Pour information : Alistair = Ecosse et Edwin = Pays de galles.
Ses mains expertes détachaient un à un les boutons de sa chemise. Il sentit France, rouge le laisser le déshabiller. La chemise tomba. Ludwig en profita pour s'attaquer à son pantalon. Lui était déjà nu. Il fit tomber le pantalon du blond qui l'embrassa. Depuis quand voulait-il cela ? Si longtemps. Il finit de dévêtir le plus petit qui se colla contre lui. Allemagne frémissait en sentant la peau douce de son amant contre lui. Il inspira son odeur. Et colla ses lèvres contre sa peau désirant embrasser chaque partie de sa peau. Francis le regarda en rougissant et s'accouda au lavabo de la salle de bain. Ludwig rougit mais ne pouvait refuser une telle invitation. Sans autres invitation, il chercha à posséder le blond. Un sentiment de plaisir intense l'habitat alors que le corps du latin se contractait sous la douleur. L'aryen posa sa main sur l'entrejambe de France pour le soulager. C'était si bon…
-France…
- Oui ? répondit une voix surprise sortie de nulle part.
Il ouvrit les yeux sortant de son doux rêve. Ce n'était malheureusement pour lui, jamais arrivé. Après avoir vu France se calmer et ses yeux redevenir normaux, il s'était couché dans sa chambre. Il fixa France. Celui-ci ne portait qu'un petit short et un débardeur. « Mon dieu qu'il est sexy ! »
- Que fais-tu ici ? Demanda l'aryen.
- Tu as été si gentil avec moi. Je t'ai donc préparé un vrai petit déjeuné français avec des croissants et de la confiture. Je suis désolé si je t'ai réveillé. Je ne voulais pas. Tu semblais faire un beau rêve. Tu souriais !
Il se promit de ne pas dire que ce qui le faisait sourire était son corps brûlant et souffrant. Ludwig n'en rougit que plus. Le latin lui, se contenta de lui offrir un sourire magnifique.
- Sinon, tu vas mieux ? Tu ne devrais pas encore quitter ton lit ! Ce n'est pas prudent.
- Je ne vais pas rester dans ce lit toute ma vie ! Se révolta Francis. Je ne suis pas mourant !
Allemagne soupira. Il ne pouvait rien contre son beau regard innocent. Sa propre faiblesse l'énerva.
- Je ne veux plus être prisonnier.
Les pentacles d'argent réapparurent dans ses yeux. Toutes fenêtres et portes explosèrent. Il prit France dans mes bras pour le protéger des éclats de verres et bois. Allemagne gémit quand il en sentit plusieurs se planter dans son dos. L'explosion cessa mais Ludwig continuait de garder France dans ses bras. Le latin tremblait comme une feuille. Il serrait Ludwig comme si sa vie en dépendait.
- C'est moi qui aie fait ça ?
- J'en ai bien peur, répondit l'aryen.
- Mais…c'est impossible !
- Si c'est possible…soupira une voix venu de derrière eux.
Ils se retournèrent et virent Ecosse, les poings sur les hanches, Pays de Galle qui les regardait avec un énervement non dissimulé, Japon qui jouait avec un tamagotchi bleu et Canada qui l'observait inquiet. Allemagne lâcha France, inquiet de voir toute cette foule. Il ne voulait pas l'emprisonner mais après avoir vu ces marques sur son corps, hors de question de le remettre à n'importe qui ! Ecosse se rapprocha et aida son cousin à sa relever. Allemagne gémit. Francis, inquiet se tourna vers lui. Il remarqua les éclats pointus figé dans son dos. France attrapa Allemagne et le traina jusqu'à la salle de bain sous les regards ahuri des autres.
- Enlève ta chemise, ordonna France.
- Mais…rougit l'autre.
- Je veux que tu enlèves ta chemise.
La chemise se déchira et disparut alors que le pentacle réapparaissait dans les yeux de France. Il le retourna et le força à s'accouder au lavabo pour mieux l'examiner. Ludwig rougit en sentant une certaine ressemblance avec son fantasme mais inversé. Depuis quand le gentil France était un tel tyran ?
- Je vais te faire un peu…
La porte s'ouvrit sur Ecosse et Pays de galles, furieux.
- Ce n'est pas ce que vous pensez, dit Ludwig en rougissant.
- On ne pensait à rien, s'énerva Alistair en serrant les points. Jusqu'à maintenant sale pervers ! Pas touche à notre cousin !
- Mais on ne faisait rien, marmonna Allemagne, un air déçu dans la voix.
- Je vais tuer ce gars.
- Taisez-vous. Je n'arrive pas à me concentrer…Alistair, Edwin, venez m'aider. Il a des bouts de verres et de bois planté dans le dos.
Ils s'approchèrent. Et Ecosse se recula écoeuré tandis que Pays de galles l'observait circonspect. France soupira devant la passivité de ses cousins. Il prit les bouts de verres d'où gicla du sang. France retira sa chemise tachée et s'en servit pour faire point de pression. Il trouva une bande blanche en tissus et de l'alcool à 90°. Il ne trouva pas de désinfectant et soufra pour lui. Il arracha une des manches de sa chemise et lui fourra dans la bouche pour qu'il la morde.
- Sois courageux…je serais le plus doux possible.
Allemagne maudit son rêve et ces pensées érotiques que le jeune homme lui mettait en tête. Il rougit de plus en plus. « Nan pas ça ! Pas devant lui ! »
- Ça y est j'ai eu le dernier ! Tu n'as pas trop mal ?
Allemagne les vira tous pour essayer de se calmer. Ecosse eut un sourire purement sadique. Cette situation l'amusait beaucoup. Il jeta un regard vers France qui ne semblait rien avoir compris. « Et c'est lui que l'on traite de pervers ? » Canada, en retrait n'osait pas s'approcher de son père. Il le sentait différent. Allemagne ressortit finalement, le visage écarlate. France se rua sur lui et lui fit un bandage plus ou moins réussis. Kiku soupira et le refit. Ludwig s'étant agité sous les doigts de France, se laissa parfaitement faire avec Kiku. Francis ressentit comme une pointe de jalousie. Légère mais présente.
- Viens Francis. Tu vas aller te recoucher. Tu dois être fatigué, dit l'aryen en saisissant le blond par le bras.
Ce dernier se laissa faire, mus par une étrange fatigue.
- Je reste ! annonça Alistair. Et Edwin aussi !
- Pas question !
- Et pourquoi ?
- Vous allez gêner !
- Ah oui j'oubliai que tu ne pourrais pas draguer Fr…répondit le rouquin avant que la main du plus grand se pose sur sa bouche.
Ecosse repoussa Allemagne avec un sourire entendu sur les lèvres.
- Tu as vu de quoi est capable France ! Sa magie celtique revient et je ne tiens pas à ce qu'Iggy le reprenne.
- Pourquoi ? demanda le blond. C'est pourtant ton frère.
- Demi-frère ! Et tu as du remarquer…les traces sur son corps, murmura Ecosse à l'oreille de Ludwig.
Il fronça les sourcils et lui fit signe de venir dans son bureau. Pendant ce temps, Pays de galles renvoyait Canada et Japon dans leur pays respective veillant à leur effacer la mémoire. Manquerai plus qu'Angleterre se ramène.
- Alors ? Je t'écoute.
- Tu sais que France a certains problèmes financiers ?
- Oui…Mais il va mieux en ce moment ! Il a su faire remonter son économie !
- Ce n'est pas vraiment ça disons plutôt qu'on lui a donné le moyen de remonter.
- Et alors ?
- Tu crois que c'est gratuit ?
- Tu veux dire ?
- Oui…On lui a fait une proposition simple. L'argent contre son corps.
- Mais…
- Il était au bord de la ruine, expliqua le roux, il n'avait pas le choix. C'est Iggy qui lui a proposé ça puis Alfred s'est joint à l'affaire.
Allemagne garda le silence. C'était ça les blessures.
- C'était anonyme et France ne sait pas de qui il s'agit. J'ai moi-aussi vu des traces sur son corps et fait mes recherches.
- Je ne comprends pas bien…souffla Ludwig sous le choc.
- C'est simple. La nuit, l'un des deux s'introduit dans sa chambre, l'attache, le viol et il retrouve une enveloppe de billet.
- C'est immonde !
- Je ne te le fait pas dire…Surtout que tu connais les sentiments de France…
- Malheureusement ! C'est pour ça que tu ne lui a rien dit ?
- Comment l'aurait-il vécu, tu crois ?
- Je vais tuer ces enflures !
- C'est ce que je voulais faire mais ils ont menacé de sérieusement blessé France.
Allemagne baissa la tête. Il ne savait s'il pouvait faire confiance aux deux rouquins mais celui-ci semblait porter une haine tenace envers Angleterre. Il sentait qu'il considérait France comme un vrai frère.
- J'accepte que tu restes mais je veux faire quelque chose pour aider Francis.
- Tu sais bien que moi aussi ! S'énerva Ecosse. Pour cela, il ne doit plus utiliser ces pouvoirs ! Comment crois-tu que nous l'avons localisé ?
Allemagne soupira et sortit de la pièce encore plus furieux qu'il ne l'était. France avait obéit et était allé se recoucher. Il était presque deux heures et n'avait rien mangé de ce que France lui avait préparé. « Lui aussi devait avoir faim », pensa Ludwig. Il prit le plateau et entra dans la chambre bleue. Le latin lui jeta un regard étonné avant qu'il pose le plateau près de lui.
- Mange, ordonna Allemagne. Tu es suffisamment maigre comme ça !
- Pas envie…
- Si tu ne le mange pas je te le fait bouffer par le nez !
- Je ne comprends pas pourquoi tu fais ça…Malgré que l'on soit des alliés politiques, on ne s'est jamais vraiment bien entendu…la guerre de 1870, la première et seconde guerre mondiale…
Allemagne rougit. Il ne savait que répondre à cet aveu.
- Angleterre est ton ennemi légendaire et pourtant tu…l'aimes.
France le fixa devenu écarlate.
- Ce n'est pas pareil ! Et puis qui te dit que j'aime Iggy !
Allemagne baissa la tête. S'il avait lancé toutes ces guerres ce n'était pour une seule et même raison. Posséder France. Il le voulait pour lui seul et pour toujours. Mais à chaque fois, ses plans avait été contré par Angleterre ou cet idiot d'Etats Unis. Il s'approcha et posa un baiser sur le front de France.
- On verra ça, plus tard.
A des kilomètres de là :
Ivan était allongé sur un lit, torse nu. Lovino, à côté, dormait encore. Il tourna la tête vers lui et bougea la tête, choqué. Il ne pouvait accepter ce qu'il avait fait. Il n'était pas comme eux ! Ils refusaient ça ! Il prit sa tête entre ses mains. Comment en était-il arrivé là ? Il ne s'en souvenait plus…c'était flou. Il se détestait. Il tourna la tête vers Italie du Sud. Quelle serait sa réaction ? Que dirait-il ? Autant de question qu'il se posait. Et si d'autre le découvrait. Ce serait la honte et le déshonneur. Lovino bougea et s'approcha de lui. Son haleine chaude effleurant le bras nu de Russie.
- Tu penses quoi ?
- J'ai tellement honte d'avoir fait ça…Je…
- Ce n'est pas grave tu sais…On ne le dira à personne. Ce sera notre secret.
- Mais…Comment va-t-on cacher ça ?!
- Tu sais, personne n'ira vérifier. Ils ne le sauront jamais alors détend toi.
- Tu as raison…mais malgré ma frustration, mon esprit me crie de recommencer…
- Alors fais-le. Tu peux le faire. Et cette fois, ce sera bon…la souffrance sera moindre.
- Ok !
Il se releva et chercha de la main l'objet tant désiré. Il retourna à sa place et sourit.
- Cette fois, Browser, je t'explose.
Angleterre, perché sur le balcon regardait le soleil se coucher, une lueur de tristesse dans le regard. Alfred arriva derrière lui.
- Tu penses à lui ?
- Et alors ?! Se braqua-t-il.
- Je ne pensai pas que tu tenais autant à lui.
- Bien sûr !
- J'espère pour toi qu'il ne trouvera pas mieux.
- Non…il m'appartient et je ne compte pas le quitter…dit Arthur avec un air mauvais.
- Tu es diabolique Iggy.
- Ne m'appelle pas Iggy, shitty bloody guy !
C'est toujours gênant de faire passer deux pays pour des méchants surtout lorsque l'on est lu par des personnes issues de ces même pays ! Donc désolé !
Pour l'anecdote inutile, j'adore montrer la perversité des autres en créant des dialogues à l'apparence perverse mais sans fond pervers.
Prochain chapitre bientôt mais il me faut déjà l'idée ^^
