Je déclare que les personnages HP et PJ ne m'appartiennent pas. Merci de votre compréhension.

Version corrigé

Chemin de Traverse

Percy

Je me réveille à l'odeur d'œuf et de bacon, je me tourne sur le dos, je regarde le plafond et finalement je me lève. Je descends rapidement des marches. À la cuisine, Ginny s'affaisse dans les œufs et le bacon, quant à Harry, il met les ustensiles, les tasses et les assiettes. Je m'assois sur une chaise, je vois le journal posé sur la table. Le titre du journal est La Gazette du Sorcier. À mon grand étonnement, ma photo est à la une, elle a été prise le jour du procès de ma mère. Au-dessus de l'image, une police de style vieux anglais en caractères gras. J'arrive à le décoder : « Le fils de Sally Jackson va aller à l'école Poudlard. Est-il un danger pour les enfants? » Je me sens soudainement triste et en colère. Je me relève de la chaise, je sors de la cuisine sur les bouts des pieds, j'entends mon nom, mais je ne réponds pas, je monte lourdement les marches et je pars vers ma chambre. Je ferme la porte doucement, je m'assois sur le lit et je regarde dans le vide.

XXX

Je ne sais pas combien temps que je sois resté dans cette position. C'est un choc de voir que des gens qui ne te connaissent pas puisse de te dépeindre comme une personne dangereuse et déranger. Quelqu'un frappe doucement à la porte, je ne réponds pas. J'entends la voix de Ginny m'appeler, je ne réponds pas. La poignée tourne et la porte s'ouvre doucement. La tête de Ginny passe dans l'ouverture. Elle entre dans la chambre. Elle assit à côté de moi. Nous restons assis en silence. Et finalement, je dis :

— Suis-je dangereux?

— Non, pourquoi dis-tu ça? dit Ginny.

Je hausse les épaules en regardant le plancher. Ginny me dit :

— Est-ce que c'est à cause du journal?

— Oui, dis-je.

— Écoute Percy, il arrive que la peur de l'inconnu nous pousse à la méchanceté, dit-elle. Habille-toi. Viens prendre ton petit-déjeuner. Et après le petit-déjeuner, tu vas acheter tes fournitures avec Harry.

Elle se lève et sort de ma chambre. Je fais ce qu'elle me dit, je m'habille d'un simple de T-shirt vert et d'un pantalon noir. Je descends à la salle à manger, toute la famille est déjà installée et je m'assois à côté d'Al. Nous mangeons notre petit déjeuner.

XXX

Après le petit-déjeuner, Harry me dit :

— Viens, il est le temps d'y aller.

— Comment va-t-on y aller? demandé-je.

— Oh! En voiture, ce n'est pas trop loin, me répond-il.

Nous sortons de la maison, nous allons vers la fourgonnette rouge, je m'assois du côté du passager avant, je boucle la ceinture et Harry démarre la voiture.

XXX

Nous roulons environ 10 minutes, quand Harry parque la voiture non loin d'un pub minuscule et miteux, coincé entre une librairie et une boutique de disques, un panneau en bois défraîchi, c'est écrit : « eL norduahC ruevaB » fichue dyslexie. Si Harry ne serait pas stationné, je ne l'aurais jamais remarqué. D'ailleurs, personne d'autre n'y fait attention, c'est comme si Harry et moi on était les seuls à le voir.

— C'est là, dit Harry. Le Chaudron Baveur. Un endroit célèbre.

Lorsque l'homme de trente ans me fait entré à l'intérieur, je suis surpris qu'un endroit célèbre paraisse aussi sombre et misérable.

De vieilles femmes sont assises dans un coin et elles boivent de petits verres de xérès. L'une d'elles fume une longue pipe. Un petit homme en chapeau haut de forme parle à un homme chauve dont la tête ressemble à une noix scintillante. Lorsque Harry et moi entrons, la rumeur des conversations s'interrompt. Tout le monde semble connaître Harry; on lui adresse de toutes parts des signes de main et des sourires. À notre passage entre les tables, plusieurs personnes chuchotent et pointent à ma direction. Harry dit salut au barman qui lui hoche la tête. Un homme se lève de sa table et il nous bloque le passage. Très poliment, Harry dit :

— Voulez-vous vous tasser, s'il vous plait?

— Non, j'ai un message à dire au fils de Sally Jackson, dit-il.

Harry me prend mon poignet et me force de me mettre derrière lui. Je regarde autour de moi, tous les yeux sont rivés sur la scène. Je m'efforce de garder ma voix calme et je lui dis :

— Dis-moi ton message.

La main d'Harry serre mon poignet en signe me taire. L'homme se met à ricaner et il me dit :

— Très courageux de ta part de m'adresser la parole. Bien qui en soit ainsi. Surveille ton dos, parce qu'il se pourrait que tu te fasses casser la gueule.

L'homme se tasse et repart vers sa table. Harry m'entraîne hors du bar, dans une petite cour entourée de murs où il n'y a que des poubelles et de mauvaises herbes. Je m'apprête à dire à Harry qu'on est dans un cul sac, mais l'homme âgé me fait signe de me taire. Harry compte les briques sur le mur, au-dessus des poubelles, puis il tapote trois fois à un endroit précis avec la pointe de son parapluie. La brique se met alors à trembloter et un petit trou apparaît en son milieu. Le trou s'élargir de plus en plus et se transforme bientôt en une arcade. Au-delà, une rue pavée serpente devant nous à perte de vue.

— Bienvenue sur le Chemin de Traverse, dit Harry.

Ma stupéfaction le fait sourire. Nous franchissons l'arcade qui disparaît aussitôt sur notre passage pour ne laisser derrière nous que le mur de pierre.

Le soleil brille sur un étalage de chaudrons, devant un magasin. Une pancarte annonce : « snorduahC – setuot selliat – erviuc, niaté, tnegra – egalliuot euqitamotau – selèdom selbailp. » Encore une fois fichue dyslexie.

— Il va falloir-t'en acheter un, dit Harry, mais on va commencer par aller chercher ton argent.

J'aurais voulu avoir une demi-douzaine d'yeux supplémentaires, je regarde de tous les côtés, en essayant de tout voir à la fois : les magasins, les étals, les gens qui font leurs courses. Une petite femme rondelette regarde la vitrine d'un apothicaire en hochant la tête :

— Dix-sept Mornilles pour trente grammes de fois de dragon, c'est de la folie… marmonne-t-elle.

Un ululement s'élève d'une boutique dont l'enseigne indique : «Ua emuayoR ud uobiH – settoluh, setteuohc seiarffe, sdnarg scud, setteuohc senopal. » Fichue dyslexie encore pour la troisième fois de la journée.

Nous passons devant une boutique où il expose des balais.

On vend de toutes dans les boutiques, des balais, des robes de sorcier, des télescopes, des foies de chauve-souris et des yeux d'anguille conservés dans des barils, des piles de grimoires, des plumes d'oie, des parchemins, des potions, des globes lunaires. (C'est vraiment cliché)

— Ha, voilà Gringotts, dit enfin Harry.

Nous nous trouvons devant un grand bâtiment d'une blancheur de neige, qui domine les boutiques alentour. Debout à côté du portail en bronze étincelant, vêtu d'un uniforme écarlate, se tient un…

— Hé oui, c'est un gobelin, dit Harry tandis que montons les marches de pierres blanches qui mène au portail.

Le gobelin a environ sept têtes de moins que moi. Il a le teint sombre, un visage intelligent, une barbe en pointe, des pieds et des doigts longs et fins, lorsque nous pénétrons à l'intérieur du bâtiment, le gobelin s'incline sur notre passage. Nous nous retrouvons devant une autre porte, en argent cette fois, sur laquelle sont gravés ces mots :

Entre ici étranger si tel est ton désir, mais à l'appât du gain, renonce à obéir, car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner, de sa cupidité, le prix devra payer. Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain, d'un trésor convoité qui jamais ne fut le tient, voleur, tu trouveras, en guise de richesse, le juste châtiment de ta folle hardiesse.

— Il faut être fou pour essayer de voler quelque chose ici, dit Harry.

Deux autres gobelins s'inclinent devant nous et nous entrons dans un vaste hall tout en marbre. Derrière un long comptoir, une centaine de gobelins sont assis sur de hauts tabourets, écrivent dans des registres, pèsent des pièces de monnaie sur des balances en cuivre, examinent des pierres précieuses à la loupe. Je regarde des portes aménagées dans le hall qu'il est inutile d'essayer de les compter. Certaines d'entre elles s'ouvrent de temps en temps pour laisser passer des clients escortés par d'autres gobelins. Harry et moi nous approchons du comptoir.

— Bonjour, dit Harry à un gobelin. On est venus prendre un peu d'argent dans le coffre de M Jackson.

— Avez-vous la clé, monsieur? demande le gobelin en se levant la tête de son livre.

Je rencontre les yeux noirs nuit du gobelin et il dit :

— Laissé tomber, je n'aurais pas besoin de clé. Persée Jackson, fils de Poséidon. Nous attendons votre arrivée. Viens avec moi.

Le gobelin sort du comptoir et il s'incline devant moi comme une révérence.

— Attendez, comment vous savez mon nom et le nom de mon père? dis-je.

— Pas ici! Mon prince, murmure le gobelin.

Je regarde Harry avec inquiétude. Il hoche la tête. Je suis la drôle créature. Nous marchons dans des couloirs de marbre blanc. Le gobelin ouvre une porte, il nous fait signe d'entrer, Harry et moi nous entrons dans un bureau de style « directeur ». Assis dans le fauteuil, un autre gobelin nous regarde nous avancer vers lui. Le gobelin semble être plus vieux que les autres gobelins. Il nous fait signe de nous asseoir sur les chaises. Il me regarde de haut en bas, je commence à devenir nerveux. Puis il me dit :

— Quel honneur de vous rencontrer enfin, Persée Jackson, fils de Poséidon.

— Comment savez-vous mon nom et l'identité de mon père? dis-je inquiète.

— Nous, les gobelins, nous pouvons sentir votre odeur. Nous pouvons voir votre aura de puissance. Nous connaissons vos épreuves. Non seulement nous connaissons aussi vos titres, mon prince, dit-il.

— Mais je ne suis pas un prince, monsieur, dis-je.

— Oui, vous êtes prince, votre père gouverne les mers, il a proclamé votre mère la reine de toutes les femmes, dit-il. Mais pour être sûr de votre héritage.

Le vieux gobelin sort un parchemin et poignard argenté et incrusté de pierres précieuses et il les pose sur son bureau. Le vieux gobelin me dit :

— Ce parchemin est un révélateur ce que tu es. Il s'agit juste de prendre le couteau, de couper un peu sur ta paume droite et verser ton sang sur le parchemin. Tu as compris?

Je hoche la tête, je prends le couteau, je l'appuie sur ma paume droite et d'un geste vif… du sang jailli de ma blessure. Je passe ma main au-dessus du parchemin et je laisse trois gouttes de sang tomber sur le parchemin. Comme par magie, ma blessure se referme sans laisser de traces. Les trois gouttes de sang qui sont sur le parchemin disparaissent, laissent leurs places à un texte rouge sang :

Persée Jackson

Information

Date : 18 août 1993

Âge : 17 ans

Caractéristiques : cheveux noirs et yeux verts océan

Famille

Mère : Sally Amphitrite Blofis-Jackson

Père : Poséidon

Frères : Triton, plusieurs cyclopes et de monstres

Sœur : Rhodé et Beenthésicymé, Cymopolée.

Oncles : Zeus, Hadès, Chiron

Tantes : Héra, Déméter, Hestia

Cousin : Hermès, Héphaïstos, Arès, Dionysos, Apollon, Jason Grace, Nico di Angelo

Cousine : Athéna, Artémis, Aphrodite, Hazel Levesque, Thalia Grace

Je regarde, le parchemin avec étonnement. Le vieux gobelin me dit :

— Eh bien! Cela peut confirmer, Smit! Amenez-les dans la chambre d'Olympe. Je vous souhaite une bonne journée, messieurs.