Version corrigé

Fournitures

Percy

Après, avoir sortir du bureau, nous suivons Smit dans le couloir et il nous amène dans le hall. Nous dirigions vers l'une des portes. Il nous tient la porte. Il nous a menés dans un étroit passage éclairé par des torches. Je suis surpris de ne pas voir de marbre. Le passage est en pente raide et une voie ferrée court en son milieu. Le gobelin siffle. Aussitôt, un wagonnet s'approche dans un bruit de ferraille et vient s'arrêter devant eux. Lorsque nous y grimpons tous les trois et le wagonnet nous emporte.

Tout d'abord, nous parcourons un labyrinthe de galeries tortueuses, tournant sans cesse, à droite, à gauche, sans que Smit ait besoin de manœuvrer le wagonnet qui semble connaître son chemin. Malgré le vent glacial, j'ouvre grand les yeux. Pendant un bref instant, je remarque un jet de flammes au bout d'une galerie et je me demande si c'est un dragon, mais le wagonnet a déjà bifurqué dans une autre direction. Nous enfonçons de plus en plus loin dans les profondeurs et longent un lac souterrain bordé de stalactites et de stalagmites.

Plus qu'on s'enfonce dans les entrailles de Gringotts. La température devient de plus en plus glaciale tandis que le wagonnet continu la course en prenant des virages à angle droit.

Enfin, le wagonnet s'arrête devant une grande porte majestueuse, telle la porte de l'Olympe. Smit me tend un couteau et il me dit de me couper un peu la paume de la main et de l'appuyer sur la porte. Je fais la consigne, je coupe ma paume du sang jailli. J'appuie ma paume blessée sur la porte. La porte s'ouvre et aussitôt, un panache de fumée verte s'échappe. Lorsqu'il est dissipé, je découvre avec stupéfaction des monceaux d'or, d'argent, de bronze, d'armes, de Nectar et Ambroisie qui s'entassent dans une chambre forte.

— Celles en or sont des Gallions, m'explique Harry. En argent, ce sont les Mornilles. Et ceux-là en bronze, ce sont des Noises. Il y a dix-sept Mornilles d'argent dans un Gallions d'or et vingt-neuf Noises de bronze dans un Mornille. C'est facile à retenir. Avec ça, tu auras de quoi couvrir tes frais pendant l'année scolaire. On va laisser dans le coffre.

Nous remplions l'argent de Sorcier dans une bourse, d'une autre de drachmes, une bouteille de Nectar et un sac d'Ambroisie.

Après une nouvelle course endiablée dans les profondeurs de Gringotts, nous nous retrouvons au-dehors, sous un soleil éclatant qui nous fait cligner des yeux.

— Commençons par ton uniforme, dit Harry. C'est là-bas.

Il me montre un magasin dont l'enseigne indique : « emadaM erupiuG, retrop-à-têrp ruop segam te sreicros ».

— Qu'est-ce qui est écrit? demandé-je.

— Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers, dit Harry.

Nous entrons dans la boutique. Madame Guipure est une petite sorcière replète et souriante, vêtue tout en mauve.

— Bonjour! Que puis-je pour vous, messieurs?

— Ce garçon a besoin d'un uniforme pour Poudlard 5e année, dit Harry en me tapant dans le dos.

— Bien sûr, aller là-bas, jeune homme, dit-elle en pointant un petit tabouret.

Madame Guipure m'installe sur le tabouret. Elle me fait passer des robes de sorcier et donc elle entreprendre d'épingler l'ourlet pour les mettre à la bonne longueur. Sérieux, il faut vraiment que je mette des robes, ils sont vraiment clichés. Ils ne connaissent pas les vêtements comme les jeans et les T-shirts ou autres vêtements que j'ai l'habitude de porter.

XXX

Après 20 minutes, Harry et moi nous sortons de la boutique. Nous nous arrêtons dans une autre boutique pour acheter du parchemin et des plumes d'oie. Je suis ravi de découvrir qu'on peut acheter de l'encre qui change de couleur en écrivant. Nous entrons dans une librairie qui s'appelle Fleury et Bott pour acheter les manuels scolaires. Sur les étagères s'entassent jusqu'au plafond des livres gros comme des pavés, reliés en cuir, d'autres pas plus gros qu'un timbre-poste et recouverts de soie, des livres remplis de symboles étranges et quelques autres encore dont les pages sont blanches. Voilà un royaume pour les enfants d'Athéna (à cette pensée, je pense à Annabeth.).

Un homme d'une soixantaine années, marche vers nous. Avant que l'un d'entre nous parle, le vieil homme dit :

— Êtes-vous Persée Jackson?

— Oui… mais comment savez-vous mon nom? dis-je.

— Un homme qui vous ressemble est venu dans la boutique et il m'a donné une commande de livres traduits en grec ancien, dit le vieillard en me donnant une pile de livres et il poursuit :

— Et ils sont déjà payés.

J'achète un chaudron en étain, je fais l'acquisition d'un télescope pliable et d'une jolie balance pour peser les ingrédients entrent dans la composition des potions. Puis nous faisons un tour dans la boutique de l'apothicaire qui me fascine en dépit de l'odeur pestilentielle qui règne, un mélange d'œufs pourris et de choux avariés. Des tonneaux contenant des substances gluantes s'alignent sur le sol. Disposés sur des étagères, on voit des bocaux remplis d'herbes, de racines séchées et de poudres brillantes. Des plumes d'oiseau, des crochets de serpents, des serres de rapaces pendent au plafond. Pendant que Harry demande à l'apothicaire les ingrédients de base nécessaires à la fabrication de potion, j'examine des cornes argentées de licornes à vingt et un Gallions la pièce et de minuscules yeux de scarabées d'un noir brillant (cinq Noises, la poignée).

Nous continuons nos emplettes dans les boutiques qui s'alignent le long de la rue et bientôt, il ne reste plus que la baguette magique à acheter.

— Je vais t'acheter un animal. À Poudlard, tu peux amener un crapaud, un chat, une chouette ou un rat.

— Je crois que je vais prendre un chat ou un crapaud, dis-je en pensant que si j'entre dans une boutique de hiboux, ils vont tous m'attaquer.

XXX

Vingt minutes plus tard, je sors avec une cage en roseaux un chat au pelage noir et aux yeux mordorés.

Nous marchons vers la dernière boutique dans laquelle nous pénétrons est étroite et délabrée. Au-dessus de la porte, des lettres d'or écaillées indiquent (que j'ai réussi à déchiffrer) : « Ollivander – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. » Dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois est exposée sur un coussin pourpre un peu râpé.

À notre entrée, une clochette retentit au fond de la boutique. L'intérieur est minuscule. Une unique chaise de bois mince est réservée aux clients et Harry s'y assoit en attendant. J'éprouve une étrange sensation, comme si je viens d'entrer dans une bibliothèque particulièrement austère. Je renonce à poser toutes les questions qui me viennent à mon esprit et je me contente d'observer les milliers de boîtes étroites qui s'entassent presque jusqu'au plafond. Je sens un frisson dans leur nuque. La poussière et le silence du lieu semblent receler une magie secrète.

— Bonjour, dit une voix douce.

Je sursaute, je mets ma main dans la poche où Turbulence est. La chaise sur laquelle Harry est assis craque bruyamment et il se lève d'un bond de la chaise.

Un vieil homme se tient devant nous. Ses grands yeux pâles brillent comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.

— Bonjour, dis-je mal à l'aise.

— Ah, oui, oui, bien sûr, dis l'homme. Je pensais bien que j'allais vous voir bientôt. Persée Jackson. Je me souviens quand elle est venue acheter sa première baguette. J'ai l'impression que c'était hier, votre mère, Sally Jackson avait une baguette de 28,7 centimètres, souple et rapide, d'un bois de saule. Excellente baguette pour les enchantements.

Et puis, M. Ollivander s'approche de moi. Les yeux argentés du vieil homme ont quelque chose d'angoissant. Il est si près de moi qu'à présent que nos nez se touchent presque. Je distingue mon reflet dans les yeux couleur de brume du vieil homme. Nous restons silencieux et puis à mon grand soulagement, il se tourne vers Harry.

— Harry, Harry Potter! Quel plaisir de vous revoir… c'est du bois de houx et plume de phénix, 27,5 centimètres. Facile à manier, très souple, n'est pas?

— En effet, dit Harry.

— Une puissante baguette magique. Bien, revenons à M. Jackson, dit le vieillard. Voyons un peu…

Il sort de sa poche un ruban avec des marques en argent.

— De quelles mains tenez-vous la baguette? demande-t-il.

— Euh… je suis droitier, dis-je.

— En juger par les callosités de vos mains, vous êtes à la fois droitier et gaucher, me dit-il en regardant mes mains cicatrisées par les années d'entrainement à l'épée.

— Je suis à l'origine droitier, mais il y a quelques années, je me suis blessé au bras droit, dis-je.

— Tenez votre bras. Voilà, dit-il.

M Ollivander me mesure, il mesure mon bras, de l'épaule jusqu'au bout des doigts. Puis du poignet jusqu'au coude, puis la hauteur de mon épaule jusqu'aux pieds, puis du genou à mon aisselle et enfin, il prend mon tour de tête.

— Chaque baguette de chez Ollivander renferme des substances magiques très puissantes, M. Jackson. Nous utilisons du poil de licorne, des plumes de phénix ou des ventricules de cœur de dragon. Et de même qu'on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux phénix exactement semblables, il n'existe pas deux baguettes de chez Ollivander qui soient identiques. J'ajoute, bien entendu, qu'aucune autre baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisants que les nôtres.

Le vieil homme va prendre des boîtes disposées sur des étagères tandis que le mètre de ruban continu tout seul de prendre les dernières mesures nécessaires – l'écartement des narines, notamment.

— Ça ira comme ça, dit l'homme, et le mètre ruban tombe en un petit tas sur le sol. Essayez donc celle-ci, M. Jackson. Elle est en bois de hêtre et contient du ventricule de dragon, 22,5 centimètres. Très flexible, agréable à tenir en main. Prenez-le et agitez-le un peu.

Je prends la baguette et je fais tournoyer légèrement en me sentant parfaitement idiot. Mais M. Ollivander me l'arrache presque aussitôt de ma main et m'en fait essayer un autre.

— Pour vous, M. Jackson. Bois d'érable et plume de phénix, 17,5 centimètres, très flexible. Allez-y, essayez.

Je l'essaye, mais à peine que je lève la baguette qu'aussitôt M. Ollivander l'enlève également de ma main. J'essaye d'autres encore. Je ne comprends pas ce que veut M. Ollivander. Bientôt, il y a un monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne me convient.

— Un client difficile, commente M. Ollivander d'un air satisfait. Mais nous finirons bien par trouver celle qui vous convient. Voyons celle-ci. Une combinaison très ancienne. C'est l'une des premières baguettes que mes ancêtres ont commencées qui ont fabriqué, bois d'olivier et un cœur d'algue.

Je prends la baguette et sens aussitôt une étrange chaleur se répandre dans mes doigts. Je la lève au-dessus de ma tête, puis je l'abaisse en la faisant siffler dans l'air. Une gerbe d'étincelles rouge et or jaillie de l'extrémité de la baguette, en projetant sur les murs des lueurs mouvantes.

— Bravo! s'écrie M. Ollivander. Très bien, vraiment très bien.

Il prend la baguette et la remet dans sa boîte qu'il enveloppe dans du papier kraft. Il me remet la boîte quand il m'attrape le poignet et il me dit :

— Tu ne trouves pas étrange que la seule baguette qui vous convient soit celle que sa combinaison est très ancienne.

Je secoue la tête. Puis le vieillard il me lâche mon poignet. Je paye les sept Gallions qui me coûtent la baguette et le vieil homme nous raccompagne jusqu'à la porte de sa boutique.