Version corrigée
Prophétie
Harry
Encore durant le souper, Percy ne m'adresse plus la parole. J'ai beau lui poser des questions, je tombe encore sur une oreille sourde. Quand Ginny lui pose les questions, il lui répond. C'est très frustrant. Après le souper, Ginny et moi nous déchargions la table. Ginny me dit :
— Va parler à Percy, Harry.
— Il refuse de m'adresser la parole, dis-je fatiguer.
— Je m'en fiche. Tu vas lui parler, c'est tout, insiste-t-elle.
XXX
Après la vaisselle, je pars à la recherche de Percy. Je vais au salon où les enfants sont. Percy n'est pas là. Je monte à sa chambre, il n'est pas là, non plus. Je passe près de la salle de bain, quand j'entends la douche couler et des murmures dans la pièce. Je plaque mon oreille et j'entends quelques briques de la conservation :
— Tu me manques, dit la voix de Percy. Je veux entrer chez moi, pour te trouver.
— Je sais, dit une voix d'une jeune fille. Vas-tu quand même y aller à cette école?
— Oui, je n'ai pas le choix. Le choix de lui dire les emplacements des camps ou le choix d'y aller à cette stupide école, dit Percy. Même ce n'est pas des choix.
— Je sais pourquoi, dit la voix de l'inconnue.
— Quoi? dit curieusement Percy.
— Je sais pourquoi, je suis tombé amoureux de toi, tu ne penses jamais à toi. Tu penses aux autres, tu as un grand cœur, Percy, dit la voix.
— Je t'aime, Annabeth, dit-il.
— Moi, aussi, dit la prénommée Annabeth.
Je cogne à la porte. La conversation s'arrête brusquement. J'entends qu'on ferme la douche et des pas venant vers la porte. J'entends le verrou et la porte s'ouvre, de la vapeur sort de l'ouverture. Percy sort de la salle de bain, encore tout habillé, t-shirt verte, au cou, le collier en cuir avec ses cinq perles d'argiles et jean noir. Même ses cheveux noirs en bataille ne sont pas mouillés. Pourquoi la douche marche-t-elle? S'il n'a pas pris sa douche. Je regarde Percy droit dans les yeux. Ses yeux verts, la couleur de ses iris qui ressemble à la couleur de la mer Méditerranée. Je prends une respiration et je lui dis :
— À qui parlais-tu dans la salle de bain?
— Personne, dit Percy en rougissant.
Je lève un sourcil de façon sceptique, Percy devient encore plus rouge et puis il marmonne.
— Quoi? Je n'ai pas entendu, dis-je de façon moqueuse.
— Je parlais à Annabeth, ma petite amie, dit-il en chuchotant timidement.
Il baisse sa tête et gratte le plancher avec son pied droit. Maintenant son visage est devenu aussi rouge que les cheveux roux de Ginny. Je ris et je lui dis :
— Donc, est-elle jolie?
Il hoche vigoureusement la tête en rougissant plus.
— Donc, je devrais m'attendre à une facture gastronomie du téléphone? dis-je moqueusement.
Percy me regarde confus et il secoue la tête. Je lève le sourcil encore plus sceptique. Il hausse les épaules, il s'apprête à partir quand je lui empoigne le poignet de Percy. Je force à me regarder et je lui dis :
— Ne me mens pas! Pour parler à quelqu'un à distance c'est le téléphone ou correspondant par lettres ou par hiboux et chouette.
— Pas seulement ça, dit-il furieusement.
— Ah! Ouais qui parie là-dessus?
Percy sort de sa poche une grosse pièce d'or et il me la lance à moi. Avec mon réflexe d'attrapeur, je l'attrape. J'examine la drôle pièce d'or : elle est grosse comme une pièce d'argent dans le temps du Moyen Âge quand le début du concept de la banque. Elle fait avec de l'or pur. Les images, d'un côté il a une tour et de l'autre une tête d'un homme.
Je regarde Percy et je lui dis confus :
— Qu'est-ce que c'est cette pièce?
— Ceci est une drachme, c'est de l'argent des dieux. Nous les demi-dieux, nous ne pouvons pas utiliser le téléphone et tous autres appareils électroniques. Ils peuvent envoyer un signal aux monstres au tour d'un périmètre d'un 5 km. C'est comme pour dire : « Eh! Ici, venez me faire une beauté. », me dit-il en imitant une voix d'une femme de publicité. Donc, cette pièce, nous l'utilisons comme pour communiquer avec d'autre personne sans utiliser un téléphone, dit Percy.
— D'accord, mais ça ne me dit toujours pas comment tu vas communiquer avec la personne, dis-je sceptique.
— Es-tu toujours sceptique? Bon, je t'explique, c'est par IM, dit Percy.
— Messagerie instantanée? dis-je confus.
— Non, par Iris Message, dit-il.
— Euh…, dis-je
— Connais-tu au moins la base de mythologie? dit-il.
— Ouais, dis-je.
— Iris, la déesse des arcs-en-ciel et messagère des déesses, dit-il.
— Ah! D'accord, dis-je. Ah! Oui, demain nous allons acheter tes fournitures pour l'entrée d'école.
— D'accord, dit-il.
Je lui relance sa pièce, il l'attrape et il la remet dans sa poche de son jean. Il me contourne, entre dans sa chambre et ferme la porte.
XXX
Je descends au salon, Ginny lit un livre sur le canapé, alors que les enfants jouent avec leurs jouets sur le plancher. Je m'assois à côté de mon époux et celle-ci me dit :
— Pis?
— Bof, nous avons réussi à faire une conversation complète. J'ai découvert qu'il a une petite amie, dis-je avec lassitude.
— Bien, dit-elle avec un sourire en coin.
Je fronce mes sourcils, je la regarde d'un regard soupçonneux et je lui dis :
— Aurais-tu manigancé cette discussion?
— Non, pourquoi me poses-tu cette question, Sherlock? dit-elle en levant un sourcil.
Je lui donne un baissé sur le front. Le reste de la soirée, nous regardons la télévision, alors que les enfants jouent. Et quant à Percy, je ne le revois pas. J'en déduis qu'il est resté dans la chambre.
XXX
Vers 23 heures, il y a longtemps que les enfants sont couchés, je m'apprête à me coucher quand j'entends des pas qui se dirigent vers le toit. Ça doit être Al qui a du fait un cauchemar.
Je soupire, je me lève du lit. Je sors de la chambre. Je marche dans le couloir. Et je monte sur le toit. Une douce brise de septembre me soulève mes cheveux. Je vois une silhouette assise sur le toit, les genoux repliés sur la poitrine. Je me rends compte qui n'est pas Al, mais c'est Percy. Il regarde les étoiles avec nostalgique. Ses cheveux noir corbeau flottent doucement à la brise. Je m'assois à côté de lui, nous restons silencieux, je contemple les étoiles, ce soir, les étoiles sont belles, je n'étais pas un expert de l'astrologie quand j'étais à l'école, mais bonnes. Je sursaute quand, Percy me dit d'une voix douce :
— Tu n'es pas le seul.
— Seul de quoi? dis-je.
— D'avoir une prophétie au-dessus de la tête depuis avant ta naissance, dit-il. J'ai vu trop de gens mourir.
— Euh… dis-je inutilement.
— Je suis une erreur, je suis un enfant illégal, dit-il.
— Je ne comprends pas, tu n'es pas une erreur, dis-je en me tournant la tête vers lui.
Les yeux de Percy sont remplis de tristesse, de colère et de la sagesse. Ce qui le rend plus vieux que son âge. Il prend une grande respiration et il continue :
— Il avait une prophétie qui disait : « Un demi-dieu, fils des dieux aînés, atteindra l'âge de seize ans contre vents et marées. Le monde prit, dans un sommeil sans fin. Il verra, l'âme du héros, une lame maudite la fauchera. Un choix suprême mettra fin à ses jours. Pour l'Olympe préserver ou céder sans retour. » Après la Deuxième Guerre mondiale, mon père et mes deux oncles ont fait un serment de ne plus avoir d'enfants avec d'autres mortelles, pour que la prophétie soit à ne jamais accomplir. Mais ils n'ont pas réussi. Zeus a été le premier à briser le serment et mon père a été le deuxième. Le seul qui n'a pas brisé le serment est Hadès. Déjà qu'il avait trois enfants, deux de ses enfants ont été cachés et la troisième est morte. Au début, je croyais que la prophétie disait que j'allais mourir. Mais il est Luke qui est mort en héros.
— Pourquoi tu me dis ça? dis-je doucement.
— Il y a beaucoup de mes amis qui sont morts, durant la guerre des Titans et des Géants. Je suis né pour servir les dieux et non pour les mortels de votre genre. Mon père a proclamé ma mère la reine de toutes les femmes, dit-il. J'ai été proclamé le héros de l'Olympe. On m'a offert de devenir un dieu. J'ai refusé et j'ai battu une autre guerre. Je suis allé au Tartare, le pire endroit que tous les êtres vivants ne peuvent survive sans devenir fou. Je suis sorti. Je suis loin de chez moi, seul dans un pays inconnu, si tu es là pour me faire tuer. Vous n'arriverez pas. Je vais survivre à tout ce que vous allez me faire subir et s'il le faut, que ma famille batte contre vous, on n'hésiterait pas à se battre. On va parvenir à vous exterminer comme des cafards.
Après ces mots, Percy se relève du toit et entre dans la maison en me laissant seul dans mes pensées. Ses paroles me résonnent dans ma tête.
XXX
Je suis debout sur un vaste champ, je suis entouré de mes collègues, de mes amis et de ma famille en formation de combat. De l'autre côté du champ, je vois Percy, il porte une armure de style grec antique. Il est l'avant d'un groupe de jeunes lourdement armer. Il hurle des ordres à ses compagnons en brandissant une épée de trois pieds à doubles lames. Rapide et agile, le groupe de jeunes passe à l'attaque. La première ligne de sorciers se fait massacrer par les demi-dieux. J'entends des hurlements de douleur et j'entends les paroles de Percy. « S'il le faut, que ma famille se batte contre vous, on n'hésiterait pas à se battre. On va parvenir à vous exterminer comme des cafards. »
Soudain, je me retrouve au milieu du pré, des corps ensanglantés sont éparpillés de partout. La plupart des victimes sont des sorciers. Je vois Percy qui est à quelques pieds de moi, son armure est tachée de sang, des gouttes de sang tombent de la pointe de son épée. Il continue à se battre. Nos yeux se croissent, son regard est froid. Ce qui me fait frissonner, un regard de meurtrier, le vert méditerranéen de son iris sont devenus un vert orageux. Je peux sentir sa puissance irradier de lui. Il me dit d'une voix froide de colère :
— Je te l'avais dit qu'on n'hésiterait pas à battre contre vous et que nous parviendrons à vous exterminer comme des cafards. C'est ta faute si le monde des sorciers est maintenant disparu.
Sûr ce, il lance son épée comme un javelot, l'épée s'empale dans mon abdomen. Au début, je ne ressens rien. En état de choc, je reste debout et soudain, je vois rouge et la douleur me consume comme un feu de forêt. Sans le savoir, je tombe dans un tas sur le sol. Je vois les pieds de quelqu'un, il s'accroupit et il tire sur l'épée. Je me mets à hurler de douleur.
— Brûler le champ, dit une voix.
J'entends des traces qui s'éloignent. Tout est silencieux sur le champ, je n'ai pas assez de force pour me lever la tête. Du coin de l'œil, je vois des flammes vertes. Je ferme les yeux pour ne plus voir cauchemar et la noirceur m'entoure.
XXX
Quelqu'un me secoue l'épaule, je sursaute, des bras m'enroulent autour de ma poitrine. Ginny me murmure doucement des mots de réconfortants. Je marmonne de façon incompréhensible. Je ne me rappelle pas d'avoir commencé à pleurer, au moment que Ginny m'essuie mes larmes et finalement, je m'endors dans la chaleur et la protection des bras de Ginny.
