Réponse aux review d'un auteur vague :
MissUmiko : Si tu as gueulée la dernière fois pour un mois sans nouvelles (j'ai de bonnes raisons, mais j'ai la flemme de rentrer dans les détails maintenant), qu'est-ce que ça va être cette fois-ci... Sans compter que j'ai même pas de Castiel en pompier pour me faire pardonner (je jure sur tout les dieux que j'ai absolument pas pensé au fantasme, j'ai juste eu ce que je qualifierais « d'éclair de génie »). Bref, pas grand chose à ajouter de plus pour aujourd'hui... Si ce n'est joyeux noël !
Artemis : Parfois... Je me demande si vous avez raison de me faire confiance niveau rythme de parution... Théoriquement tout va bien, mais là... (oui, je m'expliquerais, un jour, peut-être...). Gros bisou à toi en tout cas ! Merci pour ta review ! A bientôt ! (et joyeuses fêtes)
Guest : (grogne) Enfin bref ! Si ça peut te rassurer, moi aussi je n'aime que mes propres OCs (sauf a une ou deux exceptions près), je trouves les autres beaucoup trop plats, sans compter qu'ils s'intègrent pas toujours bien dans l'œuvre originale (ça vaut aussi pour moi, je suppose)... (grogne, encore) ... Et à ce moment là, j'ai réalisé que j'étais vieille (j'ai 21ans, moi, fillette)... Donc, si tu veux que j'aille jeter un œil a tes fics, il y a quelque chose qui va grandement aider... laisser ton pseudo. Bref, noyeux joël, bonne nuit et tout ça... (sommeil)
vampireblackbat : En effet
OxOxOxOxO
Naturellement, le jour du retour au lycée arriva, mais la grande brune ne pouvait s'empêcher d'appréhender le moment où elle devrait entrer dans sa salle de classe, où tout le monde se tournerait vers elle et où toutes les questions fuseraient en même temps. La timidité n'avait, bien entendu, rien à voir avec ça, elle n'avait juste pas envie d'être encore une fois le centre de l'attention, son expérience lui avait fait comprendre que ça avait rarement du bon.
Que faire ?
Répondre aux questions en souriant ? Rester avec les personnes qui étaient au courant des faits ou qui ne poseraient pas de question ? Ignorer tout le monde jusqu'au moment où ils apprendront les faits d'une autre bouche que la sienne ?
Lyra soupira en songeant qu'elle ne pourrait pas prendre de décision avant de savoir précisément quelles informations avaient réussit à se procurer ses camarades.
Fatiguée d'avance par cette journée qu'elle devinait éprouvante, elle leva le nez vers le miroir qui lui faisait face dans la cuisine, la partie droite de son visage était franchement pas belle à voir : le contour de son œil avait enflé -fermant presque complètement celui-ci- et ses plaies avaient à peine commencé leur cicatrisation. Les médecins lui avait conseillé de garder ses blessures à l'air libre aussi souvent que possible, mais là...
- Vaut mieux cacher tout ça... marmonna t-elle en se préparant un pansement propre. J'ai pas envie de faire peur aux enfants...
Une fois le plus gros des dégâts caché, elle percha son sac sur son épaule, vérifia que Marvel était bien enfermé dans sa cage et quitta son appartement.
Sans surprise, elle aperçu rapidement la silhouette de Castiel devant l'entré du lycée. Elle s'installa à côté de lui sans un mot, attendant qu'il parle le premier, elle ne fut pas déçue par son accueil :
- Salut, double-face.
- Salut à toi, homme dont la capillarité défie l'esthétique.
L'intéressé, surprit par cette mise en bouche, se tourna vers sa camarade qui arborait un sourire tranquille, presque innocent. Il sourit à son tour, étrangement serein, avant de répliquer :
- Avoue que tu l'as cherché un moment, celle-là.
- Il fallait bien que je trouve quelque chose pour contrer ton « double-face », admit-elle. Mais ça sonnait mieux dans ma tête...
Elle resta songeuse quelques instants avant de hausser les épaules, puis elle tira un paquet de cigarette de sa poche et en tendit une au rouquin avant de se servir à son tour.
Aussi étrange que ça puisse paraître, elle se sentait beaucoup plus calme quant elle était en compagnie de Castiel. Peut-être était-ce parce qu'elle savait que personne ne viendrait lui poser de question tant qu'elle serait avec lui, ou peut-être était-ce parce qu'elle avait fini par découvrir la nature délicate et subtile de ce jeune homme et que ça la rassurait.
C'était... agréable de se sentir aussi alaise en compagnie d'une personne.
- Alors ? Comment tu penses que ça va se passer ? demanda t-elle.
- Serais-tu inquiète, double-face ?
- Qu'est-ce que tu t'imagine, très cher ? On va faire sensation avec Lynn, sans parler de Kentin quant-il reviendra...
- Je te le fais pas dire...
Le rouquin soupira alors que la brunette se laissait aller à une petite moue désabusée. Après quelques instants silencieux, elle reprit la parole, essayant d'être positive :
- Enfin, je suppose que les profs leur en ont parlé, je ne vois pas comment ils auraient pu cacher l'absence de cinq élèves, surtout qu'on est tous dans la même classe.
- Même si c'était pas le cas, le microbe se fera un plaisir de raconter notre aventure.
- « Le microbe » ? Tu veux parler de Lynn ?
- Ouais... marmonna t-il avant de bailler lourdement. Elle est plus accessible pour le commun des mortels que nous.
- Et sinon, les chevilles, ça va ?
Castiel allait ricaner, il aurait dû ricaner, mais il fut interrompue par la sonnerie du portable de sa camarade, cette dernière haussa les sourcils avant de tirer l'objet de sa poche pour regarder l'identité de son correspondant. Clairement surprise à présent, elle décrocha avant d'éloigner vivement l'appareil de son oreille, geste que le jeune homme à ses côtés comprit sans mal : la personne à l'autre bout du fil avait hurlé tellement fort que même lui avait pu entendre distinctement ses paroles :
- QU'EST-CE QUE T'AS ENCORE FOUTU ! ! !
Lyra fit signe de la main au rouquin, l'invitant ainsi à ne pas dire un mot, avant de rapprocher le téléphone de son visage. Il put remarquer qu'elle avait les sourcils froncés maintenant, exprimant une forme d'énervement qu'il ne lui connaissait pas.
- Déjà tu te calmes, tout de suite, et tu t'expliques, gronda t-elle.
Se détournant du pseudo-rebelle, elle porta l'ongle de son pouce à ses lèvres et se mit à le ronger furieusement. Bizarrement, le jeune homme eu l'impression que ce n'était pas à son correspondant qu'elle en voulait, mais plutôt à elle même ou à une autre personne... réflexion faite, c'était peut-être les deux.
- Tu n'as pas à t'inquiéter ! Je vais très bien ! s'exclama t-elle au bout d'un moment.
C'est à ce moment là qu'une pensée s'imposa à Castiel : c'était la première fois qu'il voyait la grande brune en colère. Il ne lui avait jamais vu cette expression farouche, ni ces yeux débordant d'étincelles d'animosité, ni se drôle de frisson qui n'annonçait rien de bon et encore moins cette rage qui lui faisait serrer les poings. Pour lui qui lui avait toujours connu des expressions plutôt calmes et lisses, même quant elle avait pleuré dans les bras de Lynn, c'était une véritable métamorphose.
- Essais un peu pour voir et je te renvoie chez ta mère à coup de pied ! menaça t-elle.
Lyra fit quelques pas, écoutant attentivement, avant de lever les yeux au ciel. Son visage s'adoucit considérablement lorsqu'elle reprit la parole :
- Mais enfin, tu sais bien qu'il ne faut jamais écouter cette maudite tête à claque, il aime dramatiser les choses... Moi aussi... Je sais, ne t'inquiète pas... D'accord, on fait comme ça, à ce soir...
Elle raccrocha finalement, son regard passa sur Castiel sans qu'elle ne semble le remarquer, puis elle le contourna pour traverser la cour et entrer dans le lycée. Le rouquin la suivit du regard, dubitatif, avant de se décider à suivre le même chemin.
...
Au même moment, dans la cour d'un autre lycée, à l'autre bout du pays, un jeune homme s'effondra sur un banc avant soupirer exagérément. Une jeune fille toute blonde, assise sur le même banc, sourit tranquillement en voyant son camarade agiter démesurément sa grande carcasse, signe d'exaspération certaine chez lui. Après l'avoir patiemment laisser faire son cirque -il avait été jusqu'à marcher en équilibriste sur le dossier du banc avant de se faire réprimander par un surveillant fatigué-, elle se décida à lui parler, histoire de le calmer un peu avant qu'il aille en cour :
- Dis, tu crois pas que t'en fait un peu trop ?
- Quoi ?! Mais tu ne vois pas que la situation est dramatique ?! s'exclama t-il en la prenant brusquement par les épaules.
- Mouais... Enfin, les choses sont facilement « dramatiques » avec toi...
- Je ne vois absolument pas ce que tu veux dire ! fit-il en croisant les bras.
- La semaine dernière, t'as paumé un médiator, et tu m'as dit que c'était « dramatique » alors que t'en as des pleins cartons à la maison.
- Mais c'était mon médiator préféré ! Et puis, c'était pour rigoler, là c'est pas du tout pareil !
- Si tu le dis... En tout cas, Lyra est bien assez grande pour se débrouiller sans toi, remarqua la jeune fille. En fait, non : elle se débrouille certainement beaucoup mieux quand t'es pas dans les parages.
- Maaaaais !
La blondinette leva les yeux au ciel alors que son camarade s'escrimait à prouver, par A plus B, qu'il n'était pas un poids pour la grande brune et qu'elle avait besoin de lui. Réalisant qu'elle ne faisait plus vraiment attention à lui, il soupira de nouveau puis, prenant son visage en coupe entre ses mains, il se tourna vers elle est glissa, l'air décidé :
- Je vais me faire virer du lycée, Katy.
L'intéressée se tourna vers lui, un sourcil perplexe, avant de répliquer calmement :
- Tu comptes passer ta vie à changer de lycée, Mathyas ?
- Tu peux pas comprendre ! affirma t-il en se levant.
- Si c'est pour aller la rejoindre, je pense que tu as l'intention de faire une énorme connerie... fit-elle savoir en soupirant.
Il lui jeta un coup d'œil par dessus son épaule, un peu déstabilisé.
- Habituellement, tu m'encourages plutôt à suivre mon cœur, remarqua t-il.
- Humpf... C'est pas que je veuille te faire changer d'avis -j'sais bien que c'est impossible-, c'est juste que j'essaye de te faire garder la tête sur les épaules, répliqua t-elle en se levant à son tour. Quant il s'agit de Lyra, tu perds facilement tout sens commun.
- Ah ?
- Ouais... T'as même pas envisagé de demander un transfert, tout de suite les grands moyens... Je sais que tu aimes te faire remarquer, mais là c'est peut-être un petit peu trop.
- Pour une fois, tu as peut-être raison, ma petite Katy !
Il lui ébouriffa soigneusement les cheveux avant de prendre son sac pour le percher sur ses épaules et prendre la direction du lycée d'un pas décidé. La jeune fille soupira de nouveau, compatissant intérieurement avec Lyra qui allait probablement devoir s'occuper de lui s'il ne changeait pas vite d'avis, avant de suivre son camarade.
...
Comme on aurait pu le prévoir sans aucun mal, Nathaniel, Lyra, Lynn et Castiel se firent harceler par la moitié du lycée -composé majoritairement d'éléments dont la curiosité aurait pu déplacer des montagnes-.
Les deux premiers choisirent de répondre simplement aux questions qui se présentaient à eux, éludant sans pitié les détails sans importances ou trop personnels.
La troisième entreprit de conter les événements avec un maximum de précision, faisant néanmoins un trie parmi les personnes auxquelles elle se confiait.
Le dernier se contenta d'envoyer chier ceux qui se montraient un peu trop curieux à son goût, trop soucieux pour songer à ménager la susceptibilité de certains.
- Tu veux en parler, ou tu préfères continuer de martyriser cette pauvre guitare ? demanda Lysandre alors que les deux amis étaient réunit dans le sous sol du lycée, après les cours.
- Parler de quoi ? marmonna le rouquin tout en continuant de jouer.
- De ce qui te rend encore moins aimable que d'habitude.
- Je suis comme d'habitude.
- Mais bien sûr... Tu sais, je te connais plutôt bien depuis le temps et j'ai rarement eu l'occasion de te voir dans cet état. La dernière fois c'était un peu après que Debrah ait débarquée l'an dernier...
- Ne me parle pas de cette salope, l'interrompit-il.
- Je n'en ai pas l'intention, je faisais simplement référence à la période.
Castiel laissa enfin tranquille ses cordes pour se tourner vers son camarade. Les sourcils froncés, il avait l'air de se demander où le jeune chanteur avait l'intention dans venir, plus que ça : ce n'était pas dans ses habitudes de se mêler de ce qui ne le regardait pas.
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler, fini par déclarer le pseudo-rebelle.
- De Lynn. La dernière fois que j'ai t'ai vu aussi soucieux c'est après que vous vous soyez engueulé l'an passé.
- On ne s'est pas engueulé, elle voulait juste plus me parler parce qu'elle manigançait un truc avec l'autre idiote.
- Certes, concéda sans mal Lysandre, mais sur le coup tu ne le savais pas et tu étais un peu près dans le même état qu'aujourd'hui. Donc, je repose ma question : qu'est-ce qui te perturbe ?
Le rouquin observa son ami pendant plusieurs minutes, incertain, puis il posa délicatement sa guitare sur le sol avant de répondre :
- Lyra.
- Je t'ai déjà dit de ne pas te faire de soucie pour ça, elle viendra nous en parler d'elle même si elle en éprouve le besoin.
- Je ne pensais pas à ses cicatrices, remarqua Castiel, mais plutôt à sa manière d'agir...
- C'est à dire ? demanda l'autre en fronçant les sourcils.
- Tu n'as jamais trouvé qu'elle était, comment dire... trop lisse ? Enfin, non... c'est pas ce qui convient le mieux... Arf ! C'est plus une impression que quelque chose de concret ! Si tu préfères, j'ai l'impression qu'elle porte une sorte de masque en permanence.
- J'imagine que tu veux dire qu'elle n'est pas naturelle avec nous autres.
- Ouais, c'est ça, confirma t-il. Et ben, ce matin, je l'ai vu avoir un conversation téléphonique avec un gars, c'était la première fois que je la voyais agir naturellement.
- Et comment elle a agit ?
- Elle était nerveuse, agitée et probablement en colère.
- Perturbant, en effet...
Lysandre croisa les bras tout en levant les yeux vers le plafond, réaction qu'il avait quant il était à la recherche d'inspiration. Il resta comme ça un moment avant de reposer son regard -franchement déstabilisant- sur son compagnon toujours aussi confus, puis, il reprit la parole :
- Laisse courir.
- Hein ?!
- Pour être franc avec toi, je penses que si Lyra fait en sorte de toujours garder son sang froid avec nous, c'est pour se protéger.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Réfléchis une seconde. Ça fait quoi, un gros mois qu'on la connaît et qu'on la vois presque tout les jours ? Et qu'est-ce qu'on sait d'elle ?
- Pas grand chose...
- Exactement, et ce qu'on sait d'elle -ou ce qu'on devine d'elle- n'est pas très rassurant, ajouta le jeune homme aux yeux verrons. Dans ces conditions, essaye d'imaginer la gravité, ou le côté personnel, des choses qu'elle est susceptible de nous cacher.
- Ouais, t'as peut-être raison... déclara Castiel à contre cœur.
- Et puis relativise, il a fallut des mois pour qu'on apprenne que les jumeaux on été adopté alors qu'ils ne sont pas spécialement cachottiers ou mal alaise avec le sujet. Songes à se que ça peut donner avec quelqu'un qui n'a absolument pas envie de voir sa vie privée connu de tous.
L'intéressé hocha la tête mais préféra ne faire aucune promesse. Que Lyra leur cache des choses, il pouvait le comprendre sans aucun problème, mais qu'elle agisse de manière à ne rien dévoiler de sa vrai personnalité était beaucoup plus perturbant selon lui, et ça, Lysandre n'avait pas l'air de le comprendre.
Enfin, peut-être qu'il n'était pas la personne la personne la plus adapté pour voir où était le problème, mais vers qui se tourner dans ce cas ?
Il songea brièvement à ses propres parents avant de tracer une énorme croix sur cette idée. Ses parents -ou en tout cas sa mère- allaient probablement s'imaginer des choses et il n'avait absolument pas envie d'être emmerdé avec les délires de sa génitrice.
Un second choix s'imposa à lui sans qu'il n'y fasse attention. C'était sûrement un choix beaucoup plus judicieux étant donné que cette personne était déjà au courant de la situation et qu'elle avait des capacités sociales et émotionnelles beaucoup plus importante que son camarade de club et probable meilleur ami.
- Tu sais si Rosalya est toujours au lycée ?
- Je croyais t'avoir dit de ne plus t'inquiéter pour Lyra.
- Laisse moi faire ce que j'ai à faire, trancha Castiel. Alors ? Tu sais où elle est ?
- En salle de science probablement, soupira Lysandre, le club de la fanfare l'a chargé de confectionner de nouveaux uniformes.
Le rouquin rangea sa guitare dans son étuis avant de quitter le sous-sol d'un pas vif.
...
Lyra avait été dans un état second toute la journée, agissant par pure automatisme, troublée au plus haut point par un très mauvais présentiment. Enfin, le bon côté des choses c'était que sa journée s'était terminée de bonne heure comme elle n'avait pas eu à aller à son club de savate, certificat médical oblige.
Elle ne se souvenait plus vraiment des différentes péripéties qui avaient épicé cette journée. Peut-être qu'Alexy avait fait un tout un cinéma pour qu'elle enlève son pansement, Rosalya et Lynn avaient potentiellement essayé de l'en empêcher, on lui avait certainement posé beaucoup de questions auxquelles elle avait probablement répondu...
Intérieurement, elle se demanda si son comportement n'avait été un peu trop étrange, s'il n'avait pas poussé ses camarades à se poser des questions supplémentaires... Enfin, elle pouvait toujours espérer que la plupart avaient dû penser qu'elle avait été très éprouvée par tout ce qui s'était passé pendant le week-end.
Quoi qu'il en soit, elle avait plus eu l'impression de flotter paisiblement dans le temps et l'espace que de vivre cette journée, mais c'était probablement dû au chaos qui régnait dans son esprit.
- Et si Mathyas venait vraiment ? se demanda t-elle à haute voix tout en sortant Marvel de sa cage.
Le petit animal se laissa déposer sur le sol alors que sa maîtresse s'en allait faire le tour de son appartement pour ranger un peu. En passant devant la porte de la seconde chambre de l'appartement, elle ne put s'empêcher de penser que si elle avait choisit cet endroit c'était précisément à cause de cette seconde chambre. Elle savait, au plus profond d'elle même, qu'elle avait toujours été certaine qu'il allait venir la rejoindre, un jour ou l'autre... Pire que ça : c'était ce qu'elle avait toujours désiré au plus profond de son cœur.
Après tout, ils avaient toujours été très proches tout les deux, aussi bien de manière géographique que de manière émotionnel. C'était la personne avec laquelle elle était le plus proche, la seule personne à laquelle elle n'avait encore jamais mentis, la personne avec laquelle elle se sentait le mieux, la personne vers laquelle elle se tournait quant elle allait vraiment mal...
Difficile de prendre ses distances dans ces conditions.
Mais même si elle avait la possibilité et l'envie de l'accueillir, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout les problèmes que ça entraînerait forcément. Administratif, déjà, parce qu'elle était très bien placé pour connaître toutes les difficultés qui accompagnaient un transfert en cour d'année, surtout sans raisons valable. Et puis surtout, Mathyas avait toujours eu la langue bien pendu hors, elle ne souhaitait absolument pas qu'il s'étende sur certains détails de sa vie...
Inspirant un grand coup, elle se décida faire tout ce qui était en son pouvoir pour qu'il reste où il était actuellement, quitte à en parler à ses parents et même à déménager.
Son envie de le voir ne devait pas prendre le dessus sur son bonheur à lui.
...
En entrant dans la salle de science, Castiel fut surprit de trouver Rosalya seule à une table, un crayon à la main, en train de dessiner tranquillement. En s'apercevant de sa présence, la jeune fille sourit tout en fermant son carnet de croquis avant de se tourner vers lui pour déclarer théâtralement :
- Je me demandais quand tu allais venir à ma rencontre.
- Hein ?
- J'ai eu l'occasion de discuter assez longuement des événements de ce week-end avec Lynn aujourd'hui, fit-elle savoir en croisant ses mains sur ses genoux. Ainsi, je me doutais que tu allais avoir besoin d'une oreille attentive et ça tombe bien : j'en ai deux.
- Mouais... marmonna le rouquin, septique.
Ce dernier passa une main lasse dans ses cheveux, ne sachant trop par quel bout présenter son problème. Elle savait qu'il avait des choses à lui demander et elle avait probablement préparé le terrain en éloignant son fidèle second Alexy, une bonne chose selon lui, mais ça ne lui simplifiait pas spécialement la tâche. Heureusement -ou malheureusement, c'est une question de point de vue- pour lui, elle était là pour l'aiguiller :
- Alors comme ça, il parait que tu ne sais pas comment t'y prendre pour consoler les jeunes filles ?
- Ah...
Remarquant la légère déstabilisation de Castiel, Rosalya ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Elle avait bien entendu remarqué, comme beaucoup d'autres, que le pseudo-rebelle semblait encore plus sur les nerfs que d'habitude et elle avait cru y voir une explication quand Lynn lui avait fait un compte rendu de la drôle de soirée qu'ils avaient passé. Manifestement, elle avait fait fausse route.
- Ce n'est pas de ça dont tu voulais me parler, alors...
- Ça fait peut-être partie du problème, mais non, c'est pas là où je voulais en venir, confirma t-il.
- Ah... Alors, quel est le problème ?
Le rouquin lui donna les mêmes données qu'il avait fournit un peu plus tôt à Lysandre, insistant sur cette histoire de masque et sur le malaise qu'il ressentait à cause de ça. Il lui résuma aussi l'ensemble de la conversation qu'il avait eu avec le chanteur, mais également qu'il ne semblait pas avoir comprit où se situait le problème selon lui. Elle l'écouta patiemment, le visage fermé, s'abstenant de tout commentaire que la patience de son interlocuteur n'aurait pas pu supporter.
Quand Castiel eu terminé son monologue, elle s'étira voluptueusement avant de lui donner son point de vu :
- Pour ma part, je pense qu'il est encore trop tôt pour se pencher comme ça sur la question du comportement de Lyra.
Le voyant froncer les sourcils, elle s'empressa de poursuivre :
- Ne te méprend pas, je comprend parfaitement ce qui t'inquiète, mais je crois aussi que c'est dans la nature de chacun de cacher une partie de sa personnalité aux autres, de « porter un masque » comme tu le dis si bien. D'autre part, je ne suis pas sûre que tu ais prit en compte tout les éléments susceptibles d'avoir pu troubler Lyra dans ta théorie.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda t-il, interdit.
- Premièrement, elle doit être fatiguée -aussi bien physiquement de psychologiquement- à cause de tout ce qui s'est passé ce week-end et de ses blessures. Deuxièmement, tout ce que tu sais de l'identité de son correspondant c'est que c'était un garçon, il pourrait très bien avoir eu un passé compliqué en commun avec notre amie sans que tu le saches. Et pour finir, tu m'as dit que Lyra avait eu l'air surprise en voyant qui lui téléphonait, cette surprise a probablement contribué à lui faire perdre son sang froid, d'autant plus que la conversation à commencé par des cris.
Castiel prit le temps de considérer les arguments de Rosalya avant de remarquer :
- Même en admettant que ça ai pu jouer, je n'arrive pas à comprendre comment elle a pu passer de la Lyra plutôt paisible qu'on voit tout les jours à cette espèce de diablesse pleine de colère.
- Ça c'est probablement parce que tu ne comprends pas grand chose au comportement des filles d'une manière général.
- Peut-être, admit-il.
Elle ne put s'empêcher de sourire en voyant l'expression soucieuse qu'arborait le guitariste. C'était si rare de le voir quitter ses habitudes nombrilistes que s'en devenait forcément touchant. Elle ne pouvait pas retenir ses pressentiments de jeune fille en fleur qui la poussaient à penser qu'il y avait anguille sous roche, mais une fois n'est pas coutume, elle préféra tenir sa langue.
Après avoir laissé suffisamment de temps au rouquin pour qu'il digère les différentes informations qu'elle lui avait donné, elle déclara :
- En tout cas, on a atteint notre but.
- Quoi ? fit-il, perdu.
- L'attention a été détourné de Lyra.
OxOxOxOxO
Je suppose que vous aussi,
Vous allez vous laisser envahir de pressentiments après la lecture de ce chapitre,
Peut-être seront-ils justes,
Peut-être que non...
Mais une chose est sûre !
Je vous promet de mettre la suite en ligne au plus vite !
(ou pas)
Bye~
Signé : Lulu Murdoc, auteur indigne.
