Salut ! Nous nous retrouvons pour ce sixième chapitre. J'ai été un peu long mais les cours ça ne pardonne pas ! J'espère que vous l'apprécierez bien que je le trouve moins drôle que d'habitude !
Je vous remercie pour tous vos commentaires qui m'encouragent à écrire la suite ! (raison pour laquelle cette fiction avance plus vite que les deux autres =p). J'ai été content de voir que la plupart d'entre vous ont suspecté Pays de galle que j'ai volontairement rendu très mystérieux et bizarre au contraire de son frère Ecosse.
Ensuite j'ai des idées pour la suite et compte former d'autres couples évidement secondaires mais m'aidant pour la suite ^^. De plus, si vous avez des idées…DITES-LES ! Il m'arrive d'être en manque d'idée et je voudrais éviter de mettre trop de temps à poster ! Alors merci 3
Bonne lecture !
- Un traitre ?! S'étonna Ecosse. Mais c'est impossible ! Qui d'entre nous pourrait trahir France !
La porte s'entrouvrir laissant apparaitre Pays de galle. Allemagne leva les yeux vers lui le fixant avec intensité. Edwin n'en démordait pas. Il portait une de ses tenues de mage noires avec une cape ne laissant à découvert que de rares cheveux roux.
- Tu as entendu ? demanda Ludwig.
- Oui.
- Tu sais que tu es le suspect numéro 1.
- Oui, répéta une fois encore le magicien.
Ecosse ne tenait pas en place. Ses poings se crispèrent et il se plaça entre Ludwig et son frère.
- Edwin n'y est pour rien ! Nous tenons tous les deux autant à Francis !
- Avoue qu'il a l'air suspect, ajouta Antonio.
- Il est innocent !
- De toute manière, ajouta Allemagne, il est innocent tant que sa culpabilité n'a pas été prouvée…Et c'est bien le genre de coup que ferait Angleterre pour nous diviser…
Tous hochèrent de la tête, en accord avec lui. Aucun d'eux ne pouvait les trahir. C'était inenvisageable ! Prusse sourit. Un sourire sombre et inquiétant. Les autres se tournèrent vers lui. Il le fixait, intrigué par ce changement de personnalité. Il releva la tête, des cœurs flottant tout autour de sa tête.
- Mein Bruder est le meilleur ! Je t'aime !
- Sinon…On fait quoi pour France ? Il semble troublé…demanda Espagne.
- Il semblait indécis…observa Pays de galle.
- Normal, tout le monde sait qu'il aime Angleterre. Savoir que son héros se précipite à son secours a dû lui faire un choc, rajouta Prusse.
- Je vais aller le voir, décida Ecosse sûr de lui.
- Non, j'y vais, contra Ludwig.
Tous se tournèrent vers lui avec un sourire équivoque. Le blond, pourtant si sérieux, en rougit. Il n'aimait pas ce qu'il voyait dans le regard des autres pays. Cette lueur à la limite de la perversité. Lui ne voulait que réconforter France. Il l'aimait mais jamais il ne lui imposerait ses sentiments. Il préférait rester muet à jamais que de causer de la peine au latin. Il connaissait les sentiments du blond. Il sortit de la pièce dans un silence lourd.
- Quand à nous, nous devrions chercher ce « traître », proposa Ecosse.
Pays de galle sourit et sortit une espèce de poudre blanche qu'il répandit au sol créant un pentacle. Il lia les pointes de l'étoile avant de crée un premier cercle de protection avec des écritures proches de celle de l'elfique et un deuxième avec des runes. Le tout évidement gravé avec un petit couteau dans le bois. Prusse, curieux, posa la question fatidique.
- Tu fais quoi ?
- Un pentacle pour invoquer un sort de recherche magique d'espion ! s'exclama le magicien.
- Et tu es obligé de fusiller le parquet pour ça ?
- ARRRRRTHUR !
- Quoi encore ?
- Il revient quand France ? Je m'ennuie ! La nuit dernière j'ai dû faire ça tout seul !
- Et bien félicitation ! Mais tu vois là je me concentre !
Le blond aux gros sourcils était au milieu d'un pentacle, assit en tailleur, de nombreux livres de magies ouverts. Une sorte de cuve fumait devant lui. Il l'avouait lui-même, il n'était pas une lumière en magie. Et son niveau en Alchimie frôlait la catastrophe! Ces frères étaient bien plus puissants et ça le tuait de l'admettre.
- Maintenant ajoute les feuilles de laurier, dit une voix en retrait.
Il avait demandé de l'aide enfin, plutôt monnayer cette aide précieuse. La pièce sombre effrayait Alfred qui gesticulait dans tous les sens. L'aide d'Arthur semblait passablement énervé.
- Peut-on faire sortir ce bouffon ?!
- Il est notre allié, répondit Arthur.
L'homme fronça les sourcils. Jamais il ne serait l'allié de cet homme. Il ne faisait ça que pour servir ces propres intérêts. Une fois qu'il aurait fini, il prendrait sa récompense et partirait. Très loin.
- Je vois quelque chose, s'exclama Angleterre.
- Très bien…Grâce à ce cheveu nous allons pouvoir les observer. Que vois-tu ?
- Euh…C'est bizarre, on dirait une télévision.
- Une télé ?
- Oui ! Et il tient une sorte d'instrument ! Mais je reconnais ce jeu ! Ces gars sont en train de jouer à Guitar Hero 2 !
- Qu'est-ce que France ferait à jouer à un jeu vidéo ? S'étonna l'allié de l'ombre.
- Rassure-moi Alfred ! Tu as bien dit que c'était un cheveu de France ?
- Nan ! J'ai dit que je pensai que c'était un cheveu de France…
- Quelle galère…
A quelques kilomètres, Russie eut le sentiment désagréable d'être observé.
Il toqua à la lourde porte de chêne.
- France ? Je peux entrer ? demanda Ludwig.
- Je t'en prie, tu es chez toi après tout…
Il ouvrit la porte. France était assis sur son lit, face à une fenêtre, dos à la porte.
- France…
Il ne tourna pas la tête vers lui, continuant de fixer la fenêtre.
- France je…
- Je ne sais pas quoi faire.
- Comment ça ?
- Je…enfin tu sais surement ce que je pense d'Arthur mais...
- Tu as peur que les viols recommencent.
Il se tourna brièvement vers lui. Ses yeux, pleines de larmes me fixèrent d'un air malheureux. Il se retourna.
- Oui et non…
-Tu aimes te faire violer ?! demanda Allemagne plein d'innocence.
- Crétin !
Il marqua un long silence réflexif. Tant de chose se mêlait dans sa tête. Il ne savait pas par quoi commencer.
- Depuis quand tu sais ?
- Quand je t'ai vu nu dans la salle de bain…
- Hum…tu sais que tu passes pour un gros pervers qui me regarde sous la douche…marmonna sournoisement Francis, un fin sourire apparaissant sur son visage.
- Mais France ! Ce n'était pas mon intention ! Je…J'étais juste inquiet ! Ce n'est pas ce que tu penses ! Je ne suis pas un pervers ! S'affola Ludwig qui ne pouvait voir le sourire du plus petit.
- Tu sais qui c'est.
Sa voix avait perdue toute sa chaleur. Ludwig frémit. Jamais France ne lui avait paru si froid et distant. Ce n'était pas une question mais bien une affirmation sans la moindre hésitation. Ludwig ne voulait pas lui mentir mais le rendre triste lui semblait peut être pire. Francis tourna vers lui son regard froid dans un décor humide.
- Je ne peux pas le dire, répondit Allemagne, rendant les armes.
- Je comprends.
- Je ne veux pas te faire souffrir ! Se défendis le jeune homme en voyant l'évidente accusation dans le regard azur de Francis.
- Tout ce que je sais c'est qu'ils sont deux…L'un est doux et gentil, l'autre violent et brutal. Ils n'ont pas les mêmes objectifs et je le sens…C'est comme si l'un m'aimait mais que l'autre me haïssait.
Il baissait la tête, gêné de parler de ça et ria jaune.
- Pourquoi hésites-tu à partir avec Arthur ?
- Je peux te raconter une histoire ?
- Je t'en prie.
Francis lui fit signe de le rejoindre. Il s'allongea sur le lit et posa sa tête sur les cuisses du latin. Ludwig sourit. Depuis combien de temps rêvait-il de cette situation ? Une main effleura sa chevelure la caressant avec tendresse. Ses mouvements tendres lui semblaient si naturels que Ludwig fut pris de jalousie. Combien avaient eu le droit à ces mêmes caresses ? Surement ses enfants. Lui n'en avait pas et ne savait ce que pouvait ressentir un père. Etait-il si attentionné avec chacun d'entre eux ? Les aimaient-ils autant les uns les autres ? Son amour pour Canada semblait sans limite. Il le gâtait et le chouchoutait. Avait-il fait la même chose avec Angleterre dans sa jeunesse. Ces questions le tuaient. Il se sentit si impuissant.
- Il était une fois une jeune femme d'une grande beauté vivant dans un petit village. Tous les hommes tentaient de s'attirer ses grâces. Mais elle, était désespérément amoureuse du chef du village. Un homme d'une grande beauté du nom de François. Loin de s'intéresser aux femmes, il préférait la guerre. Pour lui plaire, la jeune femme coupa ses cheveux et s'engagea dans l'armée. Il commença par la mépriser. Comment une femme pouvait-elle tenter de rivaliser avec un homme ? Peu à peu, les exploits guerriers de la jeune femme l'impressionnèrent et il se mit à l'aimer. Elle était heureuse de plaire à celui qu'elle aime et ensemble, ils vainquirent leur voisin. Mais profitant d'un moment d'inattention, la jeune femme fut enlevé et vendue à leur ennemi. François faillit mourir de tristesse quand son ennemi la fit brûler vive.
- Pourquoi a-t-il fait ça ?
- Parce que ce tueur aimait François depuis le jour où il l'avait vu. Il avait toujours tout fait pour que son attention ne se concentre que sur la guerre et donc sur lui. Pour lui, cette femme n'était qu'une voleuse. Il avait cependant conservé le cœur de la jeune femme sous la forme d'un rubis. Il le donna à François mais lui jeta un sort qui le condamnerait à ne plus jamais aimer que lui.
- Comment s'appelait cette femme ?
- Jeanne. Jeanne d'Arc.
- Tu es François et l'autre jeune homme c'est Arthur, n'est-ce pas ? demanda Ludwig.
France sourit et passa sa main sur sa joue comme pour le féliciter. Ludwig rougit mais apprécia ce geste plein d'amour.
- Mais je ne sais plus si je l'aime…
- Ah ?
- Nan…Je crois que j'en aime un autre. Et que cette personne a été capable de briser le maléfice.
Allemagne se rembrunit et chercha qui pouvait bien être l'objet d'un tel amour. Il trouvait ça très dérangeant. Lui qui avait toujours affronté Angleterre pour France se le voyait à nouveau voler. Et comment pouvait-il affronter un tel ennemi invisible ?
- Il est comment ?
France lui offrit un sourire le faisant fondre.
- Il est blond.
« Ça ne m'aide pas beaucoup, il y en a beaucoup des pays blonds come super débile alias Alfred ! Mon France ne pouvait pas tomber amoureux de ce crétin violeur ! Un syndrome de Stockholm* ? »
- Quoi d'autre ?
- Il a l'air sérieux et un peu effrayant mais quand on le connait bien, il est vraiment gentil et doux.
« Blond et effrayant ?! Ce ne pouvait être qu'Ivan ! Mais de là à qu'il est gentil ? Et puis depuis quand ils se connaissent si bien ! GRRR ! Ça m'énerve ! Mais c'est peut-être Suisse ? Non…Il est pénible et grande gueule mais ne fait pas peur. Mais ils sont amis depuis longtemps ! Trop de mystère ! »
- Tu devrais aller le rejoindre, marmonna Ludwig. Tu sais, tu es libre.
- Il viendra à moi avant que je ne fasse le premier pas. J'attendrai juste qu'il comprenne et trouve le courage de venir me voir.
Il se releva et sa tête tomba sur le lit.
- Te parler m'a mis de bonne humeur ! Je vais par contre aller me reposer dans ta chambre, il y a moins de bruit !
Il sortit de la chambre et Ludwig sourit. Il s'allongea sur le dos repensant avec joie aux moments passés avec le jeune homme. De l'autre côté de la porte, France s'arrêta les joues écarlates.
* syndrome provoquant un sentiment d'amour chez la victime d'un enlèvement pour son ravisseur. Si je ne suis pas clair, go Wikipédia !
Un petit commentaire pleaaase ?
Prochain chapitre dans…le plus tôt possible en fait, dans deux ou trois semaines et au pire des cas aux vacances de noël ! Et vous saurez qui est cet étrange allié...(ou pas) ainsi que l'éclaircissement sur l'histoire du traître.
