Oha-yoooooooooo~ ヾ(*゚▽゚*)ノ
Koko est dans la place ! Comme je suis gentille (et impatiente kof-kof) je vous poste le second chapitre ! Je corrige actuellement le troisième et écrit le quatrième ! Vous n'en aurez donc pas d'autre avant la fin de la semaine ou celle prochaine. Je remercie notre Maman et Dry1410 pour leurs Reviews~ Pleins de cookie pour vous en forme de cœurs ! ( ^∇゚)ノ ~ J'ai entendu tes prières chère lectrice fidèle et je répond donc à tes attentes~ Je n'ai pas fini de faire passer de lourde épreuves à notre pauvre paladin dont sa seule expérience avec un enfant s'est résumée à coup de bouclier. Je compte bien lui faire découvrir les joies d'une paternité à durée déterminé !
Sur ce, je souhaite une bonne lecture et met des cookies à votre disposition ! À la prochaine ! (^0^)
Ne désirant pas dormir dans le lit miteux des parents, Théo et Balthazar poussèrent la table dans le garde-manger pour étaler leurs sacs de couchage devant le feu du salon. Les bambins se réveillèrent régulièrement, même s'ils ne faisaient que gazouiller, ça ne laissa pas grande place à la séduction. La nuit, bien que courte et décevante, passa et fit place à l'aube. N'ayant rien d'autre, ils mangèrent de la viande grillée, coupant de tous petits morceaux aux enfants qui ne firent pas leur difficile.
Suite à ce bon repas, ils puisèrent de l'eau pour remplir la petite bassine à lessive afin de faire un bain aux chérubins. Le mage s'occupa de faire chauffer l'eau à la puissance de ses paumes plongées à l'intérieur : efficace et rapide. Ils cherchèrent des tuniques de rechanges dans la maison mais en vain, les seuls vêtements et langes qu'ils avaient étaient déjà sur les bambins. Plutôt surpris ils s'échangèrent un regard, commençant à les déshabiller dans l'herbe.
- Ils n'ont pas beaucoup d'argent, il n'y a pas grand chose, fit Balthazar.
- C'est un peu bizarre, quand même...
- J'y pense, on ne connaît pas leurs noms... On aurait dû le demander avant que les parents ne partent.
- Putain, y'a de la merde partout... Oh ! Oh ! Ah-a ! blêmit le guerrier en se reculant, n'osant plus toucher l'enfant.
- Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta son amant en s'approchant, écarquillant les yeux avant de rire.
- C'est une putain de gonzesse !
- J'ai vu !
- Ils auraient pu nous le dire, merde !
- Je sais que les femmes c'est pas ton fort mais je t'assure qu'à cet âge là, tu ne risques pas grand chose !
- C'est embarrassant, c'est tout...
- Prends l'autre, c'est bien un garçon.
Ils échangèrent, l'érudit se retenant comme il pouvait de rire en passant le carré de tissu mouillé sur le corps de l'enfant. Théo préféra se refermer sur lui même, l'ignorant en l'imitant. Les jumeaux propres, ils les mirent dans la bassine où l'eau leur arrivait sous la poitrine.
- Surveille-les, déclara le mage en se levant.
- Ola, tu vas où, là ? Tu restes ici !
- Tu préfères t'occuper du caca ? Soit, je ne pensais pas que-
- Dégage.
- Tu changes vite d'avis, ricana-t-il.
- Va te faire foutre !
- Hey, un peu de politesse devant des enfants !
- Je te prie d'aller bien te faire foutre, cordialement !
- Oya...
Il leva les yeux au ciel et prit les langes immondes pour aller les laver au puits, non sans haut-de-cœurs. Il revint rapidement, à pied puisque ce n'était qu'à quelques mètres, pour surprendre son compagnon à tenir l'un des bébés par la main, l'aidant à rester assis. Attendri et intrigué, il essaya de se rapprocher en silence mais une branche craqua sous sa botte. Théo sursauta, lâchant le petit qui tomba en arrière, le poussant à aller le repêcher pour ne pas qu'il se noie.
- Tu leur apprends à nager ? se moqua le demi-diable en arrivant près d'eux, accrochant les langes au fil à linge.
- Ta gueule, rougit son compagnon en tournant la tête, le menton dans sa main, accoudé au bord de la bassine.
- Il fait assez chaud, je pense qu'on peut les laisser courir à poil le temps que ça sèche.
- T'es pas sérieux !
- Pourquoi ?
- Bah l'autre, là... C'est une fille !
- Elle a pas de zizi donc elle doit pas courir ? Si tu veux mon avis-
- Non, j'en veux pas !
- Ce sera moins gênant pour elle, y'aura rien qui se baladera !
- Si ils tombent malade, ce sera ta faute !
- Bien, bien !
Avant toute chose, Balthazar sortit du feu extérieur la mixture contre les parasites qu'il avait mis à mijoter. L'odeur n'était pas terrible mais c'était efficace, cette recette avait bien aider le groupe à plusieurs reprise. Ils étalèrent la pâte semi-liquide sur la tête des petits et firent mousser avec du savon. En rinçant, les poux colossaux flottèrent dans l'eau, morts. C'était un premier souci de moins, ils n'auront plus qu'à se partager le reste de baume lorsqu'ils se laveront.
Les jumeaux jouèrent un peu dans le bain, s'amusant avec la mousse et une seconde d'inattention leur permit d'avaler des insectes morts. Les adultes manquèrent de vomir et ne les quittèrent plus des yeux un seul instant. Après une bonne demi-heure à barboter, les enfants furent séchés et lâchés dans l'herbe. Ils touchèrent la chose verte curieusement, en découvrant la texture.
- Tu sais, je réfléchissais et..., commença le fils des enfers, une main sur le menton et l'autre sous son coude. C'est plutôt bizarre qu'ils soient aussi ignorants à deux ans pour des enfants de campagne...
- Ils restaient dans le berceau, tu penses ? demanda Théo en vidant l'eau infestée plus loin.
- La femme ne les a pas embrassés avant de partir, et son mari n'est même pas rentré les voir...
- Tu sais, ce serait pas les premiers indésirés à voir le jour. Surtout que, des jumeaux, c'est deux bouches à nourrir.
- On leur demandera quand ils rentreront. On devrait leur apprendre à marcher, non ?
- C'est pas notre boulot !
L'érudit fit rouler ses yeux vers le haut, soupirant avec agacement. Il alla vers le petit garçon et lui prit les mains, l'aidant à se mettre debout sous les yeux intrigués de sa sœur. Doucement, il tira les bras de l'enfant pour l'encourager à faire un pas, et le réflexe millénaire opéra comme par enchantement. Ce fut hésitant et maladroit, son poids porté par le mage qui le soutenait. Ce dernier le félicita et continua de le faire avancer jusqu'à ce que ses jambes, manquant encore de muscles, lâchent. Il recommença avec la fillette, qui se débrouilla très bien même si elle arrêta avant son frère.
- Tu vois, c'est pas compliqué !
- Je t'emmerde ! répondit Théo avec toute sa délicatesse et sa bonté, un doigt d'honneur illustrant le tableau.
- Faudrait faire quelques courses, sinon on tiendra pas avec juste de la viande, t'y vas ou j'y vais ?
- Il nous faudrait deux chevaux pour tout transporter, et il est hors de question que je te laisse Lumière.
- Bien, bien, dès que tout est sec, on habille les petits et on y va.
Ils sortirent les matelas de la maison, afin qu'ils s'aèrent un peu et prennent le soleil, avant de remettre des vêtements aux enfants. Ces derniers avaient joyeusement crapaüté à quatre pattes dans la terre humide et les adultes durent repasser un rapide linge savonneux pour les rendre présentables. Ils montèrent ensuite sur leurs chevaux pour aller en ville, surprenant les gens d'avoir des bambins avec eux en selle. Certains passants les dévisageaient, pensant sûrement qu'ils avaient kidnappé les gamins, et d'autres cherchaient des parents inquiets du regard. On ne pouvait pas dire qu'ils semblaient former une famille, les deux hommes se criant dessus pour diverse raison et les petits bavant sur les pommeaux de selle.
Ils prirent des légumes pour la semaine et quelques fruits, le demi-diable se prenant deux ou trois carnets. Plus important, ils passèrent leur embarra pour prendre d'autres rechanges afin d'habiller les bambins, avant de rentrer à la maison vétuste. Bien qu'épuisés mentalement, leurs tâches n'étaient pas terminées et ils soupirèrent à l'avance. Les jumeaux mangèrent avant d'être changés puis couchés dans un lit propre.
Les adultes se lourdèrent enfin sur le banc du salon, adossés au mur de la réserve, se détendant en fermant un peu les yeux. Ils se prirent quelques minutes de calme et de tranquillité, appréciant le silence car même si les jumeaux n'étaient pas des plus bruyants, ils étaient épuisants à surveiller. La faim les tiraillant, ils se servirent du ragoût, regrettant un peu la cuisine savoureuse de Grunlek sans pour autant ne pas aimer le repas. Comme la veille, après avoir mis la vaisselle sale de côté, ils poussèrent la table et installèrent leur lit de fortune. Balthazar se coucha à moitié sur son amant, chacun s'apportant de tendres caresses, les yeux dans le vide, papillonnant avant de sombrer dans le sommeil sans s'en apercevoir.
L'aurore les réveillèrent avant les enfants, les laissant donc profiter d'une quiétude réconfortante, étroitement enlacés pour se tenir chaud. Le mage fit courir ses doigts dans le cou du guerrier, ce dernier faisait de même sur son dos. Peu à peu, les appuis se firent plus fermes, plus insistants, la respiration de chacun devenant un peu plus forte tandis que des baisers s'éparpillèrent sur leur peau. Doucement, le demi-diable monta sur les hanches de l'autre, l'embrassant langoureusement, sentant des mains caresser ses cuisses alors qu'il bougeait lentement.
- Ah !
Ils sursautèrent en entendant l'un des bambins gazouiller, se tournant vers la chambre le cœur battant à tout rompre avant de soupirer de soulagement. Un sentiment d'idiotie les envahir et ils se sentirent incapables de faire quoi que ce soit alors que les petits étaient réveillés. Profondément agacés, ils se levèrent, Balthazar allant chercher les jumeaux et Théo remettant la table en place. Ils petit-déjeunèrent tous ensemble, l'envoyé de la lumière plus à l'aise pour nourrir l'enfant dont il s'occupait.
Leur matinée fut chargée entre les langes à changer, la lessive, la maison à nettoyer, le bois à ramener, les chérubins à surveiller tout en leur apprenant à marcher... Ils ne se posèrent pas un seul instant. Le déjeuner passé, les enfants furent mis à la sieste, et les adultes purent enfin s'occuper d'eux pour faire un brin de toilette. Bien sûr, rien de très pratique en étant agenouillé à côté de la petite bassine pour la lessive, utilisant un morceau de tissu éponge savonneux. Cependant c'était mieux que rien et ils se lancèrent de l'eau pour se taquiner.
- Y'a vraiment personne, t'es sûr ? s'inquiéta me mage en faisant mousser le produit anti-poux sur son crâne, regardant derrière lui.
- Puisque je te dis que cette baraque est complètement isolée, répondit son compagnon en se rinçant la tête. Personne ne te verra à poil !
- Désolé d'être embarrassé de mon manque de physique ! Toi ça ne doit jamais dû te traverser l'esprit vu que t'es monté comme un Apollon !
Théo se tourna vers lui avec un petit sourire flatté parmi son expression salace, l'observant se rincer les cheveux.
- Tu me trouves beau, donc ?
- Ah, la ferme..., rougit le brun.
- Ça ne me dérange pas, tu sais ? souffla sensuellement le paladin en plongeant dans sa nuque, caressant son épaule. Que tu sois comme ça...
- Te fous pas de ma gueule, je ne suis pas une femme, j'ai pas de seins...
- C'est pas une femme que j'ai choisi..., continua-t-il en déposant des baisers sur sa peau, le sentant frissonner.
- Je suis un mec, plat qui plus est... Parfois je me demande ce que tu as pu me trouver la première fois, je sais que certaines femmes apprécient mais un mec...
- Ça c'est parce que tu es en-dessous que tu ne comprends pas...
- Oh, attends ! paniqua le pyromage en se faisant renverser sur le côté, l'herbe le chatouillant et le large sourire de son homme l'alarmant.
- Les mioches dorment..., le charma l'autre en dévorant son cou. Et il n'y a personne aux alentours... En plus je sais que tu en as envie aussi...
- ... Putain, t'es sérieux..., céda-t-il en l'enserrant, répondant aux baisers.
Les amants se roulèrent passionnément dans l'herbe un long moment, la coupure du matin ayant laissé un manque irrésistible jusqu'à présent. Normalement, ils ne se privaient jamais de découcher, s'ils avaient envie un soir de campement, ils s'éloignaient et leurs compagnons de route n'avaient qu'à se boucher les oreilles.
Leurs meilleurs souvenirs furent au château de Ragnar pendant qu'ils partageaient leur savoir à Vendis. Ils avaient une grande chambre pour deux, une baignoire devant un feu, avec des fruits, du fromage et de l'hypocras pour accompagner chaque instant à l'intérieur. Ils pouvaient faire la grâce matinée en s'occupant de diverse façon, bien souvent en sport de chambre, et enseignaient l'après-midi et le soir. De là ils prenaient de longs bains, alanguis dans leur bras, avant de rejoindre le lit confortable. Ça avait vraiment été une expérience de vie formidable, renforçant tout le monde dans leur objectif de monter une taverne. Ils auraient une vie paisible, un endroit où se poser, pouvoir fondre un foyer...
Le couple resta allongé au sol, nu, observant les nuages défiler au-dessus d'eux, le bras de Théo servant d'oreiller à son conjoint. Ils tendirent l'oreille mais n'entendirent rien, les confortant dans l'idée que les bambins dormaient encore.
- Jusqu'à quand ça boit du lait, un enfant ?
Un peu secoué par la question de Balthazar qui le sortit de sa torpeur, le paladin tourna la tête vers lui, fronçant les sourcils dans une mine interrogative.
- Je pense pas qu'on trouve facilement une femme qui donnera le sien, et puis ils ont deux ans, mais du lait de chèvre, ou de vache... Je ne sais pas si ça pourrait les aider...
- On les nourrit assez, non ? répliqua le guerrier.
- Je pensais plus à leur santé.
- Oh.
- Mais où on trouvera une chèvre ?
- J'ai pas envie de débourser une seule autre pièce d'or !
- Moi non plus, si on vide nos économies, Grunlek va nous tuer !
- On devrait trouver un moyen d'emprunter un pot...
Un sourire ne présageant rien de bon étira les lèvres du demi-diable.
- Ce plan me plaît. Ça va pimenter un peu les choses !
Ils se décidèrent à s'habiller, l'envoyé de la lumière sanglant son armure avec l'aide de son concubin. Ils ne firent pas grand chose de la journée, à part nettoyer encore la maison en cherchant d'où venait l'odeur désastreuse de pourriture, en vain. Les jumeaux se réveillèrent alors ils furent nourris d'un peu de pain et de confiture, reprenant l'apprentissage de la marche en faisant des progrès fulgurants. Le fait qu'ils savent déjà se tenir debout aida beaucoup à ce qu'ils puissent faire leurs premiers pas en se tenant à la bassine de lessive, devant la maison.
Le soir vint sans qu'ils ne s'en rendent compte, le souper se fit sans encombre et les enfants furent couchés. Le couple mangea en réfléchissant à leur plan, échangeant sur la façon de procéder. Ils se préparèrent ensuite, levant les enfants endormis pour les enrouler dans une couverture. Ils sortirent et montèrent à cheval afin de prendre la route de la ville, Théo portant une longue cape noire couvrant son armure. Une fois devant le magasin, Balthazar prit un chemin différent pour faire le guet, tournant en rond avec les petits entre ses bras.
La petite fille continua de gazouiller, amusée par les crins de feu de Braise qui la tenait au chaud. Heureusement pour elle, la tunique rouge et or sur la base de l'encolure l'empêchait de se brûler tout en lui servant de couverture. L'adulte la berça, essayant de l'assoupir en marchant doucement avec son destrier. Il se fit accoster par un garde, arrêtant la monture à sa demande silencieuse. L'homme était suspicieux mais devint curieux en voyant les jumeaux.
- Que faites-vous à cette heure là avec deux gosses ?
- Ils ne s'endormaient pas, soupira le mage, désespéré. Je sais qu'une balade à cheval marche bien, l'un est déjà aux pays des rêves mais l'autre résiste encore un peu.
- C'est une bonne astuce, souffla le garde avec intérêt. Je me permets de vous prendre l'idée, c'est ma femme qui sera heureuse de pouvoir enfin dormir !
- À votre bon plaisir, Messire, s'inclina-t-il respectueusement avant de repartir.
- Bonne soirée, à vous aussi !
Fière d'avoir parfaitement embobiner ce pauvre homme, il passa derrière la boutique pour voir Théo en ressortir avec un pot de lait. Son compagnon monta en selle en tenant l'objet mais dut marcher au pas pour éviter de le renverser. Ils angoissèrent à chaque torche qu'ils voyaient du coin de l'œil mais réussirent à quitter discrètement la ville. Le paladin assura qu'il avait assommé un type passant dans la rue pour faire croire qu'il avait enfoncé la porte du magasin, personne ne les soupçonnerait. Si le manque de marchandise était remarqué, les forces de l'ordre concluront que des mendiants et opportunistes auront juste saisi leur chance.
Une fois dans la chaumière, ils rirent à nouveau, satisfaits de leur casse. Ils firent chauffer du lait de chèvre auquel ils ajoutèrent du cacao, poudre parfumée qu'ils avaient eu au cours de nombreux voyages. Ils n'en avaient pas beaucoup, aussi en prenaient-ils qu'en occasion spéciale. Les enfants à nouveau réveillés apprécièrent de prendre quelques gorgées, la chaleur les poussant dans les bras de Morphée sur les genoux des adultes. Voyant que le berserk n'était pas à l'aise, Balthazar prit le petit garçon bavant sur l'armure pour le coucher avec sa sœur.
- J'irais tout de même demander quelques conseils en ville, un homme seul avec un enfant, ça attire facilement les femmes, plus encore les mères !
- Pourquoi faire ? siffla jalousement Théo.
- Ce serait très con si dans trois jours les parents reviennent et qu'ils découvrent les cadavres de leurs progénitures !
- Je crois que ça leur rendrait service !
- Oh, arrête un peu ! Je me tire avec les gamins demain matin, que tu le veuilles ou non.
- Aah, bien, bien... Revenir sur les lieux du crime c'est pas fin, tu sais.
- Mais nous n'avons rien à nous reprocher, fit innocemment son compagnon en buvant son lait chaud.
Le paladin leva les yeux au ciel, terminant sa tasse également. Ils débarrassèrent ensuite pour s'installer et se coucher, tombant d'une masse. Le lendemain fut une douce routine : petit-déjeuner avec les petits, rapide lessive en changeant les langes et bain. Le demi-diable s'occupa de la vaisselle au puits, revint à temps pour constater que son amant s'occupait des jumeaux qui se baignaient. Il sourit doucement, s'appuyant d'une épaule sur le mur de la maison pour l'observer, le bac de vaisselle sur sa hanche et tenu à deux mains. Il laissait l'un des bébés tenir l'une de ses mains à tour de rôle, envoyant vers eux des petits morceaux de bois flottant en guise de jouet, les retenant de les manger.
- Tu sais vraiment comment les dorloter dans le bain, déclara-t-il enfin, passant derrière lui.
- C'est pas sorcier, mage, railla l'autre, sa voix trahissant ses rougeurs.
- J'ai fini, on va pouvoir les fringuer.
Ils les séchèrent, Balthazar secouant un peu la petite fille qui tenait debout pour la faire rire, la faisant rouler des hanches tandis qu'il faisait des grimaces. Il préféra ne pas faire attention aux yeux de Théo fixés sur lui, sentant un jugement lourd peser sur ses épaules, habillant l'enfant. Le petit garçon ne se priva pas pour se soulager alors qu'il fut mis sur le dos, le jet percutant le métal fit faire un bon en arrière au guerrier.
- Bordel de- T'es sérieux ?! Tu sais sur quoi tu viens de pisser, espèce de petit merdeux ?! cria ce dernier envers le garçonnet qui agita les jambes tout en étant mort de rire. Te marre pas, putain ! Et toi non plus ! se tourna-t-il vers son concubin.
- Je suis désolé mais c'est pas le genre de chose qui risque de se reproduire souvent ! Ahaha !
- Putain, je vous emmerde tous... Je vais me laver...
L'érudit laissa la fillette gambader à quatre pattes pour s'occuper du frère, laissant son amant essuyer son armure en râlant dans sa barbe. Par la suite il fut difficile à convaincre mais avec des promesses aguicheuses, il parvint à le faire monter en selle, le laissant prendre la fille parce qu'il boudait l'autre. Non sans remarque sous ses enfantillages, il partit au galop, le paladin le menaçant de se répéter en le suivant avec un copieux lots d'insultes. Les mômes ne se préoccupèrent pas de la colère de l'envoyé de la lumière, riant en se tenant aux pommeaux.
Ils arrivèrent vite en ville, leur course ayant apaisé les humeurs. Ils marchèrent au pas en cherchant un endroit quelconque avec des familles, saluant les passants agréablement aimables. Ils arrivèrent à une grande place de marcher, le mage descendant de cheval pour le laisser disparaître, portant l'enfant. Il s'éloigna pour accoster plusieurs femmes qui avaient une progéniture presque prête à travailler, commençant à demander des conseils.
Il expliqua la situation, embarrassé de ne pas pouvoir donner de nom quand elles le lui demandaient. Cependant l'évocation d'une jumelle les intéressèrent et il fit signe à sa moitié de s'approcher. Bien que ce dernier ne fut pas vraiment pour, il laissa une des femmes prendre la fillette, cette dernière tendant une main à son frère en souriant.
Les mères partagèrent leurs expériences de vies, comment elles avaient procédé aux repas, à la purifications des langes, les soins des petites maladies ainsi que les dents qui poussent. Elles furent riches de conseils que l'érudit apprit avidement, visiblement très intéressé, tout en berçant doucement le garçon qui s'endormait peu à peu. Elles furent étonnés de ses compétences, toutes ébahies devant les bébés discrets.
Théo observa la scène, assis sur sa monture, pensif. Son concubin portait fièrement le petit dans ses bras en le berçant tendrement, le couvant d'un doux regard alors que des femmes parlaient couches et lessives avec lui. Le tableau paraissait très idyllique et familiale, poignardant son cœur.
