Saluuut !
OMG, décidément les débuts de semaine sont tendus en ce moment. Une fois de plus j'ai eu un emploi du temps plutôt chargé hier et aujourd'hui, je suis à la maxi-bourre ! J'ai dépassé minuit d'une trentaine de minutes et c'est pas cool du tout... Je suis vraiment, vraiment désolée.
Pour me faire pardonner, vous avez un peu de Maaaaax dans ce chapiiiitre ! *Donne un petit coup au dragon pour le mettre sur le devant de la scène et qu'il vous fasse les yeux doux pendant que l'auteur part très loin*
Bonne lectuuuuure !
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Disclaimer : Toujours pareiiiiiil, J.K. on t'aime nondidiou !
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Réponses à la review anonyme :
Berenice : Gniii voici enfin la suite, à la bourre donc, désolée :'(. En tous cas je suis ravie que la fic te plaise toujours, et oui la confrontation avec les Weasley arrive à grands pas ! Merci beaucoup pour ta review :)
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Ils se réveillèrent très en retard sur leur horaire habituel le lendemain matin, retard qui n'était pas sans relation avec les quelques heures - agréablement - mouvementées qu'ils venaient de passer comme en témoignait le petit tablier roulé en boule dans un coin de la pièce. Ils eurent à peine le temps de se préparer, enfilant à la va-vite leur tenue de travail et échangeant tout de même un baiser passionné avant de transplaner chacun de leur côté.
Hermione se rendit au centre de la Nurserie en essayant tant bien que mal de coiffer ses cheveux pour qu'ils n'aient pas l'air trop hirsutes, en courant parce qu'elle avait promis à Liz d'être là à l'heure… et que visiblement ce n'était pas le cas. Elle fut cependant rassurée lorsqu'elle parvint à l'espace dégagé : Liz n'était pas du tout occupée à regarder sa montre, mais plutôt le bel italien assis dans le fauteuil sur l'accoudoir duquel elle était perchée. Esquissant un sourire, Hermione s'approcha et les salua.
« Salut Aldo, Liz ! »
Ils sursautèrent, visiblement indifférents au monde qui les entourait jusqu'à l'intervention de la jeune femme. Liz lui sourit largement et lui répondit d'une voix malicieuse :
« Hey ! C'est ça que tu appelles "À l'heure et guillerette" ?
- Ben, guillerette oui… Après, pour l'horaire, j'ai eu… un impondérable.
- Ben voyons. Il serait pas roux, cet impondérable ? répliqua la Dresseuse.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler.
- Bonjour Hermione ! intervint Aldo. Allez Cioban…
- Je t'ai déjà dit de m'appeler Liz !
- Ok, Liz, arrête de l'embêter… Elle est toujours en avance d'habitude. Et puis tu as eu aussi ton lot de… grasses mat' imprévues, je te rappelle. Au grand dam de Gaby. Même si, si l'on se fie aux rumeurs, tes impondérables à toi étaient plutôt bruns ou blonds…
- Haaaa, mon cher Aldo, là on va pouvoir commencer à parler sérieusement, répondit Hermione. Tu aurais des potins sur la Madame Commère de la réserve ?
- Beaucoup moins que Mr. Weasley parce que je ne suis pas là depuis super longtemps, mais je connais quelques histoires oui… »
Hermione bloqua sur le « Mr. Weasley », avant de comprendre qu'Aldo parlait de Charlie. Il regardait Liz avec une lueur amusée et affectueuse dans les yeux.
« Hé ! On ne se ligue pas contre moi ! rétorqua cette dernière. De toutes façons, c'est moi qui en sais le plus sur tout le monde. Alors comme ils disent à Poudlard, "Draco dormiens nunqui... nunquo... nu..." rhâââ bref ne chatouillez pas le dragon qui dort !
- Comme si tu dormais… Tu as autant d'énergie qu'un dragon réveillé, quelque soit l'heure !
- Et ça vous plairait que toute cette énergie soit retournée contre vous ?
- Moi je trouve que ça dépend comment… » répondit Aldo avant de se rendre compte qu'il avait parlé à voix haute, et de se lever précipitamment.
« Hum, bon, Ciob… Liz, tu m'avais demandé d'attendre Hermione pour faire quoi ? »
L'intéressée se demanda ce qu'il se passait et envoya un long regard interrogateur à son amie, qui s'empressa de l'éclairer avec des excuses plein les yeux.
« Gaby m'a demandé de m'occuper d'un petit nouveau ce matin, un Norvégien à peine sevré qu'on a intercepté sur le marché noir. Du coup Hermione je ne peux pas t'emmener avec moi pour ce premier contact, il aurait peur avec plus d'une personne, déjà que ça va être tendu... En revanche, Aldo ici présent va me remplacer avec les petits Cornelongues et ça tombe très bien, comme ça tu révises l'anatomie des petits avant de voir les grands cet après-midi ! On se retrouve ici au déjeuner et après on y va. Bon, je suis déjà à la bourre - on se demande à cause de qui - alors je file. »
Elle se leva et partit sans une parole de plus, laissant ses deux interlocuteurs en tête à tête sans leur laisser le loisir de répliquer. Hermione regarda Aldo qui arborait une expression très neutre et se décida à lui poser la question qui la gênait :
« Tu… Est-ce qu'elle t'a demandé ton avis au moins ? Tu es certain que ça ne te dérange pas ?
- C'est pas comme si elle me demandait mon avis d'habitude de toutes façons.
- Si ça te gêne vraiment je peux retourner chez Charlie et étudier ses carnets, je ne veux pas m'imposer. Je lui dirai que je suis venue avec toi si tu as peur des réprimandes.
- Je n'ai pas peur de Liz ! répondit-il précipitamment, un peu trop peut-être. Et tu ne me gênes pas. Je n'ai simplement pas l'habitude d'avoir un public.
- Ha mais je ne suis pas un public, si je viens il faut que tu me laisses participer ! Sinon je n'apprendrai rien.
- Ok… On y va alors, ils nous attendent certainement. »
Ils se mirent en route vers le paysage des Cornelongues : il ressemblait en tous points aux alentours de la Nurserie, et Hermione s'était longtemps demandé le pourquoi de cet « enclos » avant de se décider à poser la question à Liz. Elle lui avait expliqué qu'effectivement, lors de l'élaboration des plans de la réserve, les Dresseurs et les Mages Architectes avaient considéré l'éventualité d'une zone en plein air pour les Cornelongues - puisqu'ils étaient sur le bon territoire - mais l'idée avait été finalement rejetée : le bâtiment de la Nurserie disposait d'une bonne couche supplémentaire de protections magiques contre les indésirables, et les étendre sur une aire extérieure aurait demandé plus de travail pour une efficacité moindre sur le long terme. Il avait donc été naturellement décidé que les petits Cornelongues seraient logés à la même enseigne que leurs cousins des neiges, des îles ou des plaines. Liz lui avait confié comprendre le raisonnement mais le désapprouvait totalement : elle pensait que les dragons avaient une affinité particulière avec leur environnement et que, lorsqu'il était possible de le faire, il valait mieux les laisser en plein air.
Aldo et Hermione avaient atteint leur but et marchaient à présent dans l'herbe qui recouvrait une grande plaine, très semblable à toutes celles qui étaient maintenant familières à la jeune femme. Ils continuèrent jusqu'à ce que deux petits boulets de canon verts et dorés les aient rejoints et s'agitent autour d'eux, esquissant avec un peu de difficulté les prémices du vol. Ils avaient été attirés par l'odeur de viande que dégageait le sac d'Aldo, et savaient que c'était ainsi qu'on leur apportait leur petit déjeuner : c'était un horaire que tous les Dresseurs s'efforçaient de respecter quand ils l'avaient adopté une première fois, afin de donner un repère fixe aux petits dans la matinée.
Aldo sortit donc les quartiers de viande fraîche - du bison, selon toute vraisemblance - du sac et commença à les lancer devant ses protégés, les regardant avec amour et dévotion. Hermione avait l'habitude du spectacle et nota qu'ils étaient particulièrement solidaires entre eux, attendant sagement leur tour de se jeter sur un morceau sans essayer de piquer celui de l'autre : ce genre de comportement très attentionné, si tôt dans la vie d'un jeune dragon, dénotait souvent d'un traumatisme comme la perte de la mère ou celle d'un autre dragon de la portée - en temps normal, les petits se faisaient un jeu de chiper la nourriture de leurs frères et sœurs.
Lorsqu'il eut vidé le sac, Aldo s'assit sur le sol près des dragons tandis qu'ils finissaient les derniers reliefs de leur repas. Hermione prit place à côté de lui et en profita pour essayer d'en apprendre un peu plus :
« Alors Aldo… Tu travaillais où avant de venir ici ?
- J'étais employé par un riche sorcier de chez moi, en Italie. Il avait une propriété à la lisière de la forêt d'Umbra et en possédait une petite partie, où il élevait un troupeau de Sombrals : c'était à moi de m'en occuper. »
Hermione nota qu'Aldo avait utilisé du passé pour parler de cet homme, mais elle le laissa terminer.
« Et puis ce sorcier est décédé. Sa femme et ses héritiers ont voulu se débarrasser du troupeau des bêtes qu'ils ne voulaient pas voir - ils ne les avaient jamais vus avant la mort de leur mari et père, et ne pouvaient les supporter. Ils les ont confiés à une réserve naturelle préservant des centaines de créatures magiques, en Autriche, et moi j'ai perdu mon emploi.
- Et tu as tout de suite cherché à travailler avec les dragons ?
- Pas du tout ! J'en ai profité pour voyager, pour me renseigner un peu à propos de ce qu'il y avait à offrir pour quelqu'un comme moi : à la sortie de l'école, quelques années auparavant, j'avais obtenu mon diplôme de Soins aux créatures magiques mais pas avec de brillantes notes, et je n'avais que peu d'expérience sur le terrain avec les bêtes - mis à part les Sombrals, bien entendu. Je ne savais pas du tout qui aurait voulu embaucher quelqu'un avec ce genre de profil peu engageant. Et puis finalement, de pays en pays, j'ai fini par me créer un petit réseau de connaissances et l'une d'elles m'a présenté au directeur de la réserve lorsqu'un Dresseur est parti.
- Mais, pardon de te demander ça, tu n'aurais pas dû suivre une formation pour travailler avec des dragons ?
- Oui, c'est comme ça que ça se passe normalement, mais j'ai dû faire bonne impression au directeur j'imagine. Je ne te cache pas que ça a été… difficile au début. N'ayant pas eu de formation adéquate, comme les autres, j'ai beaucoup observé et je me contentais des tâches ingrates qu'on voulait bien me confier. Liz a été d'une grande aide pour moi, elle répondait toujours à mes questions avec beaucoup de patience même si elle me houspillait quand je le méritais… comme l'autre jour. D'ailleurs, je… désolé.
- Désolé ? Mais de quoi ?
- Pour le Boutefeu.
- Oh, mais c'est déjà oublié !
- Non, je suis vraiment désolé. C'est la première fois qu'on me laisse m'occuper seul d'un cas un peu particulier comme celui-ci, qui demande beaucoup de savoir-faire et d'autorité. Alors je l'ai peut-être un peu trop chouchouté… Je suis vraiment, vraiment désolé de ce qu'il s'est passé.
- Ne t'inquiète pas, je n'ai même pas été blessée. On fait tous des erreurs. »
Il lui adressa un sourire timide qu'elle lui rendit, éclatant, tandis qu'ils se relevaient pour faire commencer aux petits leurs exercices de vol. Hermione avait été émue par l'histoire du Dresseur sans trop savoir pourquoi, elle avait senti qu'il était d'une certaine manière attaché aux Sombrals et à son ancien employeur.
Ils firent jouer les petits jusqu'à être eux-mêmes hors d'haleine, et se virent récompensés par une docilité peu commune lorsqu'ils passèrent en revue l'état physique des dragons. Hermione en profitait pour mettre ses connaissances à l'épreuve :
« Ici, si je me souviens bien, on a l'os de la queue dont on suppose qu'il pouvait se détacher du reste du corps si besoin, il y a longtemps ?
- Ce n'est pas tout à fait ça. En fait, il y a la présence ténue de ce qui étaient certainement autrefois des septums concaves vers l'avant, coupant les parties molles et le milieu des vertèbres à intervalles réguliers le long de la deuxième moitié de la queue. Enfin, si l'on se réfère au mode de fonctionnement des lézards par exemple, ils devaient aussi avoir des muscles spécialement dédiés à cet usage, celui de briser la queue en une zone de faible résistance, mais ces muscles n'existent plus sur les Cornelongues d'aujourd'hui.
- Mais comment ?...
- Comment se débrouillaient-ils sans leur queue ? On ne sait pas. Le vol devait être impossible, mais on suppose aussi que l'organe repoussait rapidement - aidé par la magie sans aucun doute.
- D'accord. Et là, l'articulation de l'aile… »
Ils continuèrent ainsi tant que les petits acceptaient de se laisser faire, mais ces derniers finirent par se lasser et partirent se dégourdir les pattes en s'ébrouant. Aldo et Hermione les regardèrent se rouler dans l'herbe et essayer de s'attraper l'un l'autre en poussant des petits cris joyeux, et la jeune femme sortit un petit carnet de croquis pour ajouter les informations qu'Aldo lui avait données.
En fin de matinée ils se levèrent pour rejoindre le centre de la Nurserie, non sans avoir caressé le museau des deux petits Cornelongues avant de partir, et Hermione tenta de poser de nouvelles questions à Aldo :
« L'Italie ne te manque pas ? »
Un air de profonde mélancolie se peignit sur le visage de l'intéressé, répondant ainsi à sa place.
« Tous les jours. J'aime tellement mon pays natal… Mais j'ai trop de souvenirs douloureux là-bas, pour le moment je ne souhaite pas y revenir. Et je me plais beaucoup ici. Mais un jour j'aimerais bien y amener…
- Oui ?
- Non… laisse. »
Il se mura ensuite dans le silence, mais Hermione savait de qui il avait voulu parler, et c'est toute guillerette qu'elle vint à la rencontre de Liz ce midi là.
« Alors, ce petit Norvégien ?
- Un amour. Complètement en panique, mais j'ai pas mal amorcé le boulot je pense. Et vous ? Tout s'est bien passé ? »
C'est Aldo qui répondit, encore un peu embarrassé.
« Très bien. Hermione a de très bonnes connaissances des Cornelongues déjà, vous n'avez pas chômé toutes les deux !
- Ha, mais aussi, elle a eu le meilleur professeur. Hein Hermione ?
- Oui, je dois bien l'admettre. » répondit Aldo à la place d'Hermione qui acquiesça.
Liz rayonnait, littéralement.
« Bon, en tous cas merci Aldo de m'avoir laissée t'accompagner, c'était très instructif.
- Oui, il faudra se refaire ça ! Allez je vous laisse. Faites attention avec les adultes cet après-midi ! »
Il partit sans demander son reste et sans se retourner, comme s'il avait peur de se dévoiler un peu plus. Hermione adressa un clin d'œil à Liz et lui chuchota qu'elle avait des choses à lui raconter, puis elles prirent le déjeuner qu'elles s'étaient amené pour aller le manger à l'extérieur : elles voulaient profiter au maximum des dernières belles journées d'Août. Tout en cassant la graine Hermione raconta à Liz ce qu'Aldo lui avait confié - et dont elle était déjà au courant, et fut ravie d'entendre que le Dresseur la tenait en haute estime. Elle s'en doutait, mais l'entendre confirmer lui faisait vraiment plaisir.
« Donc tu penses qu'il m'aime bien ?
- Tu le savais déjà non ?
- Je ne pensais pas que c'était à ce point, pour tout te dire.
- Et ?
- Et c'est chouette. »
Hermione sourit de toutes ses dents en voyant la mine heureuse de Liz. Elle était aussi impatiente que son amie de savoir comment le rendez-vous du lendemain soir se passerait, et ne manquerait pas de la harceler de questions le jour suivant la soirée fatidique.
Elles rangèrent les contenants de leur repas puis se levèrent, impatientes d'aller rejoindre les grands dragons, et surtout de revoir Max. Comme la première fois, Liz demanda à Hermione de la suivre pas à pas et lui fit à nouveau promettre de déguerpir au moindre signe montrant que les choses ne se passaient pas bien. Elles n'empruntèrent pas tout à fait la même direction cependant : elles bifurquèrent dans une partie de la forêt qu'Hermione ne connaissait pas, et elle dû redoubler de vigilance pour marcher dans les pas de la Dresseuse.
Elles s'arrêtèrent enfin dans une petite zone dégagée entre les arbres, non loin de la montagne, puis s'assirent comme la fois précédente à même le sol pour attendre le protégé de Liz. Il ne tarda pas à se montrer : Hermione vit son imposante masse s'élever du haut de la montagne et leur foncer dessus, mais elle n'en ressentit - presque - aucune inquiétude. Elle savait qu'il ne leur ferait aucun mal tant que Liz serait avec elle.
Il atterrit à grand fracas et vint tout de suite voir sa maman par procuration, la laissant caresser son long museau et fermant les yeux de contentement alors qu'il sentait son odeur familière. Liz avait les yeux rivés dans celui, immense et doré, que le dragon tournait vers elle et Hermione avait presque l'impression qu'ils communiquaient par télépathie tant ce regard était expressif. Elle était littéralement baignée dans une aura de soulagement et de joie qui irradiait depuis chaque écaille du dragon et n'avait qu'une hâte : pouvoir elle aussi s'approcher de lui.
Enfin, Liz se recula vers elle et elle l'amena, comme la première fois, devant son protégé. Il se laissa faire tout de suite cette fois, reconnaissant cette jeune humaine qui portait un peu l'odeur de Liz par endroits, et la laissa elle aussi toucher doucement ses écailles étincelantes et ses cornes dorées.
« Tu es toujours aussi beau. »
Liz sourit et acquiesça, murmurant des mots à son dragon en entraînant Hermione sur le flanc gauche de celui-ci.
« Aujourd'hui, je voudrais que tu examines correctement les écailles. Il faut absolument que tu repères les différentes parties qui les constituent : comme chez la plupart des dragons il s'agit d'écailles que l'on appelle "écailles cornées". Elles sont plutôt plates, très légèrement bombées au milieu, et imbriquées les unes par-dessus les autres de la tête au bout de la queue. Tiens regarde… »
Elle désigna une écaille un peu décollée des autres, sur le point de tomber, et elle la souleva légèrement pour montrer le dessous à Hermione.
« Celle-ci ne va pas tarder à être remplacée. Si tu regardes en-dessous, tu peux voir qu'elle ne possède pas d'ostéoderme - une partie inférieure ossifiée - contrairement aux écailles d'autres espèces comme le Pansedefer ou le Norvégien. La surface est évidemment composée, comme je te l'avais déjà dit, d'une corne de kératine très solide et très dense. Sur le bord, là où elle est le plus élimée, tu peux constater qu'on voit de légers reflets transparents lorsqu'on s'approche : c'est cette partie là qui renvoie le plus le soleil et qui leur donne ce côté tellement étincelant lorsqu'ils volent.
- Je ne l'avais pas remarqué la dernière fois, mais les petits ne sont pas tout à fait de la même couleur, non ?
- Effectivement. Ils sont un tout petit peu plus clairs, mais ils prennent rapidement leur couleur définitive.
- Est-ce qu'on peut s'approcher des ailes ? »
Liz emmena Hermione avec elle, puis parla doucement à Max en lui flattant le cou pour lui faire comprendre qu'il devait d'allonger. Il s'exécuta de bonne grâce, se laissant tomber lourdement sur le sol, et n'ayant aucune réaction lorsque Liz étala l'une de ses ailes par-dessus son flanc.
« L'intérieur de leurs ailes est aussi constitué d'écailles, mais pas au sens où on l'entend habituellement : elles s'apparentent presque à celles qui recouvrent les ailes des papillons sauf qu'elles ne sont pas ce qu'on pourrait qualifier de "poudreuses". Ce sont des membranes minuscules, fines et très souples, qui peuvent durcir ponctuellement en des endroits précis pour éviter à l'aile d'être percée ou atteinte par un sort. C'est l'un des mécanismes de défense le plus au point chez les dragons, sans doute en place pour se protéger des coups de cornes lors des combats entre mâles Cornelongues : une aile trouée est terriblement handicapante pour les dragons, comme tu peux t'en douter.
- C'est… incroyable ?
- Oui. Bon, le système a ses limites dans le sens où un seul endroit peut être protégé à la fois, et dans une zone d'une demi-douzaine de centimètres de diamètre seulement, mais par contre c'est un réflexe : le dragon n'a pas besoin de penser à se protéger, ça se fait tout seul lorsque l'impact est imminent. Il me semble que le gouvernement d'ici tente depuis des années de mettre en place un tel système pour équiper leur équivalent de vos Aurors, mais sans succès. »
Elles continuèrent à parler des écailles pendant un bon moment, Hermione se rendant compte que de tels renseignements pourraient lui être très utiles plus tard, si elle venait à se trouver devant des écailles fossilisées. Et le sujet était de toutes façons passionnant, sans compter la présence de Max lui-même qui avait ce charisme tranquille du dragon blasé.
Elles finirent par laisser Max après plusieurs heures à l'observer sous toutes les coutures, détaillant les différents types d'écailles qui le recouvraient, puis partirent la mort dans l'âme après que Liz et son protégé eurent échangé une longue étreinte pleine d'émotions et de promesses. Comme à sa précédente visite, Hermione avait trouvé que le temps passait trop vite et était repartie bouleversée par la proximité de Liz et de son protégé, et par les émotions que cette proximité lui faisait ressentir. Elle n'avait qu'une hâte : retrouver Charlie pour lui raconter sa merveilleuse journée et l'écouter parler des dragons pendant de longues heures, blottie dans ses bras.
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Hiiii il m'avait manqué ce petit Max. Alors, on en sait un peu plus sur Aldo... J'espère qu'il vous plaît toujours et que vous le trouvez digne de Liz (même si on ne sait pas encore s'ils vont finir ensemble, les canaillous). En tous cas, il pense déjà, lui aussi, à faire voyager sa belle :)
Bon, et aussi : Félicitations à Petite plume de folie (décidément, un pseudo avec "plume" dedans doit être prédestiné à faire des chiffres ronds dans cette fic :p) pour avoir fait la 200ième review ! 200 reviews, j'en reviens pas, vous êtes fous. Merciiiiiiiii merci merci merci, c'est incroyable !
Portez-vous bien, à Mardiiii j'espère un peu plus tôôôôôt !
Des bisous
