Salut, je reviens donc deux ans plus tard (!) avec le premier chapitre de ma fiction. Pour tout dire, j'ai pas abandonné l'écriture de cette histoire, j'avais même fait plusieurs essais mais aucun de me convenais. Toutefois, je me suis dis qu'il était enfin temps que je vous donne la dernière version de ce que j'avais écrit.

Bonne lecture et, encore une fois, Le Visiteur du Futur ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas.


Chapitre Premier


Alors que je fermais les yeux dans cette nouvelle temporalité, je sentais la vie me quitter dans la réalité. La douleur se faisait de plus en plus intense, insupportable, même dirais-je. Je souffrais dans les deux mondes à la fois, c'était horrible. Car je savais j'étais condamnée, alors que j'avais tant de choses à rattraper avec Mattéo. En fait, je ne sais pas trop si je veux me racheter auprès de lui, après tout, le Mattéo de cette temporalité ne sait pas ce que je lui ai fait dans le « vrai » monde. Ou si, c'est pour moi. Car j'ai l'impression d'avoir gâché quelque chose d'important avec lui.

C'est vrai, Mattéo… c'est Mattéo et c'est le seul homme que j'ai un jour aimé. D'accord, ce n'est peut-être pas l'homme parfait. Il est quand même vachement con, il faut l'admettre. Mais quand même. C'est le seul qui m'a acceptée comme j'étais. Je pensais à tout ce que j'aurais pu vivre avec lui… et qui malheureusement ne pourra jamais se produire.

— La douleur atteignait son paroxysme et me sortit de mes pensées.

— Aaaaaaaaaaaaah ! Hurlai-je, en me levant brusquement car n'en pouvant plus.

— Ça va ? Me demanda Mattéo, qui sortit immédiatement de son sommeil.

— Oui, je… j'avais mal.

Mon supplice était à présent fini. J'étais morte dans la réalité, maintenant, ma vie était entièrement ici. Mais comment vivre quand on sait que l'on est mort ? Ma vie dans le monde réelle n'avait plus d'importance depuis que mon implant s'était activé. Finalement, je crois que j'ai eu de la chance, de l'avoir cet implant. Je pense à l'horrible personne que j'ai été, et cette opportunité de me racheter. Auprès des autres, pas seulement de Mattéo, auprès de tout le monde. Et surtout de moi-même.

Mattéo ne tira vers lui en me tenant fermement par la taille.

— Maintenant, si ça va pas, je le saurais tout de suite. Je suis prêt à vous défendre si quelqu'un essaye de vous attaquer cette nuit.

— J'ai dit que tu devais me tutoyer. Et tu travailles pas pour moi. Rappelle-toi. Dis- je d'un ton assez sec, comme j'avais l'habitude de prendre avec lui dans ma vraie vie. Je sais que je me suis promis d'être une personne différente avec lui, mais il faut que je lui fasse comprendre d'une façon ou d'une autre.

— Oh. Lâcha- t- il d'un ton déçu.

— Quoi ?

— J'ai besoin de faire mon travail pour me sentir bien.

— Essaye au moins de soir.

— Mais je repars demain matin. Je me dois d'être utile !

— Qu'est-ce qui te fais croire que je te laisserai t'en aller demain matin ? Le questionnais- je tout en essayant de réfléchir à certains arguments pour l'inciter à rester. Parce que je dois travailler.

— Mais si je veux que tu restes ?

— Donc je travaille pour toi ? Me demanda- t- il, enthousiaste

— Non.

— Alors je pars. Affirma-t- il, en reprenant son air dépité.

— Non.

— Alors quoi, alors ? M'interrogea- t- il, perdant patience.

— Alors, c'est toi mon patron. Et moi qui travaille pour toi. Finis-je par balancer. Pour tout dire, dans la réalité, j'ai toujours rêver d'échanger un jour, rien qu'un jour nos rôles. Et maintenant que je suis morte, j'en ai enfin l'occasion. Je doute que Mattéo accepte, lui qui est si… soumis. De toute façon, s'il ne veut pas, je l'y contraindrais.

— Ah ouais carrément ! Me répondit-il en souriant. J'avoue que là, j'étais sur le cul. D'ailleurs, je n'ai pas pu m'empêcher d'arquer un sourcil d'étonnement. Je souris tout de même parce que j'étais contente qu'il accepte. Sans que j'aie à lui forcer la main.

— C'est pas tout, mais j'aimerais dormir maintenant. Me dit- il.

— Oh oui, bien sûr. Si tu veux, je te laisse le lit et je vais dormir sur le canapé. Ça me dérange pas. Lui proposai- je.

— Oh non. Reste ici, c'est mieux.

Je me rallongeai à côté de lui. Heureuse et pensant aux multiples perspectives que la mort m'offrait (grâce à l'implant Replay, certes). Je refermai les yeux, en attendant que le sommeil me gagne. Et il ne se fit pas attendre.


Mon rêve était étrange. Je veux dire, j'ai rêvé du Visiteur, de Raph, d'Henry et Constance et évidemment, du « vrai » Mattéo. Ils étaient sortis de la prison nécrophile et avaient réussi à vaincre Joseph. C'était tout ce que je leur souhaitais, du reste. Mais pourquoi avais-je fait ce rêve ?


À suivre...


N'hésitez pas à me donner votre avis sur ce chapitre pour que je puisse m'améliorer pour le prochain et... à dans deux ans ! (rires démoniaque)