Version corrigée

Cours 101 de la langue grecque

Percy

Après qu'Hermione et moi nous avons marché dans le couloir, nous arrivons dans une salle d'attente. La salle est plutôt chaleureuse, des murs en marbre noir lisse, des fauteuils noirs et un foyer où un feu crépite doucement. Je dépose mon sac de sport près d'un fauteuil noir. Je m'assois dans ce fauteuil et je joue avec Turbulence sous forme de stylo. Je commence à être ennuyé (stupide TDAH). Hermione semble remarquer mon agitation et elle dit :

— Donc, à quel niveau es-tu?

— Je suis à la dernière année du lycée, dis-je.

— Que veux-tu faire après ton diplôme? dit-elle.

— Aller à l'université avec ma petite amie, dis-je.

— Que veux-tu étudier? dit-elle.

— Océanographique ou en hydrobiologie, dis-je.

— Tu aimes beaucoup l'eau, dit-elle.

— Ouais, dis-je.

— Laisse-moi deviner, tu es un nageur de ton école, dit-elle pensivement.

— Ouais, je suis le capitaine de l'équipe de natation et je suis un joueur du basketball de mon lycée, dis-je avec une pointe de fierté.

— Dis-moi, ton prénom est Persée? dit-elle.

— Oui, dis-je avec méfiance.

— Pour le héros ou la constellation? dit-elle en ignorant ma méfiance.

— Pour le héros, dis-je.

— Donc, un personnage de la mythologie grecque. Tout comme mon nom, Hermione est la fille de…

— La fille de Hélène et de Mélénas de Sparte, dis-je en coupant Hermione.

Elle me regarde stupéfait et je lui dis :

— Quoi? Je connais la mythologie grecque et mon père est grec. Et je parle un peu le grec moderne et je parle couramment le grec ancien. Je peux lire un peu le grec moderne et je lis très bien le grec ancien.

— Pourquoi parles-tu mieux le grec ancien que le grec moderne? dit Hermione.

— Je lis mieux le grec ancien à cause de ma dyslexique. Je ne sais pas, ç'a toujours été comme ça, dis-je en mentant.

Il ne faut pas que les sorciers sachent que les dieux grecs et romains existent. Nous restons silencieux et Hermione dit :

— Quand j'avais ton âge, j'ai étudié les langues anciennes.

— Cool, comme quoi? dis-je.

— L'anglo-saxon, le latin, le grec ancien, etc.

— Je parle moyennement le latin, dis-je. C'est drôle, vous ressemblez beaucoup à ma petite amie. Elle est intelligente et elle aime les défis.

— Ah, oui? Je te mets au défi. Tu parles le grec ancien pendant 30 minutes, dit Hermione.

— Et qu'est-ce que je gagne? demandé-je.

— Euh… rien, dit-elle.

Je lève un sourcil et elle me dit à la hâte :

— OK, je te propose quelque chose : si tu réussis le défi, je pourrais répondre à toutes tes questions. Deal?

— D'accord défi tenu, dis-je après un moment de réflexion.

— Attends un peu à mon signal… là maintenant on parle en grec ancien, dit Hermione en regardant sa montre.

XXX

Pendant 30 minutes nous parlons en grec ancien et devinez qui a gagné… MOI! C'est cool, n'est pas? Je vais droit au but. Je lui pose une des questions me tracasse depuis que je suis ici :

— Qu'est-ce que ma mère a faite? Pour que vous veniez à mon appartement? dis-je en la regardante droite dans les yeux.

— Il se trouve que ta mère est une Mangemort, hésite Hermione.

Malgré tout le stress et la fatigue, j'éclate de rire, je me tiens les côtés et finalement je tombe de mon fauteuil. Hermione me regarde confus et elle me dit :

— Qu'est-ce qu'il a de si drôle?

— Qui au nom… de… de Hadès… qui voudrait manger Thanatos… je… je ne savais pas que la… la mort à… à un si bon goût! Vous les… les sorciers… vous… vous êtes bizarres! dis-je en parvenant dans mon fou rire.

Je tente de reprendre mon souffle. Je me relève par terre et je m'assois sur le fauteuil. Après que je réussis à me calmer, je continue mon questionnement :

— Alors, qu'est-ce que c'est un Mangemort?

— Un Mangemort était un partisan de Voldemort. Il y a 12 ans, il a eu une guerre contre Voldemort. Ce personnage détestait les Moldus, des gens qui n'ont pas de magie en eux. Et les sorciers et les sorcières qui sont nés de parents non magiques.

Elle me raconte tous les évènements de comment Harry Potter est devenu célèbre. Elle me parle de comment entrer dans le groupe de Voldemort. Quand elle finit, elle me regarde tristement et elle me dit :

— Percy, tu es un garçon très intelligent, tu as une intelligence à ta propre façon et je suis désolé que tu doives subir tout ça.

— Combien de personnes que ma mère à tuer? dis-je d'une voix tremblante en ignorant ce qu'elle a dit.

— Percy, je crois…

— Je veux savoir! dis-je d'une voix ferme.

— D'accord une vingtaine de personnes? dit-elle hésitante.

Je la regarde en haussent mes sourcils et je lui dis :

— Tu mens, dis-moi la vérité!

— OK! dit-elle et elle prend une grande respiration. Des centaines de personnes. Je ne peux pas te dire exactement le nombre exact, mais je sais qu'elle a tué une certaine des personnes.

Je ne parle pas, je regarde dans le vide, les paroles de Hermione me résonnent dans mes tympans. Il est trop dur pour moi pour croire. Jamais ma mère n'aurait eu l'audace de blesser ou de tuer quelqu'un. Je saute de mon fauteuil, je pointe le doigt accusateur vers Hermione et je lui dis d'une voix tremblante de colère :

— TU MENS! MAMAN N'AURAIT JAMAIS FAITE MAL À UNE MOUCHE!

— Percy, calme-toi! Connais-tu vraiment ta mère? dit Hermione d'une voix effrayée. Je sais que tu es bouleversé et c'est normal.

Je sens des larmes qui glissent sur mes joues. Elle a raison, je me rassois sur le fauteuil en boule et je me mets à sangloter doucement. Je sens Hermione s'approcher de moi et elle se met à frotter le dos en murmurant des mots réconfortants. Nous entendons des pas se diriger vers nous, je me lève la tête et je vois Harry, Ron, un homme de race noir, plus âgé du groupe et avec un autre homme plus jeune du groupe. Je m'essuie mes yeux à la hâte. Hermione et moi, nous levons. Je me croise mes bras. Et je m'apprête à poser une question quand Harry me fait signe de me taire et il me dit sèchement :

— Tais-toi et tu viens avec nous, il n'a pas d'autres discussions.

— Qu'est-ce qui se passe? dit Hermione.

— Voilà ton travail, Hermione. Notre cher ami ici présent n'est pas tout à fait humain. N'est pas Persée, dit l'homme le plus jeune du groupe.

Je tressaille à la mention : « Il n'est pas tout à fait humain » et de mon nom complet. Ont-ils découvert que je suis un demi-dieu? L'homme me regarde hostilement, je soutiens son regard. L'homme doit avoir d'une mi-vingtaine d'années, les cheveux blonds ondulés, les yeux bleus glace et la peau pâle.

— Percy, dis-je automatiquement.

— Peu importe, dit l'homme noir. Viens.

Harry et Ron mettent de chaque côté de moi. Je me sens comme si on m'amène à un tribunal pour que je reçoive ma sentence. Nous marchons dans les couloirs pareils, nous arrivons à une porte, je commence à être nerveux. L'homme noir ouvre la porte, nous entrons dans la pièce. La pièce ressemble à une salle de chez le docteur que j'allasse quand j'étais enfant ou plus tôt, avant que je connaisse ma vie de demi-dieu. Il a un bureau, une table d'examen avec un rideau, il a une épaisse couverture grise sur le sol et plein d'instruments dont je ne connais pas le nom. Ron ferme la porte, je sens une tension. Je sens que mes poils de mon cou se redressent.

Je me prépare à une attaque éventuelle. Avant que je réagisse, quelqu'un m'attrape par-derrière. Il enroule un de ses bras pour m'immobiliser mes bras de chaque côté de mon corps et il me plaque un tissu sur ma bouche et mon nez. Il y a une drôle odeur dans le tissu et je me rends compte qu'il essaye de me droguer. Je me débats furieusement. Je lui donne des coups de pieds par-derrière, espérant que je touche la partie la plus sensible. J'entends un grognement de douleur. Victoire! Je tente de refaire, mais je commence à me fatiguer. J'ai de la difficulté à respirer à cause du mouchoir qui m'étouffe.

XXX

Après une lutte de 5 minutes, je suis totalement vidé. Je suis pratiquement accroché aux bras de celui qui maintient, je halète. Je vois Harry s'approcher de moi, il tient une coupe, il soulève doucement ma tête et il fait couler le liquide inconnu dans ma bouche. Je lutte faiblement, je ne veux pas prendre une gorgée d'un produit inconnu et je parle par expérience. Harry a du réalisé que je ne serais jamais avalé le produit, il plaque une main sur la bouche pour m'empêcher de le recracher et de l'autre main il me pince le nez. Je commence à m'étouffer, je panique, je lutte faiblement et finalement j'avale le liquide.

Tout un coup, je me sens tout à fait somnolent, je tente de rester éveillé, mais je suis trop faible. Je sais que c'est un combat perdu d'avance et finalement les ténèbres s'emparent de moi.

XXX

Je suis dans une pièce blanche. Tout est blanc. Les murs sont blancs, le sol est blanc et même le plafond est blanc. Une femme aux cheveux bruns se tient devant moi. Je ne vois pas le visage de celle-ci, car ses cheveux cachent son visage. Elle se berce sur une chaise berçante en bois avec un tas de couverture dans ses bras. Elle murmure un air à son tas. Je m'approche doucement vers elle. À peine que deux pas d'elle, elle me saute dessus. Nous tombons sur le sol. La femme folle me frappe de partout. J'essaie d'attraper ses bras. La folle hurle comme une démoniaque et elle commence à m'étrangler. Je réussis à attraper ses bras. D'un geste désespéré, je frappe violemment ma tête contre sa tête. La malade tombe inconsciente sur moi. Je dégage le corps inconscient de la démente. Je la tourne sur le dos et je découvre avec horreur le visage tuméfier de ma mère. Je m'éloigne d'elle. Ma respiration est haletante. Je tremble comme une feuille. Je vois le corps inconscient de ma mère remuer. Je recule le plus vite possible. Sans laisser de temps de réagir, la femme qui est ma mère sort un long couteau et elle me saute dessus. Je sens la lame froide qui entre en contact dans ma poitrine. La douleur est insoutenable et la noirceur me prend comme une vieille amie.

XXX

Je ne sais pas quand j'ai repris connaissance. Je ne sais pas où je suis. Je ne sais non plus quel jour on est. Je ne me souviens pas ce que j'ai rêvé. J'ai un mal de tête comme si j'ai la gueule de bois.

— Percy? Est-ce que tu es réveillé? dit une voix douce.

Je gémis doucement. J'ouvre les yeux et je vois Hermione au-dessus de ma tête. Elle m'aide à m'assoir et je lui dis d'une voix pâteuse :

— Su' est-ce sui masse?

— Tien, gamin. Bois ça, dit Hermione.

Hermione m'aide à assoir sur le lit ou plutôt sur la table d'examen. Elle me tend un verre. Je le prends doucement et je le porte sur mes lèvres. Un goût de pourriture me pique la langue. Je crache le liquide par réaction. Mon mal de tête diminue. Et je dis à Hermione :

— Beurk! Qu'est-ce cette boisson que tu m'as donnée?

— C'est une potion qu'on appelle corruptionem. C'est très efficace contre les maux de tête ou la sensation de gueule de bois, dit-elle.

— Qu'est-ce qui va passer pour moi? demandé-je.

— On va te mettre dans un orphelinat pour jeunes sorciers, dit-elle.

— Ah! D'accord, dis-je.

Hermione se lève et part de la pièce. Je me frotte les yeux en soupirant.