Joyeux premier Mai à tous et à toutes ! ヾ(^ε^) -offre pleins de muguets-

J'arrive miraculeusement à tenir le rythme d'un chapitre par jour ! Je ne sais pas encore comment je vais finir cette histoire, sachant que la prochaine me torture, mais je vais trouver~ Si vous me suivez sur twitter vous avez du en voir un petit spoil~ (non, je ne me fais pas de la pub.. (*´ω`*) pas du tout ! )

Encore un gros merci pour les favs et les reviews, c'est toujours un plaisir de voir le nombre de vues sur mes histoires ! Je ne pensais pas être autant suivi en entrant dans cette fabuleuse communauté~ (*^ ω^*)

Je tiens à dire juste avant de conclure que cette fiction n'est pas en rating M pour rien, même si je ne fais pas de Lemon, certaine scène peuvent être violente ( en même temps avec Théo on ne parle pas toujours de couche à changer...) donc âme sensible s'abstenir !

Sur ce, après un disclaimer comme quoi l'univers et les personnages d'Aventures ne m'appartiennent pas, je vous souhaite une bonne lecture avec l'habituel plateau de cookies ! ( ・∀・)ノ ~


Les aventuriers eurent une longue discussion et échange de différents points de vue, se soldant par des insultes et des hurlements. Ils avaient décidé de continuer leur chemin, et de poser les enfants chez la mère éplorée. Le fait que Hul les traque était dangereux mais il était évident qu'ils ne pourraient pas combattre s'il fallait aussi les protéger. C'était un pari risqué, aussi ils se promirent de faire demi-tour sur leur vengeance au moindre doute pour la vie des petits.

Le couple s'était presque violemment disputé, Balthazar ne sachant pas s'il voulait garder les bébés près de lui ou les laisser chez la femme. Il était indécis et ça avait profondément agacé son conjoint qui préférait les mettre à l'abri. Lorsqu'ils avaient demandé à leurs amis de les départager, ces derniers se sont senti très mal et eurent du mal à répondre, renforçant la colère du paladin. Finalement, Grunlek avait su calmer les esprits, pesant le pour et le contre du voyage afin d'en tirer une conclusion.

Ils galopèrent donc en direction de la ville, l'atteignant au soir en soupirant de soulagement. Théo fit une brève remarque sur le manque de garde aux portes d'entrée, agaçant assez son amant pour qu'il lui demande sèchement de se taire. Tous deux étaient tendus, visiblement peinés de quitter les jumeaux, mais ils cherchaient à se résoudre en pensant à leur mission principale.

Les bourgeois acceptèrent de leur indiquer le chemin avec courtoisie et amabilité, chose bien trop rare dans le cratère, leur permettant d'atteindre le quartier des spectacles. Les petits furent tout aussi fascinés qu'eux par les jongleurs, funambules et magiciens. Ils admirèrent les costumes aux couleurs chatoyantes, bercés par la musique joyeuse entraînant des danseurs sous les lampions en papier. L'ambiance était chaleureuse et plutôt bonne, apaisant les mœurs du groupe sous tensions depuis l'attaque de la journée.

Une maison jaune sur deux étages, coincée entre d'autres, s'imposa rapidement devant eux, une femme était dehors, assise sur un banc. La pauvre semblait détruite, les paupières rougies, l'air vide parmi son expression figée par la tristesse. À leur approche, elle leva ses yeux vers eux, quittant son siège pour s'approcher. Ils descendirent de cheval, le couple portant les enfants qui égailla un peu la trentenaire.

- Quels charmants petits chérubins vous avez là, mes sires. Chérissez-les bien, on ne sait jamais quand ils partiront...

- C'est vous la mère qu'à perdu son bébé ?

Tous se tournèrent gravement vers Théo, le foudroyant du regard en le laissant perplexe. Fallait bien poser la question !

- Veuillez pardonner sa rudesse, ma dame, s'excusa Balthazar. Nous avons croisé votre sœur dans le village voisin, elle nous a parlé de vous. Toutes mes condoléances.

- Merci..., fit-elle en baissant la tête, ses yeux redevenant humides. Ma petite Tamie était malade dès sa naissance, une brise suffisait à casser le moindre os de son corps... Elle...

- Vous n'avez pas à en dire tant, la rassura doucement le mage en posant une main sur son épaule, lui faisant relever la tête.

- Pourquoi ma sœur vous envoie-t-elle ? J'ai déjà trouvé des mains pour le toit.

- En fait... Nous avons ces deux petits qui ont été abandonnés il y a peu, et elle a pensé à vous.

La femme écarquilla lentement des yeux, une lueur de vie animant enfin ses iris bleu nuit. Un sourire étira finement ses lèvres alors que des larmes de joie commençaient à monter. Elle se mit à rire, des perles brillantes roulant sur ses joues, posant une main sur sa bouche.

- L'idiote ! Elle tient toujours promesse, visiblement ! Je vous en prie, entrez, vous avez fait un si long voyage !

Ravis de la proposition ils sourirent et la suivirent. Au passage l'érudit pinça la nuque de sa tendre moitié qui sursauta en le foudroyant du regard. En silence, il lui intima de la fermer pendant la discussion, refusant qu'il remette aussi indélicatement les pieds dans le plat. La brune les convia à sa table, mettant une bouilloire sur le feu, sortant de la torpeur macabre dans laquelle elle était peu avant.

- Avez-vous mangé, mes sires ? J'ai encore du ragoût et de la tarte aux pommes.

- Tarte aux pommes ? se redressa vivement Shin, ses prunelles pétillant de gourmandise.

- Nous ne dirions pas non à un bon bol, merci beaucoup, répondit Grunlek.

- Je ne me suis pas présentée, veuillez m'excusez. Je suis Alinne des cendres, femme de Gardal le boucher.

- Des cendres ? répéta curieusement le mage.

- Ma mère m'a donné vie pendant un incendie d'orage.

- C'est métal..., souffla-t-il, aussi impressionné que ses amis. Dites-moi, pourriez-vous faire deux portions pour les enfants ?

- Oui bien sûr !

Elle servit tout le monde, leur débouchant une bouteille de vin qui ouvrit leurs papilles. Balthazar lui tendit ensuite la fillette qu'elle prit avec plaisir sur ses genoux, face à lui.

- Donnez lui à manger, ça devrait ouvrir le lien, sourit-il doucement.

- Hey, coucou, toi, tu as faim ?

- À mamager !

- Ils commencent à parler ? se réjouit-elle.

- Depuis peu oui, ils savent malheureusement marcher aussi...

Elle rit un peu à sa remarque, donnant la becquée à la petite qui se laissa faire, habituée à passer dans différentes mains. La véritable épreuve sera la séparation, autant pour les jumeaux que pour leurs parents provisoires.

- Avant toute chose, nous devons vous avertir, fit gravement le demi-diable en posant sa cuillère, attirant les yeux de la femme inquiète. Ces petits viennent d'une union illégitime, le père biologique en a après leur vie, il est donc possible que des hommes s'introduisent chez vous pour remplir leur contrat.

- Par les dieux, souffla la brune en posant une main sur sa bouche, choquée.

- Nous allons nous charger de régler cette affaire mais seriez-vous prête à courir le risque ?

- Bien sûr, commença Grunlek d'un ton rassurant. Nous reviendrons pour vous prévenir quand tout sera terminé.

Alinne réfléchit un instant, regardant la petite fille en replaçant maternellement une mèche rebelle derrière son oreille. Elle aspira ses lèvres, les humidifiant un moment avant de froncer sérieusement les sourcils.

- Le chef de la garde de la ville à une dette envers moi, il pourra m'envoyer quelques hommes de confiance pour me protéger. Si je dois adopter ces enfants, alors je donnerais ma vie pour eux, comme s'ils étaient de mon sang.

- Votre deuil ne risque pas de vous aveugler ? demanda un peu sèchement le paladin, la blessant tandis que Balthazar lui donnait un petit coup de pied sous la table en lui faisant les gros yeux.

- Ma fille est morte, sire, c'est un fait. Et oui, j'en souffrirait encore même lorsque ces bambins seront assez grands pour avoir leur propre descendance. Mais ça ne veut pas dire que je ne serais pas apte à m'en occuper comme une mère le ferait et à les protéger comme j'aurais protégé ma Tamie.

Il ne retrouva rien à redire à ça, préférant surveiller du garçonnet sur ses genoux. Le demi-diable leva les yeux au ciel avant de s'excuser silencieusement avec embarras auprès de leur hôte. Elle les regarda tour à tour, analysant avant de réaliser, explosant l'angoisse dans leur estomac. Finalement, elle sourit en essuyant le coin de la bouche de la fillette.

- Je me demande comment ils seront avec moi après avoir eu deux papas.

Théo voulut répliquer dans un sursaut, n'ayant pas suivit l'histoire, les mots s'emmêlant dans sa bouche. Il se tut, un peu humilié d'avoir été ainsi décontenancé, les trois autres se moquant royalement de lui. Alinne rit de bon cœur, sûrement pour la première fois depuis des mois.

- On ne peut rien cacher aux yeux d'une mère, fit-elle simplement en faisant un clin d'œil, le couple rougissant de gêne.

Tous discutèrent calmement, sauf l'envoyé de la lumière qui garda un silence boudeur. La femme leur parla de sa recherche pour être mère. Comme elle ne pouvait plus concevoir, elle et son mari avaient décidé d'adopter. Cependant l'orphelinat de la ville avait toujours refusé leurs demandes, même s'ils avaient des revenus et une maison convenable. Voilà deux printemps que sa fille était morte et un an qu'elle voulait recueillir des enfants, perdant peu à peu espoir à tourner en rond dans un cul de sac. Sa sœur lui avait donc promis de trouver des petits pour elle, la rassurant par de nombreuses lettres jusqu'à ce qu'elle tienne sa parole à l'heure actuelle. L'histoire attendrit le groupe, heureux que les liens du sang soient si forts dans cette famille.

Ils continuèrent de faire connaissance et donnant tous les détails sur les bambins. Ces derniers commençant à somnoler, la femme monta avec le mage pour les coucher, ouvrant une barrière en haut de l'escalier qui rassura grandement celui ci. Ils mirent les jumeaux dans le large berceau de la chambre d'enfant, celle des parents se situant juste à côté, et redescendirent. Les autres se levèrent, prêt à partir, la maîtresse de maison leur proposant quelques vivres et de l'eau pour leur périple, tous acceptant avec des remerciements.

L'érudit se tourna vers le paladin qui croisait les bras dans une attitude refermée et défensive. Ses prunelles bleues électriques l'esquivaient mais c'était peine perdue, il pouvait y lire la peine en elles. Lui aussi était touché de la séparation, ayant longuement caressé la tête des enfants à qui il avait embrassé le front, avant de sortir de la chambre.

- Tu peux monter leur dire au revoir si tu veux.

- Non, c'est bon.

- On peut attendre une minute, rajouta Shin le plus doucement possible.

- J'ai dis non.

Ils soupirèrent, sachant parfaitement que leur ami ne montrerait jamais ses faiblesses ouvertement, encore moins celle-ci. Il avait toujours préféré se flageller en silence par fierté que de se confier. Balthazar se sentit mal mais ne pouvait pas insister, quand Théo était comme ça, c'était peine perdue. Pourtant il savait qu'il regretterait amèrement de ne pas avoir cédé à ses envies. Il n'aimait pas ça...

Alinne revint avec deux sacs de nourriture et des gourdes, Grunlek les récupérant. Elle donna ensuite un petit paquet à Shin qui l'accepta curieusement, la questionna du regard.

- Le reste de la tarte, pour la route.

- Votre mari doit être le plus heureux du monde, souffla-t-il en rougissant de bonheur, les iris brillants.

- Merci beaucoup, ricana-t-elle.

Quelques pleurs se firent entendre à l'étage, sûrement un début de terreur nocturne de la part de Thomas, rebaptisé ainsi par sa nouvelle mère d'ailleurs.

- Du lait chaud en lui frottant le dos, et ça ira.

Elle se tourna vers le paladin avec étonnement, souriant tendrement par la suite, touchée. L'autre se perdit plutôt dans ses rougeurs, gêné, resserrant ses bras contre sa poitrine en détournant les yeux.

- Par contre bonne chance pour le recoucher, fit-il en cherchant à être amer, en vain.

- Je ferais ce qu'il faut, répondit-elle doucement.

- Encore merci pour tout, au revoir, salua Balthazar, un petit sourire envers son homme.

- Au revoir, faites bonne route. Vous serez toujours les bienvenus ici.

- Merci !

Ils quittèrent la maison, se mirent en selle et talonnèrent leur monture, la femme les regardant partir avec bienveillance. Ne voulant pas perdre de temps, ils galopèrent dès qu'ils quittèrent la ville, un sentiment de vide les laissant dans un silence lourd. Après une bonne chevauchée, ils trouvèrent un endroit pour se reposer, se partageant les tours de garde. Théo insista pour veiller en premier, les autres préférant de rien dire et allèrent se coucher.

Quelques heures plus tard, le mage se réveilla en sursaut au contact brutal d'une main sur sa hanche, se retournant en attrapant son bâton. Cependant il le reposa, reconnaissant son compagnon, Shin l'ayant relayé depuis un moment, qui regardait à côté de lui d'un air un peu perdu. Il comprit rapidement qu'il avait dû chercher les jumeaux par réflexe et avait paniqué en ne les voyant pas. Le cœur serré, l'érudit prit sa main pour qu'il le regarde, et le tira pour qu'il se rallonge. Le guerrier ne se fit pas difficile, venant l'enlacer de dos en plongeant dans son cou, le serrant étroitement contre son armure.

Ils purent se reposer encore un peu avant d'être doucement secoués par Grunlek, se redressant pour prendre un rapide petit déjeuner. Shin savoura sa tarte les yeux fermés en hochant un peu la tête, les trois autres l'entendant presque dire : "Ça, c'est de la nourriture." Ils sourirent et le laissèrent se perdre dans son paradis sucré. Le repas fini, ils levèrent le camps, effaçant leurs traces et repartirent. Leur chemin n'était pas tracé, en réalité ils avaient plutôt l'intention de se rapprocher de la ville d'origine des enfants pour avoir une piste et un moyen de régler le problème. Pour ce dernier, tuer le chef orcs ne leur laisserait qu'un maigre répit, ce n'était que mettre un pansement sur une plaie purulente. Non, ils devaient remonter à la source et éliminer le pus infect, c'était le seul moyen.

Le groupe avait fait une bonne partie du chemin lorsqu'un homme les accosta, descendant de cheval pour se rapprocher une fois qu'ils s'étaient arrêtés. Sur leurs gardes, ils l'analysèrent, prêts à se défendre. Il devait avoir presque quarante ans, quelques cheveux gris se battant en duel sur son crâne, des habits de citadins sous une veste molletonnée pourpre. Il ne semblait pas armé, son cheval portant des bourses et multiples sacoches remplies de parchemins.

- Monsieur le mage ? demanda-t-il en direction de Balthazar.

- C'est pour quoi ?

- Un message pour vous.

Le demi-diable descendit en le voyant chercher dans les papiers de sa sacoche, regardant curieusement en se demandant qui le contactait. Ils attendaient encore des nouvelles discrètes de Viktor, ce dernier ne pouvant pas s'adresser à son fils d'adoption, il passait par des messagers en ne donnant pas leurs noms.

Soudain, le geste rapide et agile de l'homme se mêla à une douleur perçante dans son estomac, le soufflant alors qu'il attrapait la main tenant le poignard enfoncé dans sa chair. Les autres l'appelèrent avec urgence, chargeant pour éloigner l'adversaire maîtrisé par Grunlek qui le rouait de coups avec son poing en métal. Théo se précipita sur son amant au sol pour le soigner, mort d'inquiétude en voyant qu'il crachait énormément de sang. La plaie se referma, le réflexe incroyable de Balthazar l'ayant sauvé d'une blessure mortelle. Le paladin posa une main brusque sur sa joue, s'enquérant de son état, le laissant poser sa paume sur la sienne.

- Ça va, ça va... Je vais bien...

L'érudit attrapa son gantelet pour qu'il l'aide à se lever, puis ils s'approchèrent du faux messager. Le nain ne l'avait pas épargné, il avait le visage bouffi, un œil au beurre noir, les lèvres et les arcades fendues, et sûrement des côtes cassées.

- T'es un mercenaire ? demanda Shin.

- Un messager..., réussit-il à articuler. Qui livre tous les messages...

- Qui t'envoie ?

- ...

- T'as intérêt à vite répondre, le menaça sourdement Théo en s'approchant, lui faisant assez peur pour qu'il parle.

- Le prince Hul...

Personne ne fut étonné de l'annonce, renforçant juste leur conviction d'aller en finir avec lui.

- Il a parlé d'enfants ? demanda le mage.

- Non... Il m'a ordonné de vous dire : ne revenez jamais...

- T'as fait quelque chose ? demanda l'archer vers son ami.

- Il m'a vu avec To', il a du comprendre que j'avais tout découvert... Normal qu'il cherche à me tuer...

L'envoyé de la lumière écarta ses amis, se plaçant à côté de l'homme sifflant de douleur, le dévisageant avec son air le plus froid, furieux. Il le toisa de toute sa hauteur, imposant par l'aura meurtrière qui se dégageait de lui, inquiétant les autres.

- Y'en a d'autre ?

- Je ne sais pas...

- Tu ne sais pas..., répéta-t-il d'une voix rauque, lui faisant sentir qu'il le trouvait inutile, serrant les poings en tremblant de colère.

Sans attendre, le guerrier leva le pied et l'abattit brutalement sur la tête du messager, l'exposant sous sa force et le poids de son armure. Il ne s'arrêta pas là, prenant son bouclier pour écraser chaque partie de son corps, défoulant toute sa rage jusqu'à l'essoufflement. Plusieurs minutes passèrent alors que des bruits d'os brisés et de chairs broyées raisonnaient dans la plaine. Il se releva enfin, couvert de sang, le cadavre méconnaissable et éparpillé à ses pieds, observant son travail.

Les trois en retrait déglutirent, ne sachant pas s'ils pouvaient l'approcher ou non. Quand il rentrait dans des crises de violences comme celle-ci, c'était du suicide de tenter quoi que soit. Il ne s'emportait normalement pas autant, préférant tuer proprement et laisser sa victime une fois morte. Cependant, lorsqu'il s'agissait de Balthazar, il devenait fou et ne répondait plus de rien. Ils ne comptaient plus le nombre d'accidents avec les années, que ce soit par jalousie ou une atteinte à la vie de son amant.

Bien sûr, Théo s'emportait aussi lorsque Shin et Grunlek étaient visés, mais il se désintéressait de l'ennemi une fois sa funèbre sentence achevée. Il ne l'avait jamais dit mais ses gestes parlaient pour lui, la preuve macabre gisant encore au sol : gare à celui qui oserait toucher un cheveux du demi-diable, ou sa vengeance à faire trembler la mort s'abattra sur lui.

Dans une lenteur morbide et dangereuse, le guerrier tourna la tête vers son groupe, ses yeux devenus acier par sa fureur. Son souffle était profond, rauque, et sa colère bien loin d'être passée. Il essayait de reprendre sa respiration, son armure grinçant sur ses muscles contractés.

- Maintenant... C'est une affaire personnelle...