Version corrigée
Cicatrices
Percy
— Qu'est-ce qui s'est passé ici?!
Oh! Merde!
Nous nous retournons vers la voix. Le Professeur McGonagall est campé devant nous, baguette à la main, elle est prête à défendre ses élèves de tous les dangers. Derrière elle, le Professeur Londubat arrive. Incapables de parler mes cinq camarades du dortoir, la fille de Gryffondor et le Professeur Hagrid se tournent vers moi. Je prends une grande respiration et je lui dis :
— Une Hydre a décidé de faire une visite surprise dans la classe.
— Une… Hydre? Comment… avez-vous? Avec… une épée, balbutie le Professeur McGonagall le doigt pointé sur l'épée.
— Facile, tu lui coupes la tête et après tu brûles le cou mutiler, dis-je comme si c'était évident
— Professeur Londubat et Professeur Hagrid amené ces jeunes à l'infirmerie, s'il vous plait. Je ne sais pas si cette étrange poussière d'or pourrait être toxique. Après je voudrais avoir un mot avec M. Jackson, dit la directrice.
— Mme McGonagall, ce n'est pas toxique, dis-je.
Elle me regarde sévère et elle me dit :
— Qu'est-ce que tu en sais, M. Jackson? Tu n'as pas dans la position de l'autorité.
Je garde le silence, trop furieux pour répliquer. La directrice fait signe aux deux professeurs qui hochent la tête et elle part. Les professeurs nous font signe de les suivre. Je retrouve mon bouchon et je le ramasse. Je le mets sur la pointe de mon épée qu'au contact, il se transforme à un stylo tout à fait inoffensif. Nous prenons nos sacs à dos et nous les suivons docilement. Johnny me murmure :
— Hé, où as-tu appris à combattre avec une épée?
— Je vais à un camp d'été qui entraine des jeunes comme moi, dis-je vaguement.
— Cool, sais-tu à qui tu me fais penser? À Hercule, dit Feng.
— Ouais, c'était tellement à la fois terrifiant et excitant, dit Josh.
— Euh… merci, dis-je timidement.
— Non, merci à toi, dit Victor.
— As-tu une petite amie? dit une voix féminine.
Je jette un coup d'œil à la jeune fille qui est resté dans le combat. Je l'examine, elle a les cheveux noirs, longs et vagues. La peau basanée comme style des jeunes filles espagnoles et les yeux bleu saphir. Je peux dire qu'elle est une fille magnifique, mais moins belle qu'Annabeth.
— Oui et elle s'appelle Annabeth, dis-je.
— Dommage, par la manière, je m'appelle Jade Aguila, dit-elle avec une voix déçu.
Nous arrivons devant la porte de l'infirmerie. Le Professeur Hagrid parle au Professeur Londubat du combat de l'Hydre. Ils nous font passer devant et nous entrons dans la pièce qui est un blanc stérile. Une femme aux traits sévère et stricte. Elle s'avance vers nous et elle nous dit :
— Je vous attendais, Mme McGonagall m'a dit ce qui s'est passé. Changez vos robes pour les robes d'examen et je vais vous examiner.
En nous pointant les cabines de changement, je ne bouge pas, alors que les autres y vont d'un pas traînant en grommellent. Je regarde l'infirmière en chef en attendant qu'elle dise « Poisson d'avril! » Et finalement, je me dirige lentement vers une des cabines. J'enlève ma robe de sorcier, mon jean et mon T-shirt et je les fourre dans mon sac à dos. Et je mets une robe de sorcier qui me fait penser aux robes qu'on met dans les hôpitaux.
Je sors de la cabine et je rejoins les autres. La soignante nous donne à chacun de nous un verre rempli d'une substance verte fumante et inconnue. Mes six camarades burent leur verre avec une grimace. Prudemment, je renifle la boisson, une odeur de moufette me chatouille dans mes narines, je fronce mon nez. Je porte le verre à mes lèves et je le bois d'un trait. Le goût pareil que l'odeur. Je grimace au goût de moufette. L'infirmière nous prend les verres dans nos mains. Elle nous indique une salle. La petite pièce ressemble à une petite salle d'attente très confortable, il y a une dizaine de fauteuils très moelleux. Et elle nous dit :
— On va attendre que la potion fasse effet et dès que vous attendez votre nom, vous venez me rejoindre.
Elle sort de la pièce en nous laissant seules. Nous asseyons sur les fauteuils en attendant que notre tour arrive. Nous parlons tranquillement.
XXX
Après 15 minutes plus tard, l'infirmière revient, elle sort de sa poche de son tablier un parchemin et elle dit :
— Jade Aguila.
Jade sort de la pièce avec l'infirmière. Quinze minutes plus tard, l'infirmière revient et elle dit :
— Josh Finnigan.
Celui-ci se lève du fauteuil et sort avec la soignante et nous attendons. Après elle revient :
— Samuel Gomez.
XXX
J'ai dû commencer à somnoler, parce que Johnny me secoue mon épaule. Je le regarde un peu perdu. Quelqu'un tousse discrètement et la voix de l'infirmière me dit d'impatience :
— Persée Jackson.
Je me lève de mon fauteuil et je suis l'infirmière hors de la salle. Elle me fait signe m'assois sur le lit. Je fais ce qu'elle me demande, je m'assois et j'attends ses directives. Elle lit un dossier (que je crois qu'il est le mien) et elle le dépose sur le chevet qui est à côté du lit. Elle me dit, tout en m'examinant mes yeux :
— As-tu eu des étourdissements des dernières heures?
— Non, madame, dis-je.
— De la fièvre, dit-elle en mettant le dos de sa main sur mon front.
— Non, madame, répété-je.
— Enlève le haut de ta robe pour que je puisse d'examiner la poitrine, dit-elle. Ce que j'ai entendu dire que tu étais très proche du monstre et que tu étais fait frapper par le monstre.
— Que… quoi? dis-je.
— Tu as bien compris, dit-elle.
— Euh… non, je n'enlève pas mon haut, dis-je fermement en croissant mes bras.
Je ne veux pas qu'elle voie mes cicatrices et qu'elle commence à me poser des questions.
— Pardon, dit-elle sévèrement.
— J'ai dit que je n'enlève pas mon haut, répété-je d'une voix assez provocatrice.
Je la regarde obstinément. Elle me lance un regard le plus sévère et elle me dit :
— Je sais que tu as des cicatrices, donc tu enlèves ton haut ou sinon je le fais par la force.
Je jure en grec ancien dans mon souffle et je fais ce qu'elle me demande. Dès que j'enlève le haut, toutes mes cicatrices se relèvent au grand jour. L'infirmière se pince les lèvres, mais la matrone ne dit rien, elle m'examine la poitrine. J'ai un malaise, mais je ne dis rien. Après elle examine mon dos, je frissonne légèrement quand ses doigts effleurent le dos. Enfin, elle me dit :
— Rhabille-toi et tu peux t'en aller. Et la directrice veut te voir.
Je remets le haut et je vais me changer dans la cabine. Après je marche dans les couloirs pour trouver le bureau. Ne sachant où est le bureau, je décide d'aller au prochain cours, je marche vers le cours d'histoire, quand le Professeur Londubat m'intercepte dans le couloir. Il me regarde et il me dit :
— M. Jackson, avez-vous oublié que vous devez parler à la directrice? me dit Professeur Londubat.
Je secoue la tête et je lui dis :
— Non, c'est juste que je ne trouve pas le bureau.
— Ah! D'accord, alors viens avec moi, je vais vous le montrer et vous donner le mot passe, me dit-il.
Je suis le professeur. Nous marchons en silence dans les couloirs. Les tableaux de peinture me regardent passer. Depuis que je suis dans cette école, je crois toujours que j'ai une attaque d'hallucination. Il est étrange de voir des images bougées. Nous arrêtons devant une gargouille d'extrême laideur en pierre et Professeur Londubat dit :
— J'adore les chats (N/A : C'est la première phrase qui est venue en tête.)
La gargouille s'anime soudain et fait un pas de côté. Derrière elle, le mur s'ouvre pour les laisser passer. Malgré ma confusion, je ne peux m'empêcher d'être émerveillé : derrière le mur s'élève un escalier en colimaçon qui tourne lentement sur lui-même comme un escalier mécanique. Le Professeur Londubat me fait signe d'avancer. Je m'avance sur les marches, le mur derrière moi se referme avec un bruit sourd, laissant le Professeur Londubat derrière. J'élève sans effort en cercles successifs qui m'emmène de plus en plus haut. Enfin, je suis légèrement étourdi, je vois apparaître une porte en chêne aux reflets chatoyants, avec un heurtoir de cuivre en forme de griffon. Je frappe trois petits coups sur la porte et j'entends un « entre ». J'ouvre la porte et j'entre.
Je jette un coup d'œil autour de moi. De tous les bureaux de professeurs que j'ai eu l'occasion de visiter cette semaine, celui de la directrice est le plus intéressant. C'est une belle et grande pièce circulaire. Le mur du fond est rempli de tableaux d'hommes et de femmes dormants dans leur cadre. Il y a également un énorme bureau aux pieds en forme de serres et derrière, sur une étagère, un chapeau pointu, usé et rapiécé : le Choixpeau magique.
Assise au bureau, la directrice lit des documents, sans lever les yeux, elle me fait signe de m'assoir. Je m'assois sur une chaise du devant du bureau. La directrice porte sa robe verte et elle porte des lunettes carrées. Ses cheveux gris sont retenus à un chignon serré. Dès qu'elle finit de lire, elle lève les yeux et elle me regarde sévèrement par-dessus de ses lunettes carrées. Nous nous regardons avant qu'elle me dise :
— Alors, comment trouvez-vous l'école? Je sais que vous n'avez jamais étudié la magie.
— Différent, dis-je. C'est plus différent que l'école des mortels.
— Étant donné que vous avez 17 ans. Je vous aurais mis en septième année. Mais étant donné votre tardive entrée dans ce monde. J'ai préféré de vous mettre en cinquième année, me dit-elle.
— Si c'est juste ça que vous avez me dire, dis-je en me levant.
— Non, reste assis, dit-elle d'une voix qui ne laisse pas de place à l'argumentation.
Je me rassois sur la chaise avec la confusion. La directrice prend une grande respiration et elle me dit :
— Je sais que vous êtes un demi-dieu.
— Que… quoi?! dis-je confus et nerveux. Com… Comment?
— Bien, c'est écrit dans votre dossier, ne vous inquiétez pas, seuls les professeurs savent, me dit-elle doucement.
— Est-ce que je peux leur faire confiance de ne pas répandre mon secret? dis-je d'une voix hésitante.
— Oui, M. Jackson, dit-elle me regardant droit dans les yeux.
— Vous savez que la confiance à un double de sens, dis-je.
— Je sais, M. Jackson, dit la femme âgée. Mais il faut que vous nous fassiez assez confiance.
— Comment? dis-je. Avec tout le respect que je vous dois, madame. Vous savez qu'il faut mériter ma confiance et que je dois mériter la vôtre. Ça marche comme ça.
— Moi, je vous fais assez confiance et je fais confiance à mes professeurs, me dit-elle.
Je ne dis plus rien, je me mordille ma lèvre inférieure et je tourne la tête vers une fenêtre pour éviter son regard. Je sens que quelque chose cloche, j'ai le sentiment que la directrice ne me dit pas toute. Je sais que les professeurs vont me surveiller. Je souhaite qu'Annabeth soit avec moi, elle pourrait interpréter tous ces secrets. La femme me fait signe que la réunion est terminée. Je me lève de la chaise et je sors du bureau.
Plongé dans mes propres pensées, je me rends compte que je suis rendu en bas. Avec un soupire, je sors de l'ascenseur magique. Le trou est caché par l'affreuse gargouille.
