Coucou tout le monde… Me voici avec un nouveau chapitre pour cette histoire…
Merci encore à vous tous de suivre cette histoire, de prendre le temps de laisser une petite review, je vous avoue que c'est très très très motivant !
Je vous laisse à la lecture… à bientôt… )
RACHEL POV :
Je ne sais pas pourquoi j'ai forcé Quinn à repartir à Yale. Je me sens vide sans elle.
Je sais qu'elle va revenir ce week-end… mais… c'est différent. Ça fait trois jours que je suis sortie de l'hôpital… trois jours que je suis seule à l'appartement… trois jours que je fais semblant que l'absence de Quinn ne me pèse pas.
Trois jours…
Trois jours que je pense à une nouvelle façon d'extérioriser tout ce qui est en moi… trois jours que je me demande comment je vais réussir à m'en sortir sans elle… si je peux vraiment m'en sortir sans elle.
Elle m'appelle… tous les soirs… On a convenu qu'on s'accordait une heure chaque soir l'une pour l'autre. Ça me fait du bien d'entendre sa voix… elle ne me demande pas comment je vais… elle ne me demande pas si…
Elle sait que de toute façon il ne sert à rien de me demander.
J'essaye de faire des choses pour occuper mon esprit… je range… je nettoie… range à nouveau… sors faire une balade avec Arthur. J'essaye d'avoir toujours quelque chose à faire pour éviter de penser. J'ai conscience que c'est reculer pour mieux sauter, mais pour l'instant je ne suis pas prête. Je ne suis pas prête à parler de tout ça.
Je sais que j'ai prétendu le contraire à Santana et au médecin pour pouvoir sortir de l'hôpital, mais la vérité c'est que je suis morte de peur. Je suis complètement pétrifiée à l'idée de recommencer… de perdre le contrôle à nouveau… de décevoir une fois de plus les personnes que j'aime… Mais je suis aussi pétrifiée à l'idée de ne plus le faire ! C'est devenu une partie de qui je suis et je ne peux pas l'ignorer. Je ne peux pas ignorer le bien-être que mes coupures me procuraient.
Santana se tue à me dire que tout n'était que façade… que le bien-être que j'avais l'impression de ressentir n'était qu'une illusion provisoire qui me permettait de fuir la réalité. Je sais qu'elle a raison… mais qu'est-ce que je pourrais bien lui répondre. C'est vrai Santana, tu as raison, seulement cette illusion me faisait me sentir vivante, chose que ni toi, ni Quinn, n'avez réussi à faire… je ne peux pas lui dire ça… je ne veux pas la blesser d'avantage.
Bizarrement, je ne fais l'objet d'aucune surveillance particulière de la part de ma colocataire… ou alors elle est très douée et je ne m'en aperçois pas. J'ai plutôt l'impression qu'elle me laisse décider du moment où je serai prête à lui parler. J'ai quand même du promettre que désormais je ne porterais plus de manches longues le soir… une façon détournée de voir si je ne replonge pas.
Oui je dis replonger… j'ai compris que c'était une addiction… au même titre que l'alcool ou la drogue… et en tant que telle… j'essaye maintenant d'employer les termes qui conviennent pour décrire ma situation. Je suis une addict. Et j'ai besoin de me faire aider pour me défaire de cette addiction.
Quinn a insisté pour continuer à payer ma thérapie… et je dois avouer que je lui suis reconnaissante pour ça… je n'aurais jamais eu les moyens de pouvoir le faire par moi-même et il est hors de question que je demande une quelconque aide financière à mes pères. Ils payent déjà ma part de loyer de notre appartement, je refuse de leur demander d'avantage.
Je tiens ma promesse en essayant de ne plus porter de manches longues en présence de Santana, mais cela ne dure jamais plus de cinq minutes. Dès que mon regard se pose sur mes cicatrices je prétexte avoir froid pour pouvoir enfiler un gilet qui n'est jamais très loin de moi.
J'ai honte… j'ai honte de voir toutes ces traces sur mes bras… honte de mes actes… honte de ma faiblesse… honte d'y repenser encore aussi fort… et aussi souvent…
Je suis encore pleine de contradictions… par certains moments j'ai tellement honte que je suis incapable de regarder mes cicatrices… je détourne le regard lorsque je prends ma douche… ne m'attarde jamais trop dans la salle de bains qui est synonyme de douleurs pour moi. Et à d'autres moments je suis comme hypnotisée par une croute qui commence à s'enlever d'elle-même, je suis fascinée par cette partie de chair putréfiée qui se décolle de ma peau, et les démangeaisons qui s'ensuivent sont tellement fortes que j'ai l'impression que plus rien d'autre n'existe sur terre. Je prends même plaisir à ressentir ces démangeaisons et ne surtout pas me gratter… du sadisme à l'état pur… Je crois que ce sont ces moments là qui me font le plus peur.
Parce que j'ai peur OUI ! J'ai peur de tellement de choses. De ne pas être assez forte pour résister… peur de ne plus être en mesure d'avoir une vie ''normale''. J'ai peur de ne plus être capable de chanter un jour… sur une scène je veux dire… le regard que l'on peut poser sur moi est devenu un problème… moi qui ne vivais que pour les applaudissements et les représentations… j'ai peur de ne plus pouvoir supporter le jugement des autres… parce qu'il est évident que tout le monde est au courant rien qu'en me regardant… tout le monde sait que je suis faible… et la faiblesse chez Rachel Berry n'est pas acceptée.
…
Quatrième jour… Quatrième jour sans ELLE… Hier Santana a laissé entendre que mon attachement à Quinn était malsain… Comme si je ne le savais pas déjà. C'est d'ailleurs la raison qui m'a poussée à la rejeter… enfin si on peut appeler ça un rejet.
J'ai besoin de puiser ma force en moi… comme je l'ai toujours fait auparavant… et non en Quinn.
Parce que le jour où Quinn ne sera plus là tout s'effondrera à nouveau autour de moi… et je ne suis pas sûre que je trouverai le courage de m'en sortir ce jour là… C'est pour ça que j'ai besoin de faire les choses par moi-même et pour moi-même… même si elle me manque… elle me manque terriblement… Notre heure de téléphone par jour ne remplace pas sa présence…son odeur…son rire…son sourire…ses bras si rassurants…non ça ne remplace pas tout ça.
C'est nécessaire que j'y arrive seule !
Si je veux un jour voir de la fierté dans son regard… revoir de la fierté… comme quand j'étais la jeune fille talentueuse du Glee Club. C'est important que je retrouve ce regard chez Quinn, parce que je sais qu'il ne sera pas feint… je sais que le jour où je reverrai cette étincelle dans ses yeux… je serai redevenue MOI.
Mais peut-être qu'il faut que j'accepte le fait que je ne serai plus jamais totalement celle que j'étais… de toute évidence je ne serai plus jamais la fiancée de Finn… je ne serai plus jamais la leader du Glee Club… je ne serai peut-être même jamais une étoile à Broadway… C'est ce qui est le plus difficile en ce moment… savoir qui je suis… qui je deviens.
Je n'ai eu aucune nouvelle de Brittany depuis ma sortie de l'hôpital… je suppose qu'elle doit être en colère contre moi et je ne peux pas vraiment la blâmer pour ça… J'ai pris mon courage à deux mains ce matin pour lui envoyer un très long mail dans lequel je me confonds en excuse et lui demande de me pardonner de lui avoir caché la vérité… je préfère dire cacher la vérité que mentir… même si la finalité est la même… je lui ai mentis… et je n'ai aucune excuse.
Britt m'a ouvert les bras plusieurs fois… elle a tenté de savoir comment j'allais réellement et je ne lui ai pas laissé la possibilité de le savoir… j'ai continué à prétendre que je gérais la situation… que tout allait bien… qu'elle n'avait aucune raison de s'inquiéter pour moi…
Exactement comme je suis en train de le faire avec Quinn.
La différence c'est que je ne peux pas parler à Quinn… je ne peux pas lui demander de repartir à Yale et de me laisser gérer seule et ensuite lui parler de tout ce que je n'arrive pas à gérer justement… Comme cette envie qui est de nouveau de plus en plus forte… comme son absence… comme ces moments où je me retrouve dans la salle de bain à caresser chacune de mes cicatrices en fermant les yeux pour essayer de retrouver les sensations que j'ai ressenties pour chacune d'elles. Parce que je m'en souviens parfaitement… je me souviens de chacune des sensations ressenties… à quel moment… pourquoi… je me souviens.
Je m'en souviens et j'en ai de nouveau envie… je ne peux pas en parler à Quinn.
Avec elle nous parlons de tout et de rien… elle me parle de ses cours… de la difficulté de se retrouver à Yale après avoir passé un trimestre ici… elle me parle de ce garçon qui lui a proposé d'aller boire un café un matin…
Je me souviens avoir presque craqué ce soir là en raccrochant… être allée dans la salle de bain et avoir machinalement regardé au fond de ma trousse de maquillage pour voir si ma lame y était en sachant pertinemment qu'elle n'y serait pas… Je me souviens avoir eu envie de pleurer… d'avoir eu mal au ventre… et de finalement être allée voir Santana dans sa chambre pour savoir si je pouvais dormir avec elle.
Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette réaction disproportionnée ce soir là, mais je sais que j'ai eu l'impression d'être trahie… un sentiment de vide immense… comme si je perdais Quinn.
C'est pourtant ce que je voulais pour elle en ''lui rendant sa liberté''… mais de savoir que quelqu'un d'autre que moi pouvait occuper ses pensées m'a profondément blessée… C'est ridicule de penser que le fait de boire un café avec un garçon allait l'empêcher d'être toujours mon amie, mais malheureusement, on ne contrôle pas toujours ses émotions… j'ai… j'ai été jalouse… jalouse que quelqu'un puisse partager quelque chose avec Quinn… quelqu'un d'autre que moi…
…
QUINN POV :
Plus que deux jours et je retourne à New-York… deux malheureux petits jours.
Je n'ai plus l'impression d'avoir ma place ici… je n'ai plus aucun repère, je n'arrive même pas à me concentrer sur mes cours… je ne fais que penser à Rachel du matin au soir et me réveille même la nuit complètement vide de son absence.
Je fais semblant depuis mon retour ici que tout va bien… c'est du moins ce que je dis à Rachel tous les soirs au téléphone… je lui mens pour qu'elle ne se sente pas coupable… mais la vérité c'est que je ne suis pas bien.
Je ne suis pas bien parce que je suis loin d'elle… je ne suis pas bien parce que je suis inquiète… parce que je n'ai aucun moyen de m'assurer qu'elle va bien et qu'elle n'est pas en danger.
Je ne suis pas bien parce qu'elle me manque…
Parce que je voudrais être avec elle chaque heure du jour et de la nuit… parce que ne plus sentir son petit corps contre le mien le soir est un manque physique que je ne peux pas combler… parce que l'odeur de ses cheveux ne remplit plus mes narines… parce que sa main qui se pose sur la mienne n'est plus là pour me rassurer… Parce que…
J'ai refusé les invitations de toutes sortes que j'ai pu avoir depuis mon retour… ça ne fait que 4 jours que je suis revenue… 4 petits jours qui me semblent une éternité… Je compte chaque jour qui me sépare de NY… chaque heure de chaque journée… j'ai l'impression que le temps se joue de moi et que rien de ce que je peux faire ne le ferait s'accélérer… j'ai l'impression que NY est devenu ma maison et qu'il n'y a plus aucun endroit au monde qui soit fait pour moi…
Je m'oblige chaque soir à ne pas sauter dans le premier bus pour rejoindre mes deux amies… à rester sagement dans ma chambre à attendre l'heure à laquelle Rachel va m'appeler… Je m'oblige à lui raconter tout un de choses inintéressantes pour ne pas lui avouer que la seule chose que je désire vraiment est revenir auprès d'elle…
Santana m'envoie des messages régulièrement pour me rassurer… je n'ai pas eu besoin de le lui demander… elle a du sentir que j'en avais besoin… que sans cela je serais incapable de rester ici. Elle m'envoie aussi des photos de Rachel qui fait des choses anodines, mais ça me fait un bien fou de la voir… De voir qu'elle va bien… Bien sûr ça me fait un peu de peine de voir qu'elle se débrouille très bien sans moi… non pas que j'en doutais, bien au contraire, c'est juste que… j'aurais aimé être avec elle pour toutes ces choses… j'aurais aimé la voir aller bien… j'aurais aimé aussi en être un peu responsable.
C'est difficile d'aimer quelqu'un et de se savoir impuissant devant sa détresse… de savoir que rien de ce que j'ai pu faire ou dire ne lui ai donné envie de se battre… envie de vivre… c'est comme si… comme si je n'avais pas d'importance… comme si je ne comptais pas. Il n'y a rien de plus difficile que de se rendre compte que finalement on ne compte pas autant qu'on le pensait pour quelqu'un.
C'est difficile mais je me suis fait une raison… Rachel n'a pas besoin de moi autant que j'ai besoin d'elle… Elle est bien plus forte que moi… bien plus indépendante aussi. Rachel n'a jamais eu besoin de personne pour avancer… alors que sans même qu'elle ne le sache, elle a toujours été mon carburant… Elle a toujours été la personne qui me donnait envie de me surpasser… d'être la meilleure… d'être meilleure.
…
Un jour… plus qu'un jour.
J'appréhende autant que j'ai hâte d'y être.
J'ai fait quelque chose de stupide hier soir au téléphone… alors que Rachel me racontait sa promenade au parc avec Arthur, je me suis laissée allé à lui dire quelque chose de stupide.
Je t'aime… tu me manques Rach…
Qu'est-ce qui m'a pris de lui dire une chose pareille… Bien sûr qu'elle me manque… et que je l'aime… elle est mon amie… mais je ne sais pas pourquoi je lui ai dis cette phrase à ce moment là. J'ai retenu ma respiration pendant plusieurs secondes en attendant sa réaction qui a été plutôt positive dans le sens où je l'ai entendue rire au téléphone avec qu'elle ne me réponde que je lui manquais aussi…
Ce que Rachel ne sait pas c'est que je m'interroge sur la nature de ce manque… Depuis… depuis le jour où je l'ai embrassée pour la calmer je me pose des questions… Il s'est passé quelque chose ce jour-là que je ne saurais pas expliquer… Quand j'ai senti ses lèvres sur les miennes c'est mon corps tout entier qui a réagit… J'ai tout de suite eu envie de plus… de laisser mes lèvres sur les siennes plus longtemps… de réellement l'embrasser et pas seulement la faire taire… Quand plus tard je l'ai vue allongée sur le sol, j'ai cru que j'allais mourir… littéralement… mon cœur a cessé de battre l'espace d'un instant et ma respiration est devenue difficile… Ce n'est que quand j'ai vu qu'elle respirait toujours que j'ai recommencé à vivre.
J'essaye depuis ce jour-là de découvrir la vraie nature de mes sentiments pour Rachel… mais chaque question que je me pose est balayée par les possibles réponses qu'elle pourrait me donner… Peut-être que Rachel a raison en définitive… peut-être qu'on est devenues trop proche l'une et l'autre et que ce que je ressens n'en est que plus confus.
Peut-être que d'être séparées me permettra de remettre de l'ordre dans mes idées et de comprendre enfin pourquoi être loin d'elle me fait si mal…
…
RACHEL POV :
Pourquoi… pourquoi a-t'il fallu que Quinn me dise ça hier… pourquoi il faut toujours qu'elle complique les choses… Une semaine… j'ai tenu une semaine sans craquer et aujourd'hui je suis revenue à la case départ…
J'ai fais bonne figure au téléphone pour ne pas la froisser… mais cela m'a terrorisée… Ces quelques mots m'ont complètement retournée… et je n'ai pas cessé d'y penser depuis…
Tu n'as pas le droit de me dire que tu m'aimes Quinn… je le sais… tu es mon amie… sans le savoir tu as réveillé toute cette culpabilité que j'essayais en vain de faire disparaître…
Tu n'as pas le droit de me dire que tu m'aimes après ce que j'ai pu faire… après ce que je suis devenue… tu n'as pas le droit… Je ne mérite pas que tu m'aimes…
Je ne mérite pas que tu m'aimes parce que je ne sais pas comment te rendre ton amour… Je ne sais plus… je ne veux plus… Je ne veux plus prendre le risque d'aimer et de perdre… plus jamais… Même si l'amour que l'on se porte l'une à l'autre n'est qu'amical, cela n'en reste pas moins de l'amour et je ne peux pas le gérer… je ne peux tout simplement pas…
Je ferme les yeux et expire tout l'air que je peux avoir dans les poumons… j'essaye de contrôler le tremblement de ma main qui tient la lame que j'approche de mon ventre… Ne pouvant pas prendre le risque que Santana découvre un de mes bras de nouveau mutilé, j'ai trouvé un autre endroit où personne ne viendra vérifier…
Je sens mes larmes bruler mes joues lorsque je penche ma tête pour regarder mon corps encore si parfait à cet endroit… Une peau lisse et belle… sans aucune cicatrice… un endroit que je m'apprête à salir et à détériorer à jamais… Une partie de mon corps qui ne sera plus jamais la même…
J'attrape machinalement la bouteille de désinfectant dans l'armoire et en imbibe une gaze que je pose à l'endroit de ma coupure… Mes larmes se mêlent au liquide qui coule le long de ma main… je m'en veux tellement de ne pas avoir eu la force de résister… de ne pas avoir lutté d'avantage… de ne pas….
Je t'en veux Quinn… je m'en veux mais je t'en veux tout autant… comment tu peux me faire ressentir tout ça en n'étant même pas là !
Je te hais autant que je t'aime… je veux te fuir autant que j'ai besoin de toi…
Ça a toujours été comme ça entre nous… cette relation compliquée… indéfinissable… cette relation qui nous a permis à toutes les deux de grandir et d'évoluer… cette relation qui aujourd'hui me fait presque autant de mal que de bien… Tu ne sais pas à quel point c'est difficile d'être l'amie de Quinn Fabray… à quel point c'est difficile de tout faire pour ne pas la décevoir… pour ne pas la perdre… tu ne sais pas à quel point c'est difficile pour moi de ne pas te dire à quel point je t'admire et je te respecte… Tu ne le sais pas…
…
Je ne peux pas rester ici en sachant que tu arrives demain… je ne serai pas capable de te regarder dans les yeux et de faire comme si tout était normal… Faire comme si je n'avais pas recommencé… M'enfermer à nouveau dans ce cercle vicieux de la dissimulation et de la peur d'être découverte… La peur de te décevoir à nouveau et de te perdre définitivement…
Après avoir préparé ma valise… laissé un mot pour Santana et une longue lettre pour Quinn… je me décide enfin à quitter l'appartement… Je caresse la tête d'Arthur qui me regarde de ses grands yeux tristes, ayant compris qu'il ne viendrait pas avec moi puis referme doucement la porte sur lui…
Je marche pendant plus demi-heure pour me rendre à l'adresse que j'ai notée rapidement sur un morceau de papier… vérifie une dernière fois les messages de mon téléphone avant de le couper puis entre dans le bâtiment lugubre qui porte malgré tout le nom d'hôtel…
Je m'approche d'un comptoir qui n'a pas du voir une éponge depuis des siècles tellement il est gras et donne mon nom à un homme qui doit être d'origine mexicaine si j'en crois le sombrero qu'il porte… ou peut-être est-ce seulement un style qu'il essaye de se donner…
Il me tend un registre que je dois signer avant de me remettre la clé de ma chambre… j'hésite pendant plusieurs secondes à écrire mon véritable nom sur le registre en pensant bêtement que lorsque je serai célèbre quelqu'un pourrait trouver ces traces de moi dans cet endroit plus que lugubre, puis efface tout de suite cette idée en réalisant que je ne serai jamais célèbre.
Après avoir rangé mes affaires dans les maigres étagères qui font office de placard, j'entreprends d'aller prendre une douche mais me ravise aussitôt quand je me rends compte qu'un cafard règne en maître dans la baignoire… Avant j'aurais probablement alerté les services sanitaires de la ville et fait fermer sur le champ l'établissement, mais aujourd'hui, je me contente de l'ignorer superbement et d'aller m'allonger sur le lit qui grince sous mon faible poids.
A seize heures précises quelqu'un frappe à la porte de ma chambre… je souris devant tant de ponctualité et me relève pour aller donner un coup de clé dans la serrure de la porte qui ne ferme plus sans ce petit stratagème… Sans même prononcer le moindre mot la personne qui se tient devant moi m'entoure de ses bras et je sais à ce moment là que je ne suis plus seule…
C'est fini pour aujourd'hui… lol…
A votre avis… qui est cette personne qui rejoint Rachel à l'hôtel ?
Et puis surtout que va-t-il se passer ?
Suite au prochain épisode… ^^
Je vous précise que bientôt la tournure de cette fiction va changer un peu… c'est-à-dire que Rachel va commencer à s'ouvrir à nouveau aux autres et que du coup son comportement va changer… Je redoute le moment de cette transition parce que ce n'est pas facile à écrire… Enfin… je vais faire de mon mieux pour ne pas vous décevoir comme d'habitude…
