Réponses aux riviews :

Le Lychanthrope : Merci ! Sérieux, ton commentaire ma fait gonfler le cœur de bonheur, tant il était adorable ! Et je suis ravi que ce que j'écrit te plaise !

Alors, je sais que j'ai mis du temps pour le sortir, j'en suis bien conscient. Mais comme je l'ai déjà expliquer, parfois quand ça veut pas, et bien ça veut pas !

Et je sais que vous allez me détester, car il y a plus de questions que de réponses ( Il n'y a même, aucunes réponses !) ! Mais il est un peu plus longs !

Sur ce, comme d'habitude : GO !


Chapitre 5 : Froid comme la glace

"Vous pensez pas qu'il faudrait la réveiller ?"

"Mais comment elle est arrivée là ?"

"Vous pensez qu'elle va bien ?"

"C'est vraiment Thalia, cette femme ?"

Ces voix semblaient lointaines pour Thalia. Elle avait l'impression de flotter, perdue dans une mer d'obscurité. Ses sens étaient engourdis. Et elle se sentait faible, comme si la moindre bourrasque de vent allait l'éparpiller aux quatre coins du globe. Elle se raccrocha aux voix, seuls liens avec le monde extérieur. Enfin, elle espérait que ce soit le monde extérieur. Elle n'avait pas vraiment envie de voir son oncle Hadès, les rares fois où elle l'avait vu lui avait suffi. Et c'est au prix de nombreux efforts, et d'une nouvelle migraine, qu'elle ouvrit les yeux.

La première chose qu'elle vit fut une lumière, provoquant immédiatement la fermeture de ses paupières. Putain ça fait mal ! Pensa-t-elle. La deuxième tentative fut concluante. Elle distinguait des formes floues ainsi que des couleurs. Il lui fallut une minute pour que sa vision s'adapte complètement, révélant ainsi l'intérieur de la Grande Maison. Qui n'avait pas changer d'ailleurs. La même tête de léopard accrocher au mur, les mêmes fauteuils, la même table… Tout était à l'identique, pareil à ses souvenirs.

-Thalia ?

Elle tourna la tête en direction de la voix et vit toutes les personnes présentes dans la pièce.

Percy et Annabeth se tenaient aussi loin l'un de l'autre que possible, contrairement à Jason et Piper qui étaient collés l'un à l'autre, comme toujours. Hazel et Frank étaient assis sur des fauteuils l'un à côtés de l'autre, mais sans se regardés, un peu comme s'ils avaient été forcer d'être proches. Will était assis sur l'un des fauteuils, Nico sur ses genoux. Cela ne l'étonna pas davantage car elle savait que Will était du genre "câlin". Chiron était au centre de la pièce, le visage grave et anxieux et à ses côtés se tenait Dionysos. Celui-ci avait les traits tirés, comme après une nuit blanche et ses yeux étaient rougis.

-Thalia ? Répéta Annabeth.

Elle regarda Annabeth.

-Est-ce que ça va ?

-Je dirais que… J'ai connue mieux.

Avec difficulté, Thalia arriva à se lever, bien qu'elle eût l'impression que la pièce tournait. Mais alors qu'elle allait s'exprimer, elle croisa son reflet dans un des miroirs de la pièce et le choc failli la faire tomber.

La femme qui se tenait devant elle avait largement dépassée la quarantaine. Les racines de ses cheveux étaient grisâtres, le noir auparavant sombre comme les ailes d'un corbeau étaient délavées et une mèche d'un bleue terne se distinguait du reste de la chevelure. Le visage, bien que toujours beau, avait désormais quelques rides aux coins des yeux et de la bouche. Sa peau semblait également fatiguée, surtout sous les yeux d'où des cernes profondément ancrés avaient pris place.

Aussi dur la réalité pouvait être, Thalia ne pouvait qu'admettre la triste vérité. La femme se présentant devant-elle n'était rien d'autre qu'elle-même.

Voyant que Thalia restait fixée sur son reflet, Dionysos pris les choses en mains.

-Gamine.

Le ton était suffisamment menaçant pour que celle-ci oublie le miroir et se concentre sur le Dieu.

-Hier soir, aux alentours de 3 heures du matin, il s'est passait quelque chose. Quelque chose qu'aucuns Dieux n'aurait pu un jour imaginer. Et je veux… Non, j'exige que tu me dises tout ce que tu sais.

-Pas la peine d'être aussi agressif, grommela Jason.

Le Dieu se retourna vers le fils de Jupiter, son pouvoir Divin irradiant de tous les pores de son être.

-"Pas la peine d'être aussi agressif " tu dis ? Artémis est morte ! Son trône à voler en éclats ! L'une des nôtres s'est faite tuer et j'exige de savoir ce qu'il c'est passer !

Mais Thalia n'écoutait plus depuis un moment déjà. Les souvenirs de la veille lui revenaient en masse, plus puissants, plus sombres et plus horribles. Les images d'abords, sanglantes, écœurantes, vomitives presque tant elles étaient insoutenables. Puis les sons, les cris de guerres des défuntes Chasseresses, les hurlements de douleurs, les pleurs d'agonies d'Alice. Et le rire. Ce putain de rire de dément qu'Aaron n'avait pas arrêté de pousser, preuve de son sadisme et de sa joie macabre de tuer. Et enfin les sentiments apparurent. Choc, dû à l'apparition de son neveu. Stress, quand elle avait senti la situation dégénérer. Douleur, quand elle avait vu ses sœurs d'armes tomber les unes après les autres. Fascination, de voir Aaron aussi joyeux, à l'aise et magnifique dans un bain de sang, de chairs et de tripes qu'il avait lui-même créer. Colère, de ne pouvoir rien faire et qu'Artémis l'accuse de passivité. Horreur, d'assister à la torture et mise à mort de celle qui fut sa mère de substitution. Peur, d'Aaron s'approchant d'elle avec le sourire, elle qui ne pouvait ni bouger, ni parler, ni détourner le regard. Folie…

La folie… Cette chose lui paraissait beaucoup moins effrayante désormais. Au contraire même, cela lui semblait très attrayant maintenant. Cette entité qui avait à coups sûr pris possession de son neveu ne pouvait pas être mauvaise, n'est-ce pas ? Il n'y avait qu'à voir Aaron pour s'en apercevoir. Celui-ci resplendissait désormais dans une joyeuseté macabre, laissant libre cours à ses instincts les plus primaire, et il en était heureux. Elle se dit qu'elle adorerait être comme lui, être heureuse comme lui. Elle venait à espérait que la folie la trouverait et que, comme une vieille amie, celle-ci lui tendrait la main. Et alors, draper de ce nouveau sentiment si… Libérateur, elle vivrait enfin pour la première fois, elle se sentirait plus vivante qu'elle ne l'avait jamais était. Et elle serait toujours heureuse. Car voir de la beauté et du bon dans le plus horrible, n'est-ce pas là toute la magie de la folie ?

Et tandis que Thalia sombrait, Dionysos s'arrêta dans sa colère pour se tournait dans la direction de la fille de Zeus. Il lui semblait que quelque chose se tramait avec elle, en elle, quelque chose de familier. Et il comprit.

-Elle devient folle, murmura t'il.

-Quoi ? Demanda Hazel.

-Elle devient folle, répéta-t-il à haute voix.

Jason vit rouge.

-De quel droit vous permettez-vous de traiter ma sœur de folle !

-Je suis certes le Dieu de la fête, du vin et j'en passe mais je suis également le Dieu de la folie, contra Dionysos. Je reconnais la folie, je la sens.

Tous étaient pendus à ses lèvres.

-Mais si tu ne me crois pas, ajouta-t-il, regarde-la et dis-moi ce que tu en pense.

Jason se tourna alors vers sa sœur et son visage se décomposa.

Celle-ci, sans que personne ne s'en rende compte, s'était assise à même le sol et se balançait sur elle-même. Ses mains se perdaient dans ses cheveux, les frottant, les agrippant et les tirant. Ses yeux semblaient perdus dans le vague, déconnecter de toutes réalités. Et sa bouche se tordait dans une grimace laissant parfois échapper des mots : "Folie" … "Liberté " … "Aaron "…

Tous les Demi-Dieux et Chiron sursautèrent face au dernier mot. Aaron.

-Elle a bien dit…, commença Frank.

-… Aaron, finit Piper.

Jason et Piper se mirent à genoux, face à Thalia. Piper, avec la plus grande des délicatesses, saisit le menton de sa belle-sœur pour lui relever le visage.

-Tu as vu Aaron ? Demanda Piper, des sanglots de joie dans la voix.

Thalia mit un certain pour de réagir, avant de pointer le couple du doigt.

-Il… Il vous dit bonjour.

Jason cru que son cœur allait exploser tant il était heureux. Son bébé était en vie ! Il allait pouvoir le serrer dans ses bras, l'embrasser et le protéger comme il aurait dû…

Dionysos interrompit ce moment en se raclant la gorge, attirant l'attention de tous.

-Je suis le seul ici à penser qu'il y a un problème ?

-Quel problème ? Demanda Piper.

Piper commençait à en avoir marre de ce Dieu qui brisait leurs bonheurs renouvelés.

-Il a raison, appuya Annabeth. Je ne vois pas pourquoi Thalia serait dans un état pareil si la rencontre c'était bien passer.

-S'en compter le faîte que Thalia rencontre Aaron le soir où Artémis et le reste des Chasseresses meurent, renchérit Nico.

L'atmosphère s'était grandement refroidie aux furs et à mesures des paroles échangeaient.

-Où voulez-vous en venir, demanda Jason.

Sa voix était devenue menaçante. Il n'appréciait pas du tout ce qu'ils sous-entendaient. Ce fut finalement Chiron qui répondit.

-Peut-être… Et je dis bien peut-être… Qu'Aaron à quelque chose à voir avec tout ça.

Les paroles de trop avaient été prononcer et ils n'en faillèrent pas plus aux parents pour exploser.

-Aaron ne ferait jamais ça ! hurla Jason.

-Et puis de toute façon, continua Piper, il n'aurait jamais la force nécessaire pour tuer une Déesse !

L'ambiance était lourde, chacun campant sur ses positions.

-Il y a un moyen de savoir ce qu'il c'est passer, dit une voix.

Tout le monde se retourna face à Rachel qui se tenait dans l'encadrement de la porte, le vent secouant sa chevelure de feu.

-Et c'est quoi ? Demanda Percy.

Rachel s'avança jusqu'à être derrière Thalia, toujours assise sur le sol.

-Nous allons tous voir ce qu'il s'est réellement passer cette nuit.

-D'où tu sais faire ce genre de chose ? Demanda Percy.

Rachel se tourna vers lui et arqua un sourcil.

-Vous n'êtes pas les seuls à avoir vus vos pouvoirs augmenter, tu sais.

Elle posa les paumes de ses mains sur les tempes de Thalia. Aussitôt, Thalia s'immobilisa et se détendit, paraissant presque endormie. Les yeux de Rachel se mirent à blanchir, et au fur et à mesure qu'ils blanchissaient, un vent se levait dans la pièce, tourbillonnant autour des deux femmes. Rachel ouvrit la bouche et une fumée verte et opaque en sortit, se mettant à se mouvoir et à s'élevait jusqu'à former un large cercle au-dessus de sa tête. Et c'est devant les yeux à la fois ébahis et attentifs des personnes présentent que le centre du cercle se mit à dévoiler la dernière nuit d'Artémis.

Ils virent les Chasseresses, Artémis en tête du groupe, sondaient la forêt. Elles se mouvaient de manière animale, esquivant les arbres et touchant à peine la neige. Elles finir leurs courses sur une clairière enneigée où elles se posèrent. Artémis partit faire un tour des horizons. Puis d'un même ensemble, elles se regroupèrent en demi-cercle face à l'entrée de la clairière tandis qu'un jeune homme en sortait. Aaron.

Jason et Piper ne purent retenir un sanglot en voyant leur fils. Mais c'est surtout sa beauté qui l'est marqua. Ils avaient toujours su qu'Aaron deviendrait un bel homme, il n'y avait qu'à voir ses parents, mais là. Cela dépassait ce qu'ils avaient pu imaginer.

Tous virent une discussion s'engageait entre les Chasseresses et Aaron, qui avait l'air explosive. Thalia alla s'asseoir à l'écart du groupe, puis le massacre commença.

Jason et Piper regardèrent horrifier leur fils, leur bébé, tuer à tour de bras ces jeunes filles. Aaron avait toujours été le fils parfait. Il était doux, d'une politesse irréprochable, d'un humour ravageur et d'une gentillesse exceptionnelle. Il ne jugeait jamais personne, estimant que chacun pouvait réagir différemment face à une situation. Bien sûr, il était aussi capricieux, influençable et orgueilleux. Mais jamais, ô grand jamais, ils n'auraient pu penser qu'il deviendrait… Comme ça !

Si les parents d'Aaron étaient perdus dans leurs horreurs, les autres se posaient une question : "Comment a-t-il réussi à faire ça ?"

Car il ne fallait pas se voiler la face. Très peu de Demi-Dieux auraient pu faire cela, et ils doutaient fortement qu'Aaron est pu avoir de telles capacités à son âge. Même eux, à 16 ans, n'auraient pas pu faire preuve d'une telle puissance.

Puis vint le moment du combat contre Artémis et Dionysos ne put s'empêchait d'espérer vainement que cela se termine autrement, qu'Artémis gagne ce combat. Mais les espoirs ne peuvent changer le passé et le destin d'Artémis se termina de la même manière. Dans la douleur, la honte et l'horreur.

La fumée reprit sa couleur d'origine et se remit à se mouvoir pour retourner à l'intérieur de Rachel, celle-ci reprenant peu à peu possession d'elle-même, tandis que Thalia resta assoupit.

Tous furent silencieux pendant un bon moment, tentant d'assimiler ce qu'ils venaient de voir. Ce fut finalement Piper qui brisa le silence.

-Pourquoi ? Demanda-t-elle.

Elle se tourna vers Jason.

-Pourquoi a-t-il fait ça ?

Elle semblait prête à éclater en sanglot.

-Piper, dit Nico.

Il se leva et alla se mettre à genoux devant les parents, dont les visages n'exprimaient rien d'autre que l'incompréhension.

-Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, commença-t-il, personne ne le sait. Mais je vous promets une chose. C'est que chacun d'entre nous veut le découvrir et que nous ferons notre possible pour le savoir.

Il n'ajouta pas ce que tout le monde pensait tout bas. Il ne dit pas qu'ils pensaient tous qu'Aaron avait perdu la raison, il n'ajouta pas non plus qu'il risquait le Tartare pour ce qu'il avait fait et surtout il garda pour lui son inquiétude. Car si Aaron était devenu une espèce de sociopathe en puissance, il doutait fortement que Harry et Elijah est finit autrement.

Un fracas interrompit les pensées de tous, suivit par des cris et des bruits de course. La porte s'ouvrit à la volée, montrant un jeune garçon en tenue d'entrainement.

-Ils faut que vous veniez ! Tout de suite !

-Petit, commença Dionysos, tu ne vois pas qu'on est occupé ?

-Mais l'arbre est en feu !

-Quel arbre ? Demanda Frank

-Celui qui protège la Colonie !

Il n'en fallait pas plus. Avec un regard d'entente, les Demi-Dieux et Chiron se précipitèrent vers la sortie. Avant de passer la porte Jason se tourna vers le Dieu.

-Vous occupez-vous de soigner ma sœur !

-Et pourquoi, je te pris ?

-Je n'suis pas sûr que vous apprécierez ce que je vous ferai dans le cas contraire.

Même dans son arrogance, Dionysos savait qu'il prendrait cher s'il n'obéissait pas. Le regard du Dieu suffit à convaincre Jason.


Percy courrait vers la fumée provenant de feu, tout en contournant la plupart des pensionnaires. A mesure qu'il avançait il entendit différentes phrases venant de toutes parts, comme des :

"On est vas tous mourir !"

"Mais c'est quoi c'bordel !"

"On est attaqué par Jack Frost !"

"Mais… C'est Harry !"

Percy cru que son cœur avait arrêter de battre. Son fils était là, à moins de 50 mètres de lui !

-Laissez passer ! Dégagez d'là !

Il n'hésitât pas à bousculer certains pensionnaires et à jouer des coudes pour arriver à destination. Mais Percy avait oublié une chose, pourtant évidente. Si Aaron avait changé, c'était transformé en ce fou furieux, alors Harry aussi était changé. Juste d'une autre manière. Et c'est en voyant le spectacle qui s'offrait à lui qu'il s'en rendit compte.

La première chose qu'il vit fut l'arbre de Thalia, rongé par les flammes. Celles-ci s'infiltraient dans l'écorce, ravageant le seul moyen de protection de la Colonie. Mais le pire n'était pas dans le fait que l'arbre brulait, mais ce qui le brulait. Car les flammes rongeant l'un des symboles des Demi-Dieux étaient d'un vert flamboyant. Du feu grec.

Au sol, se trouvait deux cadavres d'ont les têtes avaient littéralement éclaté. Ce n'étaient que deux pensionnaires qui s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Leurs sangs tapissaient l'herbe fraiche, la colorant d'un rouge carmin, qui s'écoulait de leurs corps. Des morceaux de cranes, d'yeux -Percy supposait que c'était cela- et de cerveaux étaient parsemés aux alentours. Il du retenir la bile qui montait dans sa gorge face à la violence de la mise à mort. Et au milieu de cette vision d'horreur, tournait face à l'arbre, se tenait son fils, Harry.

Il était habillé très simplement, n'ayant en tout et pour tout qu'une paire de Converse noires, un jean également noir ainsi qu'un T-shirt bleu marine à manche longue. Son visage illuminé par la lueur vert des flammes, d'ont les traits étaient autrefois tellement semblables à ceux d'Annabeth, s'était affirmé, se faisant plus droit, plus dur, tout en conservant une légère touche enfantine. Mais le détail qui interpella Percy fut la couleur de ses cheveux.

Blanc. Ses cheveux auparavant d'un blond californien, rappelant des millions de fils d'or se mouvant à leurs guises, avait fait place à une chevelure intégralement blanche, comparable à la neige la plus pure, qui encadrait son visage en de délicates mèches.

-Harry ? Demanda Percy. Tu te souviens d'moi ?

Et pendant un instant, Percy y cru. Il crut sincèrement qu'Harry allait lui sautait dans les bras, en lui disant un truc du genre : "Tu m'as manqué !" ou encore "T'inquiète, c'est une blague ! Ils sont pas morts !". Mais ce n'était que de vains espoirs.

Harry tourna son visage de manière à le regardé dans les yeux, et le sang de Percy gela.

Glaçant. Voilà le terme exact pour désignait les yeux d'Harry. Le vert autrefois identique à celui de Percy, et qui faisait sa fierté, était aujourd'hui délavé, comme vide de vie, ne laissant que des orbes froides et calculatrice.

-Percy Jackson, dit-il.

Le souffle de Percy se bloqua. Harry ne l'avait pas appelé "Papa", avec cette touche habituelle de chaleur et de joie dans la voix. Non, il avait utilisé son nom, comme s'il n'était qu'un vulgaire inconnu, personne d'important dans sa vie. Pire encore, il l'avait dit d'une voix aussi froide que ses yeux, comme s'il… Ne ressentait rien. Comme si le fait de revoir son père après quatre années de disparition ne l'affectait absolument pas.

L'agitation régnait en maitre sur la Colonie, chacun voulant voir le fils disparu qui dès son retour, se positionnait en ennemie des Demi-Dieux. Pourtant, cela n'affectait absolument pas Harry. Celui-ci se contentait d'observé les pensionnaires s'agitaient avec un profond désintérêt, ne montrant aucunes émotions sur son visage, restant perpétuellement de marbre. Tout le monde attendait avec appréhension la suite des événements, sachant pertinemment qu'il n'en resterait pas là. Ce fut finalement Hazel qui s'en occupa.

-Où est-il ? Demanda-t-elle.

Harry la regarda avec froideur, nullement intimidé par son épée, où par le fait qu'elle était épaulée par une armée de pensionnaires.

-Où est mon fils ?

Sa voix était impérieuse, dangereuse, au point que la plupart reculèrent de peur. Elle en avait assez. Assez de ne pas savoir où était son fils qui, manifestement, était toujours en vie. Assez de ne pas avoir de réponses à ses questions et interrogations qui avait fleuris dans son esprit, à mesure que les années s'écoulaient. Assez de cette douleur, lancinante, étouffante, de ce creux qui la rongeait, la bouffait, tant cela était invivable. Toutes ses réponses se trouvaient en face d'elle, et il était or de questions qu'elle ne les obtienne pas.

-Harry !

Harry mis à part, tout le monde tourna la tête pour voir arrivait Léo Valdez. Léo était occupé dans le Bunker 9, réparant, construisant, créant, laissant ses mains exprimait la magie qu'elles possédaient, en compagnie de Calypso. Elle se montrait extrêmement créative en mécanique, permettant à Léo de voir les choses sous un angle neuf. Mais malgré toute la confiance qu'il avait en elle, il était or de questions de la laissez venir sur un potentiel champ de bataille, c'est pourquoi elle était consignée à l'intérieur du Bunker pendant qu'une crise se déroulait à la Colonie.

En voyant Harry, la première chose que pensa Léo fut : "Les problèmes sont enfin réglés !". Malheureusement pour lui, la vue des cadavres lui prouva le contraire. Même sans être le plus intelligent des Demi-Dieux, Léo avait instantanément compris qui en était l'auteur. Et Léo fit une chose stupide, insensé au vu de la situation. Il chercha à faire de l'humour.

-Sympa l'nouveau look ! Un peu punk sur les bords, mais pourquoi pas !

Pour une fois, Léo ne s'étonna pas d'avoir fait un bide.

Harry tourna la tête en direction de Percy, avec une très légère interrogation dans le regard.

-La laissera-tu me faire du mal ? Demanda t'il.

-Pardon ?

Il ne voyait pas où il voulait en venir.

-Hazel. La laissera-tu me faire du mal ?

Percy regarda Hazel. Celle-ci avait un regard de fauve, cherchant le meilleur moyen d'attaquer. Son corps tout entier était tendu comme un arc, prêt à bondir, à déchiqueter sa proie. Sa main droite serrait le manche de son épée, parer à la dégainer. Percy l'avait déjà vu sur le champ de bataille, après la disparition d'Elijah. Il savait de quoi elle était capable, il avait vu sa fureur en action, faisant passer les Arès pour de vulgaires enfants de cœur. Elle était sans aucune pitié pour ses ennemis. Mais là, l'ennemi d'Hazel était son fils. C'est pourquoi il n'eut aucuns remords à s'interposait face à son amie.

-Tu ne le touchera pas, lui dit-il.

-Il sait où est Elijah, dit Hazel.

-Quand bien même, poursuivit-il, il est or de questions que tu lui fasses le moindre mal.

-Cela fait 4 ans Percy ! Hurla-t-elle. 4 ans que j'attends en vain des réponses, un indice, n'importe quoi qui me permette de retrouver mon fils ! Je ne laisserai pas cette occasion me passez sous l'nez !

Hazel dégaina sa sparta. Percy dégaina Turbulence.

Tout le monde retenait son souffle. Un combat entre deux des sept de la prophétie, cela semblait à peine croyable. Et ils savaient tous que le combat se terminerait par la mort.

-Arrêtez ! Hurla Annabeth.

Bien qu'attentif aux paroles d'Annabeth, aucuns des deux ne bougea.

-Vous n'voyez pas que c'est ce qu'il veut !

Et cela parut clair dans l'esprit de chacun. Harry voulait la discorde dans leur rang. Il savait pertinemment que son père ferait tout pour le protéger, et qu'au vu de sa puissance, Hazel ne l'aurait pas emporté. Ce qui aurait conduit Nico à vouloir tuer Percy pour venger sa sœur, vengeance accentuée par la mort de Bianca, il y a de cela des années. Et Frank, malgré tous leurs désaccords, n'aurait jamais permis que la mort de sa femme ne soit pas vengée. Ce qui aurait conduit Annabeth à se battre à mort. Jason, Piper, Léo, Will, cela aurait forçait tout le monde à s'engageaient dans une lutte mortelle, chacun devant choisir son camp. Les Demi-Dieux se seraient exterminer d'eux-mêmes.

C'était bas et vicieux.

C'était brillant et digne d'Athéna.

Harry regarda sa mère, toujours avec le même regard désintéresser.

-Je vois que la méthode douce ne fonctionnera pas.

Annabeth failli s'étrangler avec sa salive. Son fils considérait un bain de sang comme une "méthode douce" ! Elle n'osait imaginée ce qu'était la "méthode forte".

-Vous n'êtes pas ma cible, dit-il. Pas encore. Vous pouvez soit, me laissez passer, soit, mourir en essayant de m'arrêter.

-Pour qui tu t'prends, gringalet ! Hurla une voix dure, cassante.

Des pensionnaires furent bousculer, laissant apparaitre une femme. Elle faisait facilement dans le mètre 70, avec un corps musclé, très musclé. Ses cheveux étaient coupés en des mèches désorganisés de couleur châtain. Elle portait des Rangers avec un pantalon kaki, un T-shirt noir et une veste en cuir tellement usée qu'elle semblait prête à tomber en morceaux. Dans son dos se tenait une épée si grande et si massive, que la sparta d'Hazel ressemblait à un cure-dents. Elle était fière, sans aucun doute, au vu de sa posture, de la force de sa voix et de la détermination de ses gestes.

-Clarisse La Rue, murmura Harry.

-Dis-moi p'tit con, dit-elle, tu penses sincèrement être de taille pour nous battre ?

Il la regarda droit dans les yeux, sans sourciller. Beaucoup avaient peur d'elle, et à raison. Mais pas lui. Il n'aurait plus jamais peur de sa vie.

-Cela ne fait aucuns doutes.

Sa voix froide, antipathique, était assurer, n'émettant aucunes hésitations. Clarisse serra les poings.

-Tu sais qui nous sommes ?! Tu sais ce que la plupart d'entre nous ont accomplis comme exploits ?! Tu devrais trembler d'peur devant nous !

Sa voix porta dans l'intégralité de la Colonie, résonnant dans la forêt alentour.

-Pourquoi devrais-je avoir peur, alors que je suis ce qu'il y a de plus dangereux dans ce bas monde ? Demanda-t-il.

Un épais brouillard se leva du sol, se rependant à une vitesse folle, englobant la Colonie dans son entièreté. Chaque personne présente en ces lieux la sentie. La puissance glaciale, supérieur à la leurs, infiniment plus forte et dévastatrice. Et ce n'est qu'à ce moment-là que Percy comprit à quel point son fils avait changer, à quel point l'enfant de douze ans avait évoluer pour devenir cet être froid et implacable.

-J'ai déjà perdu suffisamment de temps avec vous, dit-il. Je vous les laisse.

Malgré la diminution de leurs vues, les Demi-Dieux comprirent qu'il ne s'adressait pas à eux.

-Harry, dit Percy, arrête ça !

-Et tu parles à qui morveux ? Demanda Clarisse.

Bien qu'ils ne le virent pas, Harry afficha un petit sourire en coin.

-Crois-moi Percy Jackson, tu les connais très bien. Tu les as peut-être oubliés, mais pas eux. Ils étaient tellement ravis quand je leurs est proposer de venir ici.

Au loin, ont entendirent des bruits de pas, martelant le sol avec force et vitesse. Percy ne vit d'abord que des ombres, avec de légères lueurs argentées qui s'étalaient dans des sourires. Ce n'est quand les voyant que Percy se rappela, de leurs robes allant du noir profond au rouge sanglant, de leurs yeux de flammes à l'éclat malsain, et de leurs crocs argentés capable de dévorait n'importe quoi. Le Labyrinthe. Le Ranche. Les Chevaux mangeurs d'hommes de Géryon.

-Courrez ! Hurla-t-il.

Et le Chaos commença.


Rachel regardait par la fenêtre de la Grande maison quand elle le senti. Le froid, prenant possession de tout son être, être qui lui hurlait de partir sans se retourner. Elle pivota sur elle-même, et le vit, juste derrière Dionysos. Il était à l'image de son pouvoir, glacial, étouffant, et malvoyant. Harry.

Elle voulut crier au Dieu de se retourner, de faire attention. Mais elle ne le put. En un instant, son corps tout entier fut pris dans de la glace. La morsure du froid failli la faire hurler, mais elle en était incapable désormais. Le pire pour elle, fut sans doute que le seul bruit parvenant à ses oreilles, était les battements de son cœur. Cœur qui ralentissait de manière significative, la plongeant de plus en plus prêt du gouffre qu'était la mort. Voyaient-ont Thanatos lorsque l'on mourait ? Voyaient-ont sa vie -ses peines, ses joies, ses regrets, ses fiertés, ses amours et ses désillusions- lorsque tout était finit ? Pour elle, ce fut juste le noir…


Dionysos, doucement, se leva et se retourna pour contempler sa future victime. Il l'avait senti venir à lui, oh oui ! Dans d'autres circonstances, peut-être aurait-il eu peur. Mais pas là, pas alors qu'il savait que c'était Harry. Il avait entendu son nom être hurler, portant jusqu'à lui, et influant la haine. Dionysos partait d'une logique simple. Aaron était ami avec Harry, Harry était là, et en tuant Harry, il se vengeait d'Aaron pour la mort d'Artémis. Cela serait simple, il le rendrait fou et Harry, dans l'incapacité de se défendre, ne pourrait y échapper.

-Tu es bien téméraire pour un gamin, lui dit-il.

-Et tu es bien orgueilleux, pour quelqu'un de déjà mort.

Dionysos ria à gorge déployer. Ce môme d'à peine 16 ans, lui disait à lui -un Dieu !- , qu'il allait mourir.

-Tu sais Dieu du vin, commença Harry, tu devrais vraiment arrêter de sous-estimer les autres.

Et avant même qu'il ne puisse réagir, Harry fut devant lui. Aussitôt, il donna au Dieu un coup de poing tellement puissant que celui-ci explosa littéralement l'un des murs de la Grande Maison, alors que Dionysos était projeter sur le champ de bataille.


-Cours Elena ! Te retourne pas ! Hurla Grover.

La petite Elena courait vite, aussi vite que ses petites jambes le permettaient. Sa survie en dépendait. Pourtant cela avait bien commencer. Elle était arrivée en début d'après-midi à la Colonie, un ballon de foot entre les bras. Elle n'assistait jamais aux réunions, c'étaient pour les adultes, qu'ils-disaient. Alors elle s'occupait comme elle pouvait avec Grover et Juniper, ces deux-là prenant plaisir à passer de temps avec elle. Et c'était bien, vraiment bien, mais comme à l'époque où ses parents s'aimaient. Car elle n'avait peut-être que huit ans, mais elle avait compris. Les adultes sous-estiment beaucoup les enfants en matière de compréhension.

Puis elle avait vu le brouillard se lever, accompagnant avec lui ses bruits horribles qui résonnaient de partout. Elle avait eu peur, malgré qu'elle ne le souhaitât pas. Ses parents étaient des héros, des Demi-Dieux de légende, et elle voulait leur ressemblait. Mais personne n'a l'étoffe d'un héro à 8 ans. A 8 ans, on court, mais pas pour sa vie. On s'amuse, sans penser que cela pour être la dernière fois. On est fière, sans devoir prouver sa valeur. Mais pas pour elle. Alors, animait par l'instinct de survie propre à tout être vivant, elle s'enfuit sous le bruit omniprésent dans la forêt.

Alors qu'elle regardait derrière elle, voulant être sûr de ne pas être suivit, un hennissement la fit tomber par terre. Devant elle, de toute sa splendeur horrifiante, se tenait un cheval. Un mauvais cheval, pensa-t-elle…


Le temps sembla s'arrêter. Perdus dans l'agitation de la bataille, bataille pour leurs survies à tous, tout le monde s'immobilisa face au fracas se répercutant dans le corps de chacun. Même les chevaux ne bougèrent plus. Sur le sol, gisait Dionysos, le visage recouvert de son sang d'or. La chute fut si violente que le brouillard se dissipa sur dix mètres. Du mur de la Grande Maison, d'on le trou béant était impossible à rater, sortit Harry. Son visage n'exprimait rien, si ce n'est un profond ennui. En revanche, il regarda avec dégoût l'Ichor tapissant son poing droit, comme s'il était souillé.

Le silence était oppressant, tant il couvait la suite des événements. Harry s'avança tranquillement jusqu'à Dionysos, le fixant du regard, avant de s'arrêtait face au Dieu toujours au sol.

-Impossible, murmura le Dieu. Tu ne peux… Pas être…

-Silence. Ordonna Harry.

Sa voix claqua dans l'air, implacable et royale.

-C'est ironique quand on n'y pense.

Dionysos le regarda avec interrogation.

-Tu as passer ton existence entière à dénigré les Demi-Dieux. Tu l'es à détester de tout ton être pour ce qu'ils étaient, et ce qu'ils sont encore. Et pourtant, finit-il, ce sont eux qui assiste à ta mise à mort.

La haine s'enflamma dans le cœur de Dionysos. Jamais personne ne lui avait parler de cette façon, personne ne c'était moquer de lui sans en payer le prix fort. Dans un dernier sursaut d'orgueil, il fit apparaître des vignes qui s'enroulèrent autour des chevilles d'Harry. Cela fut inefficace. Harry les gela, à peine l'avaient-elles effleuré.

-Personne ne te regrettera Dionysos. Que ce soit ici, où à l'Olympe.

Le poing droit d'Harry s'illumina d'un rouge sombre, contrastant avec la glace qui se trouvait à ses pieds. Et avec ce même visage imperturbable, il frappa Dionysos en plein thorax. Un coup portant la force d'un tremblement de terre.

Le sol se fracassa, se fendit, explosa, libérant la puissance de l'attaque qui frappât non seulement le Dieu, mais aussi l'intégralité de la Colonie.

Bien que cela ne dura qu'une seule et petite minute, Percy fut persuader que la Terre entière fut toucher. Chancelant, il se releva et avisa son fils. Il se tenait debout, le visage tournait vers le sol en ruine, regardant ce qu'il restait de Dionysos. Rien. Il ne restait absolument rien de ce Dieu, que Percy avait appris à apprécier au fil des années.

Harry leva la tête pour regarder son père. Autant Percy était très expressif, chacun pouvant facilement deviner son humeur, autant Harry était un bloc de glace à l'état pur, ne laissant rien transparaître de ses pensées.

-Comment… Murmura une voix.

Ils tournèrent tous les deux leurs visages, avisant pour l'un son épouse, et pour l'autre, ce qui fut sa mère.

-Tu… Tu étais là… A côté d'moi… Murmura Annabeth, en pointant son fils du doigt.

Maintenant qu'il y pensait, Percy se rendit compte qu'Annabeth était très près d'Harry, quand la secousse se fit entendre.

-Tu n'as pas la moindre idée de mes capacités, Annabeth, répondit Harry. Mais je vais me montrer clément. Vois-tu, pour quelqu'un comme moi, il est d'une facilité enfantine de manipuler la Brume.

Percy vit du coin de l'œil que certains chevaux étaient toujours là, attendant. Mais son inquiétude était dirigée vers son fils. Comment en était-il arriver là ? Pourquoi déclenchait-il la mort ? Qu'est-ce qui avait pu, en quatre ans, transformer son fils ? Encore une fois, ses questions furent sans réponses.

Son fils était surpuissant, plus que lui, ou que n'importe qui. Il doutait même que Poséidon puisse le vaincre. Il pensait de manière vicieuse, sans sentiments, ne visant que son objectif. C'est peut-être l'une des raisons de sa puissance. En supprimant ces sentiments, on éliminait d'office une grande part de faiblesse. Personne n'oserait se confronter à Harry. Sauf peut-être une mère prête à tout pour son enfant. Comme Hazel…

Harry bloqua l'épée entre deux de ses doigts, avisant la mère d'Elijah. De la sueur perlait sur son front, et ses muscles étaient bander à l'extrême. Sa mâchoire était contractée au maximum, lèvres retroussaient, laissant apparaître ses dents blanches.

-OU EST-IL ?! Hurla-t-elle.

Harry l'éloigna d'un simple mouvement de bras. Heureusement pour elle, Frank et Nico la rattrapèrent avant l'impact avec le sol.

Harry les regarda avec dédain.

-Vous savez, commença-t-il, mon but n'était pas uniquement de tuer Dionysos. Je devais aussi faire en sorte que les 7 de la prophétie restent à la Colonie.

-Pourquoi ? Demanda Nico.

Et pour la première fois de sa vie, Nico fut sur le cul. Le corps d'Harry se mit, très lentement, à se distendre, comme s'il s'aspirait lui-même.

-Car si vous êtes tous là…

Son corps se distendit encore un peu plus, illuminé par le soleil couchant.

-…Qui à part Reyna…

Encore un peu plus.

-…Va protéger la Nouvelle-Rome d'Elijah ?

Et il disparu.


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