Bon... Je sait qu'il sait fait attendre mais il est là ! Et j'avoue en être fière, plus de 4765 mots en tout ! "Fait péter le champagne"

Je tiens à préciser qu'il y à des scène choquantes !

Et je tiens également à remercier ceux et celles qui viennent me lire !

Sur ce : GO !


Chapitre 4 : Théâtre de sang

Seul leurs ombres se reflétant sur la neige prouvait leurs existences aux yeux du monde. Leurs pas, pourtant extrêmement rapides, étaient parfaitement silencieux. Leurs corps fendaient l'air sans même les ralentir. Les animaux aux alentours s'éloignaient en sentant leurs présences. Seul les loups ne les craignaient pas. Ils avaient l'habitude de les accompagner, lors de leurs missions. Depuis plusieurs millénaires à dire vrai.

Puis d'un même mouvement, comme un seul homme, le groupe s'arrêtât dans une clairière enneigée. En tête se trouvait une jeune fille d'environ une douzaine d'années, aux cheveux blonds vénitiens, à la peau pale et aux yeux d'un bleu de glace. Pour une personne extérieure, malgré son charisme, elle aurait juste été une fille de plus. Mais ses yeux prouvaient le contraire. Il y avait en eux une expérience qu'aucune fille de 12 ans ne pouvait avoir. Ni même une femme de 90 ans. N'importe qui aurait pu dire que ses yeux étaient sans âge.

-Nous allons-nous arrêter ici pour le moment et nous reprendrons la route dans une heure, dit-elle d'une voix forte mais agréable à l'oreille. D'accord ?

-Oui Dame Artémis ! Répondirent la douzaine de jeunes filles l'accompagnant.

En moins de 5 minutes, les tantes furent montées, les gamelles pour les loups remplies et les Chasseresses s'installèrent pour un repos bien mérité. Mais l'une d'entre elles n'avait pas envie de se mêlait aux autres. Elle se tenait légèrement à l'écart du groupe, plus proche de la forêt que du campement. Elle était différente des autres. De par son apparence pour commencer. Ses cheveux noirs de jais étaient courts, ébouriffés et agrémenter d'une mèche bleue électrique. Son T-shirt était noir et porté l'inscription "Fuck Barbie". Son jeans était également noir avec des déchirures et des chaussures de randonnés noire venait compléter sa tenue. Seul sa veste argentée montrait son appartenance au groupe.

Thalia se demandait si elle avait fait le bon choix. Si c'était vraiment une bonne chose pour elle d'avoir rejoint les Chasseresses. A une époque, elle y avait trouvé le bonheur et la stabilité dont elle avait vraiment besoin. Artémis représentait pour elle la mère qu'elle avait toujours désirée. Elle tenait d'ailleurs bien plus à Artémis qu'à Zeus, son père biologique. Et les autres Chasseresses étaient pour elle des sœurs et des amies fidèles. Elle se demanda d'ailleurs, si Zoé avait ressenti cette sérénité au cours de son existence. Pour beaucoup, elle et Zoé étaient assez semblable dans leurs manières de faire, principalement au combat. Thalia appréciait la comparaison avec l'ancienne lieutenante, mais elle voulait leurs dire qu'ils avaient tords. Elle et Zoé étaient différentes, très différentes. Zoé avait fait une meilleure lieutenante qu'elle. Pour la simple raison que Zoé n'avait aucuns liens extérieurs au groupe. Sa famille, ses amies et ses connaissances ne se résumaient qu'à Artémis et aux Chasseresses. Mais pas Thalia. Thalia avait des amis à l'extérieur. Percy, Annabeth-qu'elle considérait comme une petite sœur- et Grover. Et Thalia avait une famille. Jason, son petit frère, restait à ses yeux la personne qu'elle aimait le plus au monde. Piper, sa belle-sœur par alliance, était une femme absolument incroyable. Et puis il y avait Aaron.

Thalia n'avait jamais voulu d'enfants. Même à l'époque où Luke était en vie, elle s'était imaginer en couple avec lui, avoir une maison à eux et pourquoi pas se marier. Mais pas d'enfants. Le désir n'avait jamais été là. Mais il n'empêche qu'elle adorait Aaron. Elle avait été là pour sa naissance. Pour tous ses anniversaires. Elle était la tante Rock N Roll que tout le monde voulait. Alors quand elle avait reçu un message Iris, montrant un Jason en larmes, lui disant qu'Aaron était porté disparu et la suppliant de les aidés, elle avait fait son possible.

Thalia lâcha un rire amer. Son possible ? Il avait été bien limité. Quand elle avait parlé de la situation à Artémis, celle-ci lui donna uniquement un mois. Un mois, seule de son coté, pour les retrouvés. Autant dire que cela ne servit à rien. Elle avait pensé que la Déesse sensée protégeait les enfants serait beaucoup plus indulgente, surtout que dans le lot il y avait le neveu de sa lieutenante et le fils de Percy. Quelle conne de pensait ça. C'étaient peut-être des enfants, mais aux yeux d'Artémis, ils étaient avant tout des garçons. Et jamais Artémis ne perdrait son temps avec ce qu'elle considérait comme des êtres inférieurs.

Et Thalia s'en voulait. Elle avait eu le courage de se sacrifier pour sauver ses amis alors qu'elle n'était qu'une enfant. Elle avait eu le courage d'être prête à le refaire alors qu'elle était adolescente. Elle avait eu le courage de se battre à mort avec l'homme qu'elle aimait. Elle avait eu le courage de participer à deux guerres. Mais le courage de tout abandonner pour l'espoir de sauver sa famille ? Non. Pas si elle n'était pas sûr que cela servirait à quelque-chose.

Une voix la tira de ses sombres pensées :

-Tu pense à quoi ?

Elle releva la tête pour tomber sur le visage d'Alice, la dernière recrue.

-Pourquoi tu me demande ça ? Demanda t'elle, un peu plus agressive qu'elle ne le voulait.

-Tu as l'air triste, rétorqua la plus jeune.

"Cela va faire 4 ans que j'ai l'air triste, tu sais." pensa Thalia.

-Rien d'important, répondit Thalia.

" Menteuse ".

-Au faite, dit Thalia, où est Artémis ?

-Elle est partie faire un tour des horizons. Voir s'il y a des pistes pour le monstre tu vois ?

-Ok.

-T'es pas du genre bavarde.

-Je ne l'es jamais était.

Ou comment clore une discussion qui vous emmerde, par Thalia Grace.

Le monstre. Artémis les avait prévenues qu'elles allaient vers l'inconnu. Même la Déesse n'avait rien senti de comparable au cours de sa vie. Et Thalia voyait bien que cela effrayé Artémis. Celle-ci n'avait pas l'habitude de ne pas connaitre son adversaire. "Cela sera une première pour tout le monde ", pensa Thalia.

Alors qu'elle allait fumer une cigarette-une habitude prise il y a quelques années déjà- elle remarqua que les loups n'avaient pas l'air bien. Certains grognaient en direction du chemin qu'elles avaient prises, tandis que d'autres couinaient de peur et avaient leurs oreilles aplatis sur leurs têtes.

Thalia réagit au quart de tour :

-Chasseresses ! En position !

Aussitôt, Thalia au centre, elles se positionnaient en demi-cercle vers ce qui semblait faire peur aux loups. Et Thalia n'en menait pas large, car il en fallait beaucoup pour effrayait des êtres ayant déjà combattu des monstres mythologiques.

Thalia entendit alors un son, très léger mais pourtant mélodieux. En se concentrant suffisamment, elle parvint à deviner un rire. Un rire quasi-enfantin. Puis un bruit plus fort submergea le rire, quelque chose de plus synchronisé. Elle devina que la personne-ou la chose-tapait dans ses mains.

Alors leur ennemi se mit à parler :

-Wow ! Tout ça juste pour moi ? Franchement, il ne fallait pas !

La voix appartenait à un homme peut-être dans la vingtaine, mais le ton de sa voix rappelait plus celle d'un enfant.

Elles ne purent se posaient plus de questions que leur adversaire sortit des bois, et s'exposa aux yeux de tous.

C'était un jeune homme qui ne pouvait dépasser les vingt ans. Ses cheveux bruns étaient savamment coiffés en de légers pics sur le haut de son crâne. Ses yeux étaient d'une couleur indéfinissable, oscillant constamment entre le bleu, le vert et parfois même l'améthyste. Sa peau était légèrement tannée, surement dû à un métissage.

Ses vêtements se composaient d'un chemise rouge, cintrée, largement entrouverte sur un torse finement musclé et dont les manches étaient relevées jusqu'en dessous des coudes. Son pantalon était un jean, bleu et enduit tellement moulant qu'il avait l'air greffé a même la peau et dont deux chaines en fers pendaient du côté droit. Des boots en cuir noires venait finaliser la tenue.

Mais ce qui retenait vraiment l'attention était son visage. Thalia avait vu Apollon en personne et celui-ci était considérait comme le plus beau de tous les hommes. Mais jamais, ô grand jamais, elle n'avait vu un homme aussi beau que celui qu'elle avait en face d'elle. Ses traits de visage étaient fins, nets et délicats tout en restant masculin. Sa structure faciale était d'une harmonie absolument parfaite et sa peau ne présentait aucunes imperfections.

Les Chasseresses ne devaient pas trouvées un homme beau, mais personne ne pouvait nier l'évidence. Ce jeune homme était probablement le plus bel être qui soit.

-Je ne pensais pas vous faire un tel effet, vous savez.

-Ne dis pas n'importe quoi ! Cria une fille du groupe.

-Ce n'est pas beau d'mentir ! Rétorqua le jeune homme.

-STOP ! Hurla Thalia.

Tous se turent et attendirent qu'elle s'exprime après son coup d'éclats. Thalia avait une folle envie de se massé les tempes pour prévenir du mal de tête, qui à coup sûr, n'allait pas tarder. Mais avant tout…

-Qui est tu ? Demanda t'elle d'une voix n'admettant aucun refus.

Le jeune homme se mit à sourire. Un sourire moqueur et clairement supérieur.

-Allons, commença-t-il, tu ne me reconnais vraiment pas. Je suis déçu. Vraiment je pensais t'avoir manqué tata.

Il fit glisser son index sous son œil, comme pour essuyer une larme.

Thalia, elle, était pétrifier. Le jeune homme qu'elle avait en face d'elle était vraiment son neveu ? Elle ne pensait même pas le revoir un jour, et surtout pas dans ces conditions.

-Aaron ? Demanda Thalia d'une voix hésitante.

-BINGO !

Toutes sursautèrent face au cri de joie d'Aaron. Celui-ci commençait d'ailleurs une petite danse, pour exprimer son contentement. Thalia, perplexe, observait le… le… spectacle de son neveu ? Elle n'était vraiment pas préparée à ça. Et elle n'avait pas besoin de voir les autres Chasseresses pour savoir ce qu'elles pensaient.

A savoir : "Ton neveu est complètement taré".

-Aaron, reprit Thalia, où était tu ? Et où son-

-Hop ! Hop ! Hop ! S'écria t'il en agitant un doigt en l'air. Pas de ça avec moi ! Non, ici, c'est moi qui pose les questions. Et la première d'entre elles est celle-ci.

Aaron pris une inspiration avant de déclarer d'une voix douce :

-Que faite vous ici, jeunes filles ?

-Nous sommes à la poursuite d'un monstre.

Toutes les Chasseresses se retournèrent vers celle qui avait parlée, prêtes à l'engueuler, mais elles se turent face au visage de celle-ci. Elle semblait en transe, complètement déconnecter de la réalité. Sentiment accentuer par ses yeux tellement voilés qu'ils semblaient opaques.

Aaron, lui, était amusé.

-Un monstre, dis-tu ? Déclara t'il en pouffant de rire. Je suppose que je vais devoir remercier Elijah pour ça.

Thalia se tourna vers lui.

-Aaron, dit-elle, je ne sais pas ce qui c'est passer mais il faut prévenir tes parents.

-Hum… NAN ! J'ai une bien meilleure idée.

Aaron regarda Thalia dans les yeux et celle-ci su que cela allait dégénérer.

-Vas t'assoir à la bordure des arbres. Tu ne bougeras pas. Aucuns sons ne franchira tes lèvres. Et surtout, surtout, tu observeras tout. Ce. Qui. Ce. Passera.

Et c'est sous les regards éberluer de ses camarades que Thalia exécuta les ordres d'Aaron. Et même si celle-ci ne pouvait plus ni bouger, ni parler, cela ne l'empêchait pas de penser, les yeux sur le futur combat. Elle remarqua par ailleurs, que les loups, pourtant des animaux d'une extrême loyauté, c'étaient enfouis.

Une Chasseresse arma son arc et mit Aaron en joue.

-Je me fous de savoir qui tu es. Et je me fous également de savoir ce qui a pu t'arriver. Alors maintenant, tu vas gentiment arrêter tes conneries et dégager d'ici ! C'est clair ?!

"S'il te plait Aaron, fait ce qu'elle te dit." pensa Thalia.

Aaron se frotta le menton, faisant mine de réfléchir. Thalia espérait vraiment qu'Aaron se barre d'ici car il n'avait aucunes chances de s'en sortir vivant. Et elle refusait catégoriquement d'être celle qui annoncerait le décès à son frère.

Aaron frappa dans ses mains, un tantinet plus sérieux. Bien qu'il n'avait plus l'air de savoir ce qu'était le sérieux.

-Alors, commença-t-il, tu penses sincèrement que je ne suis pas de taille à vous affronter.

-Parfaitement, répondit la Chasseresse.

-Sans compter qu'Artémis n'ai pas loin, renchérit une autre fille.

"Merde ! Je l'avais complètement oubliée celle-là !" pensa Thalia, de plus en plus paniquée.

Mais cela n'avait pas l'air d'impressionnait Aaron. Au contraire, celui-ci souriait de plus en plus.

-Vous savez quoi ? Demanda-t-il. Artémis mettra environ 2 minutes et 30 secondes pour revenir ici.

Les Chasseresses se regardèrent, pas sûr du tout de la réponse adéquate.

-Et alors ? Demanda l'une d'entre elles.

Le sourire d'Aaron ressemblait maintenant à celui du chat d'Alice au pays des merveilles.

-Alors c'est largement suffisant pour tuer 11 petites pucelles dans votre genre.

-COMMENT OSE TU ?! Hurla l'une d'entre elles.

"Aaron, pitié, arrête tes conneries et barre toi !"

La Chasseresse le tenant en joue semblait prête à lâché son arc pour aller lui crever les yeux.

-Et, débuta Aaron, je vais commencer par…

Il pointa son index sur la Chasseresse qui semblait être la plus jeune.

-…TOI !

Aussitôt, une lumière rouge apparue suivi d'un bruit rappelant une déchirure. Toutes les Chasseresses regardèrent leur sœur s'effondrer, tandis qu'un trou béant trônait à la place de son cœur. Aucune d'entre elles n'avaient vu quoi que ce soit, tant l'attaque avait été rapide.

La Chasseresse le tenant en joue tira avec un hurlement de rage. Mais Aaron attrapa la flèche au vol et la lança vers elle. Un craquement se fit entendre, tandis qu'Aaron riait en voyant la Chasseresse tombée, la flèche plantée dans son crâne.

Alors que les Chasseresses sortaient leurs armes, Aaron apparu juste en face de deux d'entre elles, les paumes de ses mains devant leurs ventres. Avant que quelqu'un ne puisse réagir, la foudre transperça leurs corps qui finirent par prendre feu.

Thalia regardait la mise à mort de ses sœurs d'armes avec des yeux horrifiés, les larmes coulant abondamment sur son visage. Elle ne pensait pas qu'un jour, quelqu'un pourrait vaincre seul les Chasseresses d'Artémis. Elle ne pensait même pas que qui que ce soit aurait l'audace de venir les défier. Elles étaient reconnues pour leurs forces, leurs courages et leurs ténacités. Il aurait fallu être fou pour vouloir les affronter.

"Mais c'est ce qu'il est, tu sais ? Ton neveu, ton petit Aaron, est fou."

Thalia reprit ses esprits quand du sang gicla sur son visage. Il ne restait désormais que deux Chasseresse encore en vie. L'une d'entre elles fonça vers Aaron, épée à la main, et essayer de lui trancher la tête. Mais celui-ci esquiva le coup en s'accroupissant et en profita pour enfoncer sa main dans la poitrine de la Chasseresse. Puis, toujours avec le sourire, retira d'un mouvement sec son bras révélant aux yeux du monde le cœur encore légèrement palpitant de celle-ci. La Chasseresse s'écroula au sol comme une marionnette à qui l'on aurait coupé les fils.

Thalia réalisa que la dernière Chasseresse encore debout était Alice. Celle-ci, en pleurs, tremblait de tous ses membres. Elle tomba à genoux tandis qu'Aaron s'avançait vers elle, recouvert du sang de ses défuntes sœurs. Arrivait devant de la Chasseresse, il leva son bras à mi-hauteur, sa main à plat, et d'un mouvement assuré lui trancha la gorge. Elle tomba, son corps s'enfonçant dans la neige. Mais alors qu'elle attendait la mort, Aaron appuya fortement son pied sur la plaie.

-Tu ne croyais pas avoir une mort sans douleur, tout de même ?

Thalia regarda Alice se débattre dans un vain instinct de survie. Elle essayait de se dégager des deux mains, sans aucun succès. Elle mourut étouffée par son propre sang, le regard douloureux tourné vers les étoiles, avec pour dernières paroles un gargouillement des plus horrible à entendre.

Aaron lui s'amusait comme un fou.

-HA ! HA ! HA ! Je leurs avait dit que cela était suffisant pour moi ! Est-ce qu'elles m'ont écouté ? Non ! Bien sûr que non ! Et bien devine quoi, tata ?

Il planta de nouveaux son regard dans celui de Thalia.

-Elles ont bien faits. Car cela faisait bien longtemps que je ne mettais pas autant éclater !

Et il se remit à rire. Thalia ne savait pas si le diable exister mais elle était sûr qu'il ressemblerait à son neveu, avec tout ce sang tapissant ses vêtements, son rire de dément et ses yeux de malade. Car on pouvait voir dans ses yeux toute la folie de son être derrière sa fausse attitude enfantine. Mais le pire pour Thalia était que malgré ça, Aaron restait scandaleusement magnifique. Celui-ci avait d'ailleurs arrêtait de rire, son regard désormais tourné vers la bordure des arbres. Il se tourna un instant vers elle pour lui murmurait : "Elle arrive."

Et à peine son regard de nouveaux tourné vers la forêt qu'Artémis en sortit, le souffle court. La lueur paniquée dans ses yeux disparue pour faire place à l'horreur face à la scène qui s'offrit à elle.

Ses Chasseresses autrefois fortes, courageuses et quasi-animales ne se résumaient désormais plus qu'à des corps sans vies pour la plupart. Certaines d'entre elles avaient étaient brulées tandis que d'autres n'étaient plus que des amas de chairs et d'os. Artémis avait toujours chérie ses Chasseresses. Ayant fait vœux de chasteté éternelle, celle-ci considérait ces jeunes filles comme ses propres enfants. Elle avait désormais une nette idée de la douleur d'une mère qui perdait le fruit de ses entrailles.

Elle releva les yeux pour tomber sur un spectacle étonnant. Sa lieutenante était assise a même le sol, le visage ensanglanté et baigné de larmes avec à ses côtés un jeune homme qui ne devait même pas être majeur. Elle comprit immédiatement que c'était lui le responsable de ce massacre.

-Pourquoi ?

Thalia frissonna en entendant la voix de sa Déesse. Jamais elle ne l'avait entendu parler d'une voix aussi froide et haineuse.

-POURQUOI ?! Dit-elle en s'époumonant.

-Parce qu'elles le méritaient, voilà pourquoi !

Artémis était outrée d'une telle réponse.

-Mes Chasseresses ne t'avait rien fait ! C'est même la première fois que je te vois !

-Et la dernière, je peux te l'assurer.

Artémis tourna cette fois ci son regard vers Thalia.

-Et toi ?! Je peux savoir pourquoi tu ne fais rien ?!

"Je rêve ou elle est en train de m'engueuler là ?!"

-Elle ne peux rien faire, expliqua Aaron. Je l'ai enjôlé.

Artémis le regarda d'un œil nouveau avant de réaliser qui il était.

-Tu es le fils de Jason et Piper Grace.

-Yep !

Thalia appréhender beaucoup la suite des évènements. Car Aaron ne pouvait pas battre Artémis, cela était impossible. Celle-ci avait une expression rageuse sur le visage, la mâchoire serrée au maximum.

-Tu vas… Tu vas…

Puis dans un cri de colère, elle prit l'apparence d'une femme d'une vingtaine d'années recouvert d'une armure grec. Elle avait dans chaque main une épée argenté de presque un mètre de longueur. Thalia les reconnue aussitôt comme étant celles qu'Artémis avait utilisé contre le Titan Atlas.

-Tu vas payer pour ça !

-Je t'attends ma belle !

Et c'est avec un hurlement de rage, le visage douloureux et en pleurs qu'Artémis se lança dans le combat.

Malgré la violence évidente du combat, Thalia trouvait que cela ressemblait à une danse. Artémis et Aaron étaient tous deux d'une grande vitesse et d'une grande agilité. Artémis sautait, attaquait, feintait mais Aaron répondait en esquivant chaque assaut de la Déesse que ce soit en s'accroupissant, en glissant ou en virevoltant autour d'elle. Même si Thalia reconnaissait qu'il fallait avoir un haut niveau pour pouvoir combattre Artémis, elle se devait d'admettre que sa Déesse, pour une fois, se battait mal. Artémis se laissait guidait par sa rage ce qui, certes, lui donnait plus d'ardeur au combat, mais qui en contrepartie lui faisait perdre sa précision. Elle frappait aveuglément sa même réfléchir au préalable à la meilleure manière de se battre. Alors qu'Aaron, lui, était parfaitement conscient de ce qu'il faisait et de la meilleure manière de la faire. Celui-ci décida que cela avait assez duré, car il envoya une vague de foudre sur la Déesse, qui se retrouva propulser sur une dizaine de mètres.

-Je te tiens !

Aussitôt, des ronces entièrement rouges apparurent et attrapèrent Artémis par ses bras et ses jambes. Les ronces se nouèrent autours de ses poignets et de ses chevilles, avant de profondément s'infiltraient dans sa chair, n'hésitant pas à s'enroulaient autour des os et les broyer. Artémis serra les dents du plus fort qu'elle put face à la douleur, tandis que les ronces la soulevaient à dix centimètres de sol. Elle savait pourquoi il la maintenait dans cette position. Outre le fait qu'elle était à sa merci, la douleur était également beaucoup plus présente. Aaron la regardait, toutes traces d'humour disparues, le visage dure et haineux.

-Dis-moi Artémis, dit-il, te souviens-tu de Kallisto ?

Artémis ne dit rien, mais ses yeux parlaient pour elle. Elle ne pourrait jamais oublier celle qui fût pendants longtemps sa Chasseresse préférée ainsi qu'une grande amie.

-Je vais tout de même raconter l'histoire pour ma tante, commença t'il en tournant son visage vers Thalia, Kallisto était une Chasseresse, la favorite même. Elle était également la meilleure amie de ta Déesse et sans doute la plus fidèle à Artémis. Jusque-là, tout a l'air génial pas vrai ?

Il reporta son regard vers la Déesse, une expression de dégout s'imprimant sur ses traits.

-Mais Kallisto était également très belle. Et Zeus, ce chien, est aller la voir alors qu'elle se trouvait au bord d'un lac. Il avait pris l'apparence d'Artémis pour l'approcher et il commença à la séduire. Celle-ci, ne comprenant pas pourquoi sa Déesse agissait de la sorte lui demanda ce qu'elle faisait. Zeus se montra alors face à elle. Celle-ci refusa avec ardeur les avances de celui-ci. Tu sais ce qu'il a fait, tata ? Il la violée.

Thalia eu un frisson de dégout en apprenant ça. Elle savait que son père pouvait se montrait violent pour avoir ce qu'il désirait, mais jamais elle ne l'aurait cru capable de commettre un acte aussi ignoble.

-Kallisto cacha ce qu'il c'était passé ce jour-là, aussi bien aux Chasseresses qu'à Artémis. Mais elle était enceinte, et arriva un moment où elle ne pouvait plus garder le secret. Et tu sais ce qu'Artémis a fait en l'apprenant ?

Thalia avait une bonne idée de ce qui s'est passé par la suite.

-Aller Artémis. Dis-lui. Dis-lui comment tu as réagi en apprenant que ton père l'avait violée.

Mais celle-ci gardait la bouche close.

-Très bien, alors je vais le faire pour toi. Elle l'a chassée, bannie à jamais des Chasseresses ! Dis-moi Artémis, est tu fière de toi ? Est tu fière d'avoir bannie une Chasseresse qui ne le méritait pas ? Est tu fière d'avoir fait ça à ton amie ?!

Artémis ravala ses larmes. Non, elle n'était absolument pas fière d'elle. Oui, elle aurait voulu que les choses se passe autrement. Mais…

-Je… Je n'avais pas d'autres choix.

-Mensonges ! Hurla t'il.

Thalia eu des sueurs froides face au visage de son neveu. La haine et le dégout se mélangeait pour former une expression des plus effrayantes.

-Tu avais le choix ! Tu pouvais décider de la garder auprès de toi ! Tu pouvais décider de t'en prendre à Zeus ! Mais à la place, tu la bannie ! Lui disant que cela était de sa faute ! Mais tu sais quoi ?! Rien de cela n'était de sa faute ! En lui disant ça, tu as été aussi ignoble que le bâtard qui la violée !

Aaron avait la respiration hachée d'avoir autant crié. Il souffla, puis avec un regard de pur sadisme, fit apparaitre d'autres ronces. Celles-ci se mouvaient plus lentement que les autres et s'enroulait entres elles pour former une espèce de cône. Celui-ci se rapprochait de plus en plus d'Artémis.

-Vois-tu, Kallisto ne méritait pas le sort qu'elle a subie. Toi en revanche, tu mérites chaque seconde de ton tourment.

Thalia était horrifiée, car elle avait bien compris ce qui allait se produire. Au même titre qu'Artémis, si l'on se fiait à ses vaines tentatives pour s'échapper. Les ronces étaient désormais immobiles, au niveau de l'entre-jambes de la Déesse éternellement vierge.

"Il ne le fera pas… Il n'osera tout de même pas…"

Mais le hurlement de douleur pur d'Artémis lui donna la réponse.

Les ronces se mouvaient en va-et-vient, n'hésitant pas à tourner sur elles-mêmes pour être sûr de faire le plus de dégâts possibles. Mais tous savaient que les vrais dégâts attendu par Aaron étaient psychologique. Thalia était terrorisait par ce qu'elle voyait. Aaron avait été aussi loin que le sadisme le permettait.

Artémis, elle, hurlait à la mort en se tordant de douleur. Jamais elle n'avait ressenti quelque chose de comparable à ça. Mais plus que tout elle se sentait salie au plus profond de son être. La honte, accentuait par le discourt d'Aaron et par les regards posaient sur elle, se gravée au fer rouge au plus profond de son âme. Elle sentait que peu importe le nombre de fois où elle se laverait, peu importe le nombre de fois où elle changerait d'apparence et que peu importe les efforts qu'elle fournirait pour oublier, cette sensation indescriptible de honte, de haine et de dégout de soi ne partirait jamais totalement.

Puis, aussi rapidement qu'elles l'avaient pénétré, les ronces sortirent d'un mouvement sec, laissant le sang et la chair s'écoulaient de ce qui fut son intimité bafouée. Aaron s'approcha alors d'elle, jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de son visage.

-Tu sais ce que cela fait désormais. Tu sais ce que Kallisto a ressentie, ce que toutes les victimes ressentent. Mais je refuse d'avoir de la pitié pour toi.

Il transperça de sa main droite le ventre de la Déesse, la faisant davantage souffrir encore. Alors, le bras d'Aaron se mit à grésiller de foudre, une foudre rouge.

-Adieu, Déesse de la Chasse.

Le ciel tonna comme jamais Thalia ne l'avait entendu, puis une véritable décharge de foudre surgit d'Aaron, montant jusqu'au ciel, et Artémis, avec un dernier cri de douleur, se fit littéralement désintégrer face à la puissance monstrueuse de l'attaque.

La Terre continuait de trembler, le ciel, lui, se calma peu à peu, tandis qu'il n'y avait plus qu'un cratère encore fumant à l'emplacement de la Déesse. Quelques grains de poussières argentée voltigeant dans les airs, voilà tout ce qu'il restait de la Déesse Artémis.

Aaron était toujours au même endroit, stoïque. Il ressemblait à une macabre œuvre-d 'art, celle qui sont dérangeante à regarder car malsaine, mais en même temps tellement hypnotique que l'on ne peut détourner le regard. Puis sans le moindre signe avant-coureur, se mit à rire en s'approchant de Thalia.

-Tu dois reconnaitre que j'ai un certain talent dans le spectacle ! Je dois tenir sa de mon grand-père, sans doute.

Thalia elle était choquée à vie par ce qu'elle venait de voir. En moins d'une heure, elle avait retrouvé son neveu, celui-ci à massacrait les Chasseresses, tué sa Déesse, en a ri et la forçait à regarder. Et elle sentait que la folie la guettait, elle aussi.

"Un rêve… C'est juste un rêve…"

Aaron se baissât à son niveau et lui embrassa le front, comme pour montrer son affection, puis, il se releva.

-Je m'suis bien amusé avec ces pucelles ! Franchement, ce que j'ai fait c'est du grand art !

Et il se remit à rire avec encore plus d'hystérie qu'autrefois. Si la folie avait besoin d'une représentation, Aaron en serait le modèle adéquate. Il prit alors le visage de Thalia en coupe, et lui dit :

-Il est temps que j'me casse de là. Mais, s'il te plait, rend moi un service.

Thalia se sentait partir.

-Dis bonjour à maman et papa de ma part, tu veux ?

Ce fut la dernière chose qu'elle entendit avant que l'obscurité ne prenne possession d'elle.


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