Idem que pour belle swan avocate
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Bip... Bip... Bip...
Bordel ! C'est quoi ce bruit ? Quelle heure il est ? Huit heure du mat'. Pas possible, j'ai l'impression que je dors que depuis dix minutes ! Et purée c'est quoi ce putain de bip over agaçant ? Qui c'est qui se permet de faire un boucan pareil a l'aube ?!
Je sortis de mon lit comme une furie, prête a hurler sur la personne qui faisait un tel rafut lorsque je vis un objet que je n'avais pas remarqué hier soir, a cause du manque de lumiere. Un téléphone. Posé la, sur la table de nuit. C'est ce débile de téléphone qui fait tout ce bruit. Je décrochais le combiné et eu a peine le temps de rugir une quelconque onomatopée avant que la voix du vieux Monsieur d'hier ne me coupe. "Vous devez rendre la chambre". Rendre la chambre ? Hein ? A huit heure du mat' ? C'est quoi ce délire ? Et surtout, le motel est désert, alors qui, je vous le demande, QUI peut bien avoir besoin de MA chambre ?!
Chose que je fis immédiatement remarquer au Monsieur. Sauf qu'il n'a rien voulu savoir. Il fallait que je rende la chambre. "Mais je dois rester ici ce soir aussi, je vais pas vous rendre la chambre pour revenir la louer ce soir c'est complètement débile !". "Liberez la chambre." Bon... Ce vieux a visiblement un problème. Je vais pas me battre avec lui. "Okay, j'vais vous la rendre votre chambre pourrie ! Vous avez peur de quoi au juste ? Que j'installe un vrai interrupteur, une ampoule dans la salle de bain et que je vous passe l'aspirateur ?" Nan mais vraiment, y'a des gens qui sont pas finis, c'est impressionnant. J'avais mis ma serviette a sécher hier soir alors je me fis le luxe d'une nouvelle douche dans l'obscurité. Au prix de la serviette, valait mieux la rentabiliser ! J'avisais le grand soleil qui filtrait par la fenêtre crasseuse et opta pour un short en jean, un débardeur blanc et des petites sandales en cuir. Je mis mon sac en bandoulière et referma ma valise avant de claquer la porte. Je jetais presque ma clé sur le comptoir et sortis. Il n'était pas encore neuf heure mais la chaleur était déjà étouffante. Je me feliitais du choix de ma tenue, en plus d'être au frais, je peux espérer apporter un peu de couleur sur mes jambes désespérément blanches, conséquence de la vie a Foks, ville ou il y avait plus de pluie que dans tous les autres pays réunis. Je hissais ma valise sur le siège passager de ma camionette et m'installant côté conducteur. Première chose a faire, mettre de l'essence. Je fis le plein et fus heureuse de constater que Charlie avait bel et bien alimenté le compte. Je repris la route vers Las Vegas et arriva enfin sur l'avenue principale. C'était magnifique. Le soleil baignait de soleil toute la rue et les hôtels étaient splendides. Je garais ma voiture dans un parking et posa mes lunettes de soleil sur le bout de mon nez. Je deambulais seule sur cette avenue gigantesque admirant les vitrines des magasins et me laissant bercée par le bruit des pièces et des machines a sous. Pleins de personnes prospectaient dans la rue, offrant des buffets a volonté et des réduction. Je farfouillais dans mon sac jusqu'à retrouver la carte du bar qu'Alice m'avait donné. Il ouvrait a dix-neuf heures. J'y ferais un tour ce soir. En attendant, je mourrais de faim ! Après avoir sauté le diner hier et pas pris de petit déjeuner ce matin, mon estomac protestait en se tordant et gargouillant. Je croisais la route d'un fast-food. C'était parfait. La grande gastronomie n'était pas dans mes moyens ! Je passais commande d'un double cheeseburger avec une grande frite, un sunday caramel et un coca qui était free-refil, c'est-a-dire que je pouvais le remplir a volonté ! Je m'installais a une table proche de la vitrine et regardait le flot incessant de touristes qui déambulaient en dévorant mon déjeuner. Je profitais aussi des toilettes et envisagea même de piquer un rouleau de papier toilette. Mais je me dis que non, je ne pouvais pas. Imaginez que le grand vigile m'attrappe, la honte s'il me chipe avec un rouleau de papier toilette !
Le reste de la journée se passa tranquillement. Je tirais cent dollars a un distributeur automatique et pris dix dollars pour aller faire un tour au casino. C'est vrai quoi, je ne pouvais décemment pas aller a Vegas et pas tenter ma chance a la roulette ! Le tout c'est d'être raisonnable ! La dame du guichet m'echangea mes dix dollars contre des petits jetons en plastiques qui teintait gentillement entre mes doigts. Je misais cinq dollars sur le treize noir et, je devais avoir de la chance parce que c'est sur cette case que la petite boule s'est arrêtée ! J'empochais dix dollars et rejoua, je fis cette fois le un rouge, et je gagnais de nouveau ! Je quittais la table plus riche de quarante dollars ! Valait mieux que je parte avant de tout claquer de nouveau ! J'echangeais de nouveau mes jetons et la guichetière me tendit un billet de cinquante dollars. On pouvait dire que j'avais eu de la chance ! En passant sur le trottoire d'en face pour regagner ma voiture je tombais sur un petit magasin coincé entre deux énormes vitrines de gadget, qui ne vendait que des robes. Je m'attardais sur la vitrine et mon regard s'accrocha sur les prix. J'avais craqué sur une robe bleue et elle n'était qu'a vingt dollars... C'était clairement une bonne affaire ! Une petite clochette tinta quand je poussais la porte et presque aussitôt une femme vint m'accueillir. Elle devait avoir une soixantaine d'année et était absolument rayonnante !

"Je peux vous aider ?"

Elle sourit et je remarquais que ce n'était pas un faux sourire, la joie se reflétait dans ses yeux verts foncés.

"J'ai repéré une robe dans votre vitrine, la bleue juste la."

Je tendus le doigt vers l'objet de la convoitise et je vis la dame farfouiller sur l'etagere derrière elle. Elle sortit un sachet transparent et me le tendit.

"Taille M, je pense que ça devrait aller. Avez-vous vu que nous avons le sac et les chaussures assortis ?"
"Oh euh... Ça ne ferait pas un peu trop ?"
"Oh non ! Surtout que si vous prenez l'ensemble, vous n'en aurez que pour trente-cinq dollars. Ça vaut le coup non ?"

Ça c'est sur ! Et puis, je venais de gagner cinquante dollars, je pouvais bien me faire plaisir !

"Je prends tout alors ! Mais... Est-ce que je peux essayer quelque part ? Pour être sûre de la taille ?"
"Bien sur !"

Et la elle tira un rideau du mur. Il s'enroulait sur lui même, guidé par un rail circulaire. La ou il n'y avait rien deux secondes auparavant, il y avait maintenant une cabine d'essayage ! J'étais entrée dans la quatrième dimension !
Je sortis la robe de son plastique et le tissu était très doux sous les doigts, et très léger, vaporeux. J'entrais dans la cabine et me déshabilla. J'enfilais la robe et essaya d'imaginer ce que ça donnait. De fines bretelles se croisait dans le dos, le laissant nu jusqu'aux reins et les petits volants d'arretais a mi-cuisse. Je dois dire que c'était assez sexy.

"C'est la bonne taille ?"
"Oui, c'est parfait ! Vous avez le compas dans l'oeil ! Est-ce qu'il y aurait un miroir quelque part ?"
"Oui Oui, bien sur ! Sortez que je voie a quel point c'est beau !"

Carrément ? Elle n'exagerait pas un peu la ?!
J'ouvris le rideau et le dame joignit ses mains comme si elle allait faire une prière.

"Vous êtes magnifique."

Je me sentis rougir instantannement.

"Oh euh ... Merci beaucoup ..."

Je ne savais plus trop ou me mettre. Elle m'observait sous toutes les coutures et ça me mettait un peu mal a l'aise.

"Tenez tenez ! Essayer avec les chaussures !"

Elle me tendit une paire et je me demandais comment elle pouvait connaitre ma taille. Pourtant elle ne s'était pas trompée, elles étaient parfaitement ajustée.
Du même bleu que la robe, deux cordons serpentais le long de mes jambes et une petite bande retenait mon pied au niveau des orteils, les talons étaient vraiment hauts. J'allais vraiment avoir du mal a marcher avec de telles échasses au pied. Il valait peut-être mieux que j'oublie les chaussures. Mais quand je vis mon reflet dans le miroir, je ne pus me résoudre a ne pas acheter cette tenue, même si elle était provocante et que j'aurais du mal a l'assumer. Les talons allongeaient mes jambes et accentuaient ma cambrure. Je me tenais plus droite, ma poitrine ressortant. Je ne pouvais pas porter de soutien-gorge avec cette robe et je faillis renoncer. J'avais une poitrine plutôt importante et ne pas mettre de soutien-gorge relevait de l'impossible pour moi. Pourtant, dans cette robe, je ne me sentais pas ridicule. Je ne voyais plus mon sein droit qui était plus gros que l'autre, ou le fait qu'ils soient écartés. Non, tout ce que je voyais c'était un ensemble harmonieux. Pour une des rares fois de ma vie je me sentais jolie, sexy et sûre de moi. J'avais l'impression que je pourrais faite absolument n'importe quoi si je portais cette robe. Et ça, c'était vraiment nouveau.

"Vous allez en briser des cœurs avec cette tenue mademoiselle ! On verra des hommes tomber sur votre passage, aucun ne pourra vous résister ! Vous savez, cette robe elle a fait craquer beaucoup de jeunes femmes avant vous mais, a chaque fois qu'elles se sont retrouvées dedans, elles ont pris la fuite. Mais vous, on dirait bien que vous aller lutter. Et puis, elle vous va bien mieux qu'a toutes ces filles avant vous !"
"Je ne sais pas si... C'est très gentil a vous mais ... Vous savez, ici, dans l'intimité de votre boutique, je peux a peu près l'assumer, mais une fois dehors euh ... Ce sera une autre histoire ..."
"Je ne m'en fait pas pour vous. Je suis sûre que vous l'assumerez parfaitement."

Je me changeais et remis ma tenue. Je me sentais affreusement banale dans cette tenue. Invisible. Tout le contraire de tout a l'heure, avec la robe.

"Je la prend !"
"Je vous l'avait bien dit !"

Je payais et la dame me dit de revenir vite, rien que pour me raconter toutes les choses géniales que j'avais vécue dans la robe.

Je sortis du magasin, guillerette. J'avais toujours l'impression de faire tache, potiche, godiche, d'êtres a cote de la plaque par rapport aux autres filles dans les soirées, mais la, non, je sais que dans cette robe, je n'aurais plus l'impression d'avoir douze ans et elle vingt-cinq.
Je repris la route du motel et paya pour une nouvelle nuit. Le Monsieur me reconnu et sourcilla un instant, comme s'il redoutait le moment ou j'allais sortir toute ma petite monnaie. Sauf que non, je lui tendit des billets en parfait état. Je m'étais même fait le luxe du papier toilette ! Si ça c'était pas de l'investissement !
Je me jetais sur le lit et me reposa un peu. J'avais marché longtemps en plein soleil aujourd'hui. J'eus d'ailleurs l'agreable surprise de voir que mes jambes avaient brunies, et qu'un petit coup de soleil colorait mes pomettes et mon nez d'une jolie rougeur. Je pris une douche fraiche, profitant de la lumière qu'il y avait encore en cette fin d'après-midi pour prendre mon temps et me laver les cheveux. Je sortis la robe de son sac, ainsi que les chaussures et le sac et laissa mes cheveux sécher naturellement pendant sur je transvasais mon permis de conduire, ma carte d'identité et de l'argent dans la petite pochette bleue nuit. L'humidite ambiante crea de petites ondulations dans mes cheveux et je trouvais sa jolie. Je me passais de la crème hydratante puis enfila la robe. J'avais peut pendant un moment de regretter mon achat et de la laisser au fond de ma valise pour toujours mais non, je ne me sentais pas bête en la portant. Le même sentiment de puissance me soulevait le cœur. Je me maquillais un peu, juste une touche de mascara, un trait d'eye liner et un peu de Baume a lèvres a la cerise qui colorait ma bouche d'un rouge discret. Je mis le Baume dans mon sac et y rangea aussi les clés de la chambre. Un coup d'oeil a mon téléphone m'indiqua qu'il était vingt heure. Le temps de grignoter quelque chose et d'y arriver, le bar serait ouvert depuis assez longtemps pour qu'il y règne déjà une certaine ambiance. Je passais devant le Monsieur grincheux de l'accueil et le vit écarquiller les yeux en me voyant passer devant lui dans une effluve de parfum fruité.

"Bonne soirée."

Je démarrais ma camionette et me gara de nouveau sur le parking. Sur le chemin je sentais les regards sur moi et ça le fit me sentir belle. Habituellement jetais mal a l'aise, mais la, une certaine confiance en moi m'habitait et cette sensation était renversante. Je croisais une bande de garçons qui était visiblement la pour fêter un enterrement de vie de garçon.

"Oh putain. Ben comment tu peux encore vouloir te marier quand y'a des trucs comme ça qui existent..."

La remarque me fit sourire. Je marchais en roulant des hanches a cause des talons et fut étonnée de ne pas avoir de difficultes a arpenter la route avec ces engins de torture. Je n'avais même pas mal aux pieds !

"Eh mademoiselle ? Comme tu t'appelles ?"

C'était de nouveau Monsieur enterrement de vie de garçon. Je me tournais et marchais en arrière, ralentissant l'allure.

"Bella, je m'appelle Bella."

Je lui fit un sourire et le vit trottiner vers moi. Je m'arrêtais et l'observer approcher. Brun, les epaules assez larges, grand. Il était plutôt mignon.

"Moi c'est Paul."

Il sourit et je craquais pour sa petite fossette.

"Ou tu vas comme ça toute seule ? C'est pas très prudent ..."
"Je vais ici."

Je lui tendis la carte que m'avait donné Alice.

"Le New Moon hein ? Choix interessant ..."
"Oh, vraiment ? Je ne connais pas, c'est la première fois que je viens a Vegas..."
"Hum... La jeune fille innocente et pure de l'Iowa qui vient se dévergonder a Vegas... Schéma typique !"
"Eh bien, techniquement je ne viens pas de l'Iowa. Je suis de Washington."
"Ca fait loin pour visiter un bar ... Moi je viens du Texas."
"Ca fait loin pour un enterrement de vie de garçon..."
"Humm... Touché ! En même temps quoi de mieux pour Vegas pour une chose pareille ?!"
"Paul ! Qu'est-ce que tu fous ? Aller arrête de faire ton lover et de dragouiller !"

Il se tourna vers la bande et leur cria qu'il arrivait, qu'ils n'avaient qu'a avancer, il les rejoindrait.
Puis il se retourna vers moi.

"Alors, Bella c'est bien ça ?"

Je fis un petit signe que oui en penchant la tête sur le côté. Il était vraiment mignon.

"Ouais... Dooonc, on est encore la pour quelques jours... Est-ce que tu crois qu'on pourrait euh... Se revoir ?"

Il se tortillait un peu et avait l'air mal a l'aise. Ça me fit sourire. S'il m'avait rencontré n'importe quel autre jour il m'aurait a peine jeté un regard, et la je le rendais nerveux.

"Ca pourrait se faire oui ..."
"Tu es la jusqu'à quand ?"
"Pas de limite, je suis venue sur un coup de tête..."
"Tu es venue t'echapper de tes soucis a Vegas ?"
"Cest un peu ça oui... Une sombe affaire de petit copain infidèle..."
"infidèle ? J'ai du mal a te croire la ..."
"Et pourtant ..."
"Vegas est une bonne thérapie."
"Oui, c'est ce que je me suis dit aussi..."
"PAUL !"
"CA VA JE VIENS !... Désole, ils sont un peu pénibles ..."
"Y'a pas de mal."

Je lui souris puis passa le bout de ma langue sur mes lèvres. Je le vis déglutir difficilement.

"Donc, on fait comment ? Je te laisse mon numéro et tu m'appelles ou ...?"
"Ca me semble bien oui."

Je sortis mon téléphone de mon sac et lui tendit. Il tapa son numéro et me le rendit. J'enregistrais son numéro et composais son numéro.
Il parut surpris en entendant son téléphone sonner.

"Tu avais peut que je te donne un faux numéro ?"
"Non, mais comme ça toi aussi tu as mon numéro... Je suis pas très consciencieuse quand il s'agit de rappeler les gens alors surtout, n'hésite pas !"
"Oh ! D'accord. C'est cool. Super. Top. Bien. Bon. Je vais... Je ferais mieux d'y aller."
"D'accord. Bonne soirée."
"A toi aussi ..."

Il se tourna lentement et retrouva ses amis un peu plus loin. Je me remit en marche et je les entendis discuter.

"Quoi ? Elle t'a vraiment donné son numéro ? Je le crois pas !"

Je souris et secoua un peu la tête. Et je repris la route. Je grignotais un petit quelque chose en chemin et commença a chercher le bar.

-

Je dois dire que j'étais un peu perdue ! Je vis un groupe de jeunes un peu plus loin.

"Excusez-moi ? Est-ce que vous sauriez ou se trouve le bar le New Moon par hasard ?"

Il était encore tôt mais ils m'avaient l'air passablement éméchés ! Ils donnaient tous une direction différente et c'était a celui qui crirait le plus fort pour se faire entendre.

"Prenez a droite après le Starbuck, vous allez voir une supérette au bout de la rue, tournez a gauche et vous y êtes, vous pouvez pas le manquer."

Je me tournais vivement vers la voix qui venait de m'indiquer le chemin. Elle était calme et posée, et semblait assez Claire pour que je puisse affirmer que le propriétaire de la voix avait les idées claires. Appuyé contre un réverbère, en costume, une cigarette entre les doigts, l'incarnation de la nonchalence. Il portait un chapeau comme seuls en portent les acteurs dans les vieux films si bien que je ne voyais que le bas de son visage, le reste étant dans l'ombre créée par la lumiere de la rue. Une très belle allure en somme.

"Merci beaucoup, je commençais a désespérer ! Bonne soirée !"
"A votre service jolie demoiselle."

Je passais devant lui et inhala un bouffée de la fumée. Cigarillos a la vanille, pas mal. Mieux que la clope lambda et moins cancérigène que le cigare, c'était juste ce qu'il fallait de viril et en plus de ça l'odeur était presque agréable. Decidemment cet homme sans visage avait tout bon.
Je pris le chemin qu'il m'avait indiqué et arriva devant le bar qui étincelait de spots et de guirlandes lumineuses. L'enseigne était immense et décorée d'un quartier de Lune. A travers les vitres je vis que le bar était déjà plein de monde, c'était vraiment l'effusion la dedans ! A cause de la loi anti tabac dans les lieux publiques, beaucoup de fumeurs était exiles dehors. Lorsque je tirais la porte d'entrée je fus assailli par le bruit des conversations, des verres qui s'entrechoquaient et je distinguais egalement une musique en fond. La majorité de la population du bar était masculine, du jeune golden boy de vingt-cinq ans au vieux riche de soixante-dix. J'avancais vers le bar, récoltant pas mal de compliments et d'invitation a boire un verre. Un des tabouret hauts etait libre alors je m'y glissais. Le barman se tourna vers moi.

"Bonsoir, qu'est-ce que je vous sert ?"
"Que conseillerez-vous a une jeune fille qui débarque a Vegas pour la première fois de sa vie ?"

Il me fit un sourire et un clin d'oeil.

"Vous allez sûrement raffoler d'un de ces cocktails de fille multicolores et super sucré..."
"Oh ... Vous n'avez rien de mieux ? Je suis pas très cocktail acidulés... J'vais prendre un Jack Daniel's, double, avec glace."
"Et elle sait ce qu'elle veut avec ça ...! Impressionnant ! Je vous sers ça !"
"Dites-moi, j'ai une petite question ..."
"Je vous ecoute...?"
"Est-ce que Lily est la ce soir ?"
"Oh vous êtes une amie de Lily... Voilà sui explique tout ..."
"Quoi ? Comment ça ?"
"Eh bien, une jeune fille jeune, canon, et qui vient pour la première fois a Vegas c'est assez rare pour être remarqué ! Lily a la chic pour les attirer, toutes ses copines sont de vraies déesses, j'aurais du me douter sur vous la connaissiez ! Pour répondre a votre question euh ...?"
"Bella."
"Pour répondre a votre question Bella, Lily est en coulisse pour l'instant, elle de prépare pour le grand show ! Elle va faire un nouveau truc, de l'inedit en quelque sorte, c'est pour ça que c'est autant la folie ce soir."

Le grand show ? Des copines canon ? Hein ?

"Eh voilà, un double Jack Dan's avec glaçons !"
"Merci."

J'attrapais mon verre et en avala une gorgée. Le whisky me brula la gorge avant de me réchauffer l'estomac. Puis le bruit des conversation sembla atténué et la musique plus forte. Finalement le bar devint silencieux alors que les lumières devenaient tamisées. Un projecteur éclaira la scène et la musique explosa des enceintes. La, Alice entra en scène...
Elle était vêtue d'une longue robe noire en lamé fendue sur toute la longueur et portait des escarpins aux talons vertigineux. Un faux grain de beauté était aposé au dessus de ses lèvres peintes en rouge carmin. Ses yeux était charbonneux et son regard d'autant plus envoutant que sa peau était d'une blancheur de porcelaine. Elle avança sur la scène et attrapa le micro. Sa voix s'eleva, Claire et légèrement casée. La salle était totalement silencieuse. Elle était véritablement incroyable. Elle détacha le micro du pied et descendit de la scène d'une démarche chaloupée. Elle passait entre les tables, flirtant avec les hommes guidée par une aisance a toute épreuve. Elle les rendait fou. Elle me faisait penser au show de Jessica Rabbit, aussi sexy tout en étant classe. Les dernières notes de la chanson retentirent et sa voix s'évanouir avant qu'elle ne disparut par le grand rideau noir. Il n'y eu aucun bruit pendant quelques secondes, comme si le publique sortait de sa transe et, finalement les applaudissement explosèrent, accompagnés par des sifflements et des cris. Je n'arrivais pas a la croire. Alice m'avait parlé d'un petit bar a tendance karaoké, hors ce n'était pas du tout ça !

"Elle est incroyable n'est-ce pas ?"

Je tournais la tête et vis le barman, le coude appuyé sur le bar.

"Plus qu'incroyable..."
"Et encore, t'as jamais vu quand elle monte sur scène avec Rose... La c'est vraiment le soir le plus chaud de l'année !"
"Rose ?"
"Sa colocataire et meilleure amie ... Je croyais que tu connaissais Lily ?"
"Oh ! Je ne la connais presque pas en fait, c'est juste qu'elle m'a depanné hier, jetais tombé en panne. On a un peu discuté et j'ai appris qu'elle travaillait la."
"Okay. Et toi tu es a Vegas pour longtemps ?"
"Alors la, c'est le grand mystère ! Je suis venue sur un coup de tête alors ok verra... Mais si je compte rester, il va falloir que je trouve un petit boulot histoire d'avoir de quoi payer le motel parce que je ne peux pas demander a mon père de m'envoyer de l'argent tout le temps ... Lily m'a dit que je n'aurais qu'a lui en parler, elle connait du monde visiblement ..."
"Cest sur que niveau contact, son carnet s'adresse est plus que plein. Tu vois tous ces mecs la ? Ils feraient n'importe quoi pour elle."

Je balayais la salle des yeux et reflechissais tout en sirotant mon verre.
Cinq minutes plus tard Alice apparut au bar, armée d'un plateau. Elle s'était demaquillé et je retrouvais son joli bronzage doré.

"Lily ?"

Elle tourna la tête vers moi et me regarda un instant, confuse. Puis un grand sourire étira sa bouche.

"Bella ! Quelle surprise ! Et quelle robe ! Super sexy hein ?"
"Cest plutôt a moi de dire ça ! Ce show la c'était ... Wow ! Tu m'avais parlé d'un petit bar karaoké mais ça c'est pas du tout un petit bar karaoké !"
"Oh ! Tu sais c'est pas grand chose ... Faut que je file, pleins de clients a servir mais reste un peu, bois ce que tu veux, cadeau de la maison. La c'est le coup de feu, ça devrait se calmer un peu dans la soirée, on pourra plus discuter si tu veux."

Elle me fit un sourire et attrapa son plateau.

"Okay, travaille bien !"

Je finis mon verre et en commanda un deuxième avant d'aller m'asseoir sur une des banquettes qui s'était libérée. Alice slalomait entre les tables, son plateau recouvert de verre et de coupelles de cacahuète, elle avait un grand sourire scotché sur ses lèvres et rougissait un peu a chaque fois que quelqu'un lui faisait un compliment. Mais d'où tenait-elle toute cette pêche ? Au fur et a mesure de la soirée je me posais davantage de questions sur elle. Elle était serveuse dans un bar, et même si ses apparitions sur scène lui valait un bonus sur son salaire, comment pouvait-elle s'offrir une Porsche ? Et sa montre, Chanel, d'après mes lectures Vogue et ELLE, elle valait plusieurs dizaines de milliers de dollars. Et ça n'avait vraiment pas l'air d'être une fausse... Je me laissais aller dans ma banquette et ferma un peu les yeux, écoutant la musique et le bruit des conversations.

"Ce n'est pas très prudent de laisser votre verre dans surveillance, on ne vous l'a jamais dit ?"

J'ouvris les yeux brutalement et vis, juste en face de ma table, debout, l'homme au chapeau.

"Pardon ?"
"Votre verre la, le laisser poser la et fermer les yeux c'est pas ce qu'il y a de plus prudent. N'importe qui peut y toucher."
"Oh... Eh bien je ne le boirais plus alors, juste pour être sûre... Vous voulez vous asseoir ?"
"Je ne voudrais pas vous déranger."
"Vous ne me dérangez pas."

Il se glissa sur la banquette a cote de moi et retira son chapeau qu'il posa sur la table. Il faisait assez sombre dans le bar mais je voyais assez bien pour distinguer ses deux immenses yeux verts, son nez droit et sa bouche charnue. Ses cheveux etaient plutôt décoiffes, assez clair a en juger par la façon dont les lumières colorées du bar s'y accrochait. Il devait avoir une trentaine d'année. Lorsque je l'ai rencontré dans la rue, a cause de son look et de sa façon de parler, j'aurais dit plus, même si sa silhouette mince et longiline laisser penser qu'il était jeune. Il tourna la tête vers moi et son regard me détailla, me mettant un peu mal a l'aise. Néanmoins, le fait de porter la robe me confortait un petit peu, je ne faisais pas trop tache a cote de lui, si beau. Parce que oui, il était absolument canon. Il attrapa mon verre et le finit d'une gorgée, penchant la tête en arrière, me laissant admirer sa mâchoire carrée si bien marquée.

"Eh mais c'est mon verre !"
"Whisky... Choix étonnant pour une jeune fille... J'aurais plutôt parié sur un de ses cocktails du genre Cosmopolitain ou Sex on the beach..."
"Vous pouviez me demander ce que je buvais au lieu de me finir mon verre comme ça !"
"Oui mais, s'il y a une quelconque substance qui a été rajoutée, c'est moi qui en fait les frais... C'est mieux non ?"
"Pourquoi ça ?"
"Vous êtes une jeune fille absolument ravissante perchée sur les chaussures les plus instables du monde dans une robe plus que révélatrice, croyez-moi, vous auriez peu de chance de vous en sortir indemne si vous vous faites attraper."

Il prit de nouveau mon verre et fit glisser un glaçon dans sa bouche pour le faire fondre.

"Vous vous rendez compte que je prends le risque d'être violé juste pour sauver votre honneur ?"

J'eclatais de rire, l'alcool aidant et lorsqu'il se pencha vers moi, l'odeur vanillee de son tabac se diffusa vers moi.

"Je pense que vous avez une dette envers moi maintenant."

Sa voix résonnait dans mon oreille, chaude et grave.

"Une dette parce que vous m'avez bu mon verre ?"
"Une dette parce que je vous ai peut-être sauvé la vie..."
"Peut-être... Ou peut-être pas... On ne le saura jamais... En attendant, vous me devez un verre..."

Je croisais les jambes et ma robe remonta un peu sur mes cuisses. Je vis son regard se poser sur cette partie découverte.

"Jack Daniel's avec glace ?"
"Double."

Il se leva et marcha jusqu'au bar d'une démarche souple et légère. Il avait passé une de ses mains dans la poche de son pantalon et l'autre était posée sur le bar. Il ne me quitta pas du regard lorsqu'il attrapa mon verre et en avala une gorgée. Il revint a la table et fit glisser le verre vers moi du bout des doigts.

"Et voilà."
"Il manque une gorgée de ce verre..."
"Vous voulez venir la chercher ?"

Il approcha son visage du mien et enfonça son nez dans les cheveux. Puis il déposa ses lèvres juste sous mon oreille. Pendant un instant les conversations s'assourdirent et j'entendis mon cœur battre plus fort dans mes tempes. Un frisson me parcourut et une douce chaleur s'empara de moi. L'instant d'après tout était redevenu normal. Je pris mon verre et laissa les glaçons venir toucher ma levre supérieur. Le froid m'engourdit et je passais ma langue dessus. La sensation me fit frissonner et, en tournant le visage vers mon inconnu, je le vis qui fixait ma bouche avec envie. Je ne me reconnaissais plus. D'où me venait cette assurance, cette confiance en moi ?

"Ca vous arrive souvent de suivre les jeunes filles comme ça ?"
"Je vous demande pardon ?"
"Je vous ai demandé mon chemin et je vous croise ici... Drôle de coïncidence non ?"
"Oh... Donc vous pensez que je suis venu ici pour vous retrouver, c'est bien cela ?"

J'acquiescais légèrement et trempa mes lèvres dans mon verre.

"Ca vous dérangerais que ce soit le cas ?"

La étais la question. Est-ce que ça me dérangeait ? Non, au contraire même. Mais quelque chose me disait que si je lui répondait ça ça lui ferais étonnement trop plaisir.

"Un peu... Je trouve ça bizarre... Qui me dit que vous n'etes pas un détraqué sexuel comme ceux dont on entend parler dans les journaux ?"
"J'ai l'air d'un détraqué sexuel ?"

Je l'observais plus en détail. Ce regard émeraude souligné par des cils incroyablement longs. Cette bouche charnue et si bien dessinée. Cette allure d'acteur des années 20 dans son costume trois pièces et ce cigarillos coincé entre son index et son majeur. Cet homme était plus beau que tous ceux que j'avais jamais vu. J'imagine qu'il n'a aucun mal a avoir de la compagnie féminine. Pas besoin de les kidnapper ou de les forcer.

"Non, pas vraiment. Vous avez plutôt l'air de quelqu'un de privilégié... Comment se fait-il que vous ayez le droit de fumer a l'intérieur ?"

Il tira sur son cigarillos et recracha la fumée en une longue expiration. L'odeur vanillée vint jusqu'à moi et m'embrouilla. Il tourna la tête vers moi et m'hypnotisa de son regard vert.

"Si je vous le dit, je serai forcé de vous tuer..."

Cette phrase était tellement classique qu'elle en était même ringarde mais, quand c'était lui qui l'a prononcait, elle sonnait d'une nouvelle façon.

"Vous feriez vraiment ça ?"

Je me penchais vers lui et le bout de sa cigarette rougeoya alors qu'il tirait dessus. Ma bouche s'entrouvrit et un peu de fumée s'y engouffra lorsqu'il expira. Une saveur sucrée roula sur ma langue, légère et volatile et finit par disparaitre dans ma gorge. Je ne m'étais pas vraiment rendue compte de ce que je faisais mais, a la réflexion, ce moment était particulièrement excitant.

"Je n'hesiterai pas un seul instant..."

Il ferma a moitié ses paupières et m'embrassa du bout des lèvres. En contraste avec les glaçons, sa bouche était incroyablement chaude et une odeur de tabac vint jusqu'à moi. Avant que je n'ai eu le temps de réagir et de répondre a son baiser, il s'était eloigné de moi.

"Il se fait tard, je dois y aller..."

Jetais deboussolee, mon cerveau peinait a se remettre en marche.

"Deja ?"
"Bonne soirée."

Il s'était déjà levé et avait enfoncé son chapeau sur sa tête. Il me fit un signe de tête et disparut comme il était arrivé. Wow. Ok. J'ai besoin d'un débriefing !
C'est qui ce mec ? Oh mon Dieu ! J'ai plus que flirté avec lui et je sais même pas comment il s'appelle ! Je suis en train de devenir une gourgandine. Cette robe a vraiment une drôle d'influence sur moi ...!
Une minute plus tard, Alice se planta devant ma table.

"Bella ? Ça va ?"

-

Je secouais un peu la tête et leva les yeux vers elle.

"Oui oui, ça va."
"Viens, je vais te présenter a quelques personnes !"
"Oh euh Alice je ne sais pas si... Vraiment ce n'est pas la peine je te jure que ..."
"Leve ton joli petit derrière de cette banquette, attrape ton verre et suis-moi !"

J'avais déjà testé son incroyable sens de la persuasion, aussi je savais qu'il était totalement inutile de lutter. Ce serait une perte de temps complète.
J'attrapais mon verre et elle glissa ses petits doigts dans ma main libre.
Elle me fit traverser toute la salle et j'arrivais devant une alcôve que je n'avais pas remarquée jusque là.

"Aro, je te présente Isabelle Swan, elle est arrivée hier."

Un homme se leva de la banquette rouge et d'avance vers moi, sourire aux lèvres. Il était assez grand, les tempes grisonnantes et son regard acier me dévisageait sans fausse pudeur.

"Isabella... Italienne ?"
"Euh... Non, pas vraiment... Mais je préfère Bella..."
"Bien sur ! J'aurais du le savoir... Une telle beauté ne peut que porter un nom qui y fait allusion !"

Il attrapa la main qu'Alice venait de lâcher et se pencha dessus. Il déposa ses lèvres un frisson me fit secouer les épaules. Sa bouche était glacée et le contact comme visqueux... Venimeux. Cet homme ne m'inspirait pas confiance. J'étais fille de flic, et même si le taux de criminalité de Forks frôlait le négatif, j'avais une sorte d'intuition pour repérer les types louches.

"Je suis Aro Volturi, je pense que vous avez déjà entendu parler de moi ?"

Ah dire vrai, ce nom ne me disait rien...

"Euh... Je ne suis pas sûre ..."

Il lança sa tête en arrière et éclata d'un rire a vous glacer le sang.

"Vraiment nouvelle hein ? Une oie blanche... Je suis le proprietaire de la plupart des casinos de cette ville."
"Oh... Je vois ..."

Je tournais discrètement la tête vers Alice. Pourquoi voulait-elle que je rencontre cet homme ?

"Bella, Aro m'a demandé de te présenter parce qu'il a vu que nous nous connaissions... Et, tu parlais avec un homme non ?"

Monsieur-je-disparais-en-deux-secondes-après-t'avoir-fait-avoir-des-chaleurs ?

"Oui..."
"Qui est-ce ?"
"Euh... En fait je... Je n'en ai aucune idée..."

Les yeux d'Alice s'arrondirent sous la surprise et Aro fit une grimace.

"Je ne trouvais pas le bar et j'ai demandé a un groupe de jeunes mais ils etaient trop bourrés pour me répondre et c'est la que... Qu'il... Il est venu a mon secours et m'a indiqué le chemin... Le retrouver ici était une vraie surprise."
"Donc vous ne savez vraiment rien de lui ?"
"A part qu'il est autorisé a fumer dans un lieu public, qu'il me doit un verre et qu'il a l'air de sortir d'un film des années 20, non, je ne sais absolument rien. Pourquoi ?"

Aro lança un regard a Alice et ils semblèrent avoir une conversations télépathique.

"Il se trouve que, cet homme est Edward Cullen. Du moins c'est ce que nous avons de fortes chance de croire. Dans un mois et demi le casino du Cesar Palace met en jeu un gros, très gros, jackpot et Aro a de forts soupçons sur lui. Il... C'est un joueur imbattable, a croire qu'il triche, le problème c'est qu'on a pas réussi a le prouver. Il doit avoir des complices mais personne n'arrive a les démasquer. Leur plan est vraiment infaillible. Il vient a Vegas toujours a la même période de l'année, celle ou les mises sont les plus fortes."

Mais quel était le rapport avec moi ?

Alice se planta face a moi.

"Bella, jamais aucune femme n'a retenu son attention aussi longtemps. On sait qu'il est très introduit chez les escort ou les strip teaseuse mais a part ça on ne lui connait aucun coup de cœur. Il se lasse très vite, on ne le vois jamais deux fois avec la même femme, c'est déjà juste qu'il n'en ai qu'une par soirée. Il s'est assis avec toi et avait l'air charmé. Différent."
"Je suis sans doute la femme du jour. Il l'aura oublié demain et aura une nouvelle conquête."
"Bella, il ne se contente jamais de discuter... Les choses vont plutôt vites dans son monde. Et vu que les filles qu'il a habituellement en sa compagnie sont habituées a aller plus loin, il ne s'en gêne pas."
"Eh bien peut-être que je ne lui plais pa assez !"
"Je pense plutôt que vous lui plaisez un peu trop."

Aro s'était réintroduit dans la conversation et sa voix grave me fit frémir. Que me voulait-il ?

"Ecoutez, je ne savais même pas qui c'était ! Et il ne sait pas qui je suis. Je ne vois pas bien en quoi je suis d'une quelconque importance."
"Isabella, cet homme n'a aucune limite. S'il veut vous revoir, je n'ai aucun doute quant à sa réussite."

Quand allait-il enfin me dire ce qu'il me voulait ?

"Mais pourquoi vous me dites tout ça au juste ? Vous cherchez a me mettre en garde ? Je ne pense pas. Vous n'auriez aucun intérêt a le faire alors quoi ? Que voulez-vous de moi ?"
"Miss Swan, Isabella, je vous demande une faveur."
"Je vous écoute. Si c'est quelque chose que je peux faire je ne vois pas pourquoi je refuserai."
"Faites-en sorte de devenir proche de lui. Et soutirez-lui des informations. Gagnez sa confiance et aidez-moi ! Chaque année il rafle la mise avec une facilité déconcertante. C'est ma réputation qui est en jeu. Je dois l'arrêter !"
"Je suis navrée mais je ne peux rien pour vous. Je ne sai pas comment le contacter et, je ne vois pas pourquoi il me ferai confiance a moi. Pourquoi me confierait-il ses secrets ? Non, je ne peux pas, désolée."

Je tournais les talons et commença a quitter l'alcove.

"Et si je vous paie ?"

Ces mots m'interpellerent. Je ne suis pas quelqu'un qu'on acheté mais en e moment, gagner de l'argent me serait bien utile. C'est complètement immoral. Que dirait Charlie ?
Je revenais sur mes pas.

"Le jackpot se monte a un million et demi de dollars. Si vous m'aidez a stopper Cullen, je vous en offre dix pour cents."

L'offre était alléchante. Mais j'avais un atout dans mon jeu. Il avait besoin de moi. Donc je pouvais prendre le risque de faire monter les enchères.

"Je ne suis pas intéressée."
"Quinze pourcents."

Je lui tournais le dos et avala une gorgée de mon verre.

"Vingt-cinq pourcents ?"

Je m'eloignais encore, vidan mon verre d'un gorgée.

"Trente pourcents. Je ne peux pas aller plus loin."

Je pivotais et lui lança un regard par dessus mon épaule.

"Bien sur que si vous pouvez."
"Non vraiment je ne..."
"Alors a bientôt M. Volturi."
"Trente-cinq pourcents. C'est ma dernière offre."

Je posais mon verre vide sur une des tables les plus proches et retourna près d'Alice.

"Quarante et on en parle plus."

Je jouais gros. Je pouvais tout perdre.
L'excitation le nouait le ventre.
Je lançais un sourire enjôleur a Aro et le vit balayer mon corps du regard.

"Cest d'accord."

Il agrippa ma main et de nouveau y déposa ses lèvres.

"Vous êtes dure en affaire Mademoiselle Swan."
"Il faut savoir jouer de ses atouts. Parlons pratique, comment je m'y prend pour retrouver sa trace ?"
"Oh je ne me fais pas de soucis pour ça. Il ne devrait pas tarder a vous contacter."
"Et après ?"
"Apres c'est a vous de jouer ma belle. Faites-vous désirer, faites-le languir, faufilez-vous dans sa vie et introduisez-vous dans son cercle familial. Amenez-le a vous vouer une confiance aveugle et manoeuvrez avec doigté. Trouvez son point faible et brisez-le. Si vous réussissez, sachez que je tiens parole. L'argent vous sera immédiatement versé sur un compte protégé où il sera exempt de la moindre taxe."
"Tres bien."
"Ravi d'avoir fait votre connaissance Isabella."
"Mais tout le plaisir est pour moi voyons !"
"Tenez, je vous laisse la carte. Contactez-moi régulièrement pour m'informer de l'avancee de notre projet."
"Bien M. Volturi."

Il commença a s'éloigner et je décidais de jouer le tout pour le tout.
"Aro ?"

Il se retourna, étonné.

"Comment suis-je censée faire succomber un homme qui a connu les plus belles femmes du monde sans un sous en poche ?"
"Isabella, vous êtes un peu trop gourmande !"
"Cest ma plus grande qualité."

L'alcool aidant, je lui fit un clin d'oeil.

"Mon assistant vous appellera demain pour régler ces détails. Je lui demanderait d'ouvrir un compte pour vous. Autre chose ?"
"En fait, oui."

Il leva un sourcil, m'invitant a continuer.

"Je passe la nuit dans un motel plus que sordide... Vous pouvez faire quelque chose pour moi ?"
"Une préférence pour l'hôtel ?"
"Je dois avouer que j'ai une sorte d'attachement pour le Belaggio..."
"Bien. Presentez-vous a l'accueil d'ici une heure, le temps que je règle les détails."
"Merci infiniment Monsieur Volturi."
"Mais c'est moi qui vous remercie Isabella."

Il disparut dans la foule entouré de deux gardes du corps et trois strip teaseuse. Cet homme avait la belle vie.
Je me laissais tomber sur la banquette en soufflant. C'avait été éprouvant pour les nerfs. Je n'aurais jamais cru être capable de faire une chose pareille. C'était complètement mal, immoral, contre tous les principes fondamentaux de la vie et pourtant je resentais une étrange euphorie.
Alice se laissa tomber a mes cotes.

"Eh Ben ça alors... Bella... Si j'avais su... Je n'aurais jamais pu croire que tu... Négocier comme ça... Avec Aro Volturi en plus ... Je suis soufflée..."

Je passais mon bras autours de ses épaules si fines.

"Je ne savais pas que j'étais capable de ça Alice. C'était comme si je n'étais plus maitresse de moi même, une sorte de transe. En étant moi je n'aurais jamais osé faire un truc comme ça !"
"Ca te réussi plutôt bien les transes hein !"

Je souris, les yeux dans le vague. Le bar commençait a se vider. En jetant un œil a l'horloge au dessus du bar je vis qu'il etait bientôt quatre heures du matin.

"Comment tu vas t'y prendre avec Cullen ?"
"Je sais pas trop... J'vais faite ce qu'Ato m'a dit, faire en sorte de rester suffisamment proche de lui pour qu'il me fasse confiance et me confie ses petits secrets. Et je crois qu'il faut que je sois un peu difficile. Si je lui tombe un peu trop vite dans les bras, il va de désintéresser. C'est un chasseur. Si la proie s'offre, il s'ennuit et en cherche une nouvelle."
"Wow..."
"Au fait, comment tu l'as connu toi Aro ?"
"Oh, tu sais ça fait presque deux ans que je travaille ici. Je vois beaucoup de gens de passage mais Aro etait la toute les semaines alors petit a petit on a un peu discuté quand je lui apportais son martini. Et quand j'ai commencé a monter sur scène, il s'est intéressé a moi d'un peu plus près. La première fois qu'il m'a vu, j'étais avec Rosalie. Il m'a fait signe au sortir de scène et m'a demandé si on faisait des spectacles pour des soirées privées. Rose et moi on habitait dans un petit appart craignos et Aro nous proposait la grande vie. Alors petit a petit on a fait des spectacles pour lui et pour ses amis. Il paie très bien, toujours rubis sur l'ongle. Et en plus il fait des cadeaux."

Ella tendit le bras devant mon visage et secoua son poignet. Sa montre glissa un peu et les diamants reflétèrent les lumières du bar.

"Cette montre vaut plus de dix mille dollars."
"Je comprends mieux ta voiture maintenant..."
"Ouais, mon salaire de serveuse ne me suffirait pas a acheter ce bijou, même en l'economisant toute une vie ! Je me la suis offerte après la troisième soirée qu'on avait fait chez Aro. Les deux premières nous ont servis a Rose et moi a s'acheter un appart immense a deux pas d'ici."
"Et tu fais encore des spectacles pour lui ? Et Rosalie ?"
"Rose est a Chicago pour encore deux semaines, elle est allée voir de la famille a elle. Et moi, non, je me produis plus trop, a part les apparitions que je fais ici. Ces derniers temps je fais plutôt des missions pour Aro. Il est très important dans le monde des affaires alors il n'est pas rare qu'il le demande de flirter un peu avec un de ses rivales pour obtenir quelques informations. Un peu comme ce qu'il t'a demandé a toi. Par contre, il y a un truc vraiment bizarre. Il dépense sans compter et les salaires sont plus qu'acceptables, mais tu es la première avec qui il accepte de négocier. Crois-moi, j'ai déjà essayé de faire monter les enchères et il est très dur en affaire. Il l'avait plus ou moins fait comprendre que si je poussais un peu trop, je perdais tout. Alors que toi tu lui as soutiré un pourcentage plus qu'important et il n'a pas lâché. C'est vraiment qu'il te veut. Il se dit sûrement que t'es la seule a pouvoir mettre le cœur de Cullen en miette. Il a sûrement raison d'ailleurs. Je te l'ai dit, je l'ai jamais vu comme ça avec aucune femme, et pourtant je le vois souvent en galante compagnie ici. Comment t'as fait ?"
"Je n'ai rien fait. J'ai juste été moi et c'est tout."
"Dis... Il a vraiment été te chercher un verre ?"

Elle avait l'air choquée et impressionnée a la fois.

"Ouais... En même temps il avait bu le mien."
"Bella... T'es ma nouvelle religion !"

On éclata de rire et tombames en arrière sur la banquette.

"Et si on rentrait ?"
"Pas de problèmes. Il faut que j'aille récupérer ma voiture et ma valise."
"J't'accompagne."

Le bar était presque vite lorsque nous sortions. Alice parti récupérer son sac dans les loges et je l'attendis au comptoir.

"Ca y est ? Tu levés le camps ?"

Je levais les yeux sur le barman avec qui j'avais discuté plus tôt.

"Oui ! J'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil. J'ai du boulot a l'horizon. Et toi ? Tu restes encore longtemps ?"
"Je fais la fermeture aujourd'hui. Des que ces deux poivrots passent un pied dehors je suis libre. Au fait, je ne me suis pas présenté tout à l'heure, je suis Emmett."

Il posa son torchons sur son épaule et tendis le bras au dessus des verre. Je glissait ma main dans la sienne.

"Enchantée, j'espère qu'on se reverra !"

Alice arriva à ce moment-là.

"Bonne nuit Em ! Tu bosses demain soir ?"
"Ouais, j'suis de repos après-demain."
"Ok, a demain alors ! J'prends mon servicea 22h."
"J'te garderai ton mojito au frais !"
"Merci ! Dors bien !"
"Toi aussi Lily."

Elle poussa la porte du bar quand la grosse voix d'Emmett se fit de nouveau entendre.

"Alice ? Quand est-ce qu'elle revient ta copine plus que canon ?"
"Rosalie ? Fin de semaine prochaine, Pourquoi ? Je croyais qu'elle voulait pas de toi !"
"Ah ! Mais cest que j'ai de nouveaux arguments ! "

Alice éclata de rire.

"Bonne chance Em ! T'es craimet têtu ! A ta place j'aurais abandonné depuis longtemps !"
"Ah mais non ! Je finirai bien par l'avoir a l'usure ! Elle va finir par se rendre compte que je suis celui qu'elle a toujours cherché et on vivra de folles passions... Elle et moi au lit ça peut que être dément..."
"Euh... Épargne moi les détails merci ! Garde la pêche !"

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