en dégrafant le haut de son maillot, je devrais peut-être pouvoir… »

Elle se retourna, dos à Charlie.

« …faire quelque chose… »

Elle lança le morceau de tissu derrière elle, tentant de viser dans la direction du Dresseur, puis posa ses mains de chaque côté de l'élastique de sa culotte pour commencer à la baisser puis s'immobilisa en lançant un regard derrière elle.

« Tu es sûr hein ? Pour la température, je veux dire…

- Si tu ne me rejoins pas tout de suite je viens te chercher pour t'arracher ce stupide bout de tissu et te jeter moi-même dans l'eau.

- Tu me disais quoi, déjà, la nuit dernière ? Self-control, c'est ça ? »

Elle s'amusait énormément de la situation et le fit mariner un peu plus longtemps avant de finalement se dévêtir, laisser sa culotte sur place et plonger à côté de Charlie. Lorsqu'elle fut remontée elle sentit qu'il l'enlaçait comme si sa vie en dépendait et elle s'agrippa elle-même à lui, caressant son torse puissant avec avidité alors qu'il s'était emparé de sa bouche. Il l'emmena vers la paroi, à un endroit où ils avaient pied, et la plaqua doucement contre la roche : celle-ci était couverte de mousse et il avait certainement renforcé l'effet avec un sort parce qu'elle avait l'impression de reposer contre un coussin.

Il fit descendre l'une de ses mains le long de sa taille puis bien, bien plus bas et elle frémit lorsqu'il commença à caresser avec une extrême douceur la petite bosse qui constituait le point central de son plaisir. Voulant plus cette fois, exigeant plus, elle l'empoigna lui aussi et entama quelques lents va-et-vient en se délectant d'entendre son souffle se faire plus court.

« Hermione…

- Non. Pas cette fois… Ha, Charlie… »

Il avait entré un doigt en elle et elle ne répondit plus de rien, son esprit ne pouvant rien concevoir d'autre à ce moment précis que son propre plaisir et celui qu'elle voulait procurer à son amant. Mais elle voulait plus. Vraiment plus.

« Charlie… Je sais que…tu m'avais dit… Mais j'ai tellement envie de toi ! S'il-te-plaît… »

L'intéressé ne sut pas si c'était son propre désir ou l'intonation que prit Hermione, mais jamais il n'aurait pu résister à cette supplique ou plus précisément à la superbe créature qui la lui avait faite. Hermione nue, les yeux emplis de plaisir et les cheveux rendus fous par l'eau chaude du lagon et par ses caresses, était une vision qu'il garderait longtemps à l'esprit : il adorait l'avoir mise dans cet état, adorait lui procurer autant de sensations. Il empoigna ses hanches fermement et la souleva un peu, se plaça sous elle et la pénétra enfin, lentement mais sans s'arrêter jusqu'à la garde.

Hermione poussa une exclamation alors qu'explosaient en elle mille sensations, mille petites pointes de plaisir au moment où Charlie fut en elle : elle attendait ce moment depuis bien trop longtemps à son goût mais le manque avait fait son effet et ce plaisir était dévastateur. À mesure que son amant bougeait elle sentait une voluptueuse impression monter du plus profond de son corps, s'amplifier encore et encore et elle savait la délivrance toute proche.

Charlie ne pouvait plus réfléchir, plus se raisonner, plus rien du tout à part se demander à quel moment le sexe avait déjà été aussi intense. Hermione était divinement étroite mais il n'y avait pas que ça, il était complètement pris dans l'instant et son plaisir à elle décuplait encore tout ce qu'il ressentait.

« Continue Charlie… je vais… »

Il s'exécuta et, après un profond coup de rein, l'orgasme foudroya Hermione avant même qu'elle ait pu finir sa phrase. Charlie la suivit juste après l'avoir sentie se contracter autour de lui et ils se laissèrent glisser dans l'eau, pantelants, profitant encore des dernières bribes de plaisir qui les parcouraient.

« C'était… c'était…

- Ha, pour toi aussi alors. »

Hermione rit avant de répondre à son amant.

« Évidemment, patate. Comme si tu ne l'avais pas senti.

- Je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler, vile tentatrice. »

Elle se pencha vers lui pour l'embrasser et ils dérivèrent vers le centre du puits, dans les bras l'un de l'autre.

« C'est pas ma faute, c'est l'hypnose. Les effets secondaires, tout ça…

- Oh, ça c'est un coup bas.

- Je sais, mais si j'admets que tu me rendais complètement folle et que je ne pensais plus qu'à ça tu vas être beaucoup trop fier de toi.

- Et si je te disais que la réciproque est vraie ?... »

...

Ils restèrent un moment à profiter de l'eau et de l'ambiance particulière du lieu puis décidèrent de sortir pour s'allonger sous les étoiles : Charlie avait pris soin d'emporter ce qui leur servait de pyjama à l'un et à l'autre et il fit apparaître un moelleux duvet sous lequel ils s'installèrent, par-dessus leur couverture de pique-nique, contemplant le ciel en étant blottis l'un contre l'autre.

Hermione sentit que le moment était parfait et qu'elle devait se décider.

« Charlie ?

- Hum ? lui répondit celui-ci d'un ton endormi.

- Je t'aime. »

Il tourna la tête vers elle et l'embrassa passionnément.

« Je t'aime aussi ma belle. J'espère que tu es prête à me supporter pendant un bon moment…

- Tout dépend… tu as d'autres arguments à me montrer ?

- Si tu savais à quel point j'ai des arguments à te montrer, Hermione…

- Mmh… il faudrait joindre le geste à la parole alors … »

Et, alors que Charlie se jetait sur elle pour lui prodiguer à nouveau ses caresses, Hermione songea qu'elle ne pourrait jamais se lasser de lui, de sa peau, de sa façon d'être : sous le regard complice des étoiles ils s'aimèrent, encore et encore, jusqu'à s'endormir épuisés mais heureux d'un profond sommeil sans rêves.

...


...

Hiiii vous l'attendiez celui-ci de petit citron :p

J'espère que la scène vous aura plu. Et mes Quetzalcoatl? Hum? Et le lagooooon?

En tous cas, la semaine prochaine, encore de la visite touristique et surtout : le retour de Liz !

Merci beaucoup de continuer à me lire et à me suivre, et de le maisser autant de revieeeeews c'est vraiment incroyable.

Portez-vous bien, à Mardiiiii !