Bonjour, bonsoir !
Eh oui, un nouveau chapitre, enfin !
Je tiens à préciser que cette fiction est en « bonus ». Elle n'est pas ma priorité, donc les chapitres risquent de traîner.
L'intrigue continue...
Bonne lecture !
- Comment c'est possible ? Sérieusement, la Terre est devenue aussi lisse qu'une boule de billard !
Cela faisait maintenant plus de trente minutes que Gilbert comparait leur situation plus délicate et inédite à tout et n'importe quoi. Aucun de ses deux compères ne s'était décidé à lui demander de se la fermer, alors il se permettait d'exprimer ses réflexions à voix haute. Arthur était plongé dans ses pensées les plus profondes, cherchant au fin fond de sa mémoire s'il n'avait pas déjà entendu parler d'un sort capable de... de tout faire disparaître. Quand à Mathias, il fixait l'extérieur d'un œil vide depuis l'une des fenêtres du bar.
- On doit bouger, finit-il par annoncer, gravement.
- Ce sera pas si facile. On a au moins des dizaines de kilomètres à parcourir avant de dépasser l'horizon, marmonna l'Anglais, en relevant la tête vers lui.
- Nous sommes comme trois champions de boxe à une compétition de patinage artistique. En terrain inconnu.
Ils soupirèrent en cœur. Quelques minutes passèrent de nouveau, jusqu'à ce que Danemark ne se lève et frappe de son poing sur le comptoir.
- On peut sûrement trouver des trucs ici ! Ne nous abattons pas, les amis ! On va trouver une solution, après tout nous sommes de fières nations puissantes et-
- Il y a une porte ici, le coupa Arthur.
Il désignait une petite entrée faîtes de planches en bois, derrière le comptoir. Elle était assez petite, faisant penser à une cave. C'est d'ailleurs ce qui attendait sûrement les trois hommes. Gilbert passa en premier et hurla aussitôt. Il dégringola les escaliers menant au sous-sol et atterit sur les fesses.
- Allumez la lumière, j'y vois que dalle ! râla l'albinos, en se frottant le derrière.
Une vive lueur l'éclaira, et il plissa les yeux. L'ampoule ne devait pas posséder d'abajour. Il se redressa et découvrit la grande pièce humide. C'était un véritable foutoir. Plusieurs étagères remplies de tout et de rien tombaient presque sur les murs gris, qui à l'origine, devaient être blancs. Une cave mal entretenue par exellence. Les deux autres nations arrivèrent à sa suite, et détaillèrent à leur tour l'endroit.
- Je suis sûr qu'on peut trouver des trucs un minimum utiles, dit Arthur, en s'approchant d'un tas d'objets.
- On a qu'à fouiller un peu. Les trucs interressants on les mets près de l'escalier.
Un tintement résonna et Mathias se retourna. Une paire de lunettes en forme de pastèque avait été lancée sur une marche dudit escalier.
- Gilbert, on a dit des trucs utiles...
- Moi j'aime bien ! Répondit le germanique, en haussant les épaules.
Puis il replongea dans ses recherches, ainsi que les deux autres hommes.
Au bout de trois quarts d'heure de recherches, ils avaient déjà collectés une dizaine d'objets de survie pour « des explorateurs en route pour visiter une pomme de terre ronde et épluchée », comme les appelaient Gilbert. Une lampe torche, des cigarettes, des allumettes, ses lunettes, des vêtements chauds, des gourdes vides, des vieux sacs de randonnée, une batte de baseball, des conserves de petits pois et une canne à pêche. Exténuées, les nations observaient leur travail avec satisfaction. Ils étaient déjà plus apte à voyager comme ça.
- On devrait quand même jeter un coup d'oeil au tas là-bas, dit Arthur, les manches de sa chemise relevées jusqu'à ses coudes.
- On a déjà assez de trucs ! Râla Gilbert, qui en avait marre de se salir les mains de poussières et de se prendre des toiles d'araignées dans la tête.
Le Britannique l'ignora et s'approcha de l'empilement de choses au fin fond de la cave. Il dégagea une chaise et repéra tout de suite quelque chose de fort intérressant.
- Les mecs, je crois qu'il y a le jackpot ici.
A ces mots, Mathias partit aider son ami à déblayer le passage. Aussitôt il comprit ce qui se cachait , et esquissa un grand sourire.
- Une moto ! Cria t-il de joie.
Après quelques minutes d'efforts supplémentaires, le véhicule deux roues trônait au milieu de la pièce mal-éclairée. Gilbert s'était auto-proclamé comme étant le garagiste et surtout, conducteur officiel de la bécane ( après tout, il avait déjà : « roulé en scooter bourré en plein Berlin ! »). Le contrôle technique de fortune achevé, il annonça qu'elle était à peu près en bon état, mais qu'ils leur fallait de l'essence s'ils voulaient rouler sur plus de trente kilomètres.
- On devrait se mettre en route tout de suite ! Il fera nuit dans moins de deux heures.
Comme pour appuyer ses dires, Arthur commença à pousser la moto vers les escaliers. Bien vite, les deux autres Nations se pressèrent pour l'aider. La tâche fut rude, mais ils étaient enfin prêt à partir. Matthias portait les sacs et avait mit un tee-shirt blanc ainsi qu'une doudoune rouge. Gilbert portait ses lunettes-pastèques et une veste de cuir pleins de badges de toutes les couleurs. Arthur avait gardé sa tenue de serveur, en passant juste un kaoé vert à capuche.
- On y va ? Demanda le Britannique, quelque peu impatient de comprendre le mystère qui entourait leur situation.
- Attendez ! Appela une voix plaintive, qui provenait du bar. Les hommes se retournèrent, et regardèrent, les yeux ronds, une silhouette sortir d'une porte au fond de la salle, qu'ils n'avaient pas remarqué.
Mathias reconnut le gérant du bar, qui les avaient servit la veille.
- Je... Qu'avez vous fait ? Demanda l'humain, paniqué.
- C'est-à-dire ?
- On ne souvient pas de ce qu'il s'est passé hier soir...
Les Nations entourèrent le pauvre serveur, qui tremblait comme une feuille.
- C'est bien simple ! Vous étiez bourrés comme j'ai rarement vu quelqu'un l'être ! Pis z'êtes restés longtemps, mes autres clients étaient déjà tous partis... Pis d'un coup...Y a eut un flash de lumière verte et la Terre a été rasée.. J'pensais que c'était la fatigue toute cette histoire, donc je suis partie dormir à l'étage. Sauf que ben... C'matin c'est la même chose ! Y a plus rien...
Les trois compères blêmirent. Mais qu'est-ce qu'il s'était passé ?!
- Merci pour votre témoignage Monsieur... Mais justement on va partir enquêter alors on s'est permit de prendre votre moto, dit Gilbert, brisant le silence qui s'était installé.
- Allez-y, je l'utilise plus depuis des lustres !
- Vous voulez venir avec nous ? Demanda Arthur, plus par politesse que par réel intêret.
- Oh non ! Moi je reste à l'abri dans mon bar, j'suis pas fou !
Ils hochèrent la tête, compréhensifs. Sur un dernier au revoir, Gilbert prit le guidon de la moto, Mathias s'assit derrière lui, puis Arthur prit place autant qu'il put sur le reste de la bécane.
Ils étaient enfin en route vers la vérité.
Tu sens l'aventure foireuse hein..? xD
C'est tout pour aujourd'hui ! A la prochaine!
