Réponse aux reviews d'un auteur dingue :
Arsai Ta Game : Comment ça « vraiment pas mal » ? (et c'est la que l'auteur part dans un tripe égocentrique...) Mes histoires sont géniales ! Grandioses ! Sidérantes ! Inoubliables ! Insidieuses ! Inventives ! Originales ! Subtiles ! Innovantes ! Glorieuses ! Architectoniques ! Hypocondriaques ! Drôles ! Anticonstitutionnelles ! Mélancoliques ! Franches ! Émouvantes ! En bref : parfaites. Donc non, mais fanfictions ne sont pas juste « vraiment pas mal », mais comme mon génie ne sera reconnu qu'après ma mort, je ne t'en tiendrais pas rigueur jeune padawan. (et c'est là que l'auteur se reconcentra :) Tu m'excuseras pour le délire narcissique, (pas d'inquiétude, je n'accorde pas autant de... hum... crédit ? à mes histoires ou à mon intellect) mais ça fait du bien de temps en temps... Bref, reconcentrons nous sur le contenu de ta review qui, par ailleurs, m'a fait chaud au cœur ! C'est vrai que cette fiction est un peu plus mature (je dis ça sans vouloir vexer personne) que la majorité des autres fanfictions Amour Sucré, mais je crois que ça s'explique tout simplement par le fait que je suis plus vieille que la moyenne des joueuses Amour Sucré (ou en tout cas c'est l'impression que ça me donne, mais j'ai peut-être tord). Sinon... C'est vrai que je n'ai pas reçu beaucoup de review pour cette fanfiction (moins d'une par chapitre, c'est triste), et que mon fan club (que j'embrasse au passage) ne m'a pas vraiment suivit dans ce délire... Mais c'est pas grave, j'ai confiance en moi et en vous, chers internautes, et je sais que la communauté de ce site est bienveillantes ! (je suis tellement gentille que je mérite des review, non ?) Ensuite... alors, pas besoin de me faire de la pub pour « un amour coquillage », c'est très certainement l'une de mes fanfiction préféré Amour Sucré et son auteur m'a d'ailleurs fait l'honneur de me servir de bêta pour cette fiction (Yuki-chan, je te salut !). Voilà, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ta review... si ce n'est un ENORME merci pour ton soutient et toutes tes gentillesse. A bientôt, j'espère.
Alexy971 : Enfin un lecteur (ou une lectrice ?) qui s'intéresse à ce qui va faire le fond de cette histoire : le passé de Lyra ! Rien que pour ça, je t'aime, et si je pouvais j'irais jusqu'en Guadeloupe pour te faire un gros câlin ! (avec le numéro que tu as dans ton pseudo, je pense que je peux supposer que tu es en Guadeloupe...) Sinon, pour répondre à ta question, oui, il va y avoir de l'amour dans cette fanfiction (l'amour c'est un peu le pilier du jeu dont t'es dérivé cette histoire, et je n'ai pas l'intention de le dénaturer). Par contre, il va falloir attendre un peu pour en savoir plus, même si vous aurez bientôt quelques indices sur l'identité du garçon qui s'intéresse à cette chère Lyra. Quant à l'éventualité d'autres couples, ma fois, je n'ai fait qu'en imaginer certains, mais rien de très concluant jusqu'ici, alors vous verrez si vous continuez de suivre cette aventure ! Bref, merci beaucoup pour cette review qui, je l'espère, sera suivit de beaucoup d'autre. A la prochaine !
OxOxOxOxO
Quand Rosalya arriva devant le lycée en compagnie de Lysandre et de Lynn, elle eu tout d'abord un mouvement de recule, somme toute compréhensible, devant la tenue des jumeaux. En effet, le mélange de couleurs vives, qu'ils arboraient avec tant de fierté, avait un effet lacrymogène des plus étranges, si bien que les deux jeunes filles durent essuyer leurs larmes -de rire, essentiellement- avant d'être aptes à prendre la parole :
- Vous êtes beaux tout les deux ! s'extasia Lynn, le plus sérieusement possible après plusieurs séries gloussements irrépressibles.
Alexy, principalement habillé de rose et de bleu fluo prit une pose des plus ridicule -du genre jambes écartés et bras vers le ciel- avant de répondre avec un immense sourire satisfait :
- J'ai dû fouiller dans mes placards toute la nuit pour trouver les tenues qui attireraient le plus l'attention sans pour autant jurer entre elles !
- Et c'est très réussit, assura Rosalya avec un petit sourire amusé.
Armin, à prédominance orange et vert pomme, était étrangement tout aussi fière que son frère, il avait même poussé le vice jusqu'à se laisser dessiner une belle étoile bleu sur la joue, un peu en dessous de l'œil droit, que son jumeaux avait reproduit en vert sur son propre visage.
- Putain vous avez pas peur du ridicule tout les deux... marmonna un nouvel arrivant.
- Bonjours, Castiel, salua poliment Lysandre.
- Ouais c'est ça salut... éluda le musicien avec humeur. Je croyais qu'on avait dit pas de costumes ridicules ?
- C'est vrai, mais ça leur tenait vraiment à cœur, expliqua Rosalya qui avait eu le droit d'être prévenu la veille.
- Et je ne vois pas ce que ces costumes ont de ridicules, s'étonna Alexy.
- Disons plutôt qu'ils sont voyant, proposa le chanteur.
- C'est le but ! s'exclama le geek de l'équipe.
- Si vous le dites, conclut le rouquin du groupe avec une petite grimace.
Ce ne fut qu'à cette instant que Lynn et les autres -trop occupé jusqu'ici par la tenue des jumeaux- remarquèrent que Castiel portait dans son dos ce qui ne pouvait être que la housse de l'une de ses nombreuses et précieuses guitares. L'intéressé, surprit d'être brutalement le centre de l'attention, fronça les sourcils avant de prendre vivement sa défense :
- Quoi ?! C'était ce qui était convenu ?! Non ?!
- Oui...
- Certes...
- Mais...
- Enfin...
- C'est que...
- Je crois qu'aucun d'entre nous n'avait imaginé que tu le ferais vraiment, Castiel, traduisit Lysandre avec un amusement perceptible.
- Je préfère jouer de la guitare plutôt que de réclamer de la tune à tout ceux qui passent, répliqua le rouquin en fronçant le nez.
- Ce qui compte c'est que tu sois motivé, remarqua gaiement Nathaniel en arrivant à son tour. Je pense, sans croire me tromper, que ta participation sera la plus belle preuve de motivation que nous pourrons montrer à la directrice.
Le guitariste fulminant s'abstint de tout commentaire, et tout le monde lui fut profondément reconnaissant de ne pas les retarder un peu plus avec des péripéties sans intérêt. Le délégué, conscient des efforts de son camarade et ennemi de toujours, n'ajouta pas un mot de plus à son intention, préférant prendre le temps de saluer chacun de ses camarades et d'adresser un petit mot de félicitation aux jumeaux pour leur costume.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Lynn.
- Je pensais qu'on pourrait aller dans le centre ville, vers la gare, ce matin, proposa Nathaniel. Je nous ai préparé une petite collation pour midi, comme convenu... Ensuite, nous pourrons nous diriger vers la rue piétonne qui sera beaucoup plus fréquentée cet après midi.
- Ça m'a l'air pas mal.
- Ouaip !
- Ça me va.
- Je suis d'accord avec vous, mais est-ce qu'on reste tous ensemble ou bien... commença la jeune fille aux cheveux châtains.
- Non, il vaudrait mieux qu'on se sépare, répondit tranquillement Lysandre. Armin et Alexy pourront aborder les gens dans la rue, Castiel se trouver un endroit animé pour jouer de la guitare et toi, Rosa, Nathaniel et moi nous formerons deux groupes de deux pour nous occuper des boutiques et des intérieurs d'une manière général.
Remarquant les regards curieux et interloqués de ses acolytes, le jeune chanteur ne put empêcher ses joues de s'enflammer. Il reprit rapidement contenance et expliqua rapidement qu'il avait eu l'occasion dans discuter, le matin même, avec son frère.
- C'est comme ça qu'ils s'étaient organisé lorsqu'ils avaient fait leur « cent jours du bac » dans sa classe, conclut-il. Sauf que mon frère avait fait à chacun de ses camarades de classes une cape avec brodé dessus les symboles de leur promotion.
- Quelles étaient ces symboles ?
- Une aiguilles et un dé à coudre.
- Et ça avait bien fonctionné ? demanda Alexy.
- A merveille, ils avaient pu louer la plus grande salle des fêtes de la ville et faire venir un groupe.
- Cool.
- Kentin ne vient pas ? s'étonna Lynn.
- Non, répondit Armin, il a dit qu'il préférait récupérer de l'argent de son côté.
- Pourquoi ?
Le jeune geek haussa les épaules en guise de réponse.
- Dans ce cas c'est tout bon, commenta Rosalya. Allons y.
Ils partirent tous ensemble d'un bon pas, intérieurement satisfait d'avoir enfin quelque chose de plus concret à faire que des réunions secrètes dans les sous-sols du lycée ou plus simplement, pour l'une d'entre eux, d'avoir eu droit, au moins en partie, à des confidences. Oui, chacun des membres de cette belle bande de lycéens pas tout à fait comme les autres était heureux à sa manière, ils goûtaient tous avec plaisir à une forme de naïveté, de simplicité et de bien être dont ils n'avaient plus eu droit depuis longtemps.
La vie était belle quoi.
Ce fut donc avec entrain qu'ils se séparèrent devant la gare pour mettre leur plan à exécution, Nathaniel et Lysandre d'un côté, Armin et Alexy d'un autre, Rosalya et Lynn d'un troisième alors que Castiel s'éloignait seul dans sa propre direction, ayant tous en tête l'heure et l'endroit du rendez-vous qui devait avoir lieu trois heures plus tard.
...
Lyra, appuyée contre la fenêtre de son train, se mordillait machinalement la lèvre inférieur. Plongée dans ses pensés, elle ne faisait même plus attention aux petits grognements plaintifs de Marvel, confiné dans sa caisse de transport posée à coté d'elle sur la banquette. Le pauvre petit animal était fatigué par ce voyage décidément trop long, mais ce ne fut qu'après qu'un autre voyageur est lourdement soupiré, pour faire comprendre que l'agitation du furet l'ennuyait, que la jeune femme consentie à reprendre pied dans le monde terrestre.
Elle ouvrit la cage et laissa la petite bête grimper dans son cou avant de se mettre à caresser son dos avec lenteur tout en lui murmurant des petits mots de réconfort :
- T'inquiètes pas, mon petit pote, on sera bientôt de retour à la maison, tu retrouveras rapidement toute ta liberté, tes jouets et ta grande cage...
Marvel se laissa glisser jusqu'au genoux de sa maîtresse où il se roula sagement en boule pour pouvoir être dorloté plus facilement.
- Je sais bien que tu n'aimes pas ta caisse de transport, et encore moins les voyages, mais tu sais bien que c'est nécessaire de temps en temps...
L'animal lâcha une sorte de soupir qui fit sourire Lyra quelque secondes avant qu'elle ne se reconcentre sur le paysage qui défilait à toute vitesse de l'autre côté de la vitre, une main toujours occupée à tranquilliser son furet préféré.
La totalité de ses quelques proches, et son père en tête, lui avait conseillé de ne pas repartir tout de suite, de laisser le temps aux événements de se décanter, de se reposer tranquillement, de profiter de la sympathie des gens qui l'aimaient... Elle s'était contenté de répondre, avec une froideur qui ne lui était pas naturel, surtout avec eux, qu'elle avait besoin de s'occuper l'esprit et les mains, de ne pas rester inactive... Et puis surtout qu'elle aurait déjà bien assez de mal à trouver une excuse valable auprès de ses camarades pour ces quelques jours d'absence pour en ajouter d'autres...
Lorsqu'elle avait soulevé ce point en présence de son père, celui-ci c'était empresser de prendre les armes pour défendre la vérité, la vrai, la plus belle des choses qu'il soit selon lui, et voyant que ça avait l'air d'amuser profondément sa fille, il avait enchaîné sur la confiance, l'amitié et tout un tas d'autres notions auxquelles Lyra avait cessé de croire depuis longtemps.
Elle l'avait laissé parler, longtemps, se moquant doucement de tout ces arguments pourtant défendables, avant de rappeler, comme on réveille, qu'elle devait se montrer irréprochable pour pouvoir rester à Sweet Amoris et que les absences ne faisait pas partie de la perfection d'élève qu'elle se devait de viser... Alors, son père, cet incroyable géant naïf, avait baissé les bras, se rangeant brusquement de l'avis de sa fille, lui faisant seulement promettre de ne pas le laisser sans nouvelle plus de vingt quatre heures et de prendre soin d'elle comme d'un autre.
Lyra avait juré sans condition.
Le paysage commençait à changer autour du train qui pourtant continuait de filer à toute vitesse sur ses rails, il devenait plus plat, plus maritime, les tunnels devenaient un peu moins fréquents tout comme les forêts...
Ça avait été autre chose de convaincre Mathyas des bienfaits de son départ qu'il qualifiait de « précipité » et de « ne pas assez réfléchit ». Elle avait eu beau le mettre face à tout les arguments qui avaient fini par convaincre son père, rien ne faisait :
- Pourquoi est-ce que tu fuis la réalité comme ça ?! c'était-il exclamé le jour où elle avait énuméré une fois de trop toutes ces raisons de partir aussi vite.
- Je ne fuis pas la réalité, avait-elle répondu calmement.
- Alors à quoi te servent tout ces carnets que tu entasses pour chercher à déchiffrer les gens ?! Ce n'est pas une manière de fuir la réalité ?! De mettre une distance entre elle et toi ?! Hein ?! Réponds moi, Lyra !
- C'est une manière de me protéger, avait-elle lâché avant de quitter la pièce.
Ce jour là, elle avait décidé de hâter son départ, elle aurait dû partir le dimanche après-midi, elle préféra prendre le train le samedi, de bonne heure, pour ne pas avoir à faire encore une fois à la vérité de l'un et à la réalité de l'autre. Après tout, elle ne fuyait ni n'ignorait ni l'un ni l'autre, ce qu'elle fuyait c'était le gens qui la cachait en eux, sur leur visage et dans leurs actions.
Lyra était une menteuse qui détestait les menteurs.
...
Vers treize heure, les sept lycéens pas tout à fait ordinaires se réunirent dans un petit parc moins fréquenté que le parc principal de la ville, histoire de pouvoir déjeuner tranquillement. Après s'être jeté sur les différentes boissons qu'avait apportées Nathaniel, ils purent commencer à parler :
- Alors ? Ça a bien marché pour vous ? demanda Armin en se laissant tomber à l'ombre d'un arbre.
- Nous ça a été, déclara Lynn, même si Rosalya a dû baratiné deux ou trois commerçant pour obtenir une somme qu'elle estimait suffisante.
- Je suis désolée, mais dix euros par boutiques visités, ça me semble un minimum à atteindre, se défendis l'intéressée. Surtout quant on connaît la marge qu'ils arrivent à se faire en vendant leurs marchandises.
- Certes...
- Pour nous aussi ça a bien marché, fit Alexy. Les gens venaient directement vers nous pour savoir pourquoi on défilait dans des tenues pareilles et après quelques blagues, ils payaient sans mal.
- Ouaip, je suis même pas sûr que la moitié est comprit pour quoi il donnait de l'argent, renchérit Armin, mais ce qui compte c'est le résultat.
Sur ce, la paire de jumeaux s'esclaffa joyeusement avant de mordre à l'unisson dans leur sandwich jambon fromage.
- Et pour vous les garçons ? demanda Lynn en se tournant vers Lysandre et Nathaniel.
- Les personnes qu'on a abordé étaient généralement très intéressés par l'idée et trouvaient qu'on maîtrisait parfaitement notre sujet, expliqua le délégué. Donc je pense qu'on peut dire que pour nous aussi ça a bien marché.
- Et toi, Castiel ? interrogea le jeune chanteur.
- Ça n'a pas bien marché pendant une petite heure, mais après je suis allé cherché Démon chez moi et bizarrement les gens on été beaucoup plus coopératifs... Il faut dire que mon chien aboyait dès que quelqu'un passait devant nous sans donner d'argent.
- Tu sais qu'on peut considérer ça comme du racket ? questionna Rosalya en fronçant légèrement les sourcils.
- Ce qui compte c'est le résultat, trancha le rouquin avec un petit sourire amusé.
- Et où est ton chien ? fit la jeune fille aux cheveux châtain.
- J'ai fait un crochet par chez moi avant de venir vous rejoindre.
Ils finirent de manger tranquillement, échangeant de temps à autre des techniques pour arriver à obtenir plus d'argent, mais rien ne semblait pouvoir être plus efficace que le baratin de Rosalya ou, dans un tout autre style, le règne de la terreur de Castiel.
- Je crois qu'il est temps de compter ce qu'on a, fit Nathaniel en sortant papier et crayon. Honneurs aux dames.
- Hum... 184 euros, répondit Lynn.
- C'est un bon début, remarqua Lysandre en haussant les sourcils de surprise.
- Avec Armin on a fait que 67 euros et 37 centimes, déclara Alexy.
- Que ? s'étonna le geek de l'équipe.
- Ça fait quand même presque trois fois moins que les filles, souligna son frère.
- Ouais, mais elles ont des arguments qu'on a pas, fit savoir le jeune homme tout en mimant les « arguments » dont il était question.
- Qu'est-ce qu'il y a de mal à se servir de tout ses atouts ? demanda ingénument la jeune fille aux yeux dorées, le sourire charmeur offert.
- Vile diablesse.
- Et c'est moi qui passe pour un racketteur ? ne pu s'empêcher de remarquer le jeune guitariste.
- Je ne fait qu'ouvrir le cœur des gens, moi, monsieur.
- Si c'est comme ça que tu choisis de voir les choses.
Les deux jeunes filles éclatèrent de rire en concert avec les jumeaux alors que le rouquin, le blondinet et Lysandre se laissaient aller à de plus chastes sourires amusés.
- Et toi Castiel ? fini par se reprendre Lynn.
- Ouais, annonce le chiffre, histoire qu'on sache s'il faut te piquer Démon pour l'aprèm, ajouta Armin.
- Une centaine d'euros, répondit l'intéressé.
- Tu peux être plus précis ? demanda Nathaniel.
Le jeune homme répondit quelque chose de passablement grossier, puis, voyant l'air agacé de ses camarades -aucuns d'eux n'avaient envie d'avoir à assister à un nouvel affrontement et il était claire qu'il serait tous du côté du délégué cette fois-ci-, il consentit à tendre la main vers la housse de sa guitare pour en sortir une boîte en métal et compter ses gains.
- 152 euros et 94 centimes.
- Fortiche ton chien, remarqua Alexy.
Castiel se contenta d'un sourire entendu.
- Très bien, auxquelles j'ajoute les 58 euros 19 de Lysandre et moi... marmonna Nathaniel en activant la calculette qui lui tenait lieux de cerveau. Ce qui nous fait 462 euros et 5 centimes !
- Et ben putain !
- Je m'imaginais pas qu'on pouvait récupérer autant d'argent en une mâtiné !
- Pareil !
- Oui, si on arrive à faire la même chose cet après midi, la directrice n'aura aucune raison de refuser notre proposition, remarqua le délégué.
Ce dernier fixa ses chiffres encore quelques instants, fronçant légèrement les sourcils. Non, il y avait décidément quelque chose de trop louche là dessous, ils ne pouvait pas avoir fait plus de 150 euros de l'heure, même à sept. Il sourit brusquement, comprenant d'où venait tout cet argent, avant de s'intéresser de nouveau à l'assemblé pour demander :
- Qui parmi vous a ajouté l'argent venant de sa poche à son total ?
Sans surprise, Lynn, Rosalya et Castiel se manifestèrent.
- C'est déjà plus compréhensible, remarqua Nathaniel, indulgent.
- Quoi ? C'était interdit ? s'étonna la jeune fille aux cheveux châtain.
- Non, mais mais je ne comprenait pas pourquoi le score était aussi élevé après seulement trois heures de démarchage.
- C'était si inquiétant que ça ? s'étonna Alexy.
- Ça nous aurait fait une moyenne de quelque chose comme 22 euros par heure, chacun, soit un peu plus de deux SMIC... Tu avoueras que c'était plutôt suspect pour une simple collecte de fonds.
- Vu comme ça...
- Ce sont vos parents qui vous on donné cet argent ? s'enquit Armin.
- Non, mes parents ne veulent rien donner tant que ce ne sera pas officiel, répondit Rosalya. Ils ont trop peur que je les manipule à nouveau pour avoir une rallonge d'argent de poche, alors ils ne feront un chèque qu'à l'ordre du lycée.
- Comme les notre, quoi, ne put s'empêcher de remarquer le bleuté.
- Mais ça veut dire que tu as donné de l'argent de ta propre poche ? s'étonna Lysandre.
- J'avais quelques économies, et puis, c'est pour la bonne cause.
La jeune fille reçut une vague de sifflements impressionné en guise de récompense pour sa bonne action, elle sourit à l'assemblé d'autant plus surprise que tous connaissaient son tempérament excessivement dépensier et se souvenait encore du prix qu'ils avaient dû payer pour leur costume l'année précédente.
- Et toi Lynn, comment tu as fait ? s'inquiéta Nathaniel.
- J'ai demandé d'avoir une petite avance sur mon argent de poche, expliqua la jeune fille. J'ai prétexté une petite sortie entre filles, comme me l'a conseillé Rosa, histoire d'attendre d'avoir des papiers officiels à montrer à mes parents.
- Et toi Castiel ? questionna le chanteur.
- Il me restait un peu d'argent de mon dernier anniversaire, répondit-il.
- C'est vrai que tu n'es pas spécialement dépensier, ne pu s'empêcher de remarquer Rosalya. A part quelques bricole pour ton chien et un jeu de corde de temps en temps je ne crois pas que tu es spécialement de dépense régulière.
- Y'a bien la bouffe et un plein pour ma moto de temps en temps, mais mes parents me donne bien assez d'argent pour ça.
- C'est bon à savoir.
Armin, relativement peu intéressé par cette conversation, se leva et s'étira tranquillement avant de de demander :
- Bon, on y retourne ? Parce que moi je dois être à la maison à 17h.
- Pourquoi ? demanda son frère.
- J'ai un raid avec des potes sur un jeu en ligne.
- Question stupide.
Alexy c'était renfrogné, comme toujours lorsqu'il était question de l'addiction aux pixels de son frère bien aimé. Ce dernier soupira et prit l'assemblé à témoin lorsqu'il expliqua son point de vu à son jumeau :
- Écoute, Alex, j'ai fait ce que tu m'as demandé en faisant en sorte de me libérer pour la journée -et Dieu seul sait à quel point il a été difficile d'expliquer la situation à mes potes du jeu-. Je n'ai même pas prit de console pour pouvoir, et je te cite : « m'impliquer complètement dans cette histoire de collecte de fonds »... Alors je pense que je devrais plutôt être encouragé dans ma démarche « d'ouverture aux interaction social » plutôt que d'être récompensé par ta sale gueule de poisson pas frai.
Cette dernière comparaison fit sourire plus d'une personne et réussit même à dérider le bleuté, qui murmura un mot d'excuse à l'adresse de son frère qui le chassa d'un bref signe de la main. Le jeune geek leva ensuite les yeux au ciel avant de s'intéresser à nouveau à ses camarades pour leur demander :
- On se refait une session de trois heures ? Ça nous aurait déjà fait une grosse journée !
Les intéressés se levèrent docilement avant de prendre le chemin de la rue piétonne.
…
Lorsque Lyra arriva dans le hall de son immeuble, elle ne fut pas surprise de trouver sa boîte aux lettres principalement pleine de petits mots manuscrits qu'elle réunit en une liasse compact avant de gravir la volé de marches qui la séparait de son appartement -l'ascenseur fonctionnait mais elle ne voyait pas l'intérêt de l'utiliser pour aller au premier étage, même chargée comme elle l'était-. Une fois chez elle, elle laissa lourdement tomber ses sacs à peine passé la porte de son salon -elle s'occuperait de défaire ses baguages plus tard- et ouvrit la cage de Marvel auquel elle servit une bonne gamelle de croquette avant de s'installer dans la cuisine pour dépiauter son courrier.
Elle trouva parmi les enveloppes une carte non affranchit qui la fit aussitôt sourire. Elle était signé par chacun des élèves de sa classe et même par certains professeurs, lui souhaitant un bon rétablissement, bonne chance et qu'ils espéraient la revoir bientôt.
Aucun doute que Alexy ou Kentin -voir les deux-, devait être derrière une telle initiative et qu'ils avait prit la peine de venir la déposé dans sa boîte aux lettres eux même. Lyra s'interrogea quelques instant sur la manière dont ils s'étaient procuré son adresse, avant de reléguer ça aux questions de second plan et de se promettre de les remercier. Ensuite, elle mit la carte de côté avant de s'intéresser au reste de son courrier.
Il n'y avait là qu'un étalage de banalité sans nom provenant de tout ceux qui avaient eu connaissance des événements. Des condoléances, bien sûr, l'assurance de la plus grande sympathie pour la famille de la victime, forcément, la surprise en apprenant la nouvelle, même si la jeune femme ne voyait pas ce que ça avait de surprenant en soit, et des petits mots de réconforts écrit à la va vite parce que les règles de la bien séance le recommandait.
Lyra copia sur le verso d'une enveloppe la liste des personnes qui avait prit la peine d'user de la banalité, sachant qu'il faudrait bien sûr qu'elle appelle tout ces gens pour les remercier et qu'elle contacte son père pour le prévenir que les choses avaient suivit leur cour normal.
Il n'y eut qu'un seul nom qu'elle ne prit pas la peine de copier.
Qu'une seule lettre qu'elle n'ouvrit pas après avoir reconnu l'écriture.
Qu'une seule enveloppe qui fini à la poubelle sans être lue.
Un seul nom, une seule lettre, une seule enveloppe...
Sa mère.
…
En fin d'après midi, et alors que tout ces jeunes gens se réunissaient une dernière fois pour confier les fonds récolté à Nathaniel, une fusée à prédominance verte et blanche s'arrêta à côté de notre petite troupes d'âmes charitable.
- Salut tout le monde ! s'exclama Kentin sans même prendre la peine de descendre de son vélo.
- Tiens, un retardataire !
- J'ai pas vraiment le temps de m'arrêter, là, reprit le jeune homme sans faire attention à Castiel. Je voulais juste vous apporter ce que j'avais récupéré dans les maisons de retraite de mes grands-parents avant de rentrer chez moi.
Il confia une grosse enveloppe au délégué principale avant de repartir comme il était venu, à savoir en coup de vent. Rosalya et les jumeaux échangèrent plusieurs commentaires sur les raisons de l'empressement de Kentin, entrecoupé par les brefs éclats de rire canin d'un certain guitariste, alors que Nathaniel ouvrait l'enveloppe qu'on lui avait confier.
- Non mais sérieusement, je pense que de voir Castiel et Lynn en même temps c'est pas bon pour son cœur, fit savoir Alexy.
- Sans compter qu'il se méfie aussi de nous depuis quelques temps, ajouta Armin.
- Qu'est-ce que vous lui avez fait encore ? s'inquiéta la jeune fille aux cheveux châtains.
- Au début de l'année on s'amusait à le suivre jusqu'à chez lui en mode « opération commando ».
- Mais il a toujours réussit à nous semer avant d'arriver chez lui...
- Vous êtes fous.
Cette dernière réplique fit de nouveau éclater de rire tout le monde avant que quelqu'un ne s'intéresse au produit des efforts de Kentin :
- Combien d'argent a t-il réussit à obtenir ? demanda Lysandre.
Nathaniel, toujours son enveloppe à la main, avait pâlit et ne semblait pas avoir bougé depuis qu'il l'avait ouverte. Se sentant probablement devenir le centre de l'attention, il se reprit rapidement en compta rapidement les billets.
- Il a réussit à réunir 540 euros, fini t-il par annoncer en relevant la tête vers les autres.
- Bon ben, on saura quoi faire pour la prochaine fois.
- 540 euros ! C'est à peine moins que nous tous en une journée de boulot ! s'exclama le délégué, voyant que ces camarades ne réagissaient pas en conséquence.
- Je suppose que les vieux ne savent plus quoi faire de leur frique, marmonna Castiel.
- Même ! Près de cent balles l'heure ! Vous trouvez ça normal vous ?!
- Arrête de t'énerve Nat, tempéra Lynn.
- Ouais, ajouta Armin. Vois plutôt le bon côté des choses : la directrice ne pourra plus refuser notre projet avec toute cette tune.
- Et si elle refuse quand même ? fit Lysandre, toujours pragmatique. Qu'est-ce qu'on fera de tout cet argent ?
- On le partage ! s'exclamèrent Alexy et Rosalya à l'unisson.
- Non, cet argent revient à la maison des lycéens, remarqua Nathaniel légèrement plus calme.
- T'es pas drôle...
OxOxOxOxO
Chapitre pas forcément intéressant,
Mais nécessaire pour faire avancer le scénario !
(vous m'en voyez désolée)
J'espère quand même que ça vous a plu !
N'hésitez pas à laisser des reviews !
(et peut-être que nous dépasserons le fantastique record de deux reviews pour un chapitre !)
Signé : Lulu Murdoc, auteur fou.
