Réponse à la review d'un auteur bien élevé :

anaisnim : C'est vrai ? Tu attendais vraiment avec impatience la suite de cette fiction ? Tu ne dis pas ça uniquement pour me faire plaisir ? Mais c'est trop bien ! ! ! (oui, j'ai peu de lecteurs sur cette fiction, et encore moins de personne qui prennent la peine de laisser des reviews, alors tu m'es particulièrement précieuse... oui, rien que ça). Bref, alors, pour reprendre avec cette histoire de pseudo, si j'ai posé la question, c'est que, bien sûr, la réponse m'intéresse ! En fait, je suis toujours curieuse de voir d'où les gens sortent leur pseudos, et je suis rarement déçue par le résultat ! Alors comment ça celui-ci vient d'une chanson de Renaud... Curieuse de nature, je suis allée écouter cette chanson dont je n'avais jusqu'ici jamais entendu parlé, elle est sympa, mais un peu moins que Mistral Gagnant qui reste la plus belle chanson écrite et interprété par Renaud... (et ne me parler pas de Cœur de Pirate, j'ai une certaine sympathie pour ce groupe, mais à mon humble avis ils ont juste complètement dénaturé cette magnifique chanson que Renaud avait écrit pour sa fille). Bref ! Je ne suis pas là pour m'étendre sur mes goûts musicaux et sur certains débordement condamnable de l'industrie de disque ! Merci beaucoup pour cette review, j'espère qu'elle sera suivit de nombreuses autres ! A la prochaine !

OxOxOxOxO

Comme l'avait prévu Castiel, la prédiction de Lysandre était fausse, et même après que les jours passés ai fini par se transformer en semaine, rien n'avait changé. Les autres élèves lançaient toujours des regards méfiants à Lyra ainsi qu'à tout ceux qui l'entourait ou montrait de l'affection pour elle et certaines rumeurs, pas vraiment sympathiques, avaient commencé à circuler à son sujet.

- Comment tu fais pour supporter tout ça ? lui demanda Alexy.

Il était midi et plus de deux semaines avaient passé depuis l'arrivé de la brunette à Sweet Amoris, trois depuis son arrivé dans la ville qui abritait ce lycée. Elle était assise à une table, dans le réfectoire, en compagnie des jumeaux et de Kentin -le duo de musiciens était occupé ailleurs-.

- De quoi tu parles ? fit-elle, un peu surprise.

Il faut préciser qu'elle était en pleine conversation avec Kentin quelques minutes auparavant, ils débattaient sur un sujet qui les intéressait tout les deux, à savoir : « Est-ce que l'intelligence peut primer sur la force dans tout les cas de figures ».

- C'est un gag ou quoi ?! s'exclama le bleuté. Même Armin qui se fout royalement de tout ce qui se passe au lycée est au courant !

- Au courant de quoi ?

- Arrête de faire l'imbécile...

Le geek sourit avant de se reconcentrer sur son jeu.

- Alexy à raison, remarqua Kentin. Ton manque d'intérêt pour cette affaire est vraiment troublant, voir même perturbant.

- Vous êtes toujours sur cette histoire d'article ? demanda t-elle, clairement surprise.

- Plutôt sur ces conséquences désastreuses.

- Va y mollo avec les exagérations, Alex... tenta t-elle de tempérer.

- Que j'y aille mollo ? Mais plus personne te parle, tout le monde t'évite, on fait circuler des rumeurs débiles à ton sujet et on nous regarde comme des monstres !

- Avoue que c'est surtout ce dernier point qui te dérange.

- Arrête de plaisanter ! s'exclama t-il en frappant du poing sur la table.

Cette réaction laissa place à un léger silence, il faut dire que Alexy n'était pas vraiment coutumier de se genre de réflexe, qui étaient plutôt la marque de fabrique d'un certain rouquin au caractère difficile en temps normal. De mémoire de lycéen, personne ne l'avait jamais vu perdre son sang froid, et encore moins taper du poing sur la table, mais à cas désespéré, mesures désespérées... Sans compter qu'en plus de la nonchalance troublante de la grande brune, le jeune homme devait aussi faire face aux piques taquines de son jumeaux.

Donc, en résumé, le bleuté était légèrement sur les nerfs, avait de bonnes raisons pour cela, et avait par conséquent parfaitement de taper littéralement du poing sur la table, de hausser le ton lorsqu'il en ressentait le besoin et même de casser la dites table avec une chaise si l'envie lui en prenait -mais tout le monde sait très bien que l'envie ne lui en prendrait jamais-.

Alexy respira un grand coup avant de reprendre, plus calmement :

- Ce que je veux dire, c'est que j'admire le calme avec lequel tu prends les choses, surtout quand on prend en compte la manière dont elles ont tournées.

- C'est un petit lycée, c'est facile d'y changer quelque chose, déclara Lyra d'un ton dégagé.

Elle avait répété, sans le savoir, les paroles qu'avait prononcé Lysandre en parlant d'elle. Ces trois camarades de tablé eurent une impression de déjà vu, mais ils ne réussirent pas à mettre un nom sur cette réplique.

- D'autant plus que je suis la nouvelle, continua t-elle, c'est facile de s'imaginer toute sorte de chose sur moi.

- Tu ne vas rien faire ? demanda le bleuté.

- Mais qu'est-ce que tu voudrais que je fasse ? demanda t-elle, lassée. Tout ce que je risque d'inspirer aux autres, c'est de la pitié, sentiment que vous ressentez probablement déjà à mon égard.

En les voyant ouvrir la bouche, elle s'empressa d'ajouter :

- Ne niez pas, sinon, pour quelles autres raisons auriez vous prit place à cette table ?

Les trois garçons échangèrent un regard, où se mélangeait quelque chose comme de la consternation et de l'amusement, puis Alexy demanda :

- Quel mal y a t-il à être prit en pitié ?

- C'est synonyme de faiblesse, et je suis tout sauf faible, affirma la brune en relevant inconsciemment le menton.

- Tu es surtout trop fière, commenta Armin sans lever les yeux de son jeu.

- Probablement, mais je n'ai pas signé pour une psychanalyse.

Kentin s'était contenté de sourire. L'avis de Lyra à propos de la pitié était assez proche du sien, pourtant, il ne se considérait pas comme étant quelqu'un de fière... Non, plutôt comme quelqu'un qui en avait marre de se faire marché sur les pieds et d'être considéré comme un moins que rien par les autres -ce qui revient un peu au même...-.

Il fini par laisser ses considérations psychologique de côté pour déclarer :

- D'après moi, si tu ne veux pas inspirer la pitié, il faut que tu te batte, que tu imposes ta vision des choses aux autres élèves.

- Me « battre » ? répéta t-elle, incrédule. Mais on en revient toujours au même point ! Qu'est-ce que je pourrais faire pour « m'imposer » aux autres ? Les discours et les menaces sont complètement inutiles, personne ne m'écouterait. Non... je ne veux pas me « battre », ni « m'imposer »... surtout pour une histoire qui ne m'intéresse pas.

- Comment ça elle ne t'intéresse pas ?

- Est-ce qu'un jour vous arriverez à comprendre que l'opinion des autres à mon sujet m'indiffères complètement ?

Alexy était tout simplement stupéfait, Kentin, de son côté, avait déjà comprit l'idée depuis un certain temps et Armin s'était contenté de lever les yeux de son jeu pour demander :

- C'est vraiment à ce point ?

- Hum... j'ai peut-être mal exprimé ma pensé... marmonna la jeune femme.

Cette dernière s'accorda quelques instants de réflexion, histoire d'organiser son discours, avant de reprendre la parole :

- Je ne suis bien évidemment pas totalement indifférente au sujet, mais plus j'y ferais attention et plus je serais blessée... Cette indifférence est une manière de me protéger, si vous voulez, d'autant plus que je n'ai aucune manière efficace de contre attaquer.

Voilà, la nature dramatiquement réaliste de la brune frappait de nouveau, fait de plus en plus régulier depuis sa discutions largement passé sous silence avec la directrice.

Bien évidemment, ceux qui passaient le plus de temps avec elle -à savoir Kentin, Castiel et Lysandre- avait remarqué ce léger changement dans son comportement, mais la consigne avait donné via la sagesse d'un certain chanteur : « on ne lui pose pas de question, si elle veut en parler elle viendra d'elle même à nous... ». Mais cette consigne avait tendance à peser à certains, surtout quant ils l'entendaient parler ainsi, avec ce brin de désespoir dans la voix.

- Ton impuissance te pèse, mais je suis pas sûr que tu sois si impuissante que ça, remarqua Kentin.

- Mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse, enfin ?! répéta t-elle. Vous voudriez que je me lève et que je monte sur la table, là, tout de suite, pour me lancer dans un grand discours de tragédienne où je nierais avoir... c'est quoi la dernière chose dont on m'accuse, déjà ?

- Tu sortirais avec Lysandre et Castiel en même temps, souffla Alexy.

- Sérieux ? s'étonna la brune. Alors c'est pour ça qu'ils se cachent ?

Oui, parce que l'excuse « on a un truc urgent à faire au sous sol » n'avait trompé personne... En même temps qui serait assez naïf pour y croire ? Hein ? Et ne me répondez pas Violette, même elle n'est pas assez naïve pour ça...

- Je n'avais pas vu les choses sous cet angle...

- D'ailleurs, si j'en crois ce que j'ai entendu ce matin, moi aussi je sortirais avec Lyra, remarqua Kentin avec un sourire amusé.

- Fait attention Armin, si tu continus de traîner avec moi, la semaine prochaine on formera un magnifique couple à cinq, ironisa la brune.

- Je suis sûr qu'on serait très heureux tous ensembles, répliqua le geek.

- Pendant les quelques secondes qui précéderont notre mise à mort, ajouta le fils de militaire.

Ils éclatèrent de rire dans un bel ensemble largement incompris par le reste du réfectoire. Une fois le calme revenu à leur table, la jeune femme ne pu s'empêcher de faire remarquer :

- Ils ont quand même vachement d'imagination dans ce lycée.

Ces camarades s'affirmèrent du même avis à l'aide de longs commentaires sur les produits qui pouvaient être contenu dans les repas qu'on leur servait puis la conversation repartie sur les rails plus gais du thème « qu'est-ce que Lyra pourrait faire pour se ridiculiser ? ».

Celle-ci embrassa les trois garçons du regard, les remerciant intérieurement pour toute leur gentillesse et leur bonne humeur... peut-être qu'elle leur faisait un peu pitié, mais comme l'avait fait remarquer Alexy, était-ce vraiment si important ?

Son portable profita de l'un de ces rares moment d'abandon pour vibrer un grand coup, elle décrocha, toujours souriante :

- Allo ? Papa ?... Non, non, tu ne me dérange pas, mais ça ne te ressemble pas de m'appeler à cette heure, il y a un problème ?

...

Au même moment, dans les sous-sol du lycée, une réunion secrète se tenait. Cette réunion comportait quatre membres, cinq en comptant la petite araignée, amputée d'une patte, qui faisait tranquillement sa toile dans un coin de la pièce.

- … bref, la situation est totalement hors de contrôle, conclu Castiel.

- Et nous espérions que vous pourriez nous apporter votre aide, ajouta Lysandre.

Les deux autres membres du conseil secret échangèrent un bref regard et eurent la même mou désabusé qui fit grimacer le duo de musiciens.

- Malheureusement, je suis plutôt d'accord avec votre premier avis, commença Nathaniel. Il n'y a pas grand chose à faire... à part laisser passer le temps.

- Je savais que c'était une mauvaise idée de l'inviter... marmonna le rouquin.

Le blondinet leva les yeux au ciel mais ne fit aucun commentaire, on est mature ou on ne l'est pas, et lui, il l'était... Ou en tout cas c'était l'impression qu'il voulait donner.

- Par ailleurs, à peine une semaine s'est écoulée, c'est normal que cette affaire soit encore d'actualité, continua t-il sans prêter plus attention à Castiel.

- Et combien de temps penses-tu que ça puisse durer ? interrogea calmement le chanteur.

- Jusqu'au prochain article de Peggy, j'imagine... marmonna t-il. En parlant d'elle, vous avez essayé de lui parler ?

- Pour lui demander quoi ? demanda brutalement le rouquin. De publier des excuses ?! Elle ne le ferait jamais ! Cette garce est trop contente de l'intérêt que cette bande d'abrutis porte à son putain journal grâce à ça !

- Pèse ton langage... souffla Lysandre. Et calme toi, l'énervement ne nous mènera à rien.

- Que je me calme ?! Mais c'est à cause de cette saloperie d'article qu'on a toute ces emmerdes !

- Certes...

Les regards tombèrent sur la seule personne qui ne s'était pas encore exprimée, vers la personne sur laquelle reposait tout les espoirs, personne dont le visage était éclairé par le halo bleuté de l'écran de son portable et un grand sourire.

Cette personne fini par lever les yeux vers eux, probablement consciente d'être le centre de l'attention, avant de déclarer :

- Pour la base, je suis d'accord avec Nat et Lysandre, le temps aura son rôle à jouer dans l'affaire qui nous intéresse.

Soupir collectif du reste de l'assemblé, certains exprimèrent ainsi leur soulagement d'être approuver par cette personne, d'autres leur découragement en se rendant compte que même elle n'avait pas d'idée plus intéressante à apporter. En suivant la logique du plurielle, on pouvait conclure qu'au moins une personne exprimait ces deux sentiments avec son soupir.

- Mais pour le reste... je trouve votre comportement plus qu'étrange !

- Qu'est-ce que tu veux dire, Rosa ? demanda Lysandre.

- Je veux dire que la dernière personne pour laquelle tu as demandé mon aide, c'était Lynn, que tu connaissais beaucoup mieux, à l'époque, que Lyra aujourd'hui.

Les deux musiciens échangèrent un regard, mais aucun d'eux n'eut le temps de répliquer car Rosalya reprenait déjà la parole :

- Cette partie intéressante du problème peut être passé sous silence étant donné que c'est dans ta nature de te préoccuper des autres... par contre les donnés sont différentes pour Castiel !

Ce dernier ce contenta de froncer les sourcils avant de demander :

- Qu'est-ce que tu sous entend ?

- Juste les faits : c'est à dire que je ne t'ai jamais vu te préoccuper autant d'une autre personne que toi ou Lysandre. De là à en déduire qu'il y a anguille sous roche... ma fois, les rumeurs s'en chargent pour moi.

Le rouquin plissa les yeux mais ne fit aucun commentaire, ce dont chacun, y comprit l'araignée à sept pattes, lui en fut profondément reconnaissant.

- D'autre part, reprit la jeune fille, même si les deux situations, je parle de celle de Lyra et de celle de Lynn, se ressemblent à première vue, elles n'ont pas grand chose de commun.

- C'est à dire ?

- Lynn n'était absolument pas responsable de tout ce qui lui arrivait, elle essayait juste de nous prévenir, elle était donc plus facile à défendre. Le cas de Lyra est un peu différent, elle est au moins en partie responsable de tout ça.

- Alors nous aussi nous devrions être considéré comme responsables, remarqua Lysandre.

- Vous l'êtes, il y a d'ailleurs un certains nombres de rumeurs qui circulent à votre sujet, mais dans une moindre mesure, parce qu'on vous connais mieux, ici.

Les autres membres de l'assemblé méditèrent en silence les propos de Rosalya, l'araignée à sept pattes -ses amis l'appelaient Seven, mais elle n'avait pas d'amis- y trouvait même une certaine sagesse peu commune aux êtres humains, surtout aussi jeune.

- Alors il n'y a vraiment rien à faire à part attendre ? demanda Castiel.

- Malheureusement, oui, répondit la jeune fille. Mais je ne parle pas ici d'une attente réparatrice, je parle de l'attente d'un événement qui détournera l'attention de nos camarades.

- Je n'avais pas pensé au détournement d'attention, avoua Nathaniel. Mais ça peut durer un certain temps.

- Oui, c'est pour ça qu'il faudra peut-être envisager la création de cet événement par nous même, expliqua t-elle. Ta position au conseil des élèves pourrait nous être utile dans ce cas, c'est pour ça que j'ai tenu à ce que tu sois présent.

Cette remarque s'adressait à un certain musicien qui comprit très bien où elle voulait en venir, et si on prenait en compte la crispation de son visage, ça ne lui plaisait apparemment pas.

- Je crois que tout a été dit, déclara le jeune homme aux yeux verrons.

Après un échange de regard qui se passait de commentaire -pour une fois-, les garçons tournèrent les talons pour quitter le sous-sol, ayant déjà à l'esprit la seconde réunion qui allait certainement suivre celle-ci. Seule Rosalya resta sur place pour appeler le duo de musicien :

- Castiel et Lysandre, vous pouvez rester ici une minute ? J'ai quelque chose à vous demander.

Pas vraiment surprit par cette demande, ils firent demi tour, la jeune femme attendit que Nathaniel eut fermé la porte derrière lui avant de demander :

- Qu'est-ce qui vous préoccupe autant chez Lyra ?

- Tiens ? Tu arrêtes de nous rejouer les feux de l'amour ? ironisa le rouquin.

- Arrêtes les sarcasmes et réponds moi honnêtement.

Les deux garçons échangèrent un regard qui se passait de commentaire.

- Vous ne me faites pas confiance ? demanda t-elle.

- C'est pas le problème...

Un ange passa avant que la jeune fille perde patiente :

- Comment voulez-vous que je vous aide si je n'ai pas toute les données en main ?!

- Parce que ce ne sont que de simples suppositions, expliqua Lysandre, notre inquiétude ne repose que sur des théories qui paraissent franchement extraordinaires.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Lyra ne parle jamais d'elle, répondit Castiel, on ne sait absolument rien. Rien sur son âge, sur sa famille, sur ses origines... bref sur sa vie avant qu'elle ne débarque ici.

- Et alors ? Il y a plein de personne au lycée sur lesquelles tu ne sais rien, remarqua Rosalya.

- Certes, mais ces personnes ne changent pas désespérément de sujet quand il arrive sur le tapis, déclara le chanteur.

- Ça ne te ressemble pas de te soucier du passé des autres...

- C'est à cause des quelques éléments que nous avons réussit à glaner et sur lesquelles reposent nos théories, développa le jeune homme aux yeux verrons.

- C'est à dire ?

- On sait qu'elle a eu des problèmes avec l'alcool, qu'elle s'est faite virer de son précédent lycée, qu'elle vit toute seule et qu'elle est majeur, lista le rouquin.

- Mais dernièrement, Kentin est venu ajouter une touche supplémentaire à cet inquiétant portrait, ajouta Lysandre.

- Ken ?!

- Oui, qu'est-ce qu'il y a de si étonnant à ça ? demanda Castiel. Il traîne avec Lyra presque aussi souvent que nous, peut-être même plus.

- Ce qui est étonnant c'est qu'il vous en est parlé !

Les deux garçons eurent la même expression septique. Rosalya soupira avant de s'expliquer :

- Il y a moins de deux mois de ça, Ken avait terriblement peur de toi, Castiel. Alors le fait que vous soyez devenu assez proche pour partager ce genre de confidence, c'est... difficile à avaler.

- C'est grâce à Lyra, expliqua Lysandre. Elle a fait un sermon à Kentin.

- Un sermon ?

- En simplifié, elle lui a expliqué que Castiel n'était pas aussi méchant qu'il en avait l'air et que de toute façon elle n'avait aucun compte à lui rendre.

- Je vois...

Non, en fait Rosalya ne voyait rien du tout, et certainement pas comment un simple sermon avait pu faire changer d'avis quelqu'un qui, l'année précédente, osait à peine se retrouver dans la même qu'un certain rouquin à la mauvaise humeur tapageuse. Mais elle ignorait, tout comme ces deux acolytes du moment, que Lyra et Kentin avaient eu l'occasion de discuter longuement du sujet, à plusieurs reprises, et que la jeune femme avait ressortie de longs extraits de ses théories psychologique sur les « bad boy » au jeune homme.

Celui-ci, entendant à chaque fois une théorie plus farfelue et étonnamment drôle que la précédente, avait fini par changer d'avis sur le jeune guitariste, trouvant, tout comme Lyra, que le côté comique du stéréotype qu'il leur servait chaque jour lui enlevait tout son côté terrifiant. Ainsi, il avait fini par « accepter » beaucoup plus facilement sa présence, même s'il préférait toujours éviter les tête à tête pour préserver l'intégrité de sa personne.

Castiel leva les yeux au ciel avant de s'exclamer avec sa brusquerie coutumière :

- Et si on se reconcentrait sur le sujet ?!

Ses deux camarades acquiescèrent en silence alors que Seven se demandait comment la conversation avait pu s'éloigner autant du sujet principal.

- Donc ! reprit violemment le rouquin. Au cour de l'une de leur activité au club de boxe, Kentin à fait une étrange découverte.

- Cette découverte l'a beaucoup inquiété, poursuivit Lysandre. Il n'osait pas aborder le sujet avec elle, alors, il en a parlé avec nous.

- Vous commencez à me faire peur... murmura Rosalya. Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

- Il a dit que Lyra avait beaucoup de cicatrices sur les bras, répondit le chanteur du bout des lèvres.

- On a eu l'occasion d'y jeter un coup d'œil depuis, sa peau est très pâle et la majorité des cicatrices sont cachés par ses bracelets, alors c'est difficile de les voir, mais...

Le rouquin hésita une seconde avant de terminer sa phrase :

- … ces cicatrices sont plutôt révélatrices.

Voyant que la jeune femme ne comprenait pas, il passa son indexe droit sur l'intérieur de son poignet gauche avant de remonter jusqu'à la saignée du coude. Rosalya pâlit brusquement avant de poser une main sur sa bouche.

- Voilà pourquoi on s'inquiète autant pour elle, conclut Castiel avant de croiser les bras.

...

Dire -ou écrire- que Rosalya avait été choquée d'apprendre pour les cicatrices de Lyra était un euphémisme un peu près aussi important de dire qu'elle aimait bien Leigh. Elle avait été choquée, épouvantée, terrifiée, effrayée... et surtout impressionnée par le calme avec lequel le duo de musiciens prenait les choses.

Ils lui avaient interdit d'en parler à quiconque au lycée, et d'en parler au lycée tout court d'ailleurs. Cette interdiction reposait sur l'avis que se faisait un certain chanteur du caractère de la jeune femme : il l'imaginait réservée, fière et donc absolument pas désireuse que ça se sache, surtout qu'ils n'étaient pas sûrs de ce que ça signifiait.

Mais malgré son esprit troublé par ces nouvelles informations, Rosalya ne pu s'empêcher de remarquer qu'ils n'avaient pas directement répondu à sa question, à savoir : « Pourquoi s'intéressaient t-ils autant à cette jeune femme ? ». L'excuse de l'inquiétude passait encore pour Lysandre, mais pour Castiel beaucoup moins...

La jeune fille aux cheveux blancs soupira avant de s'asseoir dans sa salle de classe, entre Lynn et une fenêtre plutôt sympatique, peu de temps avant que leur cour de math commence, bien décidé à reparler avec les principaux concernés.

- Ça ne va pas ? demanda doucement sa voisine.

L'intéressée haussa un sourcil interrogatif en guise de réponse.

- Tu as l'air contrarié et je ne t'ai pas vu à la cafétéria à midi, expliqua t-elle. Il s'est passé quelque chose avec Leigh ?

Rosalya envisagea une seconde de se jeter sur cette excuse, avant de réaliser que si elle répondait par l'affirmative Lynn allait probablement lui proposer son aide.

- Non, tout va bien avec lui... je suis juste un peu fatiguée.

La jeune fille à ces côtés eu l'air de vouloir dire quelque chose, mais elle renonça, ce dont Rosa lui fut reconnaissante car elle sentait le double regard de Castiel et Lysandre sur sa nuque et qu'elle se voyait plutôt mal mentir à Lynn.

Ils entendirent à peine la sonnerie pour cause d'intrusion bruyante de deux énervés dans la salle, suivit d'un autre, beaucoup plus calme mais pas moins intéressé par la cause de leur excitation.

- Mais puisque que je te dis que je ne peux rien y faire ! s'exclama Kentin en donnant un coup de pied dans sa chaise pour pouvoir s'y asseoir.

- Appelle la ! ordonna Alexy en se laissant tomber à côté de lui.

- J'ai déjà essayé trois fois !

- Recommence !

- Alex, je crois que... tenta Armin qui venait de s'installer à côté de son frère.

Il fut interrompue par l'arrivé du professeur qui, bien que qualifié de drogué par l'ensemble du lycée -membres du personnel comme étudiants-, avait au moins le mérite d'avoir de l'autorité et même d'être respecté par la plupart de ses élèves.

Pourtant, rien dans son physique ne transpirait l'autorité : il n'était pas spécialement grand ni particulièrement baraqué, ses cheveux châtains foncés tombaient sur ses épaules sans aucune forme de discipline, une barbe naissante assombrissait le bas de son visage et des cernes violacés soulignaient son regard rêveur.

Il s'appuya contre le mur à côté de son tableau -allumant par la même occasion celui-ci-, but une longue gorgé du gobelet de café qu'il avait à la main et observa ses étudiants avec son habituel air surprit, voir perdu.

Il fini par se ressaisir pour demander :

- Il y a des absents ?

- Oui, m'sieu Fergus ! s'exclama Alexy. Lyra n'est pas là !

- Lyra... répéta lentement le professeur. Rappelez moi son nom de famille ?

- Stojilkovicz, monsieur, répondit Nathaniel.

Le blondinet était l'un des rares élèves à arriver à prononcer le nom de famille de la grande brune, à vrai dire, même les professeurs avaient du mal avec la prononciation de ce nom -même s'ils prétendaient le contraire-.

- Ah, oui, j'ai été mit au courant...

- Au courant de quoi ? demanda le bleuté.

- Du motif de son absence, éluda l'adulte avant de finir son café.

- Et pourquoi elle est absente ? insista Alexy.

Pour les quelques personnes présente dans la classe qui n'avaient pas encore comprit la cause de l'emportement du jeune homme, elle devint limpide : c'était l'absence de Lyra qui l'avait mit dans cet état.

- Ça ne vous regarde pas, déclara monsieur Fergus en haussant un sourcil.

- Un peu que ça nous regarde ! s'exclama Castiel avec le même empressement qu'Alexy.

- En quoi ?

- C'est notre camarade de classe !

- Et une amie ! ajouta le bleuté.

Quelques murmures parcoururent la classe, le professeur les fit taire en un regard obscure dont lui seul avait le secret. Une fois le calme retrouvé, il soupira avant de déclarer :

- Elle vous en parlera d'elle même à son retour...

- Ça, ça m'étonnerais, grommela le rouquin, assez fort pour être entendu de tous.

- … et maintenant, je vous prierais d'avoir le même intérêt pour les fonctions dérivés que pour votre camarade, conclut-il.

Silence des élèves et soulagement du professeur qui soupira avant de commencer son cour, avec la même nonchalance comique que d'habitude.

De son côté, Kentin ne faisait pas attention aux paroles du professeur, tout occupé qu'il était à essayer de joindre Lyra pour calmer Alexy qui trépignait littéralement d'impatience à côté de lui. Au bout d'une bonne demi-heure, son portable vibra enfin :

From Lyra to Kentin :

Désolée de ne pas avoir

répondu à tes appels mais

j'étais pressée. Je reviendrais

la semaine prochaine, ne

vous inquiétez pas pour moi.

Le fils de militaire jeta un coup d'œil à son voisin -qui avait bien entendu lu le message par dessus son épaule-, le bleuté ne pu s'empêcher de lâcher :

- C'est trop tard, on est déjà inquiet.

Kentin lui tapota maladroitement l'épaule, ne sachant pas quoi faire de plus pour soulager sa colère, son inquiétude et sa peine. Il comprenait tout à fait les sentiments paradoxaux d'Alexy, il ressentait presque la même chose.

Il faut dire que le départ de Lyra avait été assez spécial pour être inquiétant : après le coup de téléphone qu'elle avait reçu, elle s'était éclipsé sans même prendre la peine de donner une excuse -même fausse- à ses camarades et n'avait pas réapparut depuis.

Le fils de militaire soupira avant de répondre à la jeune femme :

From Kentin to Lyra :

Alex boude. Pourquoi t'es

partie aussi vite ? Qu'est-ce

qu'il se passe ? On peut

t'aider ? C'est grave ?

Peut-être était-il un peu trop insistant, un tel message n'aurait certainement pas plu à Lysandre s'il avait eu l'occasion de le lire, et si on suivait le raisonnement de ce dernier, il y avait peu de chance qu'elle réponde. Mais la chance souriait au jeune homme ce jour là, ainsi, il n'eut pas à attendre la réponse longtemps :

From Lyra to Kentin :

Ça m'étonne pas d'Alexy. Ça

ne vous concerne pas et je ne

vois pas comment vous

pourriez m'aider... Mais je vous

raconterais plus tard, promit.

Ne sachant pas quoi répondre, il se contenta de refermer son portable avec la très nette impression que cette promesse n'allait pas être tenu tout de suite, si elle était tenu un jour.

Kentin jeta un coup d'œil à ses voisins : Alexy avait posé la tête sur ses bras pour contempler sombrement le professeur qui s'efforçait de leur faire comprendre ce qu'il appelait « les délicatesses poétiques de l'arithmétique » -expression qui avait fait sourire plus d'un élèves-. De son côté, Armin s'efforçait de jouer à la console dans sa trousse sans attirer l'attention.

Étant certains que les jumeaux étaient occupé ailleurs, le fils de militaire pu rouvrir son portable pour taper un message à toute vitesse :

From Kentin to Lysandre :

Alors ? Qu'est-ce que ça à

donné votre réunion ?

Bien sûr qu'il avait été mit au courant, c'était même lui qui avait été le premier à envisager de prendre des mesures pour aider Lyra. S'il n'avait pas été à la réunion c'est parce que son absence aurait été beaucoup plus suspect que celle du duo de musicien.

From Lysandre to Kentin :

On en parlera plus tard.

OxOxOxOxO

Alors ?

Curieux de connaître la tournure que vont prendre les événements ?

Si c'est le cas,

N'hésitez pas à me le faire savoir par review !

(et accessoirement à me faire part de vos théories)

A bientôt !

Signé : Lulu Murdoc, auteur complètement à la ramasse.