Saluuut!
Héhé, il est pas tout à fait minuit... OUI OUI, on est toujours Mardi, pendant encore deux minutes. Gniiihihihihi. Bon, ce soir, de la discussion à coeur ouvert, et du rendez-vous ! Accrochez vous, Liz est dans la place. Bonne lectuuuure :) on se retrouve à la fin !
...
Disclaimer : Hop hop hop, rien à moi, toussa, toussa. Vous connaissez la chanson.
...
Réponses aux reviews anonymes :
Petite-plume : Hiii non, la 200ième review c'était Petite plume de folie ! Mais la ressemblance entre vos deux pseudos m'a faite rire :p et puis j'attends que tu me désigne ton couple aléatoire... mon clavier est dans les starting blocks ! Je suis super contente qu'Aldo te plaise, on en apprendra un peu plus sur lui au fur et à mesure qu'il s'ouvrira (notamment à Liz, bien évidemment). En tous cas, j'espère que tu vas aimer leur rendez-vouuuus ! Plein de bisous, merci beaucoup pour ta review et pour toutes les autres, c'est super gentil de m'en poster autant :)
Nyx : Hiii ouiii ce petit Maxou, je l'aime beaucoup aussi. C'est vraiment chouette qu'Aldo te plaise parce que du coup vous allez être amenés à pas mal de revoir, et à le découvrir en douceur à travers ses confidences. Et le rendez-vous, c'est pour tout de suiiiite ! Merci beaucoup pour tes encouragements et ton indulgence, c'est vrai que ça m'embête de poster aussi tard, j'ai commencé tellement de fic qui n'ont jamais été finies que ça m'a traumatisée je crois x) en tous cas merciiii pour ta review ! Des bisous :p
Aventure : Haaa merci beaucoup d'être revenue lire la suite :) c'est cool que ça te plaise toujours ! Merci beaucoup pour tes compliments, on va bientôt revoir Harry et Ginny et en apprendre un peu plus sur le bel Aldo. Merciiii pour ta review, et voici la suite ! Des bisous !
...
...
Lorsqu'elle rentra chez eux, Hermione eut la jolie surprise de voir que son amant était déjà là et qu'il s'activait devant la cuisinière : elle se jeta sur lui et l'embrassa avec fougue, le laissant haletant et heureux tandis qu'il se tournait à nouveau vers sa marmite.
« Pas de tablier ce soir ?
- Ha, si je l'avais mis, tu ne m'aurais pas laissé terminer la soupe.
- Hé ! J'ai un minimum de self-contrôle… »
Il lui lança une œillade sceptique et amusée.
« … bon, ok, tu as sans doute raison. Alors, soupe de quoi au fait ? C'est pas tellement un temps à soupe.
- En fait, en disant "soupe", je voulais dire gaspacho, chère critique culinaire.
- Mais il ne sera pas assez froid pour ce soir !
- Mmh, tu te souviens que nous sommes des sorciers ?
- Aaargh je suis navrée, j'ai l'esprit encore tout embrumé par Max…
- Mouais, excuse facile ça… Bon, ça s'est bien passé avec le grand ?
- C'est un amour. Il s'est laissé docilement tripoter dans tous les sens…
- Tu le sais, que je suis très docile aussi ?
- Charlie !
- Bon, bon, je me tais. »
Il se tourna vers elle pour lui déposer un léger baiser sur le nez et avait toujours un grand sourire lorsqu'elle lui raconta en détail tout ce qu'elle avait appris. Il écouta sans l'interrompre, se doutant quelle serait la première question qu'elle allait lui poser.
« Mais dis-moi… pourquoi tu ne m'en as jamais parlé, de leurs ailes, aux Cornelongues ? Pourquoi je n'ai rien lu à ce sujet dans tes carnets ?
- Je savais que tu allais me demander ça… Hé bien, les carnets où j'étudie les Cornelongues sont vraiment vieux, et à l'époque on n'était encore sûrs de rien à propos de leurs ailes. On avait une vague idée que quelque chose se passait à ce niveau là - elles n'avaient pas l'air si solides, et pourtant elles résistaient à des chocs terribles qui auraient dû les percer - mais rien de bien concret.
- Mais pourquoi tu ?...
- Et je ne t'en ai jamais parlé parce que Liz m'avait demandé de ne pas le faire.
- Hein ?
- Elle savait que tu t'intéresserais aux adultes à un moment où à un autre, et elle m'a demandé de lui laisser le privilège de t'en parler. C'est… c'est beaucoup grâce à elle qu'on a compris le mécanisme de défense en fait, mais je suppose qu'elle ne t'a rien dit…
- Non !
- Je m'en doutais, elle est très discrète à propos des découvertes qu'elle fait. Crois-moi, on en a plus appris sur les Cornelongues depuis les quelques années qu'elle a passées à la réserve que depuis les deux derniers siècles.
- Mais… mais pourquoi n'est-elle pas mieux placée dans la hiérarchie de la réserve alors ?
- Pour les même raisons que moi : elle n'en a rien à faire. La seule chose qui nous intéresse, elle et moi, c'est de faciliter au maximum la vie de ces créatures magnifiques que sont les dragons et d'en apprendre le plus possible à propos d'eux et de leurs incroyables capacités, parce qu'ils sont notre lien le plus ancien avec la magie. Ils sont probablement parmi les premières créatures magiques à avoir foulé cette Terre, bien, bien avant nous. Mais je pense que tu en apprendras plus au cours de tes études à ce propos !
- Tu ne peux pas savoir combien j'ai hâte de commencer…
- Je m'en doute. Dis…
- Oui ?
- Tu me promets que tu n'iras pas convoler avec le premier professeur doté d'un fouet et d'un chapeau que tu rencontreras ? »
Hermione éclata de rire puis répondit, d'un air espiègle :
« Mmh, tout dépendra de la présence ou non d'un certain tablier après le dîner. »
Elle repartit en direction du canapé pour s'y écrouler, et au moment où elle allait se mettre à comater une énorme chouette s'écrasa pratiquement sur la grande vitre du salon. La jeune femme se leva précipitamment pour aller ouvrir à l'animal qui se percha sur une chaise en tendant impérieusement sa patte : un tout petit rouleau de parchemin y était attaché.
« Anca ! Mais dans quel état tu t'es mise ? Il était si urgent que ça, ce parchemin ? »
Il s'agissait de la chouette de Liz, visiblement toute ébouriffée par un vol effréné jusqu'à chez eux, qu'Hermione caressa doucement en détachant la missive d'une main. Elle lui apporta ensuite un petit bol d'eau et quelques graines, gagnant au passage un regard reconnaissant et un hululement soulagé.
Elle ouvrit enfin le parchemin, très intriguée :
ALDO VIENT CE SOIR ! Le directeur a demandé à le voir demain soir et il ne sait pas combien de temps ça va durer, alors il m'a demandé de venir plutôt aujourd'hui, là, dans un quart d'heure ! Je n'ai pas voulu débarquer chez vous parce que j'avais pas du tout, du tout envie de vous voir copuler comme des lapins sur la cuisine mais SACHE QUE J'ATTENDS DE L'ENVOI D'ONDES POSITIVES. Parce que je suis drôlement remontée là. Pourquoi je perds du temps à écrire ? Bah. Tout est en bordel de toutes façons. MAIS POURQUOI J'ÉCRIS ENCORE CE FOUTU PARCHEMIN bref je suis très en colère, demain sois là à l'heure !
Hermione dut lire et relire le parchemin pour être certaine de tout déchiffrer, son amie ayant écrit très mal et très rapidement, mais elle éclata quand même de rire lorsqu'elle eut tout compris. Elle expliqua en deux mots à Charlie le contenu de la lettre, et ils furent d'accord pour dire qu'Aldo avait intérêt à être irréprochable s'il voulait sortir vivant de la soirée.
Tout fut bientôt prêt, et ils prirent quelques instants pour s'accorder un apéritif et quelques baisers sur le canapé avant le dîner, tout en se racontant leur journées respectives. Hermione se détendait petit à petit, heureuse d'être avec son amant, et espérait que la soirée de Liz se déroulerait aussi bien que la sienne.
...
Au même moment, de l'autre côté de la réserve, un jeune Italien avançait doucement en direction de la maison de Liz. Il avait délibérément transplané un peu trop loin pour avoir le temps de rassembler son courage en marchant : cela faisait des semaines qu'il attendait de passer une soirée avec la jolie brune, des semaines qu'il se torturait l'esprit en essayant de trouver un prétexte valable. Et il avait en plus fallu chambouler tous leurs plans à cause de ce stupide entretien…
Lorsqu'il avait gentiment rembarré Liz quelques mois auparavant, il était terriblement angoissé à l'idée de décevoir quiconque à la réserve - et surtout le directeur - et ne voulait pas se consacrer à autre chose qu'à l'apprentissage de son métier. Et puis cette femme si sûre d'elle et si exubérante l'avait un peu inquiété, il s'était même demandé si elle ne s'était pas fichue de lui. Depuis il avait appris à la connaître et il savait que ce n'était pas du tout son genre : il avait été impressionné par sa connaissance infinie des dragons, par sa patience, par sa constante joie de vivre… et il se mordait les doigts chaque jour de l'avoir repoussée.
Alors il avait finalement tenté le tout pour le tout en lui proposant cette soirée, en se persuadant que tout allait bien se passer… Mais il était à présent arrivé devant la porte depuis cinq bonnes minutes et il ne trouvait pas le courage de frapper. Il regarda les plats qui pendaient dans les sacs enroulés à ses poignets, se demandant vaguement s'il pouvait les déposer sur le paillasson et partir très vite et très loin, mais se dit que le jeu n'en valait pas la chandelle : Liz se mettrait probablement dans une colère terrible s'il lui posait un lapin, et il était hors de question d'encourir à nouveau ses foudres. En espérant à moitié que personne ne lui ouvrirait, il leva doucement la main et frappa avec son index, toujours aussi doucement, contre le panneau de bois.
À peine le premier coup eut-il résonné que la porte s'ouvrit à grand fracas sur une Liz passablement irritée :
« Hé ben ! Tu comptais rester coincé encore longtemps devant cette satanée porte ? Des plombes que je te vois par la fenêtre et que j'attends que tu te décides ! »
Une fois la première surprise passée, Aldo rit doucement. Il aurait dû s'en douter.
« Je suis navré. En fait j'avais peur d'être en avance !
- Mouais, et moi j'avais plutôt l'impression que tu allais te barrer en courant ! Et puis tu es en avance d'une journée entière de toutes façons, ne l'oublions pas… Alors cinq minutes de plus ou de moins… Bon, entre, imbécile. »
Elle fit signe à Aldo de la suivre et partit en direction de la cuisine pour qu'il puisse y déposer ses sacs. Sur le chemin il jeta des regards furtifs un peu partout, soulagé de voir qu'il n'était pas le seul à avoir un intérieur anarchique, et appréciant pour la première fois la Dresseuse dans une tenue un peu plus décontractée : elle portait évidemment l'un de ses sempiternels jeans noirs, qui lui allaient par ailleurs très bien, mais avait choisi de le rehausser avec un haut bleu nuit un peu lâche, à manches longues, qui lui dénudait les épaules. Le jeune Dresseur rougit en imaginant les courbes qui se cachaient sous ce top et qu'il n'avait jamais aussi bien devinées, mais il essaya de reprendre contenance et arbora l'air blasé qu'il adoptait quand il était mal à l'aise.
« Alors, tu nous as cuisiné quoi de bon ? demanda Liz d'un ton enjoué lorsqu'Aldo eut posé ses sacs sur le plan de travail.
- Ma très chère Liz, tu vas avoir le privilège de goûter mes - célèbres - pâtes au Pesto ! J'espère que ton apéritif sera à la hauteur du challenge. Et je n'ai même pas parlé du dessert. »
Liz le regarda en biais, complètement désenchantée par cette frime, puis se tourna entièrement vers lui et croisa les bras sur sa poitrine avant de répondre :
« Mmh, je suis certaine que ça aurait l'air encore meilleur si tu étais moins pédant ?
- Que... quoi ? »
Elle marqua une pause pour choisir ses mots, soucieuse de mettre rapidement les choses au clair entre eux.
« Bon, Aldo, il faut qu'on règle un truc tout de suite. Je sais que quand on est au boulot tu te sens obligé d'avoir l'air dur et fier à cause des autres Dresseurs, commença-t-elle avec emphase, je sais aussi que parfois ils ne sont... pas sympa avec toi. Mais si tu comptes passer la soirée ici, tu arrêtes tout de suite de prendre cet air de vieux macho prétentieux ou bien tu sors. Il n'y a pas d'autre solution. »
Il ne sut pas quoi répondre, perdant peu à peu son assurance feinte sans savoir par quoi la remplacer. Liz s'approcha un peu de lui et leva la main pour la déposer sur sa joue, le regardant droit dans les yeux en s'adoucissant un peu.
« Je ne suis pas comme eux. Je sais combien tu t'appliques, et peu importe ton absence de formation avec les dragons : ça se voit que tu aimes notre réserve et que tu ferais tout pour protéger nos résidents. Et de toutes façons, là, tout de suite, on n'est pas au boulot. »
Elle ôta sa main du visage d'Aldo et reprit une expression agacée.
« Donc, encore une fois, deux options : soit tu arrêtes de te forcer à être insupportable, soit tu repars chez toi avec tes pâtes et ton dessert. »
Il eut alors une réaction très inattendue, pour elle comme pour lui : il avança ses bras et la serra contre lui, très fort.
« Merci. Je vais arrêter, promis. Ne me jette pas dehors. »
Dans son étreinte Liz sourit très largement et décida que la soirée s'annonçait plutôt bien. Elle se dégagea doucement et replaça son haut, puis demanda à Aldo d'une voix beaucoup plus amicale :
« Et donc, ce dessert ?
- Ha, surprise. Sache seulement que c'est aussi un plat de chez moi !
- D'accord... Pour avoir fait un tel teasing j'espère que c'est vraiment exceptionnel ! »
Il sourit doucement en mettant le plat au réfrigérateur et sortit le grand paquet de pâtes qu'il avait prévu, ainsi que la boîte de sauce Pesto qu'il avait cuisinée avant de l'amener. Ils mirent chauffer la marmite d'eau et partirent en direction de la petite table pour prendre l'apéritif : Liz avait sorti un bocal de zacusca de champignons maison à tartiner, et acheté diverses sortes d'olives et de chips. Elle leur servit deux blondes bien mousseuses et ils discutèrent de Rusty et de ce qu'Aldo devait faire pour le reprendre un peu mieux en main : Liz lui expliqua en long et en large sa propre méthode pour acquérir un peu d'autorité sur les petits et les jeunes dragons, tandis qu'il notait précieusement chaque conseil dans un coin de sa mémoire.
...
Hermione et Charlie étaient passés à table et la jeune femme n'en finissait pas de s'extasier sur le gaspacho, pour le plus grand plaisir du chef. Il remarqua cependant que quelque chose n'allait pas, comme si un voile d'anxiété tombait parfois sur le regard chocolat de sa compagne, et essaya de savoir de quoi il retournait.
« Je suis vraiment si transparente ?
- Pourquoi ?
- Parce que tu n'es pas le premier à me faire la réflexion.
- Alors raconte-moi avant que je m'imagine des trucs encore pire.
- C'est rien… Simplement, je sais qu'on ne pourra pas vivre en autarcie très longtemps, et qu'à un moment il faudra parler de nous avec… avec…
- Mes parents ? »
Hermione répondit d'une toute petite voix.
« Oui. »
Charlie lui prit la main sur la table et essaya de la rassurer.
« Moi, comme je te l'ai dit, je pense que le plus dur est fait. Nous en avons parlé à Harry et Ginny, et… je sais que s'ils avaient fait un blocage tu aurais été malheureuse comme les pierres. Mes parents - enfin plutôt, ma mère, parce que mon père ne verrait même pas en quoi ça pourrait poser problème... Ma mère donc, j'en fais mon affaire. Je ne dis pas qu'elle ne sera pas… surprise. Évidemment qu'elle le sera, parce qu'elle s'inquiète pour toi. Et pour moi. Et pour Ron. Elle s'inquiète pour tout le monde… Mais elle verra qu'on tient l'un à l'autre, et que de toutes façons elle n'aura pas d'autre choix que de l'accepter.
- Tu crois ?
- J'en suis certain. Et je pense que le plus tôt sera le mieux. Je ne veux pas que tu te tortures l'esprit à propos de ça quand tes cours commenceront, tu auras bien d'autres trucs à faire et à réfléchir !
- Comment ça, "le plus tôt" ?
- Le week-end prochain, ma mère a demandé à tout le monde de venir pour un repas de famille - laisse moi terminer, continua-t-il en interrompant Hermione qui avait commencé à protester en paniquant. Tu n'as pas reçu de hibou non pas parce que tu n'es pas invitée, mais parce qu'elle m'a demandé de te faire passer le mot. Donc je te le fais passer. Je pense que ce serait une bonne idée d'y aller tout les deux, comme ça on se débarrasse de la corvée et tu es tranquille. »
Hermione tomba dans un mutisme boudeur, lançant des éclairs avec ses yeux en direction de son interlocuteur.
« Et puis… Hum, je ne sais pas comment tu vas le prendre du coup, mais… j'en ai parlé à Bill.
- À Bill ?
- Oui. Bill a toujours été… Je ne sais pas comment te le dire, c'est mon grand frère quoi. Mon confident. Il en sait plus à propos de moi que tout le reste de ma famille réunie. Je ne pouvais pas, ne voulais pas lui cacher une chose aussi… importante. Tu n'imagines pas la place que tu as prise dans ma vie Hermione, je ne l'avais jamais dit mais je sais aujourd'hui avoir pris la meilleure décision du monde en te proposant de t'installer ici. Et il était absolument hors de question que je cache tout ce bonheur à Bill. Tu comprends ?... »
Hermione se leva et vint s'asseoir sur ses genoux, pour lui répondre que oui, elle comprenait, et qu'une telle déclaration méritait bien un bisou. Ils restèrent quelques instants dans les bras l'un de l'autre, puis Charlie brisa le silence :
« Donc ne t'en fais pas. Bill est de notre côté, il est très heureux pour nous. Harry et Ginny aussi. Percy ne se mêle pas des affaires de cœur des autres, et surtout pas de celles de ses frères, et il t'aime bien. Je ne pense pas que Fred et Georges sortent quelque chose de plus grave que des blagues vaseuses, mais il me semble que tu as l'habitude maintenant… Et ma mère, je te le promets, quand elle verra combien tu me rends heureux, ne pourra que donner sa bénédiction.
- Et Ron ?...
- Ron n'aura rien à dire, parce qu'il n'y a rien à dire et qu'il se ferait tomber dessus par une Ginny très, très en colère. Tout se passera bien. Et puis je pense que nous ne serons pas la plus grande sensation du dîner… Il me semble que ma petite sœur aura bien plus intéressant à raconter.
- Oh ! Elle te l'a dit ?
- Oui. D'ailleurs je suis très impressionné, je pensais que tu craquerais et que tu me raconterais tout… Mais même pas. Bref, ma mère sera beaucoup plus préoccupée par l'arrivée d'un nouveau bébé - en plus, un bébé de sa seule fille et de son septième fils de cœur - pour nous faire la tête : elle sera complètement extatique.
- Bon… D'accord. Mais je ne promets pas d'être aimable avec Ron.
- Et personne ne t'en tiendra rigueur, surtout pas moi. Alors, on le finit ce gaspacho ? »
Hermione alla se remettre à sa place après un dernier baiser, et ils finirent le dîner sur des sujets plus légers tout en se demandant à quelle sauce Aldo était mangé au même moment.
...
De leur côté, les deux Dresseurs avaient fini les pâtes au Pesto - que Liz avait trouvé absolument succulentes - et Aldo était allé chercher le dessert dans le frigo. Il revint à table avec deux petites assiettes et un grand saladier transparent, contenant un gâteau à la crème érigé en plusieurs étages saupoudré de cacao amer.
« Un Tiramisu ! s'exclama Liz, euphorique.
- Tu connais ? lui répondit Aldo d'une voix un peu triste qui cachait mal sa déception.
- Oui, et j'adore ça ! Café ou chocolat ?
- Café, bien sûr.
- Haaa mon préféré ! Aldo, tu es un chef. Merci. »
Elle tendit son assiette avec un air tellement enjoué que le jeune homme ne put s'empêcher de sourire bêtement. Il lui servit une belle part et en prit une aussi, puis la regarda déguster chaque bouchée avec une expression de pure félicitée accrochée sur le visage.
« Hé ben, si j'avais su, je t'en aurais fait un avant. » commenta-t-il, légèrement moqueur.
Liz leva les yeux au ciel mais ne s'arrêta pas pour lui répondre, trop absorbée par ses délicieuses cuillerées, et elle ne décrocha plus un mot avant que la céramique bleue de son assiette soit parfaitement propre.
« Bon… Inutile de te demander si tu as aimé, j'imagine ? la taquina de nouveau le Dresseur.
- Aldo, c'est très simple : si tu peux me fournir ce genre de choses à la demande, sache que je te suivrai au bout du monde. Bon, je vais remettre ce petit plat au frigo avant qu'il ne dépérisse. Et ne songe même pas à me le demander avant de partir… Je te ramènerai le saladier une fois qu'il sera vidé de la merveille qui lui sert de contenu. »
Elle se leva avec le sourire aux lèvres, tandis qu'Aldo l'accompagnait en débarrassant le reste de la table : il laissa les assiettes et les couverts se laver tout seuls dans l'évier et regarda Liz qui s'affairait à préparer du thé.
« Thé rouge ça te va ? Il m'en reste juste assez pour une théière.
- Hé bien je ne suis pas tellement amateur de thé en général, mais je veux bien goûter oui. »
Elle sortit une petite boîte en métal et vida les quelques herbes qui y restaient dans une boule à thé qu'elle déposa dans la théière, juste à temps pour pouvoir y verser l'eau bouillante.
« Voilà, plus qu'à laisser infuser. Moi j'en bois tout le temps…
- Oui, à la Nurserie tu dévalises les sachets et les boîtes de thé en vrac, je te vois toujours avec ta tasse à la pause… »
Il s'interrompit brusquement, craignant d'en avoir trop dit : il ne voulait pas lui faire croire qu'il l'espionnait. Liz lui sourit pour dissiper le malaise et lui donna une petite tape sur l'épaule.
« Comment ça, je "dévalise" ? Je te signale que beaucoup de ces boîtes sont ramenées par mes bons soins, Môssieur l'accro du café !
- Je ne suis pas accro !
- Oh que si ! Toujours un kawa à la main pendant les pauses.
- Bon, peut-être. Un peu.
- Ha, tu vois ! »
Il s'apprêtait à répliquer lorsqu'ils entendirent un petit tapotement contre la fenêtre, derrière eux : c'était Anca qui demandait à rentrer. Liz lui ouvrit, laissa la chouette se poser sur son poignet en la caressant et attrapa le parchemin qu'elle transportait avant d'aller lire la lettre hors de vue d'Aldo, sous couvert de reposer Anca sur son perchoir.
Bon, j'espère que ça se passe bien. Ta pauvre chouette était terrorisée et exténuée, il ne faut pas la presser comme ça ! Il a fallu que je la laisse se requinquer avant de te la renvoyer. Bon, et SOIS GENTILLE avec ce pauvre Aldo. Et j'ai des trucs à te raconter. J'espère que toi aussi ?... À demain !
Liz sourit en lisant l'écriture nette et sans bavure d'Hermione, et se dit qu'effectivement elle aurait des potins à partager le lendemain. Elle retourna auprès d'Aldo et ils burent leur thé debout, dans la cuisine, en discutant une nouvelle fois de Rusty : le sujet préoccupait beaucoup le Dresseur et il se demandait s'il parviendrait à survivre une fois remis tout seul dans la nature, avec sa patte qui garderait quand même des séquelles dues à l'odieux piège dans lequel il était tombé.
« T'es vraiment un papa poule…
- Parce que tu es mieux toi ?
- Tu marques un point. Mais ne t'inquiète pas pour le petit Boutefeu : d'une part, ses ailes vont très bien. D'autre part, on ne va pas le laisser complètement livré à lui-même : comme tous les autres, on le surveillera. C'est sûrement Charlie qui s'en occupera la plupart du temps, donc tu n'as vraiment aucun souci à te faire.
- D'ailleurs, en parlant de Mr. Weasley…
- Non, oooh non non non. Tu l'appelles Charlie.
- Mais…
- Pas de "mais". Tout le monde l'appelle Charlie.
- Bon. Il ne m'en veut pas ?
- À propos de ?
- De l'incident avec Rusty !
- Il t'en a un peu voulu, oui, mais ça lui est vite passé. Tu sais, il faudrait quand même que vous vous côtoyiez un peu plus que ça tous les deux, il aurait énormément de choses à t'apprendre à propos des dragons. Je sais qu'il t'intimide - ne recommence pas avec tes airs de machos, ça ne prend pas avec moi - et c'est normal, il a beaucoup plus d'expérience que toi. Mais essaie d'aller le voir, la prochaine fois qu'il passe… tu serais surpris. Il est vraiment gentil.
- Je… j'essaierai. »
Il finit son thé, l'air un peu morose, puis reposa sa tasse au fond de l'évier.
« Il était très bon, ce thé rouge. Je devrais peut-être m'y mettre un peu pour remplacer le café parfois.
- Ça, ce serait une très bonne idée.
- Bon, je vais y aller. Merci beaucoup pour cette soirée, pour tous ces conseils à propos de Rusty, pour… tout. Pour m'avoir accueilli. »
Il se pencha vers elle avec l'intention de lui faire la bise, mais elle agrippa son col et l'embrassa à pleine bouche avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit : il avait les yeux grands ouverts et agitait les bras dans le vide, en essayant de se rattraper à ce qu'il pouvait pour ne pas tomber sur la fougueuse Dresseuse qui ne desserrait pas son étreinte et ne le laissait pas reprendre son souffle. Il parvint à se dégager un peu et tenta une question mais ne parvint pas à la poser :
« Mais ? Liz ?...
- Tais-toi. Arrête de réfléchir. »
Elle se dirigea vers le perchoir d'Anca, griffonna un petit mot sur un parchemin puis l'attacha à la patte de la chouette et fit partir celle-ci par une fenêtre avant de se tourner à nouveau vers Aldo.
« Tu vois cette porte là-bas ? C'est ma chambre. Je vais t'attendre là-bas. Si ça te dit, rejoins-moi. Je te promets que tu ne le regretteras pas. »
Elle alla se poster devant la porte qu'elle avait indiquée, puis marqua une pause le temps d'enlever tout doucement son haut bleu nuit avant de l'envoyer valser sur le canapé. Après un dernier regard mutin pour le Dresseur médusé, elle s'engouffra dans la chambre et le laissa seul avec son esprit qui était, pour le moment, complètement à l'arrêt.
Quand les connections se firent de nouveau, il s'élança enfin à la poursuite de Liz avec un grand sourire.
...
Lorsqu'Hermione et Charlie partirent se coucher, on pouvait lire sur le petit bout de parchemin déposé sur la table :
Bon, il se peut que je sois un peu à la bourre demain... Tu ne m'en voudras pas, hein?
...
...
Huuuu coquinette de Liz !
Bon, voilà, petit chapitre rendez-vous ! Alors, il y en aura peut-être qui auront tiqué parmi vous, donc je le précise : Fred est vivant, ce n'est pas une faute. Je n'aime pas du tout, du tout, du tout qu'il soit mort. Alors il est bien vivant, et il va falloir s'y faire x)
Sinon, petite annonce : j'en suis affreusement désolée mais la semaine prochaine je ne pourrai pas poster de chapitre parce que je ne serai pas du tout dispo, du coup on se retrouvera le Mardi 3 Novembre pour la suite des aventuuures !
Je vous fais de gros poutoux, j'espère que ce chapitre vous aura plu. Portez-vous bien surtout, profitez des vacances pour celles et ceusses qui y sont, et à dans deux semaiiiines !
