Hiiii saluuut !
Je suis désolée, chapitre un peu à la bourre par rapport à d'habitude, j'ai eu des démêlés avec ma Box internet. Nous n'étions pas d'accord, elle voulait prendre un jour de congé, je l'ai reboot sans aucun égard, bref... Le conflit a enfin été réglé x)
Bon, j'ai fait une boulette dans le chapitre de la semaine dernière (personne ne me l'a commentée mais ça m'embête quand même) : je l'avais bien calculé pour la nouvelle Zélande, mais ici j'ai complètement zappé le décalage horaire avec le Mexique xD donc j'en prends quand même compte dans ce chapitre-ci pour le retour en Roumanie. Vraiment désolée, il faudra que je fasse plus gaffe.
Bref... voici la suite des petites aventures mexicaines et, comme promis, un peu de Liz ! J'espère que ce chapitre vous plaira, en attendant je vous souhaite bonne lecture. On se retrouve à la fin :)
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Disclaimer : Les droits d'HP ne sont toujours pas à moi, donc tout ce que vous reconnaissez est toujours à la grande J.K.R. ! Gloire à elle !
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Réponses aux reviews anonymes :
Jul : Huhu, tu crois que je devrais faire passer le texte à leur office du tourisme ? En tous cas, pour adopter un petit Quetzalcoatl, j'espère que tu as de la place chez toi parce qu'ils ne vivent de façon épanouie qu'en couple x) et ce pauvre Charlie... Il a déjà eu du mal à tenir jusque là (et moi aussi) alors il n'aurait vraiment pas pu résister à Hermione en petite tenue. Et puis vice versa, je ne voyais pas Hermione résister à un Charlie tout nu et ruisselant d'eau. Mouais, surtout dans ce sens là en fait x). En tous cas merciiii beaucoup, j'espère que la suite te plaira !
Kioptea : Aaaaarf j'espère que le petit message ne sera pas arrivé trop tard pour te remotiver du coup... je me sens coupable, promis j'irai flageller ma box pour que ça ne se reproduise pas ;). Merci beaucoup pour tous tes compliments, je suis vraiment ravie que les persos, l'histoire et les mythes que je fais intervenir te plaisent autant ! Merci aussi d'avoir pris le temps de me faire une review, c'est vraiment gentil. J'espère que la suite ne te décevra pas !
Petite-plume : Hiii c'est cool que tu aies aimé mon lagon ! J'adore les paysages de lagon, je n'ai jamais eu la chance d'en voir un en vrai mais je bave devant les photos, ça donne tellement envie ! Pour l'OS, c'est une super idée, et ça pourrait être un joli challenge en fonction du perso ! Tire au sort le personnage du coup, et j'essaierai de m'y mettre quand j'aurais de l'inspiration :p en tous cas merci beaucoup pour ta revieeeeeeew, et voici la suiiiiiiiiite du mexiiiiiiiique !
Berenice : Merci, merci beaucoup ! Ha, moi il m'a toujours faite rêver Charlie Weasley, du coup je suis contente d'arriver à vous faire partager un peu ces rêves là :p. Merci beaucoup pour ta review, la suite est arrivée !
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Ils s'éveillèrent assez tôt le lendemain, au son des vagues qui venaient s'écraser sur le sable, et furent un peu éblouis par la luminosité de la plage : le soleil était déjà éclatant. Ils déjeunèrent rapidement avec une succulente brioche apportée par Charlie puis prirent un dernier bain dans les eaux turquoises avant de se rhabiller et de ranger les quelques affaires qu'ils avaient laissées sorties.
Le Dresseur sourit jusqu'aux oreilles quand il vit Hermione impatiente, une nouvelle fois, de savoir où il l'emmenait.
« Prends-moi la main, et on y va… inutile de te donner une telle information alors que tu peux tout découvrir par toi-même. »
Elle s'empressa de l'écouter et, à peine eut-elle saisi les doigts de son amant qu'elle se sentit partir avec lui. Elle ouvrit les yeux dès que le sol fut revenu sous ses pieds et eut du mal à comprendre ce qu'elle regardait : ils marchaient sur un sentier fait de dalles en roche roses et grises, qui conduisait à… de haut murs de pierre ?
La végétation n'avait pas changée, ce qui poussait Hermione à croire qu'ils étaient toujours quelque part le long de la côte mexicaine qui bordait les Caraïbes, et qu'elle était probablement devant une ancienne cité Maya. Sauf qu'il y avait des gens. Plein de gens. Pas des touristes, des sorciers. Qui n'avaient pas du tout l'air d'être là pour faire de la visite de monuments. Ils entraient et sortaient de la ville, discutant avec d'autres sorciers, transplanant, sans éprouver la moindre fascination pour ce qui pouvait les entourer. Les abords de la ville eux-mêmes n'avaient pas du tout l'air décrépis, comme cela aurait dû être le cas si cela avait été des ruines.
« Où sommes-nous Charlie ?
- À Tulum.
- Tulum, comme la grande cité Maya en ruine ?
- Non. Tulum, comme l'une des plus grandes villes exclusivement réservée aux sorciers sur ce continent, depuis que le Mexique a choisi d'appliquer le Code International du Secret.
- Tu veux dire…
- Que cette ville n'a jamais été en ruines, exactement.
- Pourquoi les moldus croient que… Ha ! Un sortilège comme celui utilisé pour Poudlard ?
- Pas tout à fait : une Tulum "en ruines" a été reproduite un peu plus loin, pour le bénéfice des moldus. Ici, le moindre centimètre carré dans un rayon de plusieurs dizaines de miles autour de la ville est truffé de sortilèges Repousse-moldu, ils ne s'approchent donc jamais de la véritable ville. Ils ont également une autre Tulum, moderne et habitée, pas très loin d'ici.
- Et certainement beaucoup moins intéressante. Tu attends quoi pour m'emmener visiter celle-ci, de ville ?... »
Heureux que l'idée lui plaise tant, Charlie entraîna Hermione vers les deux immenses portes ouvertes qui bordaient le mur d'enceinte et se délecta de son air ébahi, se rappelant sa propre incrédulité la première fois qu'il était venu.
Une fois les portes passées, ils s'engagèrent dans une immense allée qui courait le long du mur : si celui-ci restait nu à l'exception des anciennes tours de guet, de l'autre côté de la chaussée se succédaient des dizaines de commerces et d'échoppes dont l'ambiance rappelait à Hermione celle du chemin de Traverse : les passants discutaient entre eux un peu partout sur la rue, se vantant les mérites de tel ou tel autre produit tandis que les marchands surveillaient d'un œil attentif les livreurs venus renouveler leur stock. Les terrasses de ce qui s'apparentait à des snacks et des bistrots étaient rarement vides et on plaisantait beaucoup le long des tablées, comme si tout le monde se connaissait. Les bâtiments étaient en pierre, mais ils avaient - pour la plupart - été peints : on voyait énormément de rouge, un peu d'ocre orangé et du blanc « sable », mais parfois l'un ou l'autre se permettait une petit touche de folie en ajoutant une fresque bleue ou violette sur son mur. Chaque commerce était évidemment surmonté de ce qui devait être des appartements, mais il y avait aussi de simples maisons qui n'accueillaient visiblement aucune échoppe.
« Tulum est une ville côtière. Elle est tournée vers la mer des Caraïbes, et en haut des tours de guet on a une vue magnifique. Je t'y emmène tout à l'heure, si ça te dit. »
Hermione hocha vaguement la tête, mais elle était occupée à vouloir tout regarder un peu partout : si elle ne comprenait pas l'espagnol, elle devinait facilement quelle échoppe proposait quel type de marchandise grâce à leurs devantures colorées et hétéroclites. Elle changea brusquement de direction lorsqu'elle repéra une petite pyramide de livres qui n'attendaient qu'elle : elle entra dans la boutique sans plus de cérémonie, sans même vérifier que Charlie était toujours derrière elle.
Il la retrouva devant l'une des étagères, admirative, tandis que le propriétaire de la librairie lui parlait dans un anglais courant, presque sans accent.
« Si c'est le sujet qui vous intéresse, nous avons une très belle collection de livres traitant de la période Maya ancienne.
- Sont-ils en espagnol ?
- Je peux leur appliquer un sortilège de Traduction anglaise, si c'est ce qui vous gène.
- Vous feriez ça ?
- Évidemment, ce sont les bases du métier de libraire. »
Hermione avait l'air d'une enfant pour qui Noël serait arrivé en été. Deux fois de suite.
« Auriez-vous aussi des ouvrages de zoologie magique ? »
L'homme la regarda avec un air intrigué.
« À propos de ?...
- Des Quetzalcoatl.
- Si vous voulez parler des légendes, alors oui. Il me semble que nous avons même un ou deux livres moldus qui en parlent. En revanche nous n'avons rien concernant l'animal lui-même : je ne sais pas si des études ont véritablement été entreprises à son sujet. »
Charlie choisit ce moment pour rejoindre la conversation.
« Oui, elles ont été entreprises mais pas encore éditées.
- Ha, quelle bonne nouvelle ! Miss, avez-vous fait votre choix ou souhaitez-vous continuer à chercher la perle rare ?
- Je pense commencer par ceux-ci… »
Elle fit léviter une demi-douzaine d'ouvrages de tailles différentes en direction du libraire qui les récupéra, une lueur amusée dans le regard.
« …et je vous en commanderai certainement d'autres une fois revenue chez moi. Vous avez un système de livraison pour l'Europe ?
- J'ai des correspondants libraires dans quelques grandes villes d'Europe, par qui je fais transiter les livres en règle générale. Laissez-moi vous donner la liste de ces libraires ainsi que notre catalogue. »
Ils se dirigèrent vers la caisse, et Charlie fit mine de sortir sa bourse pour offrir les livres à Hermione.
« Charlie, range ça tout de suite. Je m'achète mes livres. Et ce n'est pas négociable. »
Elle donna au vendeur les cinquante-deux Gallions et neuf Mornilles que coûtaient les ouvrages, et il lui tendit un sac dans lequel il glissa le catalogue et la liste dont il avait fait mention.
« Passez une très bonne journée à Tulum, merci beaucoup de votre visite. »
Hermione et Charlie le saluèrent avant de sortir de la librairie pour continuer leur balade le long de l'allée des échoppes.
« J'aurais dû me douter que ce serait la première chose que nous visiterions…
- Parce que tu ne l'avais pas deviné ? Bon, sinon, que faut-il voir ici ?
- Dans la même veine que tes précédents achats compulsifs, il y a une très belle papeterie. Avec des plumes que tu ne trouveras nulle part ailleurs ! »
Il l'entraîna plus loin dans la rue, jusqu'à une boutique dont la vitrine resplendissait de couleurs vives : on y trouvait des plumes de perroquet évidemment, mais également…
« Mais ! Ce sont…
- Oui. Des plumes de Quetzalcoatl.
- Comment ça se fait ?
- Le vendeur de ce magasin est un peu… aventureux. Il m'a accompagné plus d'une fois lors de mes visites aux petits serpents ailés, simplement pour récupérer tout ce qu'ils laissent derrière eux après leur mue.
- Ils muent ?
- À certains stades de leur croissance oui, mais pas au sens où on peut l'entendre pour les autres serpents : ils perdent uniquement la peau de leur ventre, mais régulièrement quelques unes de leurs plumes tombent aussi. »
Une voix avec un très fort accent espagnol interrompit alors les explications de Charlie.
« Mais… est-ce que ce ne serait pas ce vieux Charlie ? Encore à assommer une demoiselle avec tes grands discours pour la charmer, hein ? »
L'intéressé sourit de toutes ses dents avant de se retourner vers le nouveau venu.
« Humberto, ça faisait longtemps ! Toujours à parcourir la jungle en quête de la plume rare ? »
L'homme devait avoir la quarantaine. Il avait le teint très mat et de gros sourcils broussailleux dont la sévérité était démentie par les yeux les plus rieurs qu'Hermione ait jamais vus. Sa bouche aux lèvres fines arborait avec fierté une superbe moustache et s'ouvrait sur un sourire aux dents si blanches qu'elles en étaient éclatantes. Il portait ses cheveux noirs plutôt court, quoique légèrement bouclés sur le dessus, et une petite bedaine s'était visiblement installée sur son ventre quelques années auparavant. Hermione admira ses vêtements colorés, notamment son poncho brodé qu'elle trouva magnifique.
« Toujours, blanc-bec, et tu sais que tu n'en trouveras pas de plus belles ailleurs. Mais présente-moi donc à la charmante Señorita qui t'accompagne, elle est beaucoup plus intéressante que toi.
- Hermione, voici Humberto Flores, le marchand le plus roublard et le plus fou que j'aie jamais rencontré. Humberto, je te présente Hermione Granger, future brillante archéologue. »
La jeune femme se sentit rougir tandis que l'espagnol se penchait pour lui baiser la main sans la lâcher des yeux.
« Je suis enchanté, Señorita, votre beauté éclipse tout ce qui vous entoure.
- Humberto ! s'exclama Charlie, aurais-je dû préciser qu'Hermione est également ma merveilleuse petite-amie ?
- Ha, Charlie, Charlie, tant qu'il n'y a pas d'anneau à cette main de poupée, tu sais bien que rien n'est joué… »
Il adressa un clin d'œil à la jeune femme qui retrouva enfin sa langue et lui répondit, tandis qu'il lâchait sa main et qu'il se redressait :
« Je suis enchantée aussi, Humberto. Vous avez une boutique magnifique, et je suis à la recherche de nouvelles plumes !
- Cessez les flatteries, Señorita, j'allais déjà vous proposer de jeter un œil à mes plus belles pièces. Attendez-moi ici, je ne serai pas long. »
Lorsqu'il eut disparu dans l'arrière-boutique, Hermione se tourna vers Charlie, l'air goguenard tandis que celui-ci se renfrognait.
« Intéressant, cet Humberto…
- Il a toujours été… très démonstratif avec les femmes. Surtout les belles femmes, évidemment.
- Alors comme ça, tu "charmes" les demoiselles avec tes beaux discours ? »
Ce fut au tour du Dresseur d'être embarrassé, peu désireux de s'étendre sur le sujet.
« Ben… J'étais célibataire quand je suis venu ici la première fois. Et quand je sortais, c'était avec Humberto. Donc il a quelques dossiers sur moi, oui… Et rappelle-moi pourquoi je te parle de ça déjà ? »
Hermione éclata de rire et embrassa Charlie, heureuse d'avoir trouvé une potentielle mine d'information. Ils s'interrompirent cependant lorsqu'Humberto revint avec de grandes boîtes très simples en paille tressée. Il les disposa les unes à côté des autres sur son comptoir et Hermione laissa échapper une exclamation admirative lorsqu'il les ouvrit : elles contenaient des plumes aux couleurs improbables qui ne pouvaient venir que d'un seul endroit.
« Ce sont celles que les Quetzalcoatl ont sur la tête, non ?
- Exactement, Señorita. Mmh, Charlie vous aurait donc emmenée les voir ?
- Oui. Ils sont magnifiques.
- Hé bien, ces plumes appartiennent - appartenaient - à des créatures encore en vie aujourd'hui, ce sont mes dernières acquisitions. Cette expédition a été un peu rude pour mes pauvres os mais elle en valait le coup ! »
Hermione avait repéré la seconde en partant de la droite : elle était légèrement tordue mais elle arborait des couleurs sable, turquoises et vertes qui lui rappelaient celles du lagon où Charlie l'avait emmenée. Ça lui ferait un magnifique souvenir de ce week-end, et elle pourrait emmener un peu de cet incroyable voyage avec elle, en Roumanie. Elle allait demander son prix à Humberto lorsque Charlie tendit une bourse rebondie à l'intéressé.
« On t'en prend une, vieil escroc. Je sais que tu essaies de nous amadouer avec tes vieux os, alors que tu es encore fringant comme un hippogriffe !
- Ha, sale petit… Tu me poignardes, en plein cœur ! Ne l'écoutez pas Señorita, il ne sait pas ce que c'est que la compassion. »
Les deux hommes continuèrent à s'asticoter sous le regard amusé d'Hermione qui prenait parti pour Humberto chaque fois que c'était possible, puis ils sortirent de sa boutique en promettant de passer le voir plus longuement lors d'un prochain voyage.
« Mais pourquoi nous sommes pressés ? demanda Hermione, alors qu'ils remontaient la rue marchande.
- On doit prendre notre Portoloin de retour vers 11h, parce que quelqu'un nous attendra à la maison pour dîner.
- Pour dîner ?
- …toujours le décalage horaire ?
- Ha, oui. Quelqu'un ?
- Tu verras. Mais tu ne voudrais manquer ce Portoloin pour rien au monde, crois-moi. Si tu as fini de dévaliser les boutiques, puis-je t'emmener voir le centre historique de la ville ? »
Ils étaient revenus à la grande porte d'entrée et se dirigèrent cette fois dans une rue qui allait au centre de la ville, perpendiculaire à l'allée qu'ils venaient de quitter, et qui les rapprochait également de la côte. Il y avait toujours autant de monde mais le décor avait un peu changé : en lieu et place d'échoppes bigarrées et surchargées, Hermione découvrait des bâtiments aux allures de temple et des maisons imposantes et colorées, dont les devantures étaient parées de colonnes.
« Le grand bâtiment que tu voies là-bas est une école : certains habitants préfèrent encore que leurs enfants apprennent à se servir de leur magie ici, à Tulum, selon l'enseignement qu'ils ont eux-mêmes suivi plutôt que de les envoyer dans une école plus lointaine en Amérique du Sud. C'est un choix que de moins en moins de parents suivent, mais tant qu'il y aura encore des élèves ici ils continueront d'être pris en charge. L'autre bâtisse, de ce côté-ci, est celle du Conseil municipal : ici sont prises les différentes décisions concernant la gestion de la ville, et ce sont ces personnes là qui se rendent au Congrès des Sorciers du Mexique à Mexico, une fois l'an. Par ici, tu as les anciens temples qui sont aujourd'hui pour la plupart des maisons particulières, mais je sais que certains sorciers aiment perpétrer les rituels liés au Soleil, ne serait-ce qu'à cause de leur influence sur la préparation des potions.
- Comment… où as-tu appris tout ça ?
- J'ai vécu ici quelques semaines tu sais, et Humberto adorait jouer les guides touristiques, surtout pour me perdre dans une rue et me regarder le chercher, de loin. »
Ils continuèrent leur périple dans les rues de la ville, main dans la main, tandis que Charlie expliquait à Hermione tout ce qu'il connaissait de cette culture et des habitants. Ils arrivèrent enfin devant une tour de guet, imposante, que Charlie décrivit comme la plus avancée sur le surplomb. Ils grimpèrent les escaliers de pierre un peu escarpés et, lorsqu'ils furent enfin arrivés au sommet, Hermione en eut le souffle coupé.
Ils avaient une vue imprenable sur la mer des Caraïbes et ses eaux magiques, bordée de chaque côté par les verdoyantes côtes mexicaines. Le soleil faisait danser des milliers de minuscules reflets sur la surface turquoise, et une légère brise soulevait paresseusement de petites vagues qui venaient manger le sable blanc tandis que des oiseaux colorés sortaient parfois du couvert des arbres, pour s'y replonger immédiatement.
« C'est un paysage que je n'ai jamais oublié, murmura Charlie. Et rien n'a changé.
- Charlie… merci. »
Il la regarda d'un air interrogateur.
« Hein ?
- Depuis que j'ai pris la décision de rester en Roumanie - ou plutôt que tu m'as poussée à prendre cette décision par ta bienveillance et ta gentillesse - je découvre des choses fantastiques. Des paysages magnifiques. Des cultures dont j'ignorais la beauté et la complexité. Alors, de tout mon cœur, merci. »
Touché par ses mots, il s'approcha encore d'elle pour la serrer contre lui et ils s'embrassèrent, longtemps, mettant dans cette étreinte tout ce qui ne pouvait pas se traduire en mots.
...
Ils rentrèrent en Roumanie en tout début de soirée, avec l'impression d'avoir passé une semaine loin de chez eux. Leur invité surprise refit surface dans l'esprit d'Hermione lorsqu'elle franchit le seul de la maison, se doutant un peu de l'identité du mystérieux personnage : il y avait quelqu'un qu'elle mourrait d'envie de voir, et elle était certaine que Charlie l'avait senti.
Alors qu'ils préparaient le repas quelques coups se firent entendre, et la jeune femme se précipita vers l'entrée pour ouvrir et se jeter dans les bras de la personne qui attendait dehors : c'était bien Liz, comme elle l'avait soupçonné, et la Dresseuse fut très surprise mais pas mécontente de l'accueil.
« Hey ! Vous n'êtes pas partis si longtemps pourtant, si ?
- Imbécile ! Je me suis inquiétée après l'alerte, l'autre nuit ! Tu as pris des risques, madame ne-fais-rien-d'idiot-en-présence-d'un-grand-dragon !
- Oui, mais je n'avais pas le choix. Il fallait bien la calmer, cette maman ! »
Elles étaient toujours dans les bras l'une de l'autre, aucune ne voulant lâcher en premier. Liz lui chuchota alors :
« Bon, il paraît que tu as des trucs à me raconter…
- Comment tu ?...
- J'ai vu la tête de Charlie quand il est arrivé sur place, l'autre nuit. Je sais ce que j'ai vu, et je sais ce que ça veut dire. Je suppose que tu avais une autre raison de maudire l'alarme, non ?...
- Mmh, c'est tout à fait possible. Mais il y a des oreilles indiscrètes et je ne peux pas te raconter ça maintenant…
- Tu as un petit sursis alors. Mais moi aussi j'ai des trucs à raconter ! »
Elles se reculèrent en même temps, souriant à pleines dents, puis rentrèrent dans le salon. Hermione alla chercher trois bières, une pour chacun d'entre eux, puis les deux jeunes femmes s'installèrent sur le canapé pendant que Charlie finissait de préparer la bolognaise qui garnirait leurs spaghettis.
« Alors, le Mexique ?
- Magnifique Liz, tout était magnifique.
- Tu as aimé Tulum je suppose ? Charlie t'a refourgué une plume de serpent à la noix au nom imprononçable ?
- Hey ! On ne critique pas les Quetzalcoatl ! s'exclama Charlie depuis son plan de travail.
- À tes souhaits ! Un jour Hermione, je t'emmènerai voir les Occamy. Et crois-moi, c'est autre chose que ces bidules sans pattes. Bon, sinon, ce week-end, il s'est passé DES TRUCS. Figure-toi que ce très cher Aldo…
- Aldo, comme dans Aldo-je-ne-sais-pas-m'occuper-d'un-Boutefeu ? Celui à qui j'ai failli aller arracher la tête ? demanda Charlie, toujours au-dessus de ses oignons rissolés.
- Tu as failli quoi ? répliqua Hermione.
- Rien, Hermione, il a juste voulu jouer à celui qui avait la plus grosse mais je l'en ai dissuadé. Bref… Oui, cet Aldo là, mon bel italien. Hé bien figure-toi qu'il m'a invitée à manger chez lui, dans deux jours, "pour qu'on puisse discuter de Rusty".
- Ooooh mais ça sent très bon ça !
- Exactement.
- Je ne vois pas en quoi, moi… ajouta Charlie.
- Charlie, c'est exactement le genre de prétexte fallacieux qu'un mâle sans grande imagination pourrait inventer pour attirer une fille dans ses filets.
- Comment ça ? »
En essayant de faire sa plus belle imitation de la voix de Charlie, Hermione lui répondit :
« Que dirais-tu de retourner dans l'eau chaude et accueillante du lagon ?
- Je n'avais pas ajouté "chaude et accueillante du lagon". Et puis tu étais déjà dans mes filets.
- Oooh la prétentioooon ! Bon, de toutes façons, tais-toi, répliqua Liz. Je raconte. Donc j'ai accepté, et il est reparti tout guilleret ! Autant te dire que dans deux soirs, je saurais si l'italien est réellement la langue de l'amour. Si tu vois ce que je veux dire.
- Je vois très bien oui, lui répondit Hermione avec un grand sourire.
- Bon, en tous cas, demain après-midi on commence tes leçons particulières !
- Quelles leçons ? demanda Charlie, un peu d'anxiété dans la voix.
- Mes leç… commença Hermione, intriguée, avant de comprendre. Oh ! Liz, tu es géniale !
- Quelles leçons ?
- J'espère que tu seras attentive. Il y a beaucoup à dire.
- Oui, promis !
- QUELLES LEÇONS ? »
Charlie s'était approché d'elles, la poêle à la main, et l'air très mécontent.
« Mes leçons de Cornelongue ! Tu te rappelles ? Je veux absolument étudier les adultes de près et en détail avant de commencer les cours à l'Institut. Je vais revoir Max !
- Liz, tu as intérêt d'être prudente !
- Voui voui. Comme toujours, monsieur le ronchon. Bon, tu les prépares ces pâtes, ou tu restes à discuter ? »
Charlie partit en ronchonnant en direction de la cuisinière pour y poser de nouveau sa poêle, sous les regards amusés d'Hermione et Liz. Ce qu'il ne remarqua pas, c'est qu'Hermione avait fait apparaître sur son torse un joli tablier blanc bordé de délicate dentelle rose, où il était écrit « Je suis comme un petit gâteau au chocolat : tout fondant à l'intérieur ! ». La photo qu'elles firent les laissèrent toute la soirée dans un état d'hilarité profonde, et Charlie se demanda vaguement quel serait le résultat d'encore plus de temps passé toutes les deux avant de rendre compte d'un détail : peu importait combien il se ridiculisait, il adorait voir son Hermione aussi heureuse.
...
...
Tatsoiiiiin ! Les choses sérieuses commencent pour Liz !
Alors, pour Tulum : c'est une cité Maya en ruines assez étendue quand même (6 km de long le bazar) et vous pouvez trouver des plans assez facilement sur le net si ça vous dit, d'ailleurs l'article Wikipédia est plutôt bien foutu et il est très intéressant à lire pour celles que ça interpelle. Et il existe une ville habitée qui s'appelle aussi Tulum et qui n'est pas loin du site, je trouve ça super fun :p
L'idée était de montrer qu'il existe des villes un peu plus grandes que Pré-au-lard réservées au sorciers, simplement parce qu'ils ont tellement les moyens de faire plein de choses que ce serait dommage de se cantonner à de petits villages... Bref, encore un truc auquel j'avais réfléchi mais jamais couché sur papier x)
Merci d'être toujours plus nombreuses (nombreux?) à me lire, vos review me font toujours autant plaisir (même encore plus !). Vous êtes super !
Prenez soin de vous, à Mardiii !
Des bisous, plein plein :)
