Joyeux Noël à tous ! Plus d'informations sur le statut de l'histoire à la fin du chapitre.


L'équipage a rencontré Vivi, la princesse disparue d'Egypte qui est mêlée à un complot impliquant un Capitaine corsaire, Crocodile. Celui-ci décide de lui venir en aide et part en Egypte, sans se douter que leur destination a été révélée à une certaine personne par Miss All Sunday, la partenaire du boss.


Leur mission était simple : découvrir où se trouvait actuellement l'armée rebelle. Si l'objectif paraissait aisément atteignable, la pratique demeurait quelque peu plus complexe : comment poser une question aussi délicate ? Le pays se trouvait actuellement dans une situation particulièrement sensible ; les opinions étant variées, ils pouvaient se faire agresser par un partisan du régime ou bien avoir la chance de tomber sur un résistant. Découvrir de quel côté ils se trouvaient pouvait s'avérer compliqué. De plus en plus d'Égyptiens prenaient le parti de l'armée rebelle, or cette dernière demeurait tout de même illégale puisqu'opposée au pouvoir en place.

Par conséquent, le nombre de gardes était d'autant plus important qu'ils souhaitaient éviter les mouvements de foule, lesquels pouvaient s'avérer incroyablement dangereux. Des rumeurs circulant parmi la population suggéraient une intervention discrète de la Marine, laquelle n'avait toutefois pas la compétence pour aller à l'encontre du nouveau héros du pays qui gagnait rapidement en popularité : Crocodile. Pirate ayant obtenu le titre de Capitaine corsaire plusieurs années auparavant, il bénéficiait d'une immunité spéciale du Gouvernement mondial ; sa prime de huit millions d'euro avait été levée à ce moment-là. Celui-ci avait commencé à intervenir dans les affaires égyptiennes quelques mois plus tôt et s'était présenté comme le héros du peuple.

Tout avait commencé de manière assez innocente : il utilisait son fruit du démon pour protéger les plus démunis en arrêtant les brigands, lesquels se cachaient majoritairement dans le désert. Puis, au fil du temps, son arrogance avait pris de plus en plus d'ampleur : il déposait lui-même les criminels devant le trône du pharaon qu'il connaissait personnellement. Ce pays était pour lui parfait pour se déplacer : étant lui-même du sable, il pouvait rapidement aller de ville en ville, si bien que nul ne pouvait certifier sa localisation actuelle avec précision.

Malgré son appartenance à la mafia, on le considérait comme un saint qui était parvenu à vaincre le démon du fruit qu'il avait mangé : un être aussi bon n'aurait jamais pu être manipulé par une créature aussi vile. Tandis que sa côté de popularité de cessait de croître, le pharaon, Cobra Nefertari, ne parvenait à freiner son impopularité descendante. Ce dernier était accusé de voler la pluie et d'abuser de sa position pour agir comme bon lui semblait sans daigner accorder la moindre pensée à ses sujets. En effet, la pluie ne tombait plus qu'à un seul endroit dans le pays : à Memphis, là où se trouvait le palais. Ce phénomène n'avait qu'une seule explication : l'utilisation du Rain powder, ou poudre faisant tomber la pluie.

Bien qu'en apparence miraculeuse, cette poudre était particulièrement néfaste : en la brûlant, celle-ci dégageait une fumée accélérant la croissance des nuages et stimulant la pluie. Néanmoins, ceux-ci ne profitaient à personne d'autre nulle part ailleurs. En clair, c'était idéal pour monopoliser ce phénomène à l'origine naturel. Ces deux dernières années, son utilisation avait été dévoilée au grand public. Le premier incident remontait à environ deux ans, peu de temps avant la disparition de la princesse Vivi, aimée de tous. Des gardes avaient été surpris en train de transporter une livraison de Rain powder sur ordre du pharaon. Une enquête fut menée et une grande quantité fut découverte dans l'enceinte du palais. Peu de temps après, la princesse disparut.

Un avis international avait été lancé, or Cobra n'avait jamais paru s'en soucier, accentuant sa chute de popularité. Nul n'avait entendu parler d'elle, si bien que tous commençaient à perdre espoir et la considéraient comme une victime, émettant diverses hypothèses. La plus populaire d'entre elles était la suivante : la jeune fille s'était opposée aux desseins de son père qui l'avait éliminée. Tous savaient que la princesse était proche du peuple : en effet, plus jeune, elle jouait avec les enfants dans la rue, comme si elle n'était pas de sang royal mais une simple paysanne. Ainsi, l'héritière avait toujours eu de la compassion pour eux comme sa défunte mère, Titi. Cependant, en éliminant sa fille de la sorte, il n'y avait personne pour succéder au trône hormis le frère du pharaon qui, pour sa part, n'était ni marié ni n'avait d'enfants. La lignée des Nefertari s'arrêterait-elle à cette génération ? À l'insu de tous, la princesse continuait d'agir afin de lutter contre cette fatalité.

Son visage étant à priori connu de tous, Vivi le masqua avec un tissu avant de descendre du bateau. En dépit de leur mission principale, ils devaient au préalable acheter des vêtements plus adaptés à ce climat afin de se fondre dans la foule. Déjà, elle voyait Sanji se diriger vers un marchant mais n'y porta pas grande attention ; sans doute aurait-elle dû, si elle s'était aperçue que cet homme vendait des tenues de danseuse. La jeune femme regardait le spectacle autour d'elle avec une pointe d'émotion ; pour la première fois depuis deux ans, elle était de retour dans son pays. Alexandrie lui avait particulièrement plu lorsqu'elle l'avait visitée plus jeune en compagnie de son père. C'était toujours aussi animé, quand bien même on détectait une certaine tension dans l'air.

Prenant garde à ne pas bousculer les gens, Vivi progressa dans la foule qui ne lui prêtait aucune attention. Nami lui cria de ne pas trop s'éloigner, autrement ils ne se retrouveraient jamais, ce à quoi elle hocha vaguement la tête. L'émotion l'envahissait après ces deux années d'absence. Actuellement, le peuple souffrait, mais bientôt ils seraient libérés. Il leur fallait juste attendre encore un peu. Elle se débarrasserait de Crocodile, le traître. Il lui fallait en tout cas agir rapidement, avant que la guerre éclate. Ce serait beaucoup plus difficile si cela arrivait. Les Égyptiens seraient alors incontrôlables et moins emprunts à écouter. En clair, elle devait agir avant l'entrée en scène de l'armée clandestine. La princesse serra les poings : elle ne laisserait personne mourir.

Pensive, la jeune femme aux longs cheveux bleus repéra soudain une jeune homme discutant avec un marchant. Torse nu avec un chapeau orange, il montrait un papier à la personne en face de lui, demandant vraisemblablement des renseignements. Toutefois, ce n'était pas ce qui avait attiré son attention : dans son dos était tatoué un svastika avec un emblème mondialement connu : cette homme appartenait à la famille de Barbe Blanche. Pour quelle raison se trouvait-il dans ce pays, où la famille de Crocodile était dominante ? Une alliance entre Baroque Works et Barbe Blanche était-elle prévue ? Elle n'en avait pas du tout entendu parler – en même temps, son poste dans la famille n'était pas assez important pour avoir accès à toutes les informations. Si une telle chose se produisait, tout espoir serait perdu. Comment aller à l'encontre de l'homme le plus fort du monde ?

L'inconnu se retourna, ses recherches n'ayant visiblement pas été fructueuses ; Vivi se figea lorsque leurs regards se croisèrent. Brun avec des tâches de rousseur, il paraissait particulièrement jeune, une petite vingtaine d'années tout casser. Ses yeux noirs fixèrent ses yeux marron pendant de nombreux instants avant qu'il passe son chemin. L'avait-il reconnue ? Probablement pas ; le cas échéant, il l'aurait interpellée pour la remettre à M. 0, alias Crocodile. Fausse alerte, ou bien avertissement ? Elle n'avait détecté dans son regard aucune hostilité. D'ailleurs, maintenant qu'elle y pensait, il avait un air familier. Se seraient-ils rencontrés auparavant ? La jeune femme n'avait pourtant pas le souvenir d'avoir déjà fait la connaissance d'un des fils d'Edward Newgate.

Dramatisait-elle lorsqu'elle envisageait une alliance entre deux redoutables familles de la mafia ? L'héritière du trône d'Égypte l'espérait. Suivant le dos du jeune homme du regard tandis qu'il disparaissait dans la foule, Vivi ne cessait de questionner la raison de sa présence en ces lieux. Agissait-il pour un motif personnel, totalement indépendant de son problème actuel ? Ce serait parfait. Elle le sentait, ce mafieux était redoutable. Mieux valait éviter de l'affronter. Crocodile et sa famille étaient déjà suffisamment dangereux. Après l'avoir perdu de vue, Vivi se concentra pour repérer la présence de ses alliés parmi cet amas de personnes, qu'elle trouva assez facilement. Ne les connaissant pas assez, celle-ci ignorait qu'elle aurait dû s'inquiéter des dégâts qu'ils étaient capables de créer.


L'on aurait pu penser que ses sabres attireraient l'attention – bien que Zoro ne s'en soit pas soucié la moindre seconde -, pourtant on l'ignorait totalement. Hormis les vendeurs qui tentaient de lui faire découvrir leurs stands, nul ne semblait le remarquer. Cela jouait à son avantage, alors pourquoi ne pas en profiter ? De toute manière, ce n'était pas comme s'il allait se laisser battre. Non, en fait, finalement, il retirait ce qu'il avait dit plus tôt quant à l'attention sur lui : un être humain normal aurait l'impression de se fondre dans la masse ; or, ses sens aiguisés avaient repéré des personnes le suivant du regard et murmurant quelque chose à leurs compagnons. Baroque Works ou bien des rebelles ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le découvrir. Faisant quelques pas vers l'un d'entre eux, l'épéiste fut interrompu dans sa lancée par un groupe d'hommes lui barrant la route et harcelant visiblement une jeune femme.

La présence qui l'observait avait tiré avantage de cette distraction pour s'envoler. Irrité, Zoro examina les fauteurs de trouble du coin de l'œil. Une jeune femme vêtue d'habits occidentaux et aux courts cheveux noirs lui tournait le dos. Celle-ci tenait fermement une sorte de long bâton enveloppé d'un tissu. Autour d'elle se tenaient quatre hommes habillés des vêtements locaux afin de protéger leur peau du soleil – et aussi par habitude – qui n'avaient pas l'air de lui vouloir du bien. Devait-il intervenir ? L'épéiste n'était pas un héros prêt à voler au secours des pauvres victimes, loin de là. De plus, Nami leur avait dit (ou plutôt menacés) de ne pas se faire remarquer. Le pire, c'était qu'elle avait un moyen de pression sur lui : les frais de soin après son combat contre Mihawk. Quand bien même il s'était rendu à Kokoyashi pour la secourir, elle refusait de considérer sa dette comme remboursée. Sale sorcière...

Étrangement, la foule autour d'eux ne réagissait pas. De nombreux passants s'étaient arrêtés et observaient la scène, sans trahir la moindre volonté d'intervenir. Était-ce coutume de regarder les femmes se faire agresser en pleine rue ? Fronçant les sourcils, Zoro remarqua tout de même qu'ils étaient tous particulièrement détendus. Cela pouvait signifier deux choses : soit le sort de cette jeune femme ne leur faisait ni chaud ni froid, soit ils avaient confiance en ses capacités. Serait-elle une sorte de célébrité dans les parages ?

« Toi ! Tu es celle qui est toujours avec Smoker, hein ? Tu vas payer pour ce qu'il a fait à nos amis ! »

L'interpellée demeurait relativement calme. Elle serait donc une combattante ? Irrités par son manque de réaction, les quatre hommes se jetèrent sur elle. Posant la main sur Wadô Ichimonji, le chasseur de pirates se serait interposé si la victime n'avait pas agi en conséquence. D'un geste rapide et calculé, celle-ci avait révélé ce que dissimulait le morceau de tissu. Les assaillants ne firent pas long feu ; avant de pouvoir réaliser ce qui leur était arrivé, ils s'étaient déjà retrouvés par-terre. Il ne restait debout que cette jeune femme maniant un sabre assez long, presque autant qu'un nodachi. Ce contraste était assez surprenant. Celle-ci n'était pas petite, voire même plutôt grande, mais il ne s'était pas attendu à la voir manipuler une lame de cette taille. D'un simple coup d'œil, il pouvait voir qu'elle était de haute qualité, semblable aux siennes.

Le moment de gloire de la brune fut de courte durée. Celle-ci trébucha, faisant rire les spectateurs qui quelques secondes auparavant la félicitaient pour avoir donné une « bonne leçon » à ces vauriens. Zoro, de son côté, opta pour un air blasé. N'était-ce donc qu'une idiote, finalement ? S'apprêtant à rebrousser chemin pour en revenir à son but initial, il remarqua un accessoire rouge vif qui avait glissé jusqu'à ses pieds : des lunettes, celles de l'épéiste. Se baissant pour les ramasser, le jeune homme tomba nez-à-nez avec elle. Il aurait instinctivement fait un mouvement de recul, s'il n'était pas tombé sur un tel spectacle. Le visage de cette jeune femme lui était atrocement familier. Impossible, serait-ce...

« Ah, vous avez ramassé mes lunettes, merci ! »

Kuina...

« Ma petite Tashigi, toujours aussi maladroite ! » s'écria une personne dans la foule.

Si elle avait récupéré ses lunettes un instant plus tard, il les aurait brisées de sa poigne sous l'effet de la surprise. Cette femme... Elle était le portrait craché de son ancienne rivale. Comment cela était-il possible ? Quoique, sur sept milliards d'êtres humains, il n'était pas étonnant d'avoir un ou deux sosies, mais tout de même... Tomber sur une épéiste avec les mêmes expressions faciales et qui semblait avoir une vingtaine d'années comme cela aurait été le cas avec sa sœur adoptive si elle avait survécu à cette attaque de Baggy le Clown... Non, il y avait bien trop de points communs. C'était totalement déstabilisant. Ignorant son air choqué, le sosie chaussa ses lunettes en conservant son sourire. Elle posa ensuite son regard sur lui afin de le remercier une nouvelle fois.

« C'est gentil de les avoir ramassées, je suis totalement aveugle sans et... Ce sont des vrais sabres que vous portez à la ceinture ?! »

Mince, il s'était trop fait remarquer. Cette femme allait uniquement lui attirer des ennuis, il le sentait. Sans prononcer le moindre mot, Zoro se releva puis s'enfonça dans la foule afin de la perdre, ignorant ses appels. Le port d'armes étant interdit internationalement, il devait être prudent. D'après ce qu'il avait observé, il y avait des marines dans cette ville. Il devait immédiatement retrouver Luffy avant qu'il fasse un malheur. Étonnamment, la tête de son capitaine n'avait toujours pas été mise à prix malgré le massacre qui avait eu lieu à Kokoyashi. De toute manière, cette affaire semblait avoir été étouffée. Que manigançait le Gouvernement mondial ? Enfin, ce n'était pas comme s'il s'en souciait particulièrement.

Estimant avoir semé le clone, Roronoa se mit à repenser à son amie d'enfance. Si elle avait survécu, elle aurait eu vingt-deux ans. Maintenant qu'il y songeait, les yeux de cette Tashigi étaient marron alors que ceux de Kuina étaient bleus. Étrange, en y repensant, puisque son père était un pur Japonais. Sans doute un héritage de sa mère ? Zoro ne l'avait jamais connue, celle-ci ayant disparu avant sa naissance. Il n'avait jamais posé de questions à son sujet, ne s'en étant jamais préoccupé. Sans doute était-elle une occidentale étant donné la couleur des yeux de sa fille qui n'étaient d'ailleurs pas bridés. Oui, sans aucun doute une personne de l'ouest. Enfin, une fois encore, il s'en fichait pas mal.

Ce clone, lui, avait plutôt la physiologie d'une Coréenne. Le reste du monde était incapable de distinguer les peuples asiatiques, les jugeant tous similaires. Étant japonais lui-même, Zoro savait reconnaître les siens. Cette femme avait un nom japonais mais un physique plutôt coréen. Un sang mêlé ? Peu importe. Il n'avait pas l'intention de la recroiser à nouveau de toute façon. Ou du moins l'espérait-il...


Sanji était aux anges. Il se trouvait en compagnie de Nami chérie, seul, et elle avait besoin de lui. Enfin, seul n'était probablement pas le meilleur terme, étant donné qu'ils se trouvaient au beau milieu d'une foule. Mais ce détail n'avait aucune importance, cela n'enlevait absolument rien au romantisme de ce moment. Chopper, qui les avait accompagnés au début, n'était nulle part aux alentours. Sans doute avait-il remarqué l'amour passionnel et brûlant entre eux et préféré les laisser en paix. D'ailleurs, Vivi avait elle aussi disparu... Était-elle jalouse ? Nul besoin de l'être, il avait assez de place dans son cœur pour les deux jeunes femmes.

Tandis que Nami négociait la gratuité des vêtements qu'elle avait repérés, le cuisinier avait pris le soin d'acheter deux tenues de danseuse qui leur irait à ravir, sans le moindre doute. Il sentait du sang couler de son nez en visualisant les deux jeunes femmes ainsi vêtues. L'œil en cœur, il se tourna vers la rousse, laquelle se trouvait maintenant avec une montagne d'habits qu'elle l'obligea à porter. En tant que preux chevalier servant, il ne pouvait laisser sa douce princesse s'embarrasser d'une telle tâche. Celle-ci était retournée vers le vendeur manifestement apeuré par son charisme royal, un sourire malicieux aux lèvres. Sa déesse aux cheveux écarlates avait-elle décidé de passer à l'action ? Cette efficacité, cette prise de décision... Tout ceci était digne de l'élue de son cœur.

« Dites-moi... C'est bien beau d'acheter, mais je ne suis pas venue pour ça. Vous voyez, je trouve que la cause que vous défendez tous discrètement est noble. Si je suis entrée dans ce pays, c'est pour rejoindre les rebelles. Quel malheur, ils ne sont pas à Alexandrie ! Mais je suis sûre que vous connaissez leur localisation actuelle, n'est-ce pas ?

- Euh... C'est-à-dire que...

- Je suis sûre que vous en avez entendu parler... Est-ce que je devrais vous aider à vous en souvenir ? »

Nami se pencha vers le vendeur, lui offrant une vue plongeante sur son décolleté. Incapable de rester de marbre, celui-ci ne parvenait à détacher son regard du spectacle en face de lui, jusqu'à sentir une intention meurtrière émanant de l'homme blond accompagnant cette beauté européenne. À cet instant, il réalisa sa situation critique : s'il ne détachait pas ses yeux de sa poitrine, ce blond le massacrerait. S'il ne répondait pas à la question, il le tuerait. En quoi avait-il le choix ?

« J-J'ai entendu dire qu'ils se trouvaient à Yuba... »

Immédiatement, la vue imprenable dont il bénéficiait jusqu'à présent lui fut retirée. Nami, de son côté, sourit intérieurement. Les hommes, tous les mêmes. Un peu de charme et ils tombaient comme des mouches. Lui adressant un clin d'œil en guise de remerciement, celle-ci tourna les talons en tirant Sanji par le bras. Elle n'aurait pas pensé obtenir des résultats aussi vite ; étant des étrangers, les autochtones se seraient plus méfiés d'eux. À présent, le nouvel objectif était clair : réunir tous ces imbéciles et entamer la route vers Yuba.


Luffy ne comprenait pas. Elle marchait depuis des dizaines de minutes, et pourtant aucun restaurant n'était en vue. Pire, même, les alentours se transformaient progressivement en désert. Quel était le problème avec ce pays ? Les habitants ne mangeaient-ils donc pas ? Non, impossible. Car un monde sans viande était tout simplement inenvisageable. Il ne méritait absolument pas d'exister. Marmonnant son envie de protéines et sa soif grandissante, celle-ci aperçut au loin une petite cabane en pierre. Sans doute y trouverait-elle son bonheur ! Entrant sans mégarde, la jeune Brésilienne trouva l'endroit vide de gens... Et de nourriture. Affolée, elle aperçut toutefois un gros sac, lequel contenait une poudre verte amère qui ne ravit guère ses papilles gustatives. Tirant la langue de dégoût, elle remarqua une inscription sur la toile.

Ne pas brûler.

Puisque c'était demandé si gentiment...

Luffy s'empressa de vider le contenu du sac sur le feu de cheminée qu'elle avait préalablement allumé. Les grains prenaient une couleur fluorescente avant de disparaître, créant une fumée qui s'échappait par l'ouverture au-dessus. Quelques instants plus tard, un bruit familier atteignit ses oreilles : de la pluie. Ne se faisant pas prier, le pirate sortit à vive allure dans le but de tirer profit de ce phénomène a priori naturel afin de soulager sa gorge sèche. Celle-ci tira sur ses lèvres, élargissant au maximum sa bouche de manière à récupérer un maximum d'eau. La pluie ne dura pas bien longtemps ; pas plus d'une minute. La dernière goutte tombée, Luffy ne cacha pas son dépit : c'était tout ? Autour d'elle, le sable commençait à sécher. À Fuschia, il pleuvait plus longtemps ! Le monde était vaste, elle commençait à peine à le réaliser.

N'ayant plus rien à faire ici, la jeune fille repartit en direction de la ville qui s'était visiblement éloignée toute seule. Le propriétaire de la cabane, à son retour, ne put que se lamenter sur son sort en constatant que quelqu'un avait subtilisé sa précieuse poudre pour faire tomber la pluie.


« Je vais vous prendre ça, et ça... Ah, ils sont pas chers, vos œufs !

- Ça marche, mon gars ! Et que dis-tu de ces lunettes ? Puisque je t'aime bien, je te fais une réduction !

- C'est vrai ?! Merci ! »

N'importe quel passant se rendrait compte que le pauvre acheteur se faisait totalement embobiner. Celui-ci ne se rendait compte de rien, trop heureux de faire de bonnes affaires – ou du moins était-ce ce qu'il croyait. Usopp n'avait jamais été dans un autre pays d'Afrique hormis le sien, le Sénégal. C'était si animé en Égypte, et les gens étaient si avenants ! On n'aurait pas dit qu'une guerre était sur le point d'éclater. Pris dans ses achats, celui-ci avait oublié l'une de ses missions : récolter des informations. De toute façon, Nami était bien plus douée pour ce genre de choses, alors il n'avait pas besoin de demander. Et, connaissant sa malchance, il allait se retrouver avec la ville à ses trousses. S'il pouvait vivre un peu plus longtemps, cela l'arrangerait. Après une bonne vingtaine de minutes, le jeune homme sortit les mains chargées du magasin, heureux d'être tombé sur un aussi chic type.

Cependant, sa réjouissance fut de courte durée ; à peine fut-il sorti de l'échoppe qu'il se cogna contre un passant, faisant tomber toutes ses courses. Les œufs se cassèrent, le reste s'éparpilla par-terre. L'homme qui lui était rentré dedans proféra des excuses et se baissa pour l'aider à se ramasser. En l'apercevant, Usopp se figea quelques instants : bien qu'aucune intention hostile n'émanait de lui, il débordait d'assurance. Un dur à cuire ? Rien qu'en l'apercevant, il savait qu'il ne le voudrait pas comme ennemi. Celui-ci se baladait torse nu et avec un chapeau aux couleurs orangées avec deux visages : l'un souriant, l'autre triste.

Un bipolaire ?

Des boucles noires entouraient son visage décoré par de multitudes de tâches de rousseur. Ses yeux noirs reflétaient un regard qui lui était familier. Se seraient-ils déjà croisés ? Usopp n'en avait pas le souvenir. Sans doute ressemblait-il à l'une de ses connaissances. En tout cas, lui non plus n'était pas du coin, à en juger son accent et son physique : un Latino ? C'était manifestement le cas. Luffy aussi venait d'Amérique latine, d'ailleurs... C'était probablement la raison pour laquelle il avait l'impression de le connaître. On avait des difficultés à distinguer les gens d'un même continent lorsqu'on n'était pas habitué. Cet homme était probablement un touriste, à en juger sa démarche décontractée et... Son couteau à la ceinture ?! Pris de panique, le Sénégalais ne parvint pas à bouger ni à prononcer la moindre parole, fixant ce meurtrier en train de terminer de ramasser ses affaires. Pourquoi la malchance le poursuivait-elle où qu'il allât ? Il n'avait pas envie de mourir maintenant !

« Et voilà. Encore désolé de vous être rentré dedans. »

Quelle politesse... Avant d'avoir le temps de réagir, l'inconnu poursuivit son chemin, exposant son dos à Usopp, lequel fit tomber à nouveau ses courses en comprenant la signification de son tatouage. D'abord Crocodile, maintenant un membre de la famille de Barbe Blanche... Sa vie était finie, jamais il ne rentrerait vivant en France.


Jamais encore Chopper ne s'était mêlé à une foule. Cette nouvelle expérience le mettait par conséquent mal à l'aise, sa paranoïa prenait le dessus ; les humains l'avaient toujours attaqué en le voyant sous sa forme mi-homme mi-bestiale, si bien que marcher dans une foule sans se faire agresser le déstabilisait totalement. Il s'était beaucoup couvert afin de cacher sa fourrure et une partie de son visage, quand bien même sa taille imposante ne passait pas inaperçue. Si les gens détournaient le regard, c'était uniquement pour cette raison, pas pour son apparence bestiale. Il avait tenté de rester aux côtés de Nami et Sanji ainsi que Vivi, cependant la panique l'avait assez rapidement envahi et il s'était enfui de la place, cherchant une ruelle tranquille où il pourrait retrouver son calme. Il retrouverait le groupe plus tard grâce à son odorat. De toute façon, tout le monde s'était séparé, par conséquent il avait du temps devant lui.

Reprenant son souffle après avoir couru jusqu'à un endroit plus paisible, le renne repéra un groupe non loin qui discutait près d'un camion. Par réflexe, il se cacha pour ne pas être vu. Cependant, quelque chose l'intriguait : il lui semblait sentir l'odeur d'un chameau. Ce n'était pas très étonnant, d'un côté, étant donné qu'il se trouvait dans un pays désertique. Cependant, ses oreilles ne se trompaient pas : il entendait bien des appels à l'aide. Le maltraitait-on quelque part ? Serrant les poings, Chopper coula à nouveau un regard vers le groupe qui s'éloigna vers un bar situé à proximité, plus loin dans la rue.

L'auraient-ils maltraité ? Il en était certain, la pauvre bête se trouvait dans l'engin. Maintenant que les humains s'étaient éloignés, c'était le moment idéal pour le libérer.

Approchant avec prudence, le docteur scrutait continuellement les alentours, craignant l'apparition subit de l'un des kidnappeurs. Dans ses oreilles continuaient de résonner les cris de détresse du chameau ; étant mi-bête mi-humain, Chopper possédait la faculté de communiquer autant avec les hommes qu'avec les animaux. Cependant, cela n'avait pas été suffisant pour s'intégrer ; ceux de son espèce l'avaient mis à l'écart à cause de son nez anormalement bleu et les humains l'avaient pourchassé en raison de son apparence inhabituelle. Il ne ressemblait à rien, et tous redoutaient ce qu'ils ne connaissaient pas. Deux personnes l'avaient accepté pour ce qu'il était réellement : la première, Docteur, l'avait recueilli et soigné lorsqu'il avait été blessé par des humains. Le renne adorait le Docteur. Pourtant, par son ignorance et sa naïveté, il l'avait tué. La deuxième, Doctorine, était en vie... Normalement.

A l'arrière du camion, Chopper constata avec soulagement que celui-ci n'était pas fermé. Ce fut lorsqu'il ouvrit la porte qu'il se rendit compte qu'il n'avait encore jamais vu un tel animal : d'une carrure assez imposante, deux étranges bosses courbaient son dos. Une corde autour de son cou accrochée au mur l'empêchait de se mouvoir librement. Révolté par un tel traitement, le petit animal lui souffla des paroles réconfortantes, lui assurant qu'il allait le secourir. Quelque peu apaisé par ces promesses, le chameau se calma et le regarda faire, tandis que son sauveur tentait avec ses petites mains de défaire le nœud, le cœur battant la chamade à l'idée d'être pris la main dans le sac par ceux qui l'avaient capturé. Il avait repris sa forme intermédiaire de manière à être à l'aise dans ses mouvements. Sous cette apparence unique au monde, assurément ceux-ci tenteraient-ils de s'emparer de lui pour le vendre aux enchères comme un monstre de foire.

Si une telle situation se réalisait, qui le sauverait ? Luffy ? Mais ils venaient à peine de se rencontrer... Quoiqu'il avait rencontré Vivi très récemment aussi, et pourtant il avait décidé de partir dans un pays étranger pour l'aider à accomplir son rêve. Son esprit paranoïaque trouvait deux justifications face à un tel comportement : soit l'idée de combattre un Capitaine corsaire le réjouissait et l'avait motivé (ce qui était plus que probable à en juger sa réaction en entendant le nom de Crocodile), soit il ne parvenait pas à résister au charme d'une fille (Doctorine n'avait eu de cesse de lui répéter que tous les hommes étaient des imbéciles incapables de résister à une jolie fille).

Aurait-il moins souffert s'il avait été une femelle ? Chopper ne parvenait pas à s'imaginer sans ses bois. De plus, réflexion faite, même en changeant de sexe, son apparence demeurerait anormale. Jamais son corps bestial n'aurait eu de charme. Personne ne le sauverait. Et Luffy ? Chopper repoussa ces pensées. Il ne pouvait pas s'attacher à lui ni aux autres. Le cas échéant, il n'en tirerait que de la souffrance. Il avait toujours été seul, sa situation n'était pas bien différente d'autrefois. Oui... Ce n'était pas bien grave. Pourtant, il avait toujours rêvé de devenir un pirate. Au moment où il avait trouvé un équipage, il fallait qu'il tombât sur Luffy D. Monkey. Pourquoi tant de malchance ? Pour quelle raison n'était-il pas libre ?

Un cri du chameau le ramena à la réalité. Pris dans ses pensées sombres, il avait trop tiré sur la corde, lui faisant mal. Chamboulé, Chopper s'excusa sincèrement et acheva de défaire le nœud. Sans perdre un seul instant, les deux compères sortirent à vive allure de l'engin et coururent dans les ruelles en direction du désert ; à l'occasion, le docteur avait repris son apparence de renne afin d'aller plus vite - chaque transformation convenait à une situation particulière : sa forme d'origine était pratique pour courir tandis que sa forme humaine servait plus ou moins à se mêler à la foule ou bien à utiliser le plus de force possible. Son apparence intermédiaire, qu'il adoptait la majorité du temps, était la plus adaptée pour la vie de tous les jours et pour exécuter ses taches de médecin. Il existait d'autres transformations qu'il avait développées lui-même au fil du temps mais réservait pour des circonstances plus critiques.

Les deux bêtes ralentirent la cadence au bout de quelques minutes après s'être suffisamment éloignés et reprirent leur souffle. Chopper se tendit lorsque le chameau colla son museau contre le sien en guise de remerciement ; le contact ne dura que quelques instants. Celui-ci lui adressa ensuite un regard plein de gratitude avant de suivre son chemin. Ce ne fut qu'au moment où l'animal disparut de son champ de vision que le renne réalisa un détail quelque peu majeur : pas une seule fois celui qu'il avait sauvé n'avait prêté attention à son apparence. Ses yeux n'avaient trahi aucun dégoût en le voyant se transformer. Il ne l'avait pas jugé pour son physique. Était-ce parce qu'il l'avait sauvé ? Non, assurément pas. La gratitude n'effaçait pas le dégoût. Pour la première fois de sa vie, il était accepté par un autre animal. Rien que d'y penser, Chopper était si heureux qu'il pourrait pleurer.


Lorsqu'il avait été muté à Alexandrie, Smoker avait reçu pour ordre de calmer les tensions naissantes. Un travail blasant, mais nécessaire. La population locale s'agitait de plus en plus contre le pharaon et Crocodile n'arrangeait absolument pas les choses. Le capitaine n'avait jamais compris le principe des Capitaines corsaires : comment le Gouvernement mondial pouvait-il accorder une telle liberté à ces parrains de la mafia ? Certes, ils gagnaient des alliés de taille en cas de conflit, mais comment cela était-il possible d'envisager une telle tolérance quant à leurs activités ? C'était totalement en désaccord avec son idée de la Justice. A la tête de la base de la Marine locale, il espérait coincer Crocodile d'une façon ou d'une autre. Son instinct lui soufflait que ce dernier n'était pas aussi innocent qu'il le laissait paraître ; évidemment, puisqu'il était question d'un utilisateur de fruit du démon.

Cependant, s'il était de sortie aujourd'hui, ce n'était pas tant pour ce parrain : il était à la poursuite d'un gros poisson, et pas n'importe lequel. L'un de ses subordonnés lui avait signalé la présence d'un des fils de l'homme le plus fort du monde, Barbe Blanche. Sa venue ne pouvait pas être fortuite. Pour quelle raison une telle personne s'aventurerait-elle sur ce territoire sensible, sinon pour une alliance quelconque avec l'homme de sable ? Quelque chose se tramait bel et bien dans les coulisses de ce pays. Avant de découvrir tous ces complots, Smoker avait bien l'intention de se charger de ce pirate. D'après ses informations, sa tête était à mise à prix pour une somme plusieurs fois supérieure à celle de Crocodile lorsqu'il était devenu un allié du Gouvernement. Par conséquent, sa cible était particulièrement redoutable ; il s'agissait d'un logia, tout comme lui, d'où le fait qu'il se charge de sa capture et ait demandé à ses hommes de rester en retrait. Ils n'étaient tout simplement pas de taille, alors autant éviter des pertes inutiles.

Le pirate en question se trouvait actuellement dans un restaurant non loin du marché. En chemin, Smoker crut entendre parler d'une personne qu'on avait cru contaminée par une fraise du désert, mais n'y prêta pas grande attention. Cet insecte était relativement dangereux et connu uniquement des autochtones. Nombreux étaient ceux qui s'étaient laissés prendre au piège. Avec leur apparence et leur goût de fraise, ces araignées infectaient l'estomac de leur victime qui mourait subitement, sans préavis, quelques heures plus tard. Par la suite, le corps émettait un gaz mortel pour quiconque le respirait. Cette espèce était par conséquent l'un des plus grands ennemis lors de la traversée du désert. Enfin, de toute façon, il n'y avait que les étrangers et les enfants pour tomber dans ce piège.

Le capitaine Smoker entra dans le petit restaurant dans lequel la clientèle se tendit, sentant l'atmosphère quelque peu hostile qui émanait de lui. Sa cible mangeait innocemment au comptoir, exposant son dos nu à tout va. Quel toupet, ne pouvait s'empêcher de remarquer le marine. Ce pirate n'avait peur de rien pour oser se balader autant à découvert dans la ville sous sa protection. D'où tirait-il une telle assurance ? Était-ce parce qu'il se savait couvert par Crocodile ? Parfait, il obtiendrait probablement une occasion pour le coincer si c'était le cas. Depuis qu'il se trouvait à Alexandrie, aucun pirate ne lui avait échappé et il avait bien l'intention de perpétuer cette tradition.

« Ace aux poings ardents. »

L'interpellé se retourna, la bouche pleine, et fixa le marine quelques instants avant d'avaler la nourriture et de sourire d'un air moqueur tout en pivotant sur son tabouret de manière à lui faire face, les coudes appuyés sur le comptoir. Aucune crainte n'émanait de lui, il paraissait même amusé de la situation. Deux raisons pouvaient expliquer ce comportement : soit il étai très fort, soit il se savait protégé. En règle générale, la Marine évitait de trop toucher aux fils de Barbe blanche, l'un des quatre empereurs. Si elle souhaitait aller à son encontre, elle devait être mieux préparée, car contrarier l'homme le plus fort du monde provoquerait une guerre dévastatrice pour les deux camps. Cependant, Smoker n'avait que faire de cet ordre tacite l'empêchant de capturer quiconque faisait partie de la famille d'Edward Newgate. Il arrêtait les pirates qui croisaient son chemin.

« Tu es bien arrogant pour montrer ton tatouage de la sorte. Qu'es-tu venu faire dans ce pays ?

- Les tee-shirts me dérangent et il fait chaud ici. Pas la peine de flipper comme ça, je suis juste à la recherche de quelqu'un.

- Je suppose que tu ne te laisseras pas gentiment arrêter ?

- Je ne crois pas, non. »

D'un coup, la tension atteignit son paroxysme. Smoker posa une main sur la jitte dans son dos tandis que son adversaire fléchissait ses membres, prêt à contre-attaquer. Autour d'eux, les clients s'éloignaient le plus possible, de peur de se retrouver pris entre deux feux. Un combat d'un niveau autre que ceux auxquels ils avaient assisté jusqu'à maintenant était sur le point de se dérouler sous leurs yeux. Trop occupés par cette scène, aucun ne prêta la moindre attention au cri dont le volume sonore ne cessait d'aller crescendo. Personne n'avait anticipé ce missile humain qui percuta en plein fouet Smoker et entraîna avec lui Ace aux poings ardents. Si celui à l'origine de cette attaque avait été amorti par le marine, ce dernier et son adversaire traversèrent plusieurs murs par la force de l'impact. Un humain normal serait mort sur le coup.

« Ça y est, un restaurant ! À manger, de la viande ! »

Un silence de mort s'installa parmi les spectateurs. Les deux ennemis avaient été projetés à quelques dizaines de mètres, démolissant les murs des habitations sur leur passage. Cependant, cet incident n'était pas en soi le plus surprenant : ce qui l'était, c'était celui qui l'avait provoqué. Un jeune garçon à l'apparence frêle se tenait à l'endroit où le capitaine de la Marine avait défié le pirate. Une main sur son chapeau, il riait à gorge déployée sous le regard éberlué du barman et des clients, lesquels ne comprenaient rien à ce qui venait de se produire : de quelle façon s'était projeté de la sorte ? Par quel miracle était-il indemne ? Avait-il conscience qu'il avait percuté le marine le plus puissant aux alentours ? Visiblement ignorant des dégâts, celui-ci s'installa au comptoir pour réclamer de la nourriture d'un air enjoué. Il n'avait manifestement rien remarqué.

« Euh... Petit... dit timidement le tenancier en lui servant un gros plat de pâtes. Tu sais ce que tu as fait ?

- Hm ? répondit Luffy, la bouche pleine. Qu'eche qu'il y a ? »

L'intéressé pointa du pouce l'énorme trou qu'il avait manqué d'une petite dizaine de centimètres. Encore un peu et il en serait mort. L'expression sur le visage de son client ne changea pas tellement face à ce spectacle.

« Ça a l'air dangereux. C'est vous qui avez fait ça ?

- Non, c'est toi ! répondirent les personnes présentes, visiblement exaspérées par son côté illuminé.

- Moi ? Non, impossible. »

L'on pouvait sentir une intention meurtrière émaner de l'assistance, notamment du tenancier, face au comportement nonchalant du jeune garçon. Quelques mètres plus loin, Ace aux poings ardents se relevait des décombres, irrité par ce récent incident. Quel abruti avait bien pu commettre un acte pareil ? Cet inconscient ne craignait visiblement ni le marine le plus puissant aux alentours, ni un commandant aux ordres de l'homme le plus fort du monde. Qui donc pouvait se permettre de créer un tel grabuge ? À première vue, on pourrait songer à quelqu'un d'extrêmement fort, cependant même une personne aussi imposante n'attaquerait pas de la sorte des gens comme eux. Il fallait tout simplement être écervelé, inconscient et... Un instant, cela lui rappelait beaucoup le caractère de celle qu'il recherchait... Subitement anxieux face à cette découverte et excité quand à l'idée de la retrouver, le jeune homme s'excusa brièvement auprès des familles dont la maison avait été détériorée et pressa le pas en direction du bar, le cœur battant la chamade.

Ace s'était attendu à des changements - après tout, ils ne s'étaient pas vus depuis trois ans -, mais certainement pas à... Ça. Un garçon coiffé d'un chapeau de paille engloutissait des dizaines d'assiettes sans même prendre la peine de cacher son élasticité, faisant reculer les autres clients et le gérant, lesquels étaient effrayés par ce démon. Non, en fait, ces détails n'avaient aucune importance. Une seule chose occupait son esprit : qu'est-ce que Luffy fabriquait en garçon ?! Alors qu'il s'apprêtait à la héler, un poids sur sa tête le fit à nouveau embrasser le sol.

« Qui est l'enfoiré qui a fait ça ?! »

A en juger sa voix et son attitude, Smoker n'était pas ravi du tout, ce qui pouvait se justifier par les circonstances actuelles. Ce commandant de Newgate pouvait attendre, dans l'immédiat il avait des comptes à régler avec cet impertinent qui l'avait couvert de ridicule. Il n'allait pas laisser un pareil misérable le mener par le bout du nez, surtout s'il s'agissait de Baroque Works. Crocodile s'était-il enfin décidé à agir contre lui ? Si tel était le cas, alors que diable faisait ce gringalet en face de lui ? Il ne le sous-estimait tout de même pas à ce point, si ? Smoker ne serait guère étonné que le Capitaine corsaire lui envoyât un misérable subalterne, mais là... C'était à mourir de rire. Toutefois, le marine n'était pas homme à la plaisanterie. Il pouvait sentir une veine éclater au niveau de son front en raison de la pression qu'il exerçait dessus.

Un jeune garçon au corps fin ingurgitait des montagnes de nourriture - c'était à se demander où elle allait -, l'air de rien. Quelle insolence digne de la famille de Crocodile. Au moins, il disposait d'une excuse pour l'arrêter, dans la mesure où il l'avait attaqué. Il lui ferait cracher ce qu'il savait, même s'il n'espérait pas grand-chose ; les déchets qu'il interpellait et interrogeait de manière assez convaincante n'étaient jamais capables de dévoiler beaucoup d'informations ; juste qu'ils s'intéressaient beaucoup à l'Égypte, pays natal du chef. Jusqu'à maintenant, Smoker n'avait jamais réuni suffisamment de preuves pour incriminer l'homme de sable. Si seulement il pouvait mettre la main sur quelqu'un de haut placé, alors... Un instant, le gringalet venait-il d'étirer ses bras pour attraper de la nourriture à l'autre bout du comptoir ? La chance lui souriait enfin : d'après ses recherches, les utilisateurs de fruit du démon occupaient des rangs élevés dans cette famille.

« Toi, au chapeau de paille, tu vas me suivre gentiment. »

Luffy n'avait pas vraiment entendu ce que le grand-père en face d'elle avait dit, néanmoins ses mains s'arrêtèrent de récupérer le contenu des assiettes autour d'elle à l'instant où elle aperçut la silhouette de la personne juste derrière. Son cœur se mit à battre la chamade tandis que des gouttes de sueur perlaient son front. Impossible... Pourquoi se trouvait-il ici ? Aux dernières nouvelles - lesquelles remontaient au jour de son départ, trois ans plus tôt -, il se trouvait aux États-Unis. Jamais la travestie n'avait envisagé un seul instant le croiser lors de son passage en Égypte. C'était mauvais, très mauvais... Après tout, elle s'était enfuie de la maison et avait changé son apparence sans rien dire à personne. Sa grand-mère l'avait-elle contacté pour lui faire part de sa disparition ? C'était fort probable. Son corps était pétrifié en envisageant la suite des événements : s'il l'attrapait, il la renverrait Fuschia, loin de ses amis, loin de son rêve. Peut-être. Il était assez impulsif dans son genre. Malgré tout, elle ne pouvait pas se permettre d'être interrompue.

En dépit de son caractère intrépide et fonceur, Luffy avait conscience qu'il existait des adversaires contre lesquels elle ne pouvait pas gagner ; Ace en faisait partie. Saisissant toute la nourriture disponible sur le comptoir avec ses bras, celle-ci salua rapidement le gérant du petit restaurant tout en fourrant le tout dans sa bouche avant de prendre la poudre d'escampette. Le marine, pensant qu'elle fuyait à cause de lui, la poursuivit immédiatement. Le pirate restant eut besoin de quelques secondes supplémentaires pour revenir à la réalité et s'engager dans la poursuite, quelque peu énervé par sa récente découverte. Que s'était-il donc passé durant son absence pour qu'elle change à ce point ?


Alors que Zoro commençait à penser que tout le monde s'était misérablement perdu, il tomba sur Chopper dans une ruelle déserte. Ce dernier, manifestement toujours intimidé par son aîné, parla peu sur le trajet. De plus, il fallait dire que le premier n'était pas d'un naturel particulièrement bavard. L'atmosphère devint plus animée lorsqu'ils retrouvèrent Usopp, lequel raconta avec effroi et beaucoup d'exagération comment il avait échappé aux griffes d'un terrible assassin quelques instants auparavant. Si le petit renne gobait absolument toutes ses paroles avec admiration, l'épéiste demeura quant à lui blasé comme à son habitude en entendant le récit, concentré sur son objectif : retrouver Luffy. Étrangement, il avait un mauvais pressentiment... En même temps, il fallait dire que le capitaine avait le don de rapporter des ennuis.

Malheureusement, son vœu que Sanji se perdît et ne les retrouvât jamais ne s'était pas exaucé. Le cuisinier pervers avait terminé de faire les courses et se trouvait dans une ruelle menant au port en compagnie des filles qui s'étaient changées. Bien entendu, l'autre abruti avait l'œil en cœur et ne cessait de les reluquer dans leurs tenues de danseuse. En même temps, Nami aurait dû savoir que même si elle gagnait un porteur en l'emmenant avec elle, sa nature perverse ne prendrait pas de vacances pour autant. Il fallait s'attendre à ce qu'il achète de tels habits. Vivi, manifestement mal à l'aise, couvrit son visage d'un voile : avec un tel accoutrement, elle allait attirer l'attention. Elle ne pouvait pas prendre le risque d'être reconnue ; masquer une partie de son visage ne pouvait qu'aider. Fort heureusement, jusqu'à maintenant, personne ne les avait remarqués. Presque tout le monde était réuni, ils pourraient bientôt partir en direction de leur prochain objectif. Il ne manquait plus que...

« Arrête-toi, Chapeau de paille ! »

Un frisson parcourut l'équipage. Avaient-ils bien entendu ? Non, c'était sûrement une erreur... Oui, exactement. Les pirates échangèrent un regard, comme pour se rassurer, tout en saisissant leurs bagages. Non, ce n'était pas comme s'ils allaient s'enfuir...

« Ah ! Zoro, tout le monde ! Vous êtes là !

- Ne viens pas par ici, idiot ! »

Bien évidemment, c'était parler dans le vide. Le capitaine se dirigea vers eux, un marine mécontent à sa poursuite. Qu'avait-il bien pu faire, cette fois ? Montrer ses pouvoirs, probablement. Vivi paniquait intérieurement : c'était des pires scénarios : ce grabuge allait attirer immédiatement l'attention sur eux. C'était très mauvais ; à ce rythme-là, Crocodile ne tarderait pas à les localiser. Elle n'avait pas sacrifié deux années de sa vie pour échouer de la sorte. Après tout ce qui s'était produit, plutôt mourir que de laisser ce pays entre les mains de cet homme. Néanmoins, le pire n'était pas encore arrivé : le marine possédait un pouvoir, de type logia qui plus est. Une fumée emprisonna l'homme-caoutchouc, lequel fut privé de toute liberté de mouvement. Ils avaient été trop téméraires en s'imaginant que courir suffirait. Ce n'était pas Paris et ses policiers aux capacités limitées, il s'agissait d'une ville dangereuse appartenant à une famille redoutable et encadrée par des marines.

Au moment où Zoro et Sanji s'apprêtèrent à se jeter au cœur de la bataille, une vague de feu entoura le garçon au chapeau de paille, dissipant la fumée. L'assistance se tourna alors immédiatement vers l'origine des flammes pour distinguer sous cette chaleur la silhouette d'un jeune homme aux boucles noires et coiffé d'un chapeau orange. Usopp et Vivi écarquillèrent les yeux à sa vue : pour le premier, il s'agissait de l'assassin. Pour la seconde, cet homme était le potentiel personnage-clé dans cette bataille. Prenant visiblement la pose, l'homme de feu releva légèrement son chapeau, dévoilant ses yeux noirs, lesquels fixaient attentivement la victime.

« File, Luffy. Mais souviens-toi d'une chose : où que tu ailles, je te trouverai.

- A-Allons-y, les gars ! s'écria Luffy en ravalant sa salive.

- Attendez, sales pirates ! »

Malgré sa volonté de fer, Smoker ne parvint pas à aller plus loin. Ace s'était engagé à lui barrer le chemin de son corps afin de permettre à Luffy de s'enfuir. De toute façon, il la retrouverait bien assez vite. Cette idiote avait un certain nombre d'explications à lui fournir.

« Tu es donc allié à Baroque Works, Ace aux poings ardents ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles. C'est juste que l'aîné se doit de veiller sur les plus jeunes. »

Les attaques entre les deux ennemis reprirent de plus belle pour n'aboutir à rien de concret ; les deux opposants se trouvaient à un niveau similaire. En outre, leurs pouvoirs se ressemblaient trop pour espérer prendre le dessus sur l'autre. La frustration de Smoker s'accentuait à chaque match nul ; à ce rythme-là, le pirate au chapeau de paille allait le semer totalement ; aucun de ses hommes ne se trouvaient dans les environs. Par conséquent, il ne pouvait pas compter sur eux pour les localiser. Son précieux futur prisonnier lui était absolument nécessaire ; il pourrait lui soutirer des informations vitales afin d'arrêter Crocodile. Malheureusement, il fallait que l'un des fils de Barbe blanche le prît sous son aile. Celui-ci était forcément impliqué dans cette affaire.

Jetant un coup d'œil au groupe qui s'éloignait de plus en plus, le capitaine de la Marine tilta à la vue d'une jeune femme aux cheveux bleus. Le tissu enveloppant son visage s'était envolé dans sa course, lui faisant tourner la tête. Aucun doute, même si ce visage avait gagné en maturité, il s'agissait de la princesse Vivi. Elle ne trahissait aucun geste de résistance et paraissait suivre le pirate et ses acolytes de son plein gré. Que se passait-il donc ? La disparue complotait-elle contre son père pendant toutes ces années ? Maintenant qu'il y songeait, personne n'avait envisagé qu'elle eût rejoint l'ennemi. C'était comme si cette opposition ne pouvait pas être aussi flagrante. Soupirant de dépit, Smoker se rendit compte que de longues discussions diplomatiques auraient lieu une fois qu'il l'aurait capturée. Après tout, une fois la famille de Crocodile dissoute, il ne resterait plus aucun héritier pour le trône.

Le combat entre le feu et la fumée durait depuis de nombreuses minutes sans qu'aucun vainqueur ne soit décidé. A ce rythme-là, ce serait plutôt un test d'endurance, sachant que tous deux étaient capables de tenir jusqu'au lendemain. Cet acharnement provoquerait moult dégâts, qu'ils fussent matériels ou humains, sans compter une éventuelle attaque inattendue d'autres agents de la famille de Crocodile. Le pirate au chapeau de paille et la princesse se trouveraient très loin d'ici là. En clair, prolonger ce combat s'avérait extrêmement mauvais. A peine cette conclusion lui eût-elle traversé l'esprit qu'un sourire se dessina sur les lèvres de son adversaire. Ce dernier invoqua de nombreuses flammes, lesquelles se mirent à l'entourer, comme pour le protéger.

« Je me suis bien amusé avec toi, mais il faut que j'y aille. Il y a quelqu'un qui m'attend. »

A l'instant où ces paroles furent prononcées, un énorme tourbillon de feu l'entoura, manquant de justesse de provoquer un début d'incendie. Le marine n'eut pas le temps de s'approcher que celui-ci avait déjà disparu, son contrôleur avec. Smoker jura en constatant l'issue du combat : quand bien même ce dernier s'était vite conclu comme il l'avait souhaité, il n'en restait pas moins que deux pirates lui avaient filé entre les doigts ; et sa fierté de marine ne s'en remettrait pas s'il les laissait s'échapper.


L'équipage courait à perdre haleine dans les rues, bousculant sans vergogne les passants. Dans la précipitation, Vivi avait perdu son voile, exposant son visage à la vue de tous dans cette tenue quelque peu osée. Mal à l'aise, celle-ci abaissait la tête dans l'espoir de ne pas être reconnue. Ils venaient tout juste d'arriver et déjà Luffy s'était fait repérer. Par quel miracle réussirait-elle sa mission s'ils se faisaient à chaque fois remarquer ? Si Crocodile l'attrapait avant sa rencontra avec l'armée révolutionnaire... Avait-elle eu raison de demander de l'aide à ces pirates qu'elle avait dénichés ? D'un autre côté, à situation désespérée, mesure désespérée. M. Bushidô et Sanji étaient très forts, elle l'avait senti. Quant à Luffy... C'était difficile à dire. Néanmoins, s'il était le chef, alors il ne pouvait pas être faible, d'autant plus qu'il connaissait visiblement l'un des fils de l'homme le plus fort du monde. Il cachait donc forcément une puissance inconnue.

Une fois arrivés au Vogue Merry II, les membres de l'équipage y montèrent aussitôt et entreprirent de lever l'ancre et baisser la voile afin de s'éloigner au plus vite. La fugitive leur avait assuré dans la précipitation qu'ils pourraient cacher la caravelle plus loin sur la côte, puisque l'accès au Nil était très contrôlé. Si on ajoutait à ce ralentissement sur le trajet le fait qu'ils allaient devoir traverser le désert de manière à ne pas être reconnus ni contrôlés, comment arriveraient-ils à temps ? C'était une question de jours avant que la guerre éclate ! Trop perdue dans ses angoisses, ce fut Usopp qui posa une question évidente à laquelle aucun membre de l'équipage ne saurait répondre.

« Dis, Luffy, c'est qui ce type ?

- Ah, Ace ? C'est mon frère, pourquoi ? » répondit-il comme s'il s'agissait de l'évidence même.

Un silence s'abattit sur l'assemblée, laquelle eut besoin de quelques instants pour assimiler la nouvelle.

« Ton frère ?!

- Ce monstre a un frère ? s'horrifia Nami. Ça doit être un monstre aussi !

- Ouais, Ace est super fort ! Quand on était petits, je n'ai jamais pu le battre. D'ailleurs, on dirait qu'il a mangé un fruit du démon maintenant.

- Tu... Perdais contre un humain normal ? manqua de s'étrangler Sanji.

- Oui, mais si on se battait maintenant, je suis sûr que je le battrais !

- Qui va battre qui ? » demanda une voix hors du bateau.

Une silhouette sauta majestueusement sur la rambarde, bousculant au passage le jeune capitaine, lequel tomba lamentablement par-terre. L'équipage ne sut comment réagir face à cette intrusion inattendue. Le grand-frère se tenait accroupi en équilibre sur la barrière, sans cacher son regard menaçant destiné à son cadet. S'agissait-il d'un ami ou bien d'un ennemi finalement ? Luffy leur avait assuré nonchalamment qu'ils faisaient partie de la même famille, néanmoins, à en juger sa nervosité, ces retrouvailles n'allaient pas être cordiales.

« Y-Yo, Ace... salua nerveusement le petit-frère en tripotant son chapeau de paille.

- Tu as beaucoup de choses à expliquer... Luffy. »


Merci de lire cette note.

Pour ceux qui sont allés sur mon profil, vous avez pu constater mon annonce quant aux mises à jour. Pour faire simple, cette année, je n'ai malheureusement absolument pas le temps de poster plus régulièrement. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, croyez-moi. Ne vous inquiétez pas, je n'abandonne pas cette histoire. Je ne l'abandonnerai pas. J'y tiens beaucoup. C'est juste que cette année n'est pas facile. Une fois mes examens terminés, cet été, je pourrai m'y remettre à fond et avancer vraiment. Je tiens à remercier ceux qui sont toujours là et qui suivent l'histoire malgré l'irrégularité. Vos commentaires me font toujours énormément plaisir, ils me rendent heureuse. Merci d'accorder quelques minutes pour écrire quelques mots témoignant votre intérêt.

Concernant ce chapitre, à l'origine, j'avais pensé (très brièvement) faire de Chopper une fille. Mais, finalement, Chopper sans ses bois, ce n'est plus Chopper.

Joyeuses fêtes à tous ! Je vous serai profondément reconnaissante si vous m'accordez un petit cadeau de Noël qui ne vous prendra que quelques minutes de votre temps.