Version corrigé
Réponse
Harry
Après avoir déposé les enfants chez leurs grands-parents, Ginny et moi nous allons vers le ministère.
XXX
Je parque la voiture dans un stationnement non loin d'un magasin de téléphones, d'ordinateurs ou d'autres objets électroniques. Ginny et moi nous marchons main dans la main vers une vieille cabine téléphonique rouge aux vitres cassées, plantée devant un mur surchargé de graffiti.
J'ouvre la porte de la cabine et je laisse Ginny entrée la première. Je me faufile derrière elle et je referme la porte. Il n'y a pas beaucoup d'espace. Ginny se retrouve coincé contre l'appareil téléphonique qui pend de travers, comme si un vandale avait essayé de l'arracher. Je passe la main devant Ginny pour prendre le combiné. Je tiens le combiné au-dessus de ma tête, le regard fixé sur le cadran circulaire du téléphone.
— Voyons… six… deux… quatre… encore un quatre… et un autre deux… dis-je en marmonnant, tout en composant les chiffres.
Lorsque le cadran se remet en place dans un chuintement, une voix féminine, froide et distance s'élève dans la cabine. Elle ne vient pas du combiné que je tiens à la main, mais résonne aussi clairement que si une femme invisible s'est trouvée à côté de nous.
— Bienvenue au ministère de la Magie. Veuillez indiquer votre nom et l'objet de votre visite.
— Ici, Harry Potter, Chef du Service des Aurors, j'accompagne Ginny Weasley Potter, Service de la Gazette des sorciers, dis-je.
— Merci, dit la voix féminine, toujours aussi réfrigérante.
Le plancher de la cabine téléphonique se met alors à vibrer et nous descendons lentement dans le sol. Je regarde le trottoir passer devant les vitres de la cabine jusqu'à ce que l'obscurité se referme au-dessus de nos têtes. Je ne peux plus rien voir, à présent. J'entends seulement un grondement sourd pendant que la cabine s'enfonce dans les profondeurs de la terre. Au bout d'environ une minute, un rai de lumière dorée tombe sur mes pieds et s'élargit jusqu'à éclairer tout mon corps. Lorsque le rayon illumine mon visage, je dois battre des paupières pour empêcher les larmes de me monter aux yeux.
— Le ministère de la Magie vous souhaite une bonne journée, dit la voix.
La porte s'ouvre à la volée et je sors de la cabine, suivant de Ginny.
Nous nous trouvons à l'extrémité du hall. Je vole un baiser rapide sur les lèves de Ginny et nous partons de chacun de notre côté.
J'entre dans mon bureau. Je dis salut à Ron qui me dit un salut de retour. À peine assis sur ma chaise, un homme arrive à mon bureau et il me dit :
— Auror Potter, le premier ministre voudrait vous voir à son bureau.
— OK, merci, dis-je.
Je me lève et je croise le regard confus de Ron. Je hausse les épaules et je marche vers le bureau du premier ministre. Le parcours n'a pas duré longtemps. Je m'arrête devant la porte et je frappe. J'entends « entrer ». J'entre dans le bureau. L'homme noir lit des documents, sans lever les yeux, il me fait signe de m'asseoir. Je m'assis et j'attends qu'il me parle. Finalement, il lève ses yeux de ses documents et il me dit :
— Bonjour Potter, j'ai de grandes nouvelles.
— Quels genres de nouvelles? dis-je tout excité.
— Poudlard accepte de prendre Percy et il serait en 5e année. Étant donné qu'il ne connaît pas la magie après sa naissance, dit-il toute heureux. J'ai la liste des fournitures. Et Poudlard est d'accord que M. Jackson entre à l'école ce samedi de cette semaine.
Il me donne l'enveloppe contenant la lettre d'acceptation et la liste des fournitures.
— Super, dis-je en prenant la lettre.
Je me lève et je sors du bureau.
Arriver à mon bureau, je m'assis à mon bureau, je prends un dossier et je commence à lire. Quelque chose me percute le visage et tombe sur le dossier que je suis en train de lire. Il est une boulette de papier, je le prends et je l'ouvre. Il est écrit : « Pis, qu'est-ce que le premier ministre voulait? » Je lève la tête et je vois la tête rousse de mon meilleur ami qui est baissée. Sûrement, en train lire un dossier. Je lui écris sur le papier : « La réponse de Poudlard et l'école accepte de prendre Percy en 5e année! » Je froisse le papier et je le lance à la tête de mon ami roux. Celui-ci relève la tête et voit la boulette que je lui envoie. Il le défroisse, il le lit. Il me sourire. Il lève le pouce. Je replonge dans ma lecture de mon dossier.
XXX
Vers trois heures de l'après-midi, je reçois un message d'urgence de la part de M. Weasley qui me dit qu'il s'est passé quelque chose de grave. Je sors du bureau en vitesse. Je transplane à l'entrée du Terrier. Je cours vers la maison, je frappe à la porte et M. Weasley ouvre la porte. Il me laisse entrer, je lui demande quelle est l'urgence, il me dit ce qui s'est passé. Si j'ai bien compris, il avait deux monstres qui étaient près du pré. Percy aurait dit aux enfants de partir vers le Terrier et il serait attaqué aux créatures. Durant l'affrontement, Percy s'est blessé à l'épaule gauche par une flèche et il aurait rampé vers le petit étang. Il aurait enlevé la flèche lui-même et il saurait guérir par lui-même avec l'eau de l'étang. Et il serait évanoui.
Je m'approche du canapé et je vois Percy couché. La peau est une pâleur maladive et fiévreuse, de la sueur perle sur son front et sa respiration est haletante. Je suis sûr qu'il reste encore un peu de poison dans son sang. Mme Weasley passe une compresse d'eau froide sur le front de Percy. Je demande à Mme Weasley de m'apporter le sac à dos de Percy. Celle-ci va le chercher et revient presque en courant. Je le prends et je me mets à fouiller dans son sac.
Il y a une semaine, peu après que nous avons découvert que Percy est un demi-dieu. J'ai fait des recherches sur eux et j'ai découvert que l'Ambroisie et le Nectar sont des choses qui peuvent guérir. Je trouve ce que je cherche.
Dans mes mains, je tiens une bouteille d'eau remplie d'un étrange liquide doré. Je m'approche du canapé, je dévisse la bouteille et je fais couler le précieux liquide dans la bouche du garçon. Je lui masse doucement la gorge afin d'aider Percy à avaler. Aussitôt, le Nectar fait effet, sa respiration est moins haletante et la peau moins fiévreuse. Son visage semble être détendu. Je m'assois sur une chaise. Attendant que Percy se réveille.
James, Al, Rose, Lily et Hugo arrivent dans le salon. Poussant un cri de joie, Lily me saute dans les bras, suivi des autres. Parlent tous en même temps, les enfants racontent ce qui s'est passé.
J'entends un drôle de cri qui ressemble à un cri étrangler qui provient du canapé, je lève la tête. Je vois Percy qui est réveillé et qui tremble comme une feuille, les yeux verts océans sont troublés par la peur et l'angoisse. Le garçon aux cheveux noirs prend de grandes respirations pour reprendre son sang-froid. Je lève de la chaise, je dis aux enfants que je voudrais parler seul à Percy. Mme Weasley amène les enfants hors du salon. J'approche la chaise près du sofa et je lui dis :
— Comment sens-tu?
— Ça va, j'ai eu des blessures bien pires, dit Percy faiblement en se redressant du canapé.
— À quoi as-tu pensé?! D'affronter seul deux monstres?! dis-je exaspéré.
— Écoute, ce n'est pas les premiers monstres que j'affronte et je sais me défendre, dit-il avec colère.
— Non…, dis-je avant d'être coupé.
— J'ai dit que je sais comment me défendre et j'ai été entraîné à devenir un guerrier et un protecteur des mortels. Alors, tais-toi! dit Percy en colère.
— Ne me parle pas sur ce ton! Je ne suis pas ta mère ou tes amis! dis-je en colère.
— Ne me prends pas pour un enfant! Je suis assez grand pour m'occuper tout seul! dit-il encore plus en colère. À cause de toi, tu m'as éloigné du sanctuaire qui peut me protéger.
Je ne sais pas si c'est mon imagination, mais j'ai l'impression que la planche a tremblé comme pour refléter l'émotion du garçon. L'iris des yeux de l'ado tourbillon comme un ouragan.
— Quoi? dis-je confus.
— Il y a des deux camps qui peuvent protéger les demi-dieux. Un pour les Grecs et l'autre pour les Romains, dit-il exaspérer.
— Où sont deux camps là? dis-je.
— Tu rêves en couleur. Je ne dirais jamais les emplacements à vous et pas à un de votre genre. Jamais! Vous ne serez pas de profiter de nous, dit-il d'une voix hautaine.
Je soupire, je me lève et je lui dis :
— Aujourd'hui, j'ai reçu les réponses de Poudlard, il t'accepte en 5e année.
— Je n'irais pas, dit-il catégoriquement.
— Je te fais un marché. Tu n'iras pas à Poudlard. Et je ferai en sorte que tu retournes chez toi. En échange, tu me dis les emplacements des camps, dis-je.
— Si tu crois que je vais tomber dans le panneau. Tu te mets le doigt dans l'œil. Je préfère de ne pas retourner chez moi et j'irais à ta stupide école, dit-il furieusement.
— Es-tu sûr? dis-je surpris de sa réponse.
— Ouais! Laisse-moi tranquille, dit-il en roulant ses yeux.
Je le laisse seul, je me retourne vers lui pour dire ma façon, mais je m'arrête quand j'ai vu les larmes couler sur ses joues. Je sors de la maison et je transplane à mon lieu de travail.
Je m'assis à mon bureau. Je soupire en me massant les temples pour débarrasser d'un début de mal de tête. Si seulement ce garçon m'écouterait parfois. Je sursaute quand quelqu'un me tapote doucement l'épaule. Je me retourne vers mon meilleur ami et il me questionne ce qui s'est passé. Je lui explique tout.
XXX
Un peu plus tard, je dis à Ginny que je vais aller chercher les enfants et qu'elle va à la maison pour préparer le souper.
XXX
Après le boulot, je vais chercher les enfants, je repense à la discussion avec Percy. Arriver à la maison des parents de mon épouse, je remarque que Percy est encore un peu pâle, il a les yeux légèrement vitreux. Je mets Lily sur son siège de bébé alors que Percy met Al dans son siège d'enfant. Durant le trajet, tout est le plus silencieux et le plus maladroit de l'histoire des sorciers. Personne n'ose prononcer un mot. La tête accotée sur la fenêtre de la voiture, Percy regarde le paysage se défiler sous ses yeux. Je tente de lui parler, mais je tombe sur une oreille sourde. Je crois que j'ai vu des larmes qui glissent silencieusement sur ses joues. Je soupire de frustration.
XXX
Nous arrivons à la maison, je débarque Lily et nous entrons dans la maison. L'odeur de bon poulet flotte dans le couloir de l'entrée. James, Al, Lily courent dans le couloir qui mène vers la cuisine. Quant à Percy, il marche tranquillement vers les escaliers. J'entends Ginny crier de la cuisine aux enfants d'aller se laver les mains et de revenir à la salle à manger, parce qu'il est l'heure de manger. Je marche vers la cuisine et je vois Ginny qui met les couverts sur la table. Je lui donne un bisou et je vais immédiatement me laver les mains.
